שִׁיסַּע וְלֹא הִבְדִּיל. תָּנוּ רַבָּנַן: ״וְשִׁסַּע״ – אֵין שִׁיסַּע אֶלָּא בַּיָּד, וְכֵן הוּא אוֹמֵר: ״וַיְשַׁסְּעֵהוּ כְּשַׁסַּע הַגְּדִי״.
§ La michna enseigne qu’après avoir retiré le jabot, les plumes et les entrailles sorties avec lui, le prêtre déchirait l’oiseau dans le sens de la longueur sans séparer les deux moitiés de l’oiseau. À cet égard, les Sages ont enseigné dans une baraita : Le verset déclare : « Et il le fendra » (Lévitique 1:17). L’acte de fendre se fait uniquement à la main, et de même le verset dit au sujet de Samson : « Et il le déchira comme on déchire un chevreau, et il n’avait rien dans la main » (Juges 14:6).
לֹא הֵסִיר אֶת הַמּוּרְאָה כּוּ׳. מַתְנִיתִין דְּלָא כְּרַבִּי אֶלְעָזָר בְּרַבִּי שִׁמְעוֹן; דְּתַנְיָא, אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר בְּרַבִּי שִׁמְעוֹן: שָׁמַעְתִּי שֶׁמַּבְדִּילִין בְּחַטַּאת הָעוֹף.
§ La michna enseigne que si le prêtre n’a pas retiré le jabot, ou a modifié un détail quelconque du rite sacrificiel après avoir pressé le sang, l’offrande est valide. S’il a séparé la tête du corps d’une offrande expiatoire d’oiseau, elle est disqualifiée. La Guemara dit : La michna n’est pas conforme à l’opinion de Rabbi Elazar, fils de Rabbi Shimon, comme cela est enseigné dans une baraita où Rabbi Elazar, fils de Rabbi Shimon, a dit : J’ai entendu qu’on peut séparer la tête du corps d’une offrande expiatoire d’oiseau.
מַאי בֵּינַיְיהוּ? אָמַר רַב חִסְדָּא: מִיצּוּי חַטַּאת הָעוֹף מְעַכֵּב אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ. תַּנָּא קַמָּא סָבַר: מִיצּוּי חַטַּאת הָעוֹף מְעַכֵּב; וְכֵיוָן דְּמִצּוּי דָּם, קָעָבֵיד מַעֲשֵׂה עוֹלָה בְּחַטַּאת הָעוֹף.
La Guemara demande : Quelle est la raison de la différence entre eux, c’est-à-dire quel est le fondement du désaccord ? Rav Ḥisda dit : La différence entre eux concerne la question de savoir si le fait de presser le sang d’une offrande expiatoire d’oiseau après que son sang a été aspergé est indispensable. Le premier tanna, dont l’opinion est citée dans la michna, soutient que le fait de presser le sang d’une offrande expiatoire d’oiseau est indispensable. Et puisque le fait de presser le sang est indispensable, le prêtre devra presser le sang après avoir séparé la tête du corps, et il aura accompli le rite de l’holocauste d’oiseau sur une offrande expiatoire d’oiseau, ce qui invalide l’offrande (voir 66a).
וְרַבִּי אֶלְעָזָר בְּרַבִּי שִׁמְעוֹן סָבַר: מִיצּוּי חַטַּאת הָעוֹף לֹא מְעַכֵּב, וּמְחַתֵּךְ בָּשָׂר בְּעָלְמָא הוּא.
Et Rabbi Elazar, fils de Rabbi Shimon, soutient que presser le sang d’une offrande expiatoire d’oiseau n’est pas indispensable. Par conséquent, si le prêtre séparait la tête de l’oiseau de son corps, il s’abstiendrait de presser le sang, auquel cas le rite serait différent de celui d’un holocauste d’oiseau. Et la séparation de la tête est considérée comme si le prêtre ne faisait que couper de la chair, et l’offrande est valide.
רָבָא אָמַר: שְׁהִיָּיה בְּסִימָן שֵׁנִי בְּעוֹלַת הָעוֹף מְעַכֵּב אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ. תַּנָּא קַמָּא סָבַר: שְׁהִיָּיה בְּסִימָן שֵׁנִי בְּעוֹלַת הָעוֹף – לֹא מְעַכֵּב; וְאַף עַל גַּב דִּשְׁהִיָּיה, קָא עָבֵיד מַעֲשֵׂה עוֹלָה בְּחַטָּאת.
Rava dit qu’il existe une explication alternative du différend : Il est possible que tous soient d’accord pour dire que presser le sang d’un sacrifice expiatoire d’oiseau est indispensable, et il y a une différence entre eux quant à savoir si le fait d’interrompre le pincement avant de sectionner le deuxième siman, c’est-à-dire l’œsophage ou la trachée, l’un des organes qui doivent être coupés lors de l’abattage rituel, d’un holocauste d’oiseau invalide le sacrifice. Le premier tanna soutient que le fait d’interrompre le pincement avant de sectionner le deuxième siman d’un holocauste d’oiseau n’invalide pas le sacrifice, et par conséquent, si le prêtre sépare la tête d’un sacrifice expiatoire d’oiseau de son corps, bien qu’il ait interrompu le pincement avant de sectionner le deuxième siman, il a accompli le rite d’un holocauste d’oiseau sur un sacrifice expiatoire d’oiseau, ce qui l’invalide.
וְרַבִּי אֶלְעָזָר בְּרַבִּי שִׁמְעוֹן סָבַר: מְעַכֵּב; וְכֵיוָן דִּשְׁהִיָּיה, מְחַתֵּךְ בָּשָׂר בְּעָלְמָא הוּא.
Et Rabbi Elazar, fils de Rabbi Shimon, soutient qu’interrompre le pincement d’une offrande consumée d’oiseau disqualifie l’offrande. Par conséquent, dans le cas d’une offrande expiatoire d’oiseau, puisque le prêtre a interrompu le pincement avant de sectionner le second siman, même s’il sépare la tête du corps il ne fait que couper de la chair, c’est-à-dire que c’est un acte insignifiant, car il n’accomplit pas le rite d’une offrande consumée sur une offrande expiatoire, et l’offrande n’est pas disqualifiée.
אַבָּיֵי אָמַר: רוֹב בָּשָׂר מְעַכֵּב אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ.
Abaye dit qu’il existe une troisième explication du différend entre les tanna’im : Il est possible que tous soient d’accord pour dire qu’interrompre le pincement avant de sectionner le second siman invalide un holocauste d’oiseau, et il y a une différence entre eux quant à savoir si couper la majorité de la chair de la nuque d’une offrande expiatoire d’oiseau est indispensable.
וּבִפְלוּגְתָּא דְּרַבִּי זֵירָא וְרַבִּי שְׁמוּאֵל בַּר רַב יִצְחָק; חַד אָמַר: שְׁהִיָּיה בְּסִימָן שֵׁנִי בְּעוֹלַת הָעוֹף מְעַכֵּב אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ, וְחַד אָמַר: רוֹב בָּשָׂר מְעַכֵּב אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ.
La Guemara souligne : Et Rava et Abaye sont en désaccord au sujet de la question qui fait l’objet du différend entre Rabbi Zeira et Rabbi Shmuel bar Rav Yitzḥak. L’un dit que la différence entre le premier tanna et Rabbi Elazar, fils de Rabbi Shimon, concerne la question de savoir si le fait d’interrompre la pincée avant de sectionner le deuxième siman d’un holocauste d’oiseau invalide l’offrande. Et l’un dit que la différence entre eux concerne la question de savoir si couper la majorité de la chair de la nuque d’une offrande expiatoire d’oiseau est indispensable.
מִכְּלָל דְּבָעֵינַן דְּרוֹב בָּשָׂר בַּתְּחִילָּה?! אִין; וְהָתַנְיָא: כֵּיצַד מוֹלְקִין חַטַּאת הָעוֹף? חוֹתֵךְ שִׁדְרָה וּמַפְרֶקֶת בְּלֹא רוֹב בָּשָׂר, עַד שֶׁמַּגִּיעַ לַוֶּושֶׁט אוֹ לַקָּנֶה. הִגִּיעַ לַוֶּושֶׁט אוֹ לַקָּנֶה – חוֹתֵךְ סִימָן אֶחָד אוֹ רוּבּוֹ, וְרוֹב בָּשָׂר עִמּוֹ. וּבָעוֹלָה – שְׁנַיִם אוֹ רוֹב שְׁנַיִם.
La Guemara demande : puisqu’il existe une divergence quant à savoir si le fait de couper la majorité de la chair de la nuque d’un sacrifice expiatoire d’oiseau est indispensable, peut-on en déduire par inférence que tous sont d’accord sur le fait que nous exigeons que le prêtre coupe la majorité de la chair ab initio ? La Guemara répond : Oui ; et de même, cela a été enseigné dans une baraita : Comment pince-t-on la nuque d’un sacrifice expiatoire d’oiseau ? Avec son ongle, le prêtre coupe la colonne vertébrale et la nuque, sans couper la majorité de la chair, jusqu’à ce qu’il atteigne soit l’œsophage, soit la trachée. Lorsqu’il atteint l’œsophage ou la trachée, il coupe un siman entièrement, ou au moins sa majorité, et coupe avec lui la majorité de la chair. Et dans le cas d’un holocauste d’oiseau, il coupe les deux simanim ou la majorité des deux simanim.
אַמְרוּהָ קַמֵּיהּ דְּרַבִּי יִרְמְיָה, אָמַר: לָא שְׁמִיעַ לְהוּ הָא דְּאָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְיָקִים מִשּׁוּם רַבִּי אֶלְעָזָר בֶּן פְּדָת מִשּׁוּם רַבִּי אֶלְעָזָר בֶּן שַׁמּוּעַ? אוֹמֵר הָיָה רַבִּי אֶלְעָזָר בְּרַבִּי שִׁמְעוֹן: שָׁמַעְתִּי בְּחַטַּאת הָעוֹף שֶׁמַּבְדִּילִין. וּמַאי ״לֹא יַבְדִּיל״ –
La Guemara rapporte que les Sages dirent cette controverse entre les amora’im concernant la raison de l’opinion de Rabbi Elazar, fils de Rabbi Shimon, devant Rabbi Yirmeya. Rabbi Yirmeya dit : N’ont-ils pas entendu ce que Rabbi Shimon ben Elyakim a dit au nom de Rabbi Elazar ben Pedat, au nom de Rabbi Elazar ben Shammua : Rabbi Elazar, fils de Rabbi Shimon, avait l’habitude de dire : J’ai entendu qu’on peut séparer complètement la tête d’une offrande expiatoire d’oiseau de son corps. Et quel est le sens du verset qui déclare : « Mais il ne la séparera pas » (Torah 5:8) ?