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וְכִי תֵּימָא הָכָא נָמֵי בְּנִתְעָרֵב בְּאַחַת; אִי הָכִי, אָמַר לוֹ רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ: הֲרֵי הוּא עוֹבֵר עַל בַּל תּוֹסִיף – הָכָא בַּל תּוֹסִיף מֵהֵיכָא?
Et si tu disais que ici aussi, la michna traite d’un cas la mesure de quatre aspersions a été mélangée avec précisément la quantité d’une aspersion, et que par conséquent le prêtre a certainement appliqué un peu du sang des deux offrandes, si tel est le cas, comment expliquerait-on la clause de la michna qui déclare : Rabbi Yehoshua dit à Rabbi Eliezer : Selon ton avis, le prêtre ne transgresse-t-il pas l’interdit : N’ajoute pas ? D’où vient ici la transgression de : N’ajoute pas ? Après tout, le prêtre n’applique que la mesure d’une aspersion de l’offrande qui requiert une aspersion.
אֶלָּא אָמַר רָבָא: בְּבָלוּל לָא פְּלִיגִי, כִּי פְּלִיגִי – בְּכוֹסוֹת; לְרַבִּי אֱלִיעֶזֶר אִית לֵיהּ רוֹאִין, לְרַבָּנַן לֵית לְהוּ רוֹאִין.
Au contraire, Rava dit : Rabbi Eliezer et les Sages ne sont pas en désaccord au sujet d’un cas de sang réel mélangé ensemble. Lorsqu’ils sont en désaccord, c’est au sujet d’un cas de coupes de sang qui ont été mêlées, et l’on ne sait pas quel sang se trouve dans quelle coupe. L’explication selon Rabbi Eliezer est qu’il est d’avis que l’on considère le sang qui n’a pas été placé correctement comme s’il s’agissait d’eau, et il est donc permis de présenter le sang ; tandis que l’explication selon les Sages est qu’ils ne sont pas d’avis que l’on considère le sang qui n’a pas été placé correctement comme s’il s’agissait d’eau, et par conséquent tout doit être versé dans le drain de la cour du Temple.
וּבְבָלוּל לָא פְּלִיגִי?! וְהָתַנְיָא, אָמַר רַבִּי יְהוּדָה: לֹא נֶחְלְקוּ רַבִּי אֱלִיעֶזֶר וַחֲכָמִים עַל דַּם חַטָּאת שֶׁנִּתְעָרֵב בְּדַם עוֹלָה – שֶׁיִּקְרַב, בְּרוֹבֵעַ וְנִרְבָּע – שֶׁלֹּא יִקְרַב. עַל מָה נֶחְלְקוּ? עַל דַּם תְּמִימָה שֶׁנִּתְעָרֵב בְּדַם בַּעֲלַת מוּם – שֶׁרַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר: יִקְרַב, בֵּין בְּבָלוּל בֵּין בְּכוֹסוֹת; וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: לֹא יִקְרַב.
La Guemara demande : Et ne sont-ils pas en désaccord au sujet de sang mélangé ensemble ? Mais n’est-il pas enseigné dans une baraita : Rabbi Yehuda a dit : Rabbi Eliezer et les Sages n’étaient pas en désaccord dans un cas de sang d’une offrande expiatoire qui a été mélangé avec le sang d’un holocauste, que le mélange sera sacrifié, ou dans un cas de sang apte à la présentation qui a été mélangé avec le sang d’un animal qui s’est accouplé avec une personne, ou d’un animal qui a été l’objet de bestialité, qu’il ne sera pas sacrifié. La baraita poursuit : À propos de quel cas étaient-ils en désaccord ? À propos du sang d’un animal sans défaut qui a été mélangé avec le sang d’un animal porteur d’un défaut, car Rabbi Eliezer dit qu’il sera sacrifié, que ce soit dans un cas de sang mélangé ensemble ou dans un cas de coupes entremêlées, et les Sages disent qu’il ne sera pas sacrifié.
רַבִּי יְהוּדָה אַלִּיבָּא דְּרַבִּי אֱלִיעֶזֶר מַתְנֵי בֵּין בְּבָלוּל בֵּין בְּכוֹסוֹת, וְרַבָּנַן בְּכוֹסוֹת פְּלִיגִי.
La Guemara répond : Rabbi Yehouda, conformément à l’opinion de Rabbi Eliezer, c’est-à-dire, lorsque Rabbi Yehouda enseigne l’opinion de Rabbi Eliezer, enseigne que le différend s’applique à la fois dans un cas de sang mélangé ensemble et dans un cas de coupes mêlées, mais les Sages qui ont enseigné la michna soutiennent que Rabbi Eliezer et les Sages sont en désaccord seulement dans un cas de coupes mêlées.
אָמַר אַבָּיֵי: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא תְּחִלַּת חַטָּאת וְעוֹלָה,
§ La michna enseigne que si le sang d’une offrande expiatoire, qui doit être placé au-dessus de la ligne rouge, a été mélangé avec le sang d’un holocauste, qui doit être placé au-dessous de la ligne, Rabbi Eliezer soutient que tout doit être placé au-dessus de la ligne rouge, et l’on considère le sang de l’holocauste placé là comme s’il était de l’eau, puis le prêtre placera le sang au-dessous de la ligne rouge. En revanche, les Sages statuent que tout le sang doit être versé dans le drain de la cour du Temple. À ce sujet, Abaye dit : La michna a enseigné que, selon l’opinion des Sages, le sang doit être versé dans le drain seulement si la première portion du sang d’une offrande expiatoire, c’est-à-dire ce sang qui doit être placé au-dessus de la ligne rouge, et le sang d’un holocauste ont été mélangés.
אֲבָל סוֹף חַטָּאת [וְעוֹלָה] – דִּבְרֵי הַכֹּל מְקוֹם עוֹלָה מְקוֹם שִׁירַיִים. אֲמַר לֵיהּ רַב יוֹסֵף, הָכִי אָמַר רַב יְהוּדָה: שִׁירַיִם צְרִיכִין אִיצְטְבָא.
Mais si la portion finale du sang d’une offrande expiatoire, c’est-à-dire le reste du sang qui est versé sur la base de l’autel (voir Lévitique 4:25), et le sang d’un holocauste se sont mélangés, tout le monde est d’accord pour dire que, puisque l’endroit du sang d’un holocauste, sous la ligne rouge, est le même que l’endroit du reste du sang d’une offrande expiatoire, puisque le reste du sang d’une offrande expiatoire est versé sur la base de l’autel, le prêtre placera tout le sang sur le côté de l’autel sous la ligne rouge. Rav Yossef dit à Abaye : Voici ce que dit Rav Yehouda : Les endroits ne sont pas les mêmes, car le reste du sang doit être placé sur la saillie, c’est-à-dire sur la surface horizontale supérieure de la base elle-même, et non sur le côté de l’autel, comme c’est le cas pour le sang d’un holocauste.
וְכֵן אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא תְּחִלַּת חַטָּאת וְעוֹלָה, אֲבָל סוֹף חַטָּאת וְעוֹלָה – דִּבְרֵי הַכֹּל מְקוֹם עוֹלָה מְקוֹם שִׁירַיִם. אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן, וְאִיתֵּימָא רַבִּי אֶלְעָזָר: עֲדַיִין הִיא מַחְלוֹקֶת.
La Guemara note que les amora’im d’Eretz Yisrael étaient en désaccord de la même manière qu’Abaye et Rav Yosef : Et de même Rabbi Shimon ben Lakish dit : La michna a enseigné que, selon l’opinion des Sages, le sang doit être versé dans le conduit seulement si la première portion du sang d’une offrande expiatoire et le sang d’un holocauste ont été mélangés. Mais si la dernière portion du sang d’une offrande expiatoire et le sang d’un holocauste ont été mélangés, tout le monde est d’accord que, puisque l’endroit du sang d’un holocauste est le même que l’endroit du reste du sang d’une offrande expiatoire, le prêtre placera tout le sang sur le côté de l’autel au-dessous de la ligne rouge. Rabbi Yoḥanan dit, et certains disent que c’était Rabbi Elazar qui dit : Ce cas du reste du sang d’une offrande expiatoire qui a été mélangé avec le sang d’un holocauste est toujours inclus dans le litige entre Rabbi Eliezer et les Sages.
מֵתִיב רַב הוּנָא בַּר יְהוּדָה: ״קֹדֶשׁ הֵם״ – שֶׁאִם נִתְעָרֵב בְּדַם קָדָשִׁים אֲחֵרִים, יִקְרְבוּ. מַאי, לָאו סוֹף עוֹלָה וּבְכוֹר – וּשְׁמַע מִינַּהּ מְקוֹם עוֹלָה מְקוֹם שִׁירַיִם? לָא; תְּחִילַּת עוֹלָה וּבְכוֹר.
Rav Houna bar Yehouda soulève une objection à partir d’une baraita : Le verset déclare au sujet des animaux premiers-nés : « Ils sont saints » (Nombres 18:17). L’accent mis sur le terme « ils » vient enseigner que même si le sang d’une offrande de premier-né a été mélangé avec le sang d’autres animaux sacrificiels, le sang doit être offert, car le sang des offrandes de premier-né n’est pas annulé. Quoi, cela ne se réfère-t-il pas même à un cas où la dernière portion du sang d’un holocauste et le sang d’une offrande de premier-né ont été mélangés, indiquant que le prêtre place le mélange au-dessous de la ligne rouge ? Et si c’est le cas, on peut apprendre de cette baraita que l’endroit du sang d’un holocauste, qui est aussi l’endroit du sang d’une offrande de premier-né, est le même que l’endroit du reste du sang d’une offrande expiatoire. La Guemara répond : Non, la baraita se réfère à la première partie du sang d’un holocauste et du sang d’une offrande de premier-né.
וּמַאי קָא מַשְׁמַע לַן, דְּאֵין עוֹלִין מְבַטְּלִים זֶה אֶת זֶה? הַאי מִ״וְּלָקַח מִדַּם הַפָּר וּמִדַּם הַשָּׂעִיר״ נָפְקָא! תַּנָּאֵי הִיא; אִיכָּא דְּנָפְקָא לֵיהּ מֵהָכָא, וְאִיכָּא דְּנָפְקָא לֵיהּ מֵהָכָא.
La Guemara soulève une difficulté : Mais si c’est le cas, qu’est-ce que cette baraitanous enseigne ? Enseigne-t-elle que le sang des offrandes qui montent sur l’autel ne s’annulent pas l’un l’autre ? Cette halakhaest déjà dérivée du verset : « Et il prendra du sang du taureau et du sang du bouc » (Lévitique 16:18), d’où l’on comprend que, bien que le sang des deux animaux soit dans le même récipient, chacun conserve son identité distincte. La Guemara répond : C’est une divergence entre tanna’im, car il y a un tannaqui dérive cette halakhad’ici, et il y a un tannaqui la dérive de là.
מֵתִיב רָבָא: ״וְהִקְרִיבוּ בְּנֵי אַהֲרֹן אֶת הַדָּם וְזָרְקוּ אֶת הַדָּם״ – מָה
Rava soulève une objection à partir d’une baraita qui traite d’un verset décrivant un holocauste : « Les fils d’Aaron, les prêtres, présenteront le sang et aspergeront le sang » (Lévitique 1:5). La seconde mention, apparemment superflue, du sang enseigne qu’il est encore appelé le sang d’un holocauste même après avoir été mélangé à un autre sang, et qu’il doit donc être aspergé de la manière appropriée. Que signifie cela lorsque

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