Drashot AI Logo
חַטַּאת הָעוֹף (שֶׁמְּלָקוֹ) [שֶׁמְּלָקָהּ] שֶׁלֹּא לִשְׁמָהּ, וּמִיצָּה הַדָּם חוּץ לִזְמַנּוֹ; אוֹ שֶׁמָּלַק חוּץ לִזְמַנּוֹ, וּמִיצָּה דָּמוֹ שֶׁלֹּא לִשְׁמָהּ; אוֹ שֶׁמָּלַק וּמִיצָּה הַדָּם שֶׁלֹּא לִשְׁמָהּ – זֶהוּ שֶׁלֹּא קָרַב הַמַּתִּיר כְּמִצְוָתוֹ.
ou dans le cas d’une offrande expiatoire d’oiseau où l’on a pincé sa nuque sans que ce soit pour elle et où l’on a pressé son sang avec l’intention de le consommer ou de le brûler au-delà du temps qui lui est imparti, ou dans un cas où il a pincé sa nuque avec l’intention de le consommer ou de le brûler au-delà du temps qui lui est imparti et a pressé son sang sans que ce soit pour elle, ou dans un cas où il a pincé sa nuque et a pressé son sang sans que ce soit pour elle, c’est-à-dire un cas d’offrande d’oiseau dont le facteur permissif n’est pas sacrifié conformément à sa mitzva.
לֶאֱכוֹל כְּזַיִת בַּחוּץ כְּזַיִת לְמָחָר, כְּזַיִת לְמָחָר כְּזַיִת בַּחוּץ, כַּחֲצִי זַיִת בַּחוּץ כַּחֲצִי זַיִת לְמָחָר, כַּחֲצִי זַיִת לְמָחָר כַּחֲצִי זַיִת בַּחוּץ – פָּסוּל, וְאֵין בּוֹ כָּרֵת.
Si quelqu’un a pincé la nuque de l’oiseau et en a fait sortir le sang avec l’intention de manger un volume d’olive de l’offrande en dehors de l’endroit qui lui est désigné et un volume d’olive le lendemain, ou un volume d’olive le lendemain et un volume d’olive en dehors de l’endroit qui lui est désigné, ou un demi-volume d’olive en dehors de l’endroit qui lui est désigné et un demi-volume d’olive le lendemain, ou un demi-volume d’olive le lendemain et un demi-volume d’olive en dehors de l’endroit qui lui est désigné, l’offrande est disqualifiée et n’entraîne pas de responsabilité passible de karet.
אָמַר רַבִּי יְהוּדָה, זֶה הַכְּלָל: אִם מַחְשֶׁבֶת הַזְּמַן קָדְמָה לְמַחְשֶׁבֶת הַמָּקוֹם – פִּיגּוּל, וְחַיָּיבִין עָלָיו כָּרֵת. וְאִם מַחְשֶׁבֶת הַמָּקוֹם קָדְמָה לְמַחְשֶׁבֶת הַזְּמַן – פָּסוּל, וְאֵין בּוֹ כָּרֵת. [וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: זֶה וָזֶה פָּסוּל וְאֵין בּוֹ כָּרֵת.]
Rabbi Yehuda n’était pas d’accord et a dit que tel est le principe : si l’intention impropre concernant le temps a précédé l’intention concernant la zone, l’offrande est piggul et l’on est passible de karet pour en manger. Et si l’intention concernant la zone a précédé l’intention concernant le temps, l’offrande est disqualifiée et n’entraîne pas de responsabilité de karet. Et les Sages disent : Dans ce cas où l’intention concernant le temps est venue en premier et dans cet autre cas où l’intention concernant la zone est venue en premier, l’offrande est disqualifiée et n’entraîne pas de responsabilité de karet.
לֶאֱכוֹל כַּחֲצִי זַיִת וּלְהַקְטִיר כַּחֲצִי זַיִת – כָּשֵׁר, שֶׁאֵין אֲכִילָה וְהַקְטָרָה מִצְטָרְפִין.
Si son intention était de manger une demi-mesure d’olive et brûler une demi-mesure d’olive en dehors du moment approprié ou en dehors de l’endroit approprié, l’offrande est valide, car manger et brûler ne se joignent pas ensemble.
גְּמָ׳ תָּנוּ רַבָּנַן: ״וְהִקְרִיבוֹ״ – מָה תַּלְמוּד לוֹמַר?
GUEMARA :Les Sages ont enseigné une baraita au sujet du verset concernant l’holocauste d’un oiseau : « Et le prêtre l’approchera de l’autel, lui pincera la tête, et la fera fumer sur l’autel » (Lévitique 1:15). Quel est le sens lorsque le verset déclare : Et le prêtre l’approchera de l’autel ? Puisque le verset précédent déclare que « il apportera son offrande », ce verset aurait dû commencer par l’expression : « Et il lui pincera la tête ».
לְפִי שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְהִקְרִיב מִן הַתֹּרִים אוֹ מִן בְּנֵי הַיּוֹנָה״ – יָכוֹל הַמִּתְנַדֵּב עוֹף לֹא יִפְחוֹת מִשְּׁנֵי פְּרִידִין? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וְהִקְרִיבוֹ״ – אֲפִילּוּ פְּרִידָה אַחַת יָבִיא אֶל הַמִּזְבֵּחַ.
Puisqu’il est dit dans le verset précédent : « Et si son offrande à l’Éternel est un holocauste d’oiseaux, alors il apportera son offrande de tourterelles ou de jeunes pigeons » (Lévitique 1:14), on aurait pu penser que celui qui donne un oiseau comme offrande ne peut pas en donner moins de deux. C’est pourquoi le verset déclare : « Et le prêtre l’apportera », indiquant que l’on peut apporter même un seul oiseau pour être sacrifié sur l’autel.
מָה תַּלְמוּד לוֹמַר: ״הַכֹּהֵן״? לִקְבּוֹעַ לוֹ כֹּהֵן. שֶׁיָּכוֹל וַהֲלֹא דִּין הוּא: וּמָה בֶּן צֹאן, שֶׁקָּבַע לוֹ צָפוֹן – לָא קָבַע לוֹ כֹּהֵן; עוֹף, שֶׁלָּא קָבַע לוֹ צָפוֹן – אֵינוֹ דִּין שֶׁלֹּא יִקְבַּע לוֹ כֹּהֵן?! תַּלְמוּד לוֹמַר: ״(אֶל) הַכֹּהֵן״ – לִקְבּוֹעַ לוֹ כֹּהֵן.
La baraita continue d’analyser le verset : Quel est le sens lorsque le verset déclare que « le prêtre l’apportera à l’autel » (Lévitique 1:15) ? Cela vient établir que seul un prêtre peut lui pincer la nuque, car on aurait pu penser que même un non-prêtre peut accomplir cette procédure. Cela ne pourrait-il pas être déduit par inférence logique : Et si, en ce qui concerne une brebis en holocauste, à propos de laquelle le verset a établi qu’elle doit être abattue au nord (voir Lévitique 1:11), il n’a pas établi qu’elle doit être abattue par un prêtre (voir 32a), alors dans le cas d’un oiseau en holocauste, à propos duquel le verset n’a pas établi que sa nuque doit être pincée au nord, n’est-il pas logique que le verset n’établisse pas que sa nuque doit être pincée par un prêtre ? Pour réfuter cela, le verset déclare que « le prêtre l’apportera à l’autel » afin d’établir que sa nuque doit être pincée spécifiquement par un prêtre.
יָכוֹל יִמְלְקֶנּוּ בְּסַכִּין? וְדִין הוּא: וּמָה אִם שְׁחִיטָה, שֶׁלֹּא קָבַע לָהּ כֹּהֵן – קָבַע לָהּ כְּלִי; מְלִיקָה, שֶׁקָּבַע לָהּ כֹּהֵן – אֵינוֹ דִּין שֶׁיִּקְבַּע לָהּ כְּלִי?!
La baraita continue : On aurait pu penser que le prêtre devait pincer sa nuque avec un couteau. Et cela pourrait être déduit par une inférence logique : Et si en ce qui concerne l’abattage rituel, à propos du quel le verset n’a pas établi qu’il doive être effectué par un prêtre, il a néanmoins établi qu’il doive être effectué avec un instrument, c’est-à-dire un couteau (voir 97b) ; alors dans le cas du pincement, à propos duquel le verset a établi qu’il doit être effectué par un prêtre, n’est-il pas logique que le verset établisse qu’il doive être effectué avec un instrument ?
תַּלְמוּד לוֹמַר: ״כֹּהֵן... וּמָלַק״. אָמַר רַבִּי עֲקִיבָא: וְכִי תַּעֲלֶה עַל דַּעְתְּךָ שֶׁזָּר קָרֵב לְגַבֵּי מִזְבֵּחַ?! אֶלָּא מָה תַּלְמוּד לוֹמַר: ״כֹּהֵן״? שֶׁתְּהֵא מְלִיקָה בְּעַצְמוֹ שֶׁל כֹּהֵן.
Pour contrer cela, le verset déclare : « Et le prêtre l’approchera de l’autel et lui pincera la tête. » En expliquant ce verset, Rabbi Akiva a dit : Pourrait-il te venir à l’esprit qu’un non-prêtre puisse s’approcher de l’autel afin d’offrir un sacrifice ? Puisque cela est impossible, le verset n’a pas besoin d’indiquer que le rite sacrificiel est accompli par un prêtre. Plutôt, quelle est la signification lorsque le verset déclare : « Le prêtre » ? Cela signifie que le pincement doit être effectué avec le propre corps du prêtre.
יָכוֹל יִמְלְקֶנָּה בֵּין מִלְּמַעְלָה בֵּין מִלְּמַטָּה? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וּמָלַק... וְהִקְטִיר״ – מָה הַקְטָרָה בְּרֹאשׁ הַמִּזְבֵּחַ, אַף מְלִיקָה בְּרֹאשׁ הַמִּזְבֵּחַ.
La baraita continue d’analyser le verset : On aurait pu penser que le prêtre peut pincer la nuque de l’oiseau soit au-dessus de la ligne rouge de l’autel soit au-dessous de celle-ci. Pour réfuter cela, le verset déclare : « Et le prêtre l’apportera à l’autel, et lui pincera la tête, et la fera fumer sur l’autel. » Le verset juxtapose le pincement à la combustion de l’oiseau sur l’autel pour enseigner que, de même que la combustion a lieu au sommet de l’autel, de même le pincement a lieu sur la partie supérieure de la paroi de l’autel.
״וּמָלַק״ – מִמּוּל עוֹרֶף. אַתָּה אוֹמֵר מִמּוּל עוֹרֶף; אוֹ אֵינוֹ אֶלָּא מִן הַצַּוָּאר? וְדִין הוּא: נֶאֱמַר כָּאן ״וּמָלַק״, וְנֶאֱמַר לְהַלָּן ״וּמָלַק״; מָה לְהַלָּן מִמּוּל עוֹרֶף, אַף כָּאן מִמּוּל עוֹרֶף!
La baraita continue : Le verset déclare que le prêtre doit « pincer sa tête », ce qui doit être fait à la nuque. Dis-tu que le pincement a lieu à la nuque, ou est-ce seulement à la gorge ? Cela peut être déduit par une inférence logique : Il est dit ici, au sujet d’un holocauste d’oiseau : « et pincera sa tête » (Lévitique 1:15), et il est dit là-bas, au sujet d’une offrande expiatoire d’oiseau : « et pincera sa tête vis-à-vis de sa nuque, mais ne la séparera pas » (Lévitique 5:8). De même que là-bas, la tête est pincée à la nuque, de même ici, la tête est pincée à la nuque.
אִי – מָה לְהַלָּן מוֹלֵק וְאֵינוֹ מַבְדִּיל, אַף כָּאן מוֹלֵק וְאֵינוֹ מַבְדִּיל?! תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וּמָלַק וְהִקְטִיר״; מָה הַקְטָרָה – הָרֹאשׁ לְעַצְמוֹ וְהַגּוּף לְעַצְמוֹ, אַף מְלִיקָה – הָרֹאשׁ לְעַצְמוֹ וְהַגּוּף לְעַצְמוֹ.
Si la halakha de l’holocauste d’oiseau est dérivée de celle de l’offrande expiatoire d’oiseau, peut-être faut-il aussi en déduire que, de même que là-bas, le prêtre pince la tête mais ne la sépare pas complètement du corps, de même ici, en ce qui concerne l’holocauste d’oiseau, il pince la tête mais ne la sépare pas du corps. Pour réfuter cela, le verset déclare au sujet de l’holocauste d’oiseau : « Et il lui pincera la tête, et la fera fumer sur l’autel » (Lévitique 1:15). Cela indique que, de même que pour ce qui est de la combustion de l’holocauste d’oiseau, la tête est brûlée à part et le corps est brûlé à part, de même aussi pour ce qui est du pincement, la tête est à part et le corps est à part, c’est-à-dire que la tête est complètement détachée du corps.
וּמִנַּיִן שֶׁהַקְטָרַת הָרֹאשׁ בְּעַצְמוֹ וְהַגּוּף בְּעַצְמוֹ? שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְהִקְטִיר אוֹתוֹ״ – הֲרֵי הַקְטָרַת הַגּוּף אֲמוּרָה; הָא מָה אֲנִי מְקַיֵּים ״וְהִקְטִיר הַמִּזְבֵּחָה״? בְּהַקְטָרַת הָרֹאשׁ הַכָּתוּב מְדַבֵּר.
La baraita continue : Et d’où est-il déduit que la combustion de la tête se fait à part et que le corps est brûlé à part ? Comme il est dit : « Et il le déchirera par ses ailes…et le prêtre le fera fumer sur l’autel » (Lévitique 1:17). Puisque la combustion du corps est énoncée dans ce verset, comment dois-je comprendre le sens de l’expression précédente : « Et le fera fumer sur l’autel » (Lévitique 1:15) ? Il faut conclure que le verset parle de la combustion de la tête.
״וְנִמְצָה דָּמוֹ״ – כּוּלּוֹ. ״עַל קִיר הַמִּזְבֵּחַ״ – וְלֹא עַל קִיר הַכֶּבֶשׁ, וְלֹא עַל קִיר הַהֵיכָל; וְאֵיזֶה זֶה? זֶה קִיר הָעֶלְיוֹן.
La baraita continue d’exposer le verset énoncé au sujet d’un holocauste d’oiseau : « Et son sang sera exprimé sur la paroi de l’autel » (Lévitique 1:15). Lorsque le verset déclare : « Et son sang sera exprimé, » cela signifie que la totalité doit en être exprimée. La suite du verset indique qu’il doit être exprimé « sur la paroi de l’autel », et non sur la paroi de la rampe, ni sur la paroi du Sanctuaire. Et quelle paroi de l’autel s’agit-il ? C’est la paroi supérieure, c’est-à-dire au-dessus de la ligne rouge.
אוֹ אֵינוֹ אֶלָּא קִיר הַתַּחְתּוֹן? וְדִין הוּא: מָה בְּהֵמָה, שֶׁחַטָּאתָהּ לְמַעְלָה – עוֹלָתָהּ לְמַטָּה; עוֹף, שֶׁחַטָּאתוֹ לְמַטָּה – אֵינוֹ דִּין שֶׁעוֹלָתוֹ לְמַטָּה?
Ou peut-être que le verset fait référence uniquement à la paroi inférieure, c’est-à-dire en dessous de la ligne rouge ; et cela peut être étayé par une déduction logique : Et si, en ce qui concerne une offrande animale, le sang de son offrande expiatoire est appliqué au-dessus de la ligne rouge, le sang de son holocauste est appliqué au-dessous de la ligne rouge, alors, en ce qui concerne une offrande d’oiseau, le sang de son offrande expiatoire est aspergé au-dessous de la ligne rouge, n’est-il pas logique que le sang de son holocauste soit aspergé au-dessous de la ligne rouge ?
תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וּמָלַק... וְהִקְטִיר... וְנִמְצָה דָּמוֹ״ – וְכִי תַּעֲלֶה עַל דַּעְתְּךָ לְאַחַר שֶׁהִקְטִיר חוֹזֵר וּמְמַצֶּה?! אֶלָּא לוֹמַר לָךְ: מָה הַקְטָרָה בְּרֹאשׁ הַמִּזְבֵּחַ, אַף מִיצּוּי בְּרֹאשׁ הַמִּזְבֵּחַ. הָא כֵּיצַד? הָיָה עוֹלֶה בַּכֶּבֶשׁ וּפוֹנֶה לַסּוֹבֵב, וּבָא לוֹ לְקֶרֶן דְּרוֹמִית מִזְרָחִית; הָיָה מוֹלֵק אֶת רֹאשָׁהּ מִמּוּל עׇרְפָּה וּמַבְדִּיל, וּמְמַצֶּה מִדָּמָהּ עַל קִיר הַמִּזְבֵּחַ. אִם עֲשָׂאָהּ לְמַטָּה מֵרַגְלָיו, אֲפִילּוּ אַמָּה – כְּשֵׁירָה.
Pour contrer cela, le verset déclare : « Et il pincera sa tête, et la fera fumer sur l’autel ; et son sang sera exprimé. » Pourrait-il te venir à l’esprit que après avoir brûlé l’oiseau, le prêtre revienne et en exprime le sang ? Au contraire, le verset vient pour t’enseigner : De même que la combustion a lieu au sommet de l’autel, de même aussi l’expression a lieu au sommet de l’autel. Comment cela ? Le prêtre montait la rampe, se tournait vers la corniche périphérique et arrivait au coin sud-est. Il pinçait la tête de l’oiseau à la nuque, et la séparait de son corps. Puis il exprimait son sang sur la paroi de l’autel à côté de lui. Néanmoins, si le prêtre effectuait l’expression sous ses pieds, c’est-à-dire sous la corniche périphérique, même d’une coudée au-dessous de la corniche, cela est valide.
רַבִּי נְחֶמְיָה וְרַבִּי אֱלִיעֶזֶר בֶּן יַעֲקֹב אוֹמְרִים: כׇּל עַצְמָהּ אֵין נַעֲשֵׂית אֶלָּא בְּרֹאשׁ הַמִּזְבֵּחַ. מַאי בֵּינַיְיהוּ?
La baraita conclut en citant une opinion divergente : Rabbi Neḥemya et Rabbi Eliezer ben Ya’akov disent : L’ensemble du rite d’un holocauste d’oiseau n’est accompli que sur l’autel. La Guemara demande : Puisque le premier tanna ainsi que Rabbi Neḥemya et Rabbi Eliezer ben Ya’akov conviennent que l’oiseau doit être brûlé sur l’autel et que son sang doit être pressé sur la partie supérieure de la paroi de l’autel, quelle est la différence entre eux ?
אַבָּיֵי וְרָבָא דְּאָמְרִי תַּרְוַיְיהוּ: עוֹשֶׂה מַעֲרָכָה עַל גַּבֵּי סוֹבֵב אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ.
Abaye et Rava disent tous deux : Il y a une différence entre eux quant à savoir s’il est permis de disposer un arrangement de bois sur la corniche environnante et d’y brûler l’oiseau. Selon le premier tanna, cela est permis en cas de besoin, et il est donc valide si le prêtre presse le sang sur le mur jusqu’à une coudée au-dessous de la corniche environnante. Selon Rabbi Neḥemya et Rabbi Eliezer ben Ya’akov, on ne peut jamais brûler l’oiseau sur la corniche environnante, et il n’est donc pas valide si le prêtre a pressé le sang au-dessous de la corniche environnante.
בָּא לוֹ לַגּוּף כּוּ׳. תָּנוּ רַבָּנַן: ״וְהֵסִיר אֶת מֻרְאָתוֹ בְּנֹצָתָהּ״ – זוֹ זֶפֶק.
§ La michna enseigne qu’après que le prêtre a jeté la tête de l’oiseau sur le feu de l’autel, il arrive au corps et enlève le jabot, les plumes qui y sont attachées, ainsi que les entrailles qui sortent avec eux, et les jette à l’endroit des cendres. Les Sages ont enseigné dans une baraita, au sujet du verset concernant un holocauste d’oiseau : « Et il enlèvera son murato avec ses plumes » (Lévitique 1:16). Ce mot, murato, désigne le jabot.
יָכוֹל יַקְדִּיר בְּסַכִּין וְיִטְּלֶנּוּ? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״בְּנֹצָתָהּ״ – נוֹטֵל אֶת הַנּוֹצָה עִמָּהּ. אַבָּא יוֹסֵי בֶּן חָנָן אוֹמֵר: נוֹטְלָהּ וְנוֹטֵל קוּרְקְבָנָהּ עִמָּהּ.
Si le verset avait dit seulement « son jabot », on aurait pu penser que le prêtre peut couper la peau avec un couteau et prendre le jabot sans aucune autre partie de l’oiseau. Par conséquent, le verset déclare : « Avec ses plumes [benotzatah] », ce qui enseigne qu’il prend les plumes avec lui, c’est-à-dire qu’il doit retirer la peau avec les plumes encore attachées. La Guemara présente un autre avis : Abba Yosei ben Ḥanan dit : Il prend le jabot et il prend aussi avec lui son gésier.
דְּבֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל תָּנָא: ״בְּנֹצָתָהּ״ – בְּנוֹצָה שֶׁלָּהּ; קוֹדְרָהּ בְּסַכִּין כְּמִין אֲרוּבָּה.
Un Sage de l’école de Rabbi Yishmael a enseigné : Le mot benotzatah est une contraction des mots benotza shelah, signifiant ses plumes. Cela enseigne que le prêtre la coupe avec un couteau, créant une ouverture comme une fenêtre en face du jabot. Cela lui permet de retirer le jabot uniquement avec les plumes et la peau directement en face de celui-ci, et c’est cela qu’il apporte à l’endroit des cendres.

Les traductions générées par l'IA peuvent ne pas être entièrement précises.

Pour des commentaires ou des corrections, contactez drashot@drashot.ai.

Textes fournis par Sefaria