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וְכִי תֵּימָא דְּמַבְלַע לְהוּ בַּהֲדֵי שִׁבְעָה סַמְמָנִין, וּמְעַבַּר לְהוּ לְכוּלְּהוּ כְּחַד; וְהָתְנַן: הֶעֱבִירָן שֶׁלֹּא כְּסִדְרָן אוֹ שֶׁהֶעֱבִיר שִׁבְעָתָן כְּאֶחָד – לֹא עָשָׂה וְלֹא כְלוּם!
La Guemara rejette une solution : Et si tu disais que l’urine est absorbée avec le reste des sept substances abrasives utilisées comme agents de lavage, et qu’on les applique toutes en même temps sur le vêtement, de sorte que l’urine ne soit pas discernable séparément, cela pose une difficulté : Mais n’avons-nous pas appris dans une michna que cette méthode est invalide ? La michna déclare (Nidda 62a) : Si quelqu’un les a appliquées non selon leur ordre prescrit, ou si quelqu’un a appliqué les sept substances simultanément, il n’a rien fait, et le lavage n’a pas été efficace.
וְכִי תֵּימָא דְּמַיבְלַע לְהוּ בַּהֲדֵי חַד מִסַּמְמָנִין – וְהָא צָרִיךְ לְכַסְכֵּס שָׁלֹשׁ פְּעָמִים בְּכׇל אֶחָד וְאֶחָד תְּנַן! אֶלָּא דְּמַבְלַע לְהוּ בְּרוֹק תָּפֵל. דְּאָמַר רֵישׁ לָקִישׁ: רוֹק תָּפֵל צָרִיךְ שֶׁיְּהֵא עִם כׇּל אֶחָד וְאֶחָד.
La Guemara rejette une autre solution : Et si tu disais que l’urine est absorbée avec seulement une des substances nettoyantes, cela pose difficulté : Mais n’avons-nous pas appris dans cette michna : Il faut frotter le vêtement trois fois avec chacune et chacune de ces substances séparément ? La Guemara répond : Plutôt, il faut expliquer que l’urine est absorbée dans une salive fade, provenant de quelqu’un qui n’a pas mangé depuis son réveil ; comme le dit Reish Lakish : Une salive fade doit accompagner chacune et chacune des substances appliquées au vêtement.
מַתְנִי׳ אֶחָד שֶׁבִּישֵּׁל בּוֹ וְאֶחָד שֶׁעֵירָה לְתוֹכוֹ רוֹתֵחַ, אֶחָד קׇדְשֵׁי (הקדשים) [קֳּדָשִׁים] וְאֶחָד קָדָשִׁים קַלִּים – טְעוּנִין מְרִיקָה וּשְׁטִיפָה. רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: קָדָשִׁים קַלִּים אֵין טְעוּנִין מְרִיקָה וּשְׁטִיפָה.
MICHNA :Qu’il s’agisse d’un ustensile en cuivre dans lequel on a cuit la viande d’une offrande ou d’un ustensile dans lequel on a versé la viande bouillante d’une offrande, que la viande provienne d’offrandes du degré de sainteté le plus élevé ou d’offrandes de moindre sainteté, de tels ustensiles requièrent récurage et rinçage. Rabbi Shimon dit : Les ustensiles dans lesquels des offrandes de moindre sainteté ont été cuites ou versées ne requièrent pas récurage et rinçage.
גְּמָ׳ תָּנוּ רַבָּנַן: ״אֲשֶׁר תְּבֻשַּׁל בּוֹ״ – אֵין לִי אֶלָּא שֶׁבִּישֵּׁל בּוֹ; עֵירָה לְתוֹכוֹ רוֹתֵחַ מִנַּיִן? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וַאֲשֶׁר תְּבֻשַּׁל בּוֹ יִשָּׁבֵר״.
GUEMARA : Concernant l’affirmation dans la michna selon laquelle ces halakhot s’appliquent également à un récipient dans lequel un plat cuit bouillant a été versé, la Guemara note que les Sages ont enseigné dans une baraita : En ce qui concerne une offrande expiatoire, le verset déclare : « Dans lequel elle est cuite » (Lévitique 6:21). Je n’ai déduit que cela s’applique à un récipient dans lequel on a cuit l’offrande expiatoire. D’où puis-je déduire que cela s’applique aussi à un récipient dans lequel on a versé un plat cuit bouillant ? Le verset déclare plus complètement : « Mais le récipient en terre cuite dans lequel elle est cuite sera brisé. » Puisque le verset emploie l’expression : « Dans lequel elle est… sera brisé », cela enseigne que si la viande chaude se trouve dans le récipient, qu’elle y ait été cuite ou qu’elle y ait été versée, ces halakhot s’y appliquent, et si c’est un récipient en terre cuite, il doit être brisé.
בָּעֵי רָמֵי בַּר חָמָא: תְּלָאוֹ בַּאֲוִיר תַּנּוּר, מַהוּ? אַבִּישּׁוּל וּבִילּוּעַ הוּא דְּקָפֵיד רַחֲמָנָא, אוֹ דִילְמָא אַבִּישּׁוּל בְּלֹא בִּילּוּעַ?
§ Rami bar Ḥama soulève un dilemme : Si quelqu’un a suspendu la viande d’une offrande expiatoire dans l’espace d’air d’un four en terre cuite afin de la rôtir, quelle est la halakha ? Lorsque le verset exige de briser le récipient en terre cuite, est-ce seulement en ce qui concerne à la fois la cuisson et l’absorption qui en résulte du goût de l’offrande dans le récipient que le Miséricordieux est strict ? Si tel est le cas, un four n’aurait pas besoin d’être brisé simplement parce qu’une offrande a été rôtie dans son espace d’air. Ou peut-être le Miséricordieux est-il strict même au sujet de la cuisson dans le récipient sans absorption du goût, et par conséquent, si la viande est rôtie alors qu’elle est suspendue dans ce four, le récipient doit-il tout de même être brisé ?
אָמַר רָבָא, תָּא שְׁמַע: אֶחָד שֶׁבִּישֵּׁל בּוֹ וְאֶחָד שֶׁעֵירָה לְתוֹכוֹ רוֹתֵחַ.
Rava dit : Viens et écoute une preuve, déduite de la michna : Que ce soit au sujet d’un ustensile en cuivre dans lequel on a cuit la viande d’une offrande ou au sujet d’un ustensile dans lequel on a versé la viande bouillante d’une offrande, le récipient en terre cuite doit être brisé. Par conséquent, le récipient doit être brisé même si la viande n’y a pas été cuite mais seulement absorbée dans ses parois, ce qui indique que même si la cuisson et l’absorption ne se produisent pas ensemble, une seule des deux suffit pour exiger que le récipient soit brisé.
בִּלּוּעַ בְּלֹא בִּישּׁוּל – לָא קָמִיבַּעְיָא לַן. כִּי קָמִיבַּעְיָא לַן – בִּישּׁוּל בְּלֹא בִּילּוּעַ, מַאי?
La Guemara rejette la preuve : La halakha dans un cas d’absorption de saveur dans un récipient en terre cuite sans cuire la viande dans ce récipient, comme dans le cas du versement, ne nous a pas été soumise comme un dilemme. Si l’offrande bouillante a été versée dans un récipient, celui-ci doit certainement être brisé, car la terre cuite n’émet jamais complètement tout ce qu’elle a absorbé. Lorsqu’un cas nous a été soumis comme un dilemme, c’était au sujet de la cuisson de viande dans le récipient sans absorption de la saveur par ce récipient, comme dans le cas d’une viande rôtie suspendue. Dans un tel cas, quelle est la halakha ?
תָּא שְׁמַע, דְּאָמַר רַב נַחְמָן אָמַר רַבָּה בַּר אֲבוּהּ: תַּנּוּר שֶׁל מִקְדָּשׁ – שֶׁל מַתֶּכֶת הָיָה. וְאִי סָלְקָא דַעְתָּךְ בִּישּׁוּל בְּלֹא בִּלּוּעַ לָא קָפֵיד, נֶיעְבֵּיד שֶׁל חֶרֶס! כֵּיוָן דְּאִיכָּא שְׁיָרֵי מְנָחוֹת דַּאֲפִיָּיתָן בַּתַּנּוּר, וְאִיכָּא בִּישּׁוּל וּבִילּוּעַ, עָבְדִינַן שֶׁל מַתֶּכֶת.
La Guemara suggère : Viens et écoute une preuve, déduite de ce que Rav Naḥman dit que Rabba bar Avuh dit : Le four du Temple était fabriqué en métal. Et s’il te vient à l’esprit qu’en ce qui concerne la cuisson dans un ustensile sans absorption, le Miséricordieux n’est pas strict et n’exige pas qu’on brise un ustensile utilisé de cette manière, alors le four devrait être fait en terre cuite. La Guemara rejette cette preuve : Puisqu’il y a les restes des offrandes de farine, dont la cuisson se fait dans le four, et qu’il y a à la fois cuisson et absorption dans le four, puisque les restes des offrandes de farine étaient cuits directement sur les parois du four, pour cette seule raison le four devrait être brisé s’il était fabriqué en terre cuite. Par conséquent, nous le fabriquons en métal.
הָהוּא תַּנּוּרָא דִּאטְחוֹ בֵּהּ טִיחְיָיא, אַסְרַהּ רַבָּה בַּר אֲהִילַיי לְמֵיכְלַהּ לְרִיפְתָּא לְעוֹלָם וַאֲפִילּוּ בְּמִילְחָא, דִּילְמָא אָתֵי לְמֵיכְלַהּ בְּכוּתָּחָא.
§ La Guemara raconte : Il y avait un certain four qui avait été enduit de graisse animale sur tous ses murs et son sol. Rabba bar Ahilai interdit de manger du pain cuit dans ce four à jamais, et il interdit même de manger ce pain avec du sel בלבד, de peur qu’on n’en vienne à le manger avec du kutaḥ, un plat composé de lait, d’eau, de sel et de miettes de pain. Selon Rabba bar Ahilai, le four n’éliminera jamais complètement la graisse.
מֵיתִיבִי: אֵין לָשִׁין אֶת הָעִיסָּה בְּחָלָב, וְאִם לָשׁ – כׇּל הַפַּת כּוּלָּהּ אֲסוּרָה, מִפְּנֵי הֶרְגֵּל עֲבֵירָה.
La Guemara soulève une objection à cela à partir d’une baraita : En ce qui concerne la cuisson du pain, on ne peut pas pétrir la pâte avec du lait, et si quelqu’un a néanmoins pétri la pâte avec du lait, tout le pain fait à partir de cette pâte est interdit, parce que l’on pourrait devenir habitué au péché. Comme on mange habituellement du pain avec de la viande, on pourrait aussi manger ce pain avec de la viande et transgresser par inadvertance l’interdiction de manger de la viande avec du lait.
כְּיוֹצֵא בּוֹ – אֵין טָשִׁין אֶת הַתַּנּוּר בְּאַלְיָה, וְאִם טָשׁ – כׇּל הַפַּת כּוּלָּהּ אֲסוּרָה, עַד שֶׁיַּסִּיק אֶת הַתַּנּוּר. תְּיוּבְתָּא דְּרַבָּה בַּר אֲהִילַיי! תְּיוּבְתָּא.
La baraita continue : De même, on ne peut enduire [tashin] l’intérieur d’un four avec la graisse de la queue d’un mouton, car la graisse de la queue a le statut de halakha de viande. Et si malgré cela on a enduit le four avec la graisse de la queue, tout le pain qui y est cuit est interdit, jusqu’à ce qu’on allume le four et qu’on brûle cette graisse. Il est évident que le pain cuit après que le four a été rallumé est permis, car le four est considéré comme nettoyé de la graisse de viande. Par conséquent, la réfutation de l’opinion de Rava bar Ahilai, qui dit que le four n’élimine jamais complètement la graisse, est bien une réfutation concluante.
אֲמַר לֵיהּ רָבִינָא לְרַב אָשֵׁי: וְכִי מֵאַחַר דְּאִיתּוֹתַב רַבָּה בַּר אֲהִילַיי, אַמַּאי אָמַר רַב: קְדֵירוֹת בְּפֶסַח יִשָּׁבְרוּ? אֲמַר לֵיהּ: רַב מוֹקֵי לַהּ הָהִיא בְּשֶׁל מַתֶּכֶת.
Ravina dit à Rav Ashi : Puisque l’affirmation de Rava bar Ahilai a été réfutée de manière concluante, pourquoi Rav dit-il que les marmites qui ont servi pour du pain levé doivent être brisées avant Pessa'h ? On pourrait présumer que le pain levé pourrait en être brûlé au moyen d’un allumage. Rav Ashi lui dit : Rav interprète cette décision de la baraita, selon laquelle la graisse peut être brûlée hors du four, comme se référant à un four fait de métal, qui se nettoie de la graisse lorsqu’il est allumé. Dans le cas des récipients en terre cuite, un allumage supplémentaire est insuffisant, car la saveur absorbée en eux ne peut pas être purifiée par le feu.
וְאִי בָּעֵית אֵימָא: בְּתַנּוּר שֶׁל חֶרֶס; זֶה הֶסֵּיקוֹ מִבִּפְנִים, וְזֶה הֶסֵּיקוֹ מִבַּחוּץ.
Ou, si tu le souhaites, dis plutôt que la baraita fait également référence à un four en terre cuite, et qu’il existe une autre distinction. Ce four est chauffé de l’intérieur, et un feu allumé à l’intérieur du four suffit à expulser le goût absorbé. Mais cette marmite est chauffée de l’extérieur alors qu’elle repose sur le fourneau, et la chaleur absorbée de cette manière est insuffisante pour expulser le goût absorbé.
וְנַעְבֵּיד הֶסֵּקָה מִבִּפְנִים! חָיֵיס עֲלַיְיהוּ, דְּמִתַּבְרִי. הִילְכָּךְ, הַאי כּוּבְיָא – הֶסֵּיקוֹ מִבַּחוּץ הוּא, וַאֲסִיר.
La Guemara suggère : Faisons aussi le chauffage du pot de l’intérieur, afin de purifier ce qui a été absorbé. La Guemara répond : Cette solution n’est pas réalisable ; les propriétaires de tels pots pourraient s’en inquiéter, car ils risquent de se briser si la chaleur devient trop forte. Par conséquent, les propriétaires n’appliqueront pas une chaleur suffisante pour garantir que la saveur absorbée soit complètement purifiée. La Guemara conclut : C’est pourquoi, en ce qui concerne cette tuile en terre cuite [kuvya], qui est utilisée sur le feu comme plaque de cuisson et dont le chauffage se fait de l’extérieur, elle devient interdite à tout usage ultérieur en raison des saveurs absorbées en son sein, qui ne peuvent pas être purifiées.

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Textes fournis par Sefaria