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וַאֲפִילּוּ רַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי יְהוּדָה לָא קָאָמַר אֶלָּא דְּעֵץ, אֲבָל דְּחֶרֶס לָא.
Et même Rabbi Yosei, fils de Rabbi Yehuda, dit seulement qu’un ustensile de service peut être fabriqué en bois, qui est un matériau d’une certaine importance, mais en ce qui concerne un ustensile de service fabriqué en terre cuite, il estime que cela n’est pas valide.
רַב יִצְחָק בַּר יְהוּדָה הֲוָה רְגִיל קַמֵּיהּ דְּרָמֵי בַּר חָמָא, שַׁבְקֵיהּ וַאֲזַל לְרַב שֵׁשֶׁת. יוֹמָא חַד פְּגַע בֵּיהּ, אֲמַר לֵיהּ: אַלְקַפְטָא נַקְטַן, רֵיחָא אָתֵי לַהּ לְיָד?! מִשּׁוּם דְּאָזְלַתְּ לָךְ לְקַמֵּיהּ דְּרַב שֵׁשֶׁת, הָוֵית לָךְ כִּי רַב שֵׁשֶׁת?!
§ La Guemara rapporte un incident lié à la halakha du récurage et du rinçage. Rav Yitzḥak bar Yehuda avait au départ l’habitude d’étudier la Torah auprès de Rami bar Ḥama. Après quelque temps, il le quitta et alla étudier auprès de Rav Sheshet. Un jour, Rami bar Ḥama le rencontra et lui dit familièrement : As-tu supposé, comme beaucoup le font, que lorsque le chef des impôts [alkafta] m’a saisi par la main, le parfum de sa main est passé à ma main ? Penses-tu que parce que tu es parti de chez moi pour étudier auprès de Rav Sheshet, tu es devenu comme Rav Sheshet simplement par association ?
אֲמַר לֵיהּ: לָאו מִשּׁוּם הָכִי; מָר – כִּי בָּעֵינָא מִילְּתָא, פָּשֵׁיט לִי מִסְּבָרָא; כִּי מַשְׁכַּחְנָא מַתְנִיתָא – פָּרְכָא לַהּ. רַב שֵׁשֶׁת – כִּי בָּעֵינָא מִילְּתָא מִינֵּיהּ, פָּשֵׁיט לִי מִמַּתְנִיתָא; דְּכִי נָמֵי מַשְׁכַּחַתְּ מַתְנִיתָא וּפָרְכָא – מַתְנִיתָא וּמַתְנִיתָא הִיא.
Rav Yitzḥak bar Yehuda lui dit : ce n’est pas pour cette raison que je suis allé étudier auprès de Rav Sheshet, mais pour une autre raison. Quant à vous, Maître, lorsque je pose une question sur n’importe quelle question, le Maître résout la question pour moi par le raisonnement. Par conséquent, lorsque je trouve une michna qui s’oppose à ce raisonnement, elle réfute la solution proposée par le Maître. Quant à Rav Sheshet, lorsque je lui pose une question sur n’importe quelle question, il résout la question pour moi en citant une michna. Par conséquent, lorsque moi aussi je trouve une michna, et que cette michna réfute la solution proposée, c’est un différend entre une michna et une autre michna, ce qui ne réfute pas nécessairement la michna qu’il a citée.
אֲמַר לֵיהּ: בְּעִי מִינַּי מִילְּתָא, דְּאִיפְשִׁיט לָךְ כִּי מַתְנִיתָא. בְּעָא מִינֵּיהּ: בִּישֵּׁל בְּמִקְצָת כְּלִי – טָעוּן מְרִיקָה וּשְׁטִיפָה, אוֹ אֵין טָעוּן? אֲמַר לֵיהּ: אֵינוֹ טָעוּן, מִידֵּי דְּהָוֵה אַהַזָּאָה.
Rami bar Ḥama lui dit : Demande-moi au sujet d’une question, que je résoudrai pour toi conformément à une michna. Rav Yitzḥak bar Yehuda lui demanda : Si quelqu’un a fait cuire un sacrifice expiatoire dans seulement une partie d’un récipient, est-ce que le récipient entier requiert le récurage et le rinçage, ou ne requiert-il pas le récurage et le rinçage ? Rami bar Ḥama lui dit : Le récipient entier ne requiert pas le récurage et le rinçage, de même qu’il est enseigné au sujet de l’aspersion du sang d’un sacrifice expiatoire sur un vêtement. Dans ce dernier cas, la michna enseigne (93b) qu’il faut laver seulement la partie du vêtement sur laquelle le sang a été aspergé.
וְהָא לָא תְּנָא הָכִי! אֲמַר לֵיהּ: מִסְתַּבְּרָא כְּבֶגֶד – מָה בֶּגֶד אֵינוֹ טָעוּן כִּיבּוּס אֶלָּא מְקוֹם הַדָּם, אַף כְּלִי אֵינוֹ טָעוּן מְרִיקָה וּשְׁטִיפָה אֶלָּא בִּמְקוֹם בִּישּׁוּל.
Rav Yitzḥak bar Yehuda répondit : Mais le tanna n’enseigne pas cela explicitement. Rami bar Ḥama lui dit : Néanmoins, il est logique que le récurage et le rinçage d’un ustensile dans lequel de la viande sacrée a été cuite soient comme le lavage d’un vêtement, comme suit : De même qu’un vêtement ne nécessite un lavage que dans le lieule sang a été aspergé, de même, il faut que un ustensile ne nécessite récurage et rinçage que dans le lieu où la viande a subi le processus de cuisson.
אֲמַר לֵיהּ: מִי דָּמֵי?! דָּם לָא מְפַעְפַּע, בִּישּׁוּל מְפַעְפַּע! וְעוֹד, תַּנְיָא: חוֹמֶר בְּהַזָּאָה מִמְּרִיקָה וּשְׁטִיפָה, וְחוֹמֶר בִּמְרִיקָה וּשְׁטִיפָה מִבְּהַזָּאָה:
Rav Yitzḥak bar Yehuda lui dit : Les situations sont-elles comparables ? Le sang ne se répand pas et ne pénètre pas dans toutes les parties du vêtement, mais dans le cas de la cuisson, la saveur de la viande se répand dans tout l’ustensile. De plus, ton raisonnement s’oppose à ce qui est enseigné dans une baraita (Tosefta 10:15) : Une certaine rigueur s’applique à l’aspersion plus qu’elle ne s’applique au récurage et au rinçage ; et une certaine rigueur s’applique au récurage et au rinçage plus qu’elle ne s’applique à l’aspersion.
חוֹמֶר בְּהַזָּאָה – שֶׁהַזָּאָה יֶשְׁנָהּ בְּחַטָּאוֹת הַחִיצוֹנוֹת וּבְחַטָּאוֹת הַפְּנִימִיּוֹת, וְיֶשְׁנָהּ לִפְנֵי זְרִיקָה; מַה שֶּׁאֵין כֵּן בִּמְרִיקָה וּשְׁטִיפָה.
La baraita continue : La rigueur qui s’applique à l’aspersion est que la halakha de l’aspersion du sang sur un vêtement s’applique aux sacrifices expiatoires externes, offerts sur l’autel dans la cour du Temple, et aux sacrifices expiatoires internes, dont le sang est aspergé sur l’autel dans le Sanctuaire ; et la halakha du sang projeté sur un vêtement s’applique s’il est projeté avant l’aspersion requise du sang de l’offrande sur l’autel ; ce qui n’est pas le cas pour le récurage et le rinçage. Le récurage et le rinçage ne sont requis que pour les sacrifices expiatoires externes, dont la viande est mangée et donc cuite ; et cela ne s’applique qu’après l’aspersion du sang sur l’autel, après quoi la viande peut être mangée.
חוֹמֶר בִּמְרִיקָה וּשְׁטִיפָה – שֶׁהַמְּרִיקָה וּשְׁטִיפָה נוֹהֶגֶת בֵּין בְּקׇדְשֵׁי קָדָשִׁים בֵּין בְּקָדָשִׁים קַלִּים, בִּישֵּׁל בְּמִקְצָת הַכְּלִי – טָעוּן מְרִיקָה וּשְׁטִיפָה כָּל הַכְּלִי; מַה שֶּׁאֵין כֵּן בְּהַזָּאָה.
La baraita continue : La rigueur qui s’applique au récurage et au rinçage, c’est que le récurage et le rinçage des ustensiles sont pratiqués aussi bien pour les offrandes du degré de sainteté le plus élevé que pour les offrandes de moindre sainteté ; et même si l’on a cuit dans seulement une partie de l’ustensile, l’ustensile entier requiert récurage et rinçage, ce qui n’est pas le cas dans le cas d’une aspersion erronée de sang sur un vêtement, car il faut laver seulement l’endroit sur lequel le sang a été projeté.
אֲמַר לֵיהּ: אִי תַּנְיָא תַּנְיָא. וְטַעְמָא מַאי? אָמַר קְרָא: ״וְאִם בִּכְלִי נְחֹשֶׁת בֻּשָּׁלָה״ – וַאֲפִילּוּ בְּמִקְצָת כְּלִי.
Rami bar Ḥama lui dit : Si cette baraitaest enseignée, alors elle est enseignée, et je ne peux pas la contester. La Guemara précise ensuite : Et quelle est la raison pour laquelle un ustensile entier nécessite un récurage et un rinçage, même si l’on n’a cuit la viande d’une offrande que dans une partie de l’ustensile ? La raison est que le verset déclare : « Et si elle est cuite dans un ustensile de cuivre, il sera récuré et rincé dans l’eau » (Lévitique 6:21). De l’expression « dans un ustensile de cuivre », on déduit que même si la viande est cuite dans seulement une partie d’un ustensile, l’ustensile entier doit être récuré et rincé.
אֶחָד קׇדְשֵׁי קֳדָשִׁים וְכוּ׳. תָּנוּ רַבָּנַן: ״חַטָּאת״ – אֵין לִי אֶלָּא חַטָּאת, כׇּל קָדָשִׁים מִנַּיִן? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״קֹדֶשׁ קָדָשִׁים הִיא״.
§ La michna enseigne : Que la viande provienne d’offrandes du degré de sainteté le plus élevé ou d’offrandes de moindre sainteté, les récipients dans lesquels elle est cuite doivent être récurés et rincés. La Guemara cite une baraita connexe : Les Sages ont enseigné : La Torah introduit la mitsva de récurer et de rincer par l’énoncé qualificatif : « Voici la loi du sacrifice expiatoire » (Lévitique 6:18). De ce verset, je n’ai déduit que le fait que la halakha concernant le récurage et le rinçage s’applique aux récipients dans lesquels un sacrifice expiatoire a été cuit. D’où puis-je déduire que cette halakha s’applique aux récipients utilisés pour toute viande sacrificielle ? Le verset déclare : « Tout mâle parmi les prêtres pourra en manger ; c’est une chose très sainte » (Lévitique 6:22), pour enseigner que cette halakha s’applique aux récipients utilisés pour toute la viande sacrificielle que mangent les prêtres.
יָכוֹל שֶׁאֲנִי מְרַבֶּה אֶת הַתְּרוּמָה? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״אוֹתָהּ״ – פְּרָט לִתְרוּמָה. דִּבְרֵי רַבִּי יְהוּדָה. רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: קׇדְשֵׁי קָדָשִׁים טְעוּנִין מְרִיקָה וּשְׁטִיפָה, קָדָשִׁים קַלִּים אֵינָן טְעוּנִין מְרִיקָה וּשְׁטִיפָה. דִּכְתִיב: ״קֹדֶשׁ קָדָשִׁים״ – קׇדְשֵׁי קָדָשִׁים אֵין, קָדָשִׁים קַלִּים לָא.
La baraita continue : On aurait pu penser que je devrais inclure également les ustensiles utilisés pour cuire la terouma, la part de la récolte réservée au prêtre, puisqu’elle est elle aussi sacrée et ne peut être consommée que par un prêtre (voir Lévitique 22:14). Pour écarter cela, le verset déclare : « Tout mâle parmi les prêtres pourra manger d’elle ; c’est une chose très sainte » (Lévitique 6:22). Le qualificatif emphatique « d’elle » exclut la terouma ; telle est la déclaration de Rabbi Yehouda. Rabbi Shimon dit : Les offrandes du degré très saint nécessitent récurage et rinçage, mais les offrandes de moindre sainteté ne nécessitent ni récurage ni rinçage, comme il est écrit : « Très sainte. » En conséquence, en ce qui concerne les offrandes du degré très saint, oui, le récurage et le rinçage sont requis ; mais pour les offrandes de moindre sainteté, non, ils ne sont pas requis.
מַאי טַעְמָא דְּרַבִּי יְהוּדָה? מִדְּאִיצְטְרִיךְ ״אוֹתָהּ״ לְמַעוֹטֵי תְּרוּמָה, מִכְּלָל דְּקָדָשִׁים קַלִּים טְעוּנִין מְרִיקָה וּשְׁטִיפָה. וְרַבִּי שִׁמְעוֹן אָמַר לָךְ: ״אוֹתָהּ״ כִּדְאָמְרִינַן.
La Guemara demande : La baraita explique le raisonnement de Rabbi Shimon ; quel est le raisonnement de Rabbi Yehuda ? La Guemara répond : Puisque le terme qualificatif « de cela » était nécessaire pour exclure la teruma, par déduction, il doit s’ensuivre que les ustensiles utilisés pour les offrandes de moindre sainteté nécessitent récurage et rinçage. Si même les offrandes de moindre sainteté étaient exclues de la halakha du récurage et du rinçage, il irait de soi que l’ustensile utilisé pour la teruma est exempt de récurage et de rinçage. En conséquence, l’exclusion directe de la teruma indique que les ustensiles utilisés pour les offrandes de moindre sainteté ne sont pas exclus. Et Rabbi Shimon aurait pu te dire : Le terme « de cela » enseigne une autre halakha et exclut une offrande expiatoire disqualifiée de la halakha du récurage et du rinçage, comme nous le disons plus haut dans ce chapitre (93a).
וּתְרוּמָה לָא בָּעֲיָא שְׁטִיפָה וּמְרִיקָה?! וְהָתַנְיָא: קְדֵרָה שֶׁבִּישֵּׁל בָּהּ בָּשָׂר לֹא יְבַשֵּׁל בָּהּ חָלָב, וְאִם בִּישֵּׁל – בְּנוֹתֵן טַעַם. תְּרוּמָה לֹא יְבַשֵּׁל בָּהּ חוּלִּין, וְאִם בִּישֵּׁל – בְּנוֹתֵן טַעַם!
La Guemara demande : Et est-il exact que, concernant un ustensile en cuivre utilisé pour cuire de la terouma, il ne nécessite ni rinçage ni récurage ? Mais n’est-il pas enseigné dans une baraita (Tosefta, Teroumot 8:16) : En ce qui concerne une marmite dans laquelle on a cuit de la viande, on ne peut pas y cuire du lait ; et si quelqu’un y a cuit du lait, la viande absorbée dans la marmite rend le lait interdit si elle communique du goût à celui-ci. De même, si quelqu’un a cuit de la terouma dans une marmite, on ne peut pas y cuire un aliment profane ; et si quelqu’un y a cuit un aliment profane, la terouma absorbée rend le mélange sacré si elle communique du goût à celui-ci. Par conséquent, une marmite nécessite une cachérisation à l’eau bouillante afin d’en expulser le goût de la terouma.
אָמַר אַבָּיֵי, לָא צְרִיכָא אֶלָּא לִדְאָמַר מָר: בִּישֵּׁל בְּמִקְצָת כְּלִי – טָעוּן מְרִיקָה וּשְׁטִיפָה כָּל הַכְּלִי. הָא תְּרוּמָה – לָא צְרִיךְ אֶלָּא מְקוֹם בִּישּׁוּל.
Trois amora’im abordent l’apparente contradiction selon laquelle, bien que la Torah exclue les ustensiles utilisés pour la teruma de la halakha du récurage et du rinçage, la baraita enseigne que ces ustensiles doivent être purgés. Abaye a dit : Lorsque le verset exclut la teruma de la halakha du récurage et du rinçage, cela n’est nécessaire que pour ce que le Maître a dit : Si quelqu’un a cuit dans seulement une partie du récipient, le récipient entier nécessite récurage et rinçage. En revanche, dans ce cas, si la teruma n’a été cuite que dans une partie d’un récipient, il faut effectuer le récurage et le rinçage seulement à l’endroit de la cuisson, et non dans tout le récipient.
רָבָא אָמַר, לָא צְרִיכָא אֶלָּא לִדְאָמַר מָר: ״בַּמָּיִם״ – וְלֹא בְּיַיִן, ״בַּמָּיִם״ – וְלֹא בְּמָזוּג. הָא – אֲפִילּוּ בְּיַיִן וַאֲפִילּוּ בְּמָזוּג.
Rava a dit : Lorsque le verset exclut la teruma de la halakha du récurage et du rinçage, cela n’est nécessaire que pour ce qu’a dit le Maître : Le verset précise : « Il sera récuré et rincé dans l’eau » (Lévitique 6:21), mais le récipient ne doit pas être récuré et rincé dans le vin. Il doit être récuré et rincé « dans l’eau », mais non dans du vin dilué. En revanche, dans ce cas, c’est-à-dire le récipient dans lequel la teruma a été cuite, il peut être récuré et rincé même dans le vin, et même dans du vin dilué.
רַבָּה בַּר עוּלָּא אָמַר, לָא צְרִיכָא אֶלָּא לִדְאָמַר מָר: מְרִיקָה וּשְׁטִיפָה בְּצוֹנֵן. הָא – אֲפִילּוּ בְּחַמִּין.
Rabba bar Ulla a dit : Lorsque le verset exclut la teruma de la halakha de l’échaudage et du rinçage, cela n’est nécessaire que pour ce que le Maître a dit : Il faut effectuer l’échaudage et le rinçage à l’eau froide, en plus de purger un ustensile des saveurs qu’il a absorbées avec de l’eau bouillante. En revanche, dans ce cas, c’est-à-dire en ce qui concerne l’ustensile dans lequel la teruma a été cuite, on peut nettoyer l’ustensile même en n’effectuant que la purge à l’eau bouillante, qui enlève le résidu de l’aliment interdit, en omettant entièrement les procédés à l’eau froide.
הָנִיחָא לְמַאן דְּאָמַר: מְרִיקָה וּשְׁטִיפָה בְּצוֹנֵן; אֶלָּא לְמַאן דְּאָמַר: מְרִיקָה בְּחַמִּין וּשְׁטִיפָה בְּצוֹנֵן – מַאי אִיכָּא לְמֵימַר? שְׁטִיפָה יַתִּירְתָּא.
La Guemara demande : Cela s’explique bien selon celui qui dit que le récurage et le rinçage sont effectués à l’eau froide ; mais selon celui qui dit que le récurage se fait par purge à l’eau chaude, et que le rinçage est une procédure différente effectuée à l’eau froide, que peut-on dire ? Selon cette opinion, le verset fait également référence à la purge ; et si le verset exclut les ustensiles utilisés pour la terouma, comment la baraita enseigne-t-elle que de tels ustensiles doivent être purgés ? La Guemara répond : Selon l’opinion qui distingue le récurage, effectué avec de l’eau bouillante, du rinçage, effectué avec de l’eau froide, la Torah n’exclut les ustensiles utilisés pour la terouma que du rinçage supplémentaire que la Torah exige après le récurage.
מַתְנִי׳ רַבִּי טַרְפוֹן אוֹמֵר: בִּישֵּׁל מִתְּחִילַּת הָרֶגֶל – יְבַשֵּׁל בּוֹ כָּל הָרֶגֶל. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: עַד זְמַן אֲכִילָה. מְרִיקָה וּשְׁטִיפָה – מְרִיקָה כִּמְרִיקַת הַכּוֹס, וּשְׁטִיפָה כִּשְׁטִיפַת הַכּוֹס. מְרִיקָה וּשְׁטִיפָה בְּצוֹנֵן.
MICHNA :Rabbi Tarfon dit : Si quelqu’un a cuit une offrande expiatoire dans un récipient de cuivre dès le début de la fête de pèlerinage , on peut y cuire pendant toute la fête de pèlerinage ; il n’est pas nécessaire de récurer et de rincer le récipient après chaque usage. Et les Sages disent : On ne peut pas continuer à l’utiliser de cette manière ; au contraire, il faut procéder au récurage et au rinçage avant la fin de la période pendant laquelle il est permis de consommer l’offrande cuite en question. Le récurage est comme le récurage de l’intérieur d’une coupe, le nettoyage effectué lorsque le vin adhère à la coupe, et le rinçage est comme le rinçage de l’extérieur d’une coupe. Le récurage et le rinçage se font tous deux à l’eau froide.

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