שֶׁאִם הִיזָּה וְלֹא מִיצָּה – כְּשֵׁירָה; וּבִלְבַד שֶׁיִּתֵּן מִחוּט הַסִּיקְרָא וּלְמַטָּה מִדַּם הַנֶּפֶשׁ.
car s’il a aspergé le sang mais n’en a pas pressé le reste, cela reste valide, à condition qu’il mette un peu du sang de l’âme n’importe où sur l’autel à partir de la ligne rouge et en dessous. Cette version de la baraita affirme que l’offrande est valide quel que soit l’endroit sur l’autel où son sang a été pressé ; mais il est essentiel que le sang soit aspergé sur la moitié inférieure de l’autel.
שְׁלֹשָׁה דְּבָרִים כּוּ׳. חַטַּאת הָעוֹף – הָא דַּאֲמַרַן.
§ La michna enseigne qu’il y avait trois sujets pour lesquels la partie du coin sud-ouest située sous la ligne rouge servait d’endroit approprié : le sacrifice d’une offrande expiatoire d’oiseau, l’approche des offrandes de farine vers l’autel, et le versement du sang restant. La Guemara cite des sources pour prouver que chacun de ces trois sujets était accompli au coin sud-ouest : la source concernant l’offrande expiatoire d’oiseau est ce que nous avons dit plus tôt (63b), à savoir que cela est dérivé d’une comparaison avec les offrandes de farine.
הַגָּשׁוֹת – דִּכְתִיב: ״וְהִגִּישָׁהּ אֶל פְּנֵי הַמִּזְבֵּחַ״. שְׁיָרֵי הַדָּם – דִּכְתִיב: ״וְאֶת כׇּל דַּם הַפָּר יִשְׁפֹּךְ אֶל יְסוֹד הַמִּזְבֵּחַ״.
La source pour approcher les offrandes de farine près de l’autel à l’angle sud-ouest est dérivée de ce qui est écrit : « Et il l’approchera devant l’autel. » La source pour verser le sang restant à l’angle sud-ouest de l’autel est comme il est écrit : « Et tout le sang restant du taureau, il le versera au pied de l’autel » (Lévitique 4:7), que la Guemara interprète comme se référant à l’angle sud-ouest (voir 53a).
מִלְּמַעְלָה: נִיסּוּךְ הַמַּיִם, וְהַיַּיִן, וְעוֹלַת הָעוֹף כְּשֶׁהִיא רַבָּה בַּמִּזְרָח. מַאי טַעְמָא? רַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: מִפְּנֵי שֶׁקְּרוֹבָה מִבֵּית הַדֶּשֶׁן.
§ La michna enseigne qu’il y avait trois cas pour lesquels la partie du coin sud-ouest au-dessus de la ligne rouge servait d’endroit approprié : Les libations d’eau et de vin, ainsi que l’offrande en holocauste d’un oiseau lorsqu’elles étaient nombreuses à l’est, c’est-à-dire au coin sud-est. La Guemara demande : Quelle est la raison pour laquelle les rites sacrificiels d’un holocauste d’oiseau devaient idéalement être accomplis au coin sud-est de l’autel ? Rabbi Yoḥanan dit : Parce que c’est le plus proche de tous les coins du lieu des cendres, c’est-à-dire l’endroit où les cendres de l’autel sont déposées chaque matin. Le jabot et les plumes d’un holocauste d’oiseau y sont également déposés.
אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: בֹּא וּרְאֵה כַּמָּה גָּדוֹל כֹּחָן שֶׁל כֹּהֲנִים – שֶׁאֵין לָךְ קַל בָּעוֹפוֹת יוֹתֵר מִמּוּרְאָה וְנוֹצָה, פְּעָמִים שֶׁהַכֹּהֵן זוֹרְקָן יוֹתֵר מִשְּׁלֹשִׁים אַמָּה.
La Guemara cite un commentaire relatif à l’affirmation de la michna selon laquelle, lorsque l’angle sud-est de l’autel est trop encombré, les rites sacrificiels d’un holocauste d’oiseau peuvent être accomplis à l’angle sud-ouest : Rabbi Yoḥanan dit : Viens voir combien grande était la force des prêtres, car il n’y a pas de parties d’oiseaux plus légères que le jabot et les plumes, et il y avait des moments où le prêtre les lançait à plus de trente coudées depuis l’angle sud-ouest de l’autel jusqu’au lieu des cendres.
דִּתְנַן: נָטַל מַחְתָּה שֶׁל כֶּסֶף, וְעָלָה לְרֹאשׁ הַמִּזְבֵּחַ, וּפִינָּה אֶת הַגֶּחָלִים אֵילָךְ וְאֵילָךְ, וְחָתָה מִן הַמְאוּכָּלוֹת הַפְּנִימִיּוֹת, וְיוֹרֵד. הִגִּיעַ לָרִצְפָּה – מַחֲזִיר פָּנָיו כְּלַפֵּי צָפוֹן, וְהוֹלֵךְ לְמִזְרָחוֹ שֶׁל כֶּבֶשׁ כְּעֶשֶׂר אַמּוֹת. צָבַר אֶת הַגֶּחָלִים עַל גַּבֵּי הָרִצְפָּה רָחוֹק מִן הַכֶּבֶשׁ שְׁלֹשָׁה טְפָחִים – מָקוֹם שֶׁנּוֹתְנִין מוּרְאָה וְנוֹצָה, וְדִישּׁוּן מִזְבֵּחַ הַפְּנִימִי וְהַמְּנוֹרָה.
C’est comme nous l’avons appris dans une michna (Tamid 28b) décrivant la procédure de séparation des cendres : le prêtre prenait une pelle à braises en argent, montait au sommet de l’autel et écartait la couche supérieure de braises de ce côté et de cet autre côté et, à l’aide de la pelle, ramassait des braises parmi les braises intérieures, consumées, et descendait la rampe. Lorsqu’il atteignait le sol de la cour du Temple, il tournait son visage vers la gauche, vers le nord, et marchait environ dix coudées le long du côté oriental de la rampe. Là, il entassait les braises sur le sol à une distance de trois palmes de la rampe. C’était l’endroit où l’on dépose le jabot et les plumes, ainsi que les cendres retirées de l’autel intérieur et du Candélabre.
הָנֵי טְפֵי מִתְּלָתִין וְחַד הָוְיָין! מְקוֹם גַּבְרֵי לָא חָשֵׁיב.
La Guemara objecte : La distance entre l’angle sud-ouest et l’endroit décrit dans cette michna est de plus de trente et une coudées. La Guemara répond : Rabbi Yoḥanan n’a pas pris en compte l’espace occupé par des personnes, c’est-à-dire le prêtre qui accomplissait le service, dans son calcul.
כׇּל הָעוֹלִים לְמִזְבֵּחַ, מַאי טַעְמָא? אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: נְסָכִים – שֶׁמָּא יִתְעַשְּׁנוּ, וְעוֹלַת הָעוֹף – שֶׁמָּא תָּמוּת בֶּעָשָׁן.
§ La michna enseigne que quiconque monte la rampe vers l’autel monte par le côté droit de la rampe, fait le tour de l’autel jusqu’à atteindre l’angle sud-ouest, puis redescend par le côté gauche de la rampe, à l’exception de celui qui monte afin d’accomplir les libations de vin ou d’eau, ou pour offrir un holocauste d’oiseau à l’angle sud-ouest de l’autel. Dans ces cas, le prêtre montait directement à l’angle sud-ouest. La Guemara demande : Quelle est la raison de ces exceptions à la pratique habituelle ? Rabbi Yoḥanan dit : En ce qui concerne les libations, le prêtre ne faisait pas tout le tour de l’autel de peur que le vin ou l’eau n’absorbent la fumée du feu de l’autel. Et en ce qui concerne un holocauste d’oiseau, il ne faisait pas tout le tour de peur que l’oiseau ne meure de l’inhalation de la fumée.
וּרְמִינְהוּ: בָּא לוֹ לְהַקִּיף אֶת הַמִּזְבֵּחַ, מֵאַיִן הוּא מַתְחִיל? מִקֶּרֶן דְּרוֹמִית מִזְרָחִית, מִזְרָחִית צְפוֹנִית, צְפוֹנִית מַעֲרָבִית, מַעֲרָבִית דְּרוֹמִית; וְנוֹתְנִין לוֹ יַיִן לְנַסֵּךְ!
La Guemara soulève une contradiction à partir de la michna suivante (Tamid 33b) : Si le Grand Prêtre accomplissait les rites sacrificiels de l’offrande quotidienne, après avoir placé les membres sur le feu au sommet de l’autel et s’apprêtait à faire le tour de l’autel, d’où commence-t-il à marcher ? Il commence du coin sud-est, continue vers le coin nord-est, puis vers le coin nord-ouest, et arrive finalement au coin sud-ouest. Et on lui donne du vin à verser sur l’autel. Cela indique que le Grand Prêtre fait le tour de l’autel tout en tenant le vin pour la libation, et il n’y a aucune crainte qu’il n’absorbe trop de fumée.
אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן:
Rabbin Yoḥanan dit :