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הָא תּוּ לְמָה לִי? מָה טַעַם קָאָמַר: מָה טַעַם נִשְׁפַּךְ עַל הָרִצְפָּה וַאֲסָפוֹ אֵין טָעוּן כִּיבּוּס – לְפִי שֶׁאֵין טָעוּן כִּיבּוּס אֶלָּא דָּם שֶׁנִּתְקַבֵּל בִּכְלִי וְרָאוּי לְהַזָּיָיה.
Concernant l’affirmation selon laquelle seul le sang qui a été recueilli dans un récipient et qui est apte à l’aspersion exige le lavage du vêtement sur lequel il a été projeté, la Guemara demande : Pourquoi ai-je aussi besoin de cela ? Après tout, il a déjà été enseigné que si du sang s’est écoulé du cou sur le sol avant d’être recueilli dans un récipient, et qu’il a été projeté sur un vêtement, le vêtement ne nécessite pas de lavage. La Guemara répond : Il ne s’agit pas d’une halakha supplémentaire, mais plutôt la michna dit : Quelle en est la raison ? Quelle en est la raison pour laquelle, si le sang s’est écoulé du cou sur le sol avant d’être recueilli dans un récipient, et le prêtre l’a recueilli et qu’il a été projeté sur un vêtement, le vêtement ne nécessite pas de lavage ? C’est parce que c’est seulement à l’égard du sang qui a été reçu dans un récipient sacré et qui est apte à l’aspersion que le vêtement nécessite un lavage.
רָאוּי לְהַזָּאָה – לְמַעוֹטֵי מַאי? לְמַעוֹטֵי קִיבֵּל פָּחוֹת מִכְּדֵי הַזָּיָיה בִּכְלִי זֶה וּפָחוֹת מִכְּדֵי הַזָּיָיה בִּכְלִי זֶה.
§ La michna enseigne : Ce n’est qu’à l’égard du sang qui a été reçu dans un récipient sacré et qui est apte à l’aspersion que le vêtement requiert un lavage. La Guemara demande : Puisqu’il a déjà été enseigné que, lorsque du sang disqualifié est aspergé sur un vêtement, celui-ci ne requiert pas de lavage, cette répétition vient exclure quoi ? La Guemara répond : Elle vient exclure le cas où un prêtre a reçu moins de sang que ce qui est suffisant pour l’aspersion dans ce récipient, et moins que ce qui est suffisant pour l’aspersion dans cet autre récipient, puis il a mélangé le sang des deux récipients. Dans un tel cas, bien que la quantité combinée soit maintenant suffisante pour l’aspersion, le sang n’est pas devenu apte à l’aspersion.
דְּתַנְיָא, רַבִּי חֲלַפְתָּא בַּר שָׁאוּל אוֹמֵר: קִידֵּשׁ פָּחוֹת מִכְּדֵי הַזָּיָיה בִּכְלִי זֶה וּפָחוֹת מִכְּדֵי הַזָּיָיה בִּכְלִי זֶה – לֹא קִידֵּשׁ.
C’est ainsi qu’il est enseigné dans une baraita : En ce qui concerne la sanctification de l’eau de purification, Rabbi Ḥalafta bar Shaul dit : Si un prêtre a sanctifié moins que ce qui est suffisant pour l’aspersion dans ce récipient et moins que ce qui est suffisant pour l’aspersion dans cet autre récipient, puis qu’il a mélangé l’eau des deux récipients, il ne l’a pas sanctifiée pour qu’elle devienne de l’eau de purification.
אִיבַּעְיָא לְהוּ: בְּדָם מַהוּ? הִלְכְתָא הִיא, וּמֵהִלְכְתָא לָא גָּמְרִינַן;
Dans une question connexe, un dilemme avait été soulevé auparavant devant les Sages : si un prêtre faisait cela avec le sang d’une offrande expiatoire interne, en recueillant dans chaque récipient moins que ce qui est suffisant pour l’aspersion puis en mélangeant tout le sang ensemble, quelle est la halakha ? La déclaration de Rabbi Ḥalafta au sujet de l’eau de purification est-elle une halakha transmise à Moïse au Sinaï, et n’apprenons-nous pas d’une telle halakha une application à une autre question ?
אוֹ דִלְמָא, הָתָם מַאי טַעְמָא – דִּכְתִיב ״וְטָבַל בַּמַּיִם״, הָכָא נָמֵי כְּתִיב ״וְטָבַל בַּדָּם״.
Ou peut-être : Quelle est la raison là-bas, pour laquelle l’eau de purification combinée n’est pas apte à l’aspersion ? C’est peut-être parce qu’il est écrit au sujet de l’aspersion de l’eau : « Et il le trempera dans l’eau » (Nombres 19:18), soulignant qu’il faut le tremper précisément dans cette même eau qui a d’abord été placée dans le récipient. Cela indique que, dès le départ, il doit y avoir une quantité suffisante pour l’aspersion. Si tel est le cas, alors ici aussi un langage comparable est employé au sujet du sang d’une offrande expiatoire. Il est écrit : « Et le prêtre trempera son doigt dans le sang, et fera l’aspersion avec le sang » (Lévitique 4:6). Cela prouve-t-il que, dès le départ, il doit y avoir suffisamment de sang pour l’aspersion ?
תָּא שְׁמַע, דְּאָמַר רַבִּי זְרִיקָא אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: אַף בְּדָם – לֹא קִידֵּשׁ.
La Guemara suggère : Viens et écoute une preuve, comme le dit le rabbin Zerika, selon laquelle le rabbin Elazar dit : Même dans le cas du sang d’une offrande expiatoire, si quelqu’un a recueilli deux quantités insuffisantes puis les a mélangées ensemble, il n’a pas sanctifié le sang pour le rendre apte à l’aspersion sur l’autel, et par conséquent, s’il éclabousse un vêtement, il n’est pas nécessaire de laver le vêtement.
אָמַר רָבָא, תַּנְיָא: ״וְטָבַל״ – וְלֹא מְסַפֵּג. ״בַּדָּם״ – עַד שֶׁיְּהֵא בַּדָּם שִׁיעוּר טְבִילָה מֵעִיקָּרוֹ. ״מִן הַדָּם״ – מִן הַדָּם שֶׁבָּעִנְיָן.
§ Rava dit : Il est enseigné dans une baraita au sujet de l’offrande expiatoire intérieure, dont le sang est aspergé dans le Sanctuaire : Le verset déclare : « Et » le prêtre trempera son doigt dans le sang, et fera l’aspersion du sang » (Lévitique 4:6) ; et il doit y avoir suffisamment de sang dans le récipient pour que le prêtre y trempe son doigt, de sorte qu’il n’ait pas besoin d’essuyer du sang des parois ou du fond du récipient sur son doigt. Le verset déclare : « Dans le sang, » enseignant que le sang est impropre à l’aspersion à moins qu’il n’y ait une mesure de sang propre au trempage dans le récipient dès le départ, et le sang est disqualifié si l’on ajoute davantage de sang à un récipient qui contenait initialement moins que la mesure requise. Le verset déclare : « Il fera l’aspersion du sang, » ce qui enseigne qu’il doit faire l’aspersion du sang qui est mentionné dans cette question, à savoir le sang dans le récipient.
וְאִיצְטְרִיךְ לְמִיכְתַּב ״בַּדָּם״; דְּאִי כְּתַב רַחֲמָנָא ״וְטָבַל״, הֲוָה אָמֵינָא אַף עַל פִּי דְּלֵיכָּא שִׁיעוּר טְבִילָה מֵעִיקָּרוֹ; כְּתַב [רַחֲמָנָא] ״בַּדָּם״.
Et il était nécessaire que la Torah écrive l’expression : « Dans le sang, » ainsi que l’expression : « Et le prêtre trempera. » Car, si le Miséricordieux avait écrit seulement : « Et le prêtre trempera », j’aurais dit que, s’il y a suffisamment de sang au moment de tremper, même s’il n’y avait pas une mesure de sang propre au trempage dans le récipient dès le début, il est néanmoins propre au trempage. C’est pourquoi le Miséricordieux écrit : « Dans le sang, » pour enseigner qu’il doit y avoir suffisamment de sang dès le début.
וְאִי כְּתַב רַחֲמָנָא ״בַּדָּם״, הֲוָה אָמֵינָא אֲפִילּוּ מְסַפֵּג; כְּתַב רַחֲמָנָא ״וְטָבַל״.
Et si le Miséricordieux avait écrit seulement : « Dans le sang », je dirais que, s’il y avait au début une mesure appropriée de sang, il n’est pas nécessaire que le récipient conserve une mesure de sang suffisante pendant tout le rite, et même s’il finit par essuyer du sang du récipient sur son doigt, cela suffit pour l’aspersion. C’est pourquoi le Miséricordieux écrit : « Et le prêtre trempera », pour enseigner qu’il doit rester suffisamment de sang pour y tremper son doigt à chaque fois.
מִן הַדָּם שֶׁבְּעִנְיָן – לְמַעוֹטֵי מַאי? אָמַר רָבָא: לְמַעוֹטֵי שִׁירַיִים שֶׁבָּאֶצְבַּע. מְסַיַּיע לְרַבִּי אֶלְעָזָר, דְּאָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: שִׁירַיִים שֶׁבָּאֶצְבַּע – פְּסוּלִין.
La baraita citée déclare : Le verset dit : « Il fera l’aspersion du sang », ce qui enseigne qu’il doit faire l’aspersion du sang qui est mentionné dans cette question, à savoir le sang dans le récipient. La Guemara demande : Afin d’exclure quoi cela a-t-il été mentionné ? Rava a dit : Cela sert à exclure le reste du sang qui est sur le doigt du prêtre après l’aspersion, qui ne peut pas être utilisé pour une aspersion supplémentaire, car il doit replonger son doigt dans le sang pour chaque aspersion. Rava poursuit : Cela appuie l’opinion de Rabbi Elazar, car Rabbi Elazar dit : Le reste du sang qui est sur le doigt du prêtre après l’aspersion est inapte à une aspersion supplémentaire.
אֲמַר לֵיהּ רָבִין בַּר רַב אַדָּא לְרַב: אָמַר תַּלְמִידְךָ, אָמַר רַב עַמְרָם, תְּנֵינָא: הָיָה מַזֶּה וְנִיתְּזָה הַזָּאָה מִיָּדוֹ – עַד שֶׁלֹּא הִזָּה, טָעוּן כִּיבּוּס. מִשֶּׁהִזָּה, אֵין טָעוּן כִּיבּוּס.
Ravin bar Rav Adda dit à Rav, c’est-à-dire à Rava : Ton élève dit que Rav Amram dit : Nous avons déjà appris une baraita qui s’oppose à l’opinion de Rabbi Elazar : Si un prêtre était en train d’asperger le sang d’une offrande expiatoire interne, et qu’une aspersion a jailli de sa main sur un vêtement, la halakha dépend des circonstances. Si elle a jailli avant qu’il n’asperge, le vêtement nécessite un lavage, mais si elle a jailli après qu’il a aspergé, il ne nécessite pas de lavage.
מַאי, לָאו הָכִי קָאָמַר: עַד שֶׁלֹּא גָּמַר מִלְּהַזּוֹת – טָעוּן כִּיבּוּס, מִשֶּׁגָּמַר לְהַזּוֹת – אֵין טָעוּן כִּיבּוּס? לָא; הָכִי קָאָמַר: עַד שֶׁלֹּא יָצְתָה הַזָּאָה מִיָּדוֹ – טָעוּן כִּיבּוּס, מִשֶּׁיָּצְתָה הַזָּאָה מִיָּדוֹ – אֵין טָעוּן כִּיבּוּס.
Ravin bar Rav Adda explique : Quoi, n’est-ce pas cela que la baraita dit : Si le sang a été aspergé sur un vêtement avant que le prêtre n’ait terminé l’aspersion, le vêtement requiert un lavage, même s’il a été aspergé à partir du reste sur son doigt ; mais s’il a été aspergé une fois que le prêtre a terminé l’aspersion, ne requiert-il pas de lavage ? Cela indique que le sang aspergé à partir du reste sur son doigt requiert un lavage, il doit donc être apte à l’aspersion. Rava répondit : Non, voici ce que la baraita dit : Si le sang a été aspergé sur un vêtement avant que l’aspersion n’ait quitté sa main, il requiert un lavage, mais s’il a été aspergé une fois que l’aspersion a quitté sa main, le reste sur son doigt ne requiert pas de lavage s’il est ensuite aspergé sur un vêtement.
אֵיתִיבֵיהּ אַבָּיֵי: גָּמַר מִלְּהַזּוֹת – מְקַנֵּחַ יָדוֹ בְּגוּפָהּ שֶׁל פָּרָה. גָּמַר אִין, לֹא גָּמַר לָא! אֲמַר לֵיהּ: גָּמַר – מְקַנֵּחַ יָדוֹ בְּגוּפָהּ שֶׁל פָּרָה, לֹא גָּמַר – מְקַנֵּחַ אֶצְבָּעוֹ.
Abaye souleva une objection à l’opinion de Rabbi Elazar à partir de ce qui est enseigné au sujet de l’aspersion du sang de la vache rousse dans une michna (Para 3:9) : Lorsque le prêtre a terminé l’aspersion du sang, il essuie sa main sur le corps de la vache rousse. Il est donc évident que s’il a terminé l’aspersion, oui, il essuie sa main ; mais s’il n’a pas terminé l’aspersion, il n’essuie pas sa main, bien qu’un reste demeure sur son doigt. Il est donc évident que ce reste est apte à l’aspersion. Rava lui dit : Il faut comprendre la michna autrement : s’il a terminé l’aspersion, il essuie toute sa main sur le corps de la vache rousse ; mais s’il n’a pas terminé l’aspersion, il essuie seulement son doigt après chaque aspersion.
בִּשְׁלָמָא גָּמַר – מְקַנֵּחַ יָדוֹ בְּגוּפָהּ שֶׁל פָּרָה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְשָׂרַף אֶת הַפָּרָה לְעֵינָיו״. אֶלָּא אֶצְבָּעוֹ – בְּמַאי מְקַנֵּחַ? אָמַר אַבָּיֵי: בִּשְׂפַת מִזְרָק, כְּדִכְתִיב: ״כְּפוֹרֵי זָהָב״.
La Guemara demande : Soit, s’il a terminé l’aspersion, il essuie sa main sur le corps de la génisse rousse, comme il est dit : « Et la génisse sera brûlée sous ses yeux ; sa peau, et sa chair, et son sang » (Nombres 19:5), ce qui indique que le sang restant doit être incinéré avec la chair. Mais sur quoi essuie-t-il son doigt après chaque aspersion, puisqu’il ne doit pas l’essuyer sur le corps de la génisse, de peur que des poils ne collent à son doigt et n’entravent l’aspersion ? Abaye a dit : Il essuie son doigt sur le bord du bol contenant le sang destiné à l’aspersion, comme il est écrit : « des bols d’expiation [keforei] en or » (Esdras 1:10). Les bols d’expiation portent ce nom parce que le prêtre y essuie son doigt, et le mot keforei indique un nettoyage par essuyage (voir Houlin 8b).
מַתְנִי׳ נִיתַּז עַל הָעוֹר עַד שֶׁלֹּא הוּפְשַׁט – אֵינוֹ טָעוּן כִּיבּוּס, מִשֶּׁהוּפְשַׁט – טָעוּן כִּיבּוּס. דִּבְרֵי רַבִּי יְהוּדָה.
MICHNA : À propos du lavage du sang d’une offrande expiatoire sur des vêtements sur lesquels il a été aspergé, la michna examine ce qui est considéré comme un vêtement. Si le sang d’une offrande expiatoire a été aspergé sur la peau d’un animal avant qu’elle ne soit écorchée de l’animal, la peau ne nécessite pas de lavage, car son statut n’est pas celui d’un vêtement, qui est susceptible d’impureté rituelle. Si le sang a été aspergé sur la peau après qu’elle a été écorchée, elle nécessite un lavage ; c’est l’avis de Rabbi Yehouda.
רַבִּי אֶלְעָזָר אוֹמֵר: אַף מִשֶּׁהוּפְשַׁט; אֵינוֹ טָעוּן כִּיבּוּס אֶלָּא מְקוֹם הַדָּם, וְדָבָר שֶׁהוּא רָאוּי לְקַבֵּל טוּמְאָה, וְרָאוּי לְכִיבּוּס.
Rabbi Elazar dit : Même si le sang a été aspergé sur la peau après qu’elle a été écorchée, elle ne nécessite pas de lavage jusqu’à ce qu’elle soit façonnée en ustensile ou en vêtement réellement susceptible d’impureté rituelle. Tel est le principe concernant le lavage : un vêtement doit être lavé seulement à l’endroitle sang a été aspergé, et seulement s’il s’agit d’un objet apte à devenir rituellement impur, et seulement s’il s’agit d’un objet apte au lavage.
אֶחָד הַבֶּגֶד וְאֶחָד הַשַּׂק וְאֶחָד הָעוֹר – טְעוּנִין כִּיבּוּס; וְהַכִּיבּוּס בְּמָקוֹם קָדוֹשׁ, וּשְׁבִירַת כְּלִי חֶרֶס בְּמָקוֹם קָדוֹשׁ, וּמְרִיקָה וּשְׁטִיפָה בִּכְלִי נְחוֹשֶׁת בִּמְקוֹם קָדוֹשׁ. זֶה חוֹמֶר בְּחַטָּאת מִקׇּדְשֵׁי קָדָשִׁים.
En ce qui concerne le vêtement mentionné explicitement dans la Torah, ainsi que le sac, et la peau, tous ceux-ci requièrent un lavage. Et le lavage doit être effectué dans un lieu sacré, dans la cour du Temple, et le bris d’un récipient en terre cuite dans lequel une offrande expiatoire a été cuite doit être effectué dans un lieu sacré, et le récurage et le rinçage d’un récipient en cuivre dans lequel une offrande expiatoire a été cuite doivent être effectués dans un lieu sacré. En ce qui concerne cette question, une rigueur s’applique à une offrande expiatoire plus qu’elle ne s’applique aux offrandes du degré le plus sacré.
גְּמָ׳ מְנָהָנֵי מִילֵּי? דְּתָנוּ רַבָּנַן: ״בֶּגֶד״ – אֵין לִי אֶלָּא בֶּגֶד, מִנַּיִן לְרַבּוֹת עוֹר מִשֶּׁהוּפְשַׁט? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״אֲשֶׁר יִזֶּה עָלֶיהָ תְּכַבֵּס״.
GUEMARA : En ce qui concerne le sang aspergé sur une peau écorchée, d’où ces éléments sont-ils dérivés, c’est-à-dire les opinions divergentes de Rabbi Yehouda et de Rabbi Elazar ? La Guemara explique : Ils sont dérivés comme les Sages l’ont enseigné dans une baraita : Il est dit au sujet du lavage : « Et lorsque de son sang sera aspergé sur un vêtement » (Lévitique 6:20). Je n’ai dérivé qu’un vêtement ; d’où inclure la peau d’un animal après qu’il a été écorché ? Le même verset dit : « Tu laveras ce sur quoi il aura été aspergé, » afin d’inclure tout objet sur lequel le sang a été aspergé.
יָכוֹל שֶׁאֲנִי מְרַבֶּה עוֹר עַד שֶׁלֹּא הוּפְשַׁט? תַּלְמוּד לוֹמַר ״בֶּגֶד״ – מָה בֶּגֶד הָרָאוּי לְקַבֵּל טוּמְאָה, אַף כֹּל הָרָאוּי לְקַבֵּל טוּמְאָה. דִּבְרֵי רַבִּי יְהוּדָה.
On aurait pu penser que j’inclurais une peau même avant qu’elle ne soit écorchée. Pour écarter cela, le verset déclare : « Vêtement ». Par conséquent, de même que toute sorte de vêtement est un objet apte à devenir rituellement impur si l’on a l’intention de l’utiliser, par exemple en en faisant une pièce pour son vêtement, de même l’exigence de lavage s’applique à tout objet qui devient apte à devenir rituellement impur lorsqu’on a l’intention de l’utiliser tel quel. Une peau est apte à devenir rituellement impure après avoir été écorchée, lorsqu’on a l’intention de l’utiliser comme tapis ou autre chose semblable ; telle est la déclaration de Rabbi Yehuda.
רַבִּי אֶלְעָזָר אוֹמֵר: ״בֶּגֶד״ – אֵין לִי אֶלָּא בֶּגֶד, מִנַּיִן לְרַבּוֹת שַׂק
Rabbi Elazar soutient que, même après avoir été écorché, la peau ne nécessite pas de lavage. En interprétant le verset, il dit : Le verset déclare : « Vêtement, » et de cela j’ai déduit seulement un vêtement ; d’où inclus-je le sac ?

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