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חַטָּאת דַּעֲבוֹדָה זָרָה, דִּשְׁמִיעַת הַקּוֹל, וּבִטּוּי שְׂפָתַיִם, וְטוּמְאַת מִקְדָּשׁ וְקָדָשָׁיו – דְּלָא כְּתִיב בְּהוּ; מְנָלַן?
D’où dérivons-nous ces halakhot concernant une offrande expiatoire apportée pour l’idolâtrie, qui possède des halakhot uniques, comme cela est détaillé dans Nombres 15:27–31, et au sujet de laquelle l’expression : Pour une offrande expiatoire, n’est pas écrite ? De même, d’où les dérivons-nous concernant les offrandes expiatoires qui sont apportées pour entendre la voix, et pour une parole des lèvres, et pour la souillure du Temple ou de ses aliments sacrificiels, qui possèdent elles aussi des halakhot uniques (Lévitique 5:1–13), et au sujet desquelles l’expression : Pour une offrande expiatoire, n’est pas écrite non plus ?
חַטָּאת דַּעֲבוֹדָה זָרָה – אָתְיָא מֵחַטַּאת חֵלֶב, שֶׁכֵּן כָּרֵת כְּמוֹתָהּ; וְהָנָךְ כּוּלְּהִי – אָתְיָין בְּמָה הַצַּד.
La Guemara répond : En ce qui concerne une offrande expiatoire apportée pour l’idolâtrie, ces halakhot sont dérivées des halakhot d’une offrande expiatoire apportée pour avoir consommé de la graisse interdite, car l’idolâtrie est elle aussi passible de karet, à l’instar de la consommation de graisse interdite. Et en ce qui concerne toutes ces autres offrandes expiatoires, qui sont apportées pour des transgressions non passibles de karet, ces halakhot sont dérivées par analogie à partir de l’élément commun des trois sources susmentionnées, à savoir une offrande expiatoire ordinaire, l’offrande expiatoire d’un nazir et l’offrande expiatoire d’un lépreux.
תָּנוּ רַבָּנַן: פֶּסַח בִּזְמַנּוֹ – לִשְׁמוֹ כָּשֵׁר, שֶׁלֹּא לִשְׁמוֹ פָּסוּל; וּבִשְׁאָר יְמוֹת הַשָּׁנָה – לִשְׁמוֹ פָּסוּל, שֶׁלֹּא לִשְׁמוֹ כָּשֵׁר.
§ Les Sages ont enseigné : Lorsqu’une offrande pascale est sacrifiée à son moment fixé, la veille de Pessa'h après midi, si elle est sacrifiée pour elle-même, elle est valide ; si elle est sacrifiée pas pour elle-même, elle est invalide, comme indiqué dans la michna. Et lorsqu’une offrande consacrée comme offrande pascale est sacrifiée pendant le reste des jours de l’année, si elle est sacrifiée pour elle-même, elle est invalide ; si elle est sacrifiée pas pour elle-même, elle est valide.
(של״ו קבאיצ״ן ממה״ר בצ״א ב״א סִימָן)
La Guemara présente un moyen mnémotechnique pour les noms des amora’im mentionnés dans cette discussion : shin, lamed, vav ; kuf, beit, alef, yod, tzadi, nun ; mem, mem, heh, reish ; beit, tzadi, alef ; beit, alef.
מְנָא הָנֵי מִילֵּי? אָמַר אֲבוּהּ דִּשְׁמוּאֵל, אָמַר קְרָא: ״וְאִם מִן הַצֹּאן קׇרְבָּנוֹ לְזֶבַח שְׁלָמִים לַה׳״ – דָּבָר הַבָּא מִן הַצֹּאן יְהֵא לְזֶבַח שְׁלָמִים.
La Guemara demande : D’où ces éléments sont-ils dérivés, c’est-à-dire que si une offrande pascale est sacrifiée pendant le reste de l’année, elle est valide si elle est sacrifiée sans être destinée à son propre nom ? Le père de Shmuel dit : Le verset déclare : « Et si son offrande pour un sacrifice d’offrandes de paix à l’Éternel est du troupeau » (Lévitique 3:6), indiquant qu’une offrande qui est apportée uniquement du troupeau sera un sacrifice d’offrandes de paix. L’offrande pascale remplit ce critère.
אֵימָא שְׁלָמִים אִין, מִידֵּי אַחֲרִינָא לָא! אָמַר רַבִּי אִילָא אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: ״לְזֶבַח״ – לְרַבּוֹת כׇּל זֶבַח.
La Guemara objecte : Dis que si cela est sacrifié au nom d’une offrande de paix, oui, c’est valide, mais si cela est sacrifié au nom de quelque autre offrande, ce n’est pas valide. Rabbi Ila dit que Rabbi Yoḥanan dit : L’expression redondante « pour un sacrifice » dans Lévitique 3:6 est énoncée pour inclure tout type de sacrifice.
אֵימָא כֹּל דְּשָׁחֵיט – לֶהֱוֵי כְּמוֹתָהּ!
La Guemara demande : Si tel est le cas, dis qu’une offrande pascale devrait être considérée comme toute offrande pour laquelle on la abat ; par exemple, si elle est abattue au nom d’un holocauste, elle devrait être considérée comme un holocauste.
אִי הֲוָה כְּתִיב ״לִשְׁלָמִים וְזֶבַח״ – כִּדְקָאָמְרַתְּ; הַשְׁתָּא דִּכְתִיב ״לְזֶבַח שְׁלָמִים״ – לְכֹל דְּשָׁחֵיט לֵיהּ, שְׁלָמִים לֶהֱוֵי.
La Guemara répond : Si l’expression : Pour des offrandes de paix et un sacrifice, était écrite dans le verset, ce serait comme tu le dis. Maintenant qu’il est écrit : « Pour un sacrifice d’offrandes de paix, » cela indique que pour n’importe quel type d’offrande pour lequel on l’égorge, ce sera une offrande de paix.
אֵימָא: ״לְזֶבַח״ – כָּלַל, ״שְׁלָמִים״ – פָּרַט; כְּלָל וּפְרָט – אֵין בַּכְּלָל אֶלָּא מַה שֶׁבַּפְּרָט; שְׁלָמִים אִין, מִידֵּי אַחֲרִינָא לָא!
La Guemara objecte : Dis que : « Pour un sacrifice, » est une généralisation et : « D’offrandes de paix, » est un détail, et selon les principes de l’herméneutique biblique de la Torah, partout où il y a une généralisation et un détail, la généralisation n’inclut que ce qui est spécifié dans le détail. En conséquence, si l’offrande est sacrifiée pour le bien d’une offrande de paix, oui, elle est valide ; mais si elle est sacrifiée pour le bien d’une autre offrande, elle n’est pas valide.
״לַה׳״ – הָדַר וְכָלַל.
La Guemara répond : Avec l’expression : « Au Seigneur », le verset a ensuite de nouveau généralisé. Par conséquent, le verset est formulé comme une généralisation, un détail et une généralisation, comme la Guemara l’expliquera.
מַתְקֵיף לַהּ רַב יַעֲקֹב מִנְּהַר פְּקוֹד: הָא לָא דָּמֵי כְּלָלָא בָּתְרָא לִכְלָלָא קַמָּא; כְּלָלָא קַמָּא – מְרַבֵּי זְבָחִים וְתוּ לָא; כְּלָלָא בָּתְרָא – ״לַה׳״ כֹּל דְּלַה׳, וַאֲפִילּוּ לְעוֹפוֹת וַאֲפִילּוּ לִמְנָחוֹת!
Rav Ya’akov de Nehar Pekod s’oppose à cette suggestion : Mais la dernière généralisation est différente de la première généralisation. La première généralisation : « Pour un sacrifice », inclut seulement les offrandes abattues et rien de plus, tandis que la dernière généralisation : « Au Seigneur », inclut toute offrande au Seigneur. Et par conséquent, même si l’offrande pascale a été sacrifiée pour des offrandes d’oiseaux, ou même pour des offrandes de farine, elle devrait être valide, car celles-ci sont apportées « au Seigneur ».
הָא תַּנָּא דְּבֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל, בִּכְלָלֵי וּפְרָטֵי דָּרֵישׁ כִּי הַאי גַוְונָא:
La Guemara répond à cette objection : L’école de Rabbi Yishmael enseignait les généralisations et les détails même dans des exemples comme ce cas.
כְּלָל וּפְרָט וּכְלָל – אִי אַתָּה דָן אֶלָּא כְּעֵין הַפְּרָט; מָה הַפְּרָט מְפוֹרָשׁ – שֶׁהוּא שֶׁלֹּא לִשְׁמוֹ, וְכָשֵׁר; אַף כֹּל – שֶׁהוּא שֶׁלֹּא לִשְׁמוֹ, וְכָשֵׁר.
La Guemara explique : puisque « pour le Seigneur » constitue une seconde généralisation, le verset est formulé comme une généralisation, et un détail, et une généralisation, et tu peux en déduire que le verset se réfère uniquement à des éléments semblables au détail. De même que les éléments mentionnés dans le détail sont clairement définis comme un cas où une offrande pascale a été sacrifiée non pour elle-même, et qu’elle est néanmoins valide, de même, dans tout cas où elle a été sacrifiée non pour elle-même mais pour une autre offrande, elle est valide.
אִי – מָה הַפְּרָט מְפוֹרָשׁ, דָּבָר הַבָּא בְּנֶדֶר וּבִנְדָבָה; אַף כׇּל הַבָּא בְּנֶדֶר וּבִנְדָבָה – עוֹלָה וּשְׁלָמִים אִין, חַטָּאת וְאָשָׁם לֹא!
La Guemara demande : Si le verset se réfère uniquement à des actions semblables au détail, alors de même que les éléments mentionnés dans le détail sont clairement définis comme un sacrifice de paix, qui est une chose apportée comme offrande de vœu ou comme offrande volontaire, de même, une offrande pascale ne devrait être valable que si elle a été sacrifiée au nom de toute offrande apportée comme vœu ou comme offrande volontaire. En conséquence, si elle a été sacrifiée au nom d'un holocauste ou d'un sacrifice de paix, oui, elle est valable, car ceux-ci sont apportés comme offrande de vœu ou comme offrande volontaire ; mais si elle a été sacrifiée au nom d'un sacrifice expiatoire ou d'un sacrifice de culpabilité, elle n'est pas valable, car ceux-ci ne sont pas apportés comme offrande de vœu ou comme offrande volontaire.
אֶלָּא ״לְזֶבַח״ – רִבּוּיָא הוּא.
La Guemara rejette donc la méthode exégétique des généralisations et des détails au profit de celle des amplifications et des restrictions : Au contraire, l’expression : « Pour un sacrifice, » est non pas une généralisation, mais une amplification, qui inclut tout type d’offrande. Par conséquent, si une offrande pascale est sacrifiée au nom de n’importe quel type d’offrande pendant le reste de l’année, elle est valide.
אֵימָא לְכֹל דְּשָׁחֵיט לֵיהּ – לֶהֱוֵי כְּוָותֵיהּ!
La Guemara objecte : Si c’est le cas, dis que cela ajoute qu’une offrande pascale doit être considérée comme toute offrande pour laquelle on la abat. Pourquoi le père de Shmuel interprète-t-il qu’elle est considérée spécifiquement comme une offrande de paix ?
אָמַר רַבִּי אָבִין:
Le rabbin Avin dit :

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