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אָמַר רָמֵי בַּר חָמָא: כׇּל כִּבְשֵׁי כְּבָשִׁים – שָׁלֹשׁ אַמּוֹת לְאַמָּה, חוּץ מִכִּבְשׁוֹ שֶׁל מִזְבֵּחַ – שֶׁהָיָה שָׁלֹשׁ אַמּוֹת וּמֶחֱצָה וְאֶצְבַּע וּשְׁלִישׁ אֶצְבַּע בְּזַכְרוּתָא.
Rami bar Ḥama dit : La pente de chacune des petites rampes était de une coudée d’élévation pour trois coudées de longueur ; cela était vrai à l’exception de la rampe principale de l’autel, qui s’élevait d’une coudée sur trois coudées et demie, une palme et un tiers de palme, mesurés au bout du pouce. La pente de la rampe principale de l’autel était légèrement plus faible que celle des petites rampes afin de permettre aux prêtres de monter plus facilement la rampe tout en tenant les portions sacrificielles.
מַתְנִי׳ מְנָחוֹת הָיוּ נִקְמָצוֹת בְּכׇל מָקוֹם בָּעֲזָרָה, וְנֶאֱכָלוֹת לִפְנִים מִן הַקְּלָעִים – לְזִכְרֵי כְהוּנָּה, בְּכׇל מַאֲכָל, לְיוֹם וָלַיְלָה עַד חֲצוֹת.
MICHNA :Des poignées étaient prélevées des offrandes de farine en tout endroit de la cour du Temple et étaient consommées à l’intérieur de la zone entourée par les rideaux par les mâles de la prêtrise, préparées de n’importe quelle manière de nourriture qu’il choisissait, par exemple rôtie ou bouillie, pendant un jour et une nuit, jusqu’à minuit.
גְּמָ׳ אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: מִנְחָה שֶׁנִּקְמְצָה בַּהֵיכָל – כְּשֵׁירָה, שֶׁכֵּן מָצִינוּ בְּסִילּוּק בָּזִיכִין.
GUEMARA :Rabbi Elazar dit : Une offrande de farine dont la poignée a été prélevée dans le Sanctuaire est valide, car nous trouvons au sujet du retrait des deux coupes d’encens qui étaient placées à côté du pain de proposition sur la Table, laquelle se trouvait dans le Sanctuaire. Le Chabbat, ces coupes d’encens étaient retirées et brûlées sur l’autel, ce qui permettait de manger le pain de proposition. Le retrait des coupes d’encens était parallèle au processus consistant à prélever une poignée d’une offrande de farine ; de même que le retrait des coupes avait lieu dans le Sanctuaire, de même le prélèvement d’une poignée de l’offrande de farine pouvait être effectué dans le Sanctuaire.
מֵתִיב רַבִּי יִרְמְיָה: ״וְקָמַץ מִשָּׁם״ – מִמָּקוֹם שֶׁרַגְלֵי הַזָּר עוֹמְדוֹת.
Rabbi Yirmeya soulève une objection à partir d’une baraita : Le verset déclare au sujet des offrandes de farine : « Et il l’apportera aux fils d’Aaron, les prêtres ; et il en prendra de là sa pleine poignée » (Lévitique 2:2). L’expression « de là » indique que la poignée doit être prise d’un endroit où les pieds du non-prêtre qui a apporté l’offrande de farine peuvent se tenir, c’est-à-dire la cour du Temple, mais non le Sanctuaire, en contradiction directe avec l’opinion de Rabbi Elazar.
בֶּן בְּתִירָא אוֹמֵר: מִנַּיִן שֶׁאִם קָמַץ בִּשְׂמֹאל – שֶׁיַּחֲזִיר וְיִקְמוֹץ בְּיָמִין? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״מִשָּׁם״ – מִמָּקוֹם שֶׁקָּמַץ כְּבָר.
La baraita continue : Ben Beteira dit qu’il existe une explication différente du verset. D’où est-il déduit que si le prêtre a pris une poignée avec sa main gauche, il doit remettre la poignée dans le récipient et ensuite prendre une autre poignée avec sa main droite ? Le verset déclare : « Et il prendra de là sa poignée », indiquant qu’il peut la prendre de l’endroit d’où il a déjà pris une poignée.
אִיכָּא דְּאָמְרִי: הוּא מוֹתֵיב לַהּ וְהוּא מְפָרֵק לַהּ; אִיכָּא דְאָמְרִי: אֲמַר לֵיהּ רַבִּי עֲקִיבָא לְרַבִּי יִרְמְיָה בַּר תַּחְלִיפָא, אַסְבְּרַהּ לָךְ: לֹא נִצְרְכָא אֶלָּא לְהַכְשִׁיר כׇּל הָעֲזָרָה כּוּלָּהּ.
La Guemara répond : Il y a ceux qui disent que Rabbi Yirmeya soulève l'objection et la résout, et il y a ceux qui disent que Rabbi Akiva a dit à Rabbi Yirmeya bar Taḥlifa : Je vais t'expliquer la solution. Le verset qui indique que la poignée est prise d'un endroit où des non-prêtres peuvent se tenir n'est nécessaire que pour rendre toute la cour du Temple valide pour le prélèvement de la poignée, mais non pour indiquer qu'on ne peut pas prendre la poignée dans le Sanctuaire.
סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא: הוֹאִיל וְעוֹלָה קׇדְשֵׁי קָדָשִׁים, וּמִנְחָה קׇדְשֵׁי קָדָשִׁים; מָה עוֹלָה טְעוּנָה צָפוֹן, אַף מִנְחָה טְעוּנָה צָפוֹן.
Cela était nécessaire, car il pourrait te venir à l’esprit de dire que, puisqu’un holocauste est l’une des offrandes de l’ordre le plus sacré, et qu’une offrande de farine est aussi l’une des offrandes de l’ordre le plus sacré, de même qu’un holocauste exige l’abattage précisément du côté nord de la cour du Temple, de même, une offrande de farine exige la prise de la poignée précisément du côté nord de la cour du Temple.
מָה לְעוֹלָה, שֶׁכֵּן כָּלִיל!
La Guemara répond : Qu’est-ce qui est remarquable dans un holocauste ? Il est remarquable en ce que il est entièrement brûlé sur l’autel. Par conséquent, on n’aurait pas déduit que, de même qu’un holocauste doit être abattu du côté nord de la cour du Temple, la poignée doit également être prélevée d’une offrande de farine du côté nord de la cour du Temple.
מֵחַטָּאת. מָה לְחַטָּאת, שֶׁכֵּן מְכַפֶּרֶת עַל חַיָּיבֵי כָרֵיתוֹת!
Et si l’on tentait de déduire que la poignée d’une offrande de farine doit être prise du côté nord de la cour du Temple à partir de la halakha relative à une offrande expiatoire, qui est une offrande du degré le plus sacré dont l’abattage doit avoir lieu du côté nord, mais qui, malgré cela, n’est pas entièrement consumée sur l’autel, cela aussi peut être réfuté : Qu’y a-t-il de notable dans une offrande expiatoire ? Elle est notable en ce qu’elle fait expiation pour ceux qui sont passibles de karet.
מֵאָשָׁם. מָה לְאָשָׁם, שֶׁכֵּן מִינֵי דָמִים!
Et si l’on voulait déduire que la poignée d’une offrande de farine doit être prise du côté nord de la cour du Temple à partir de la halakha relative à une offrande de culpabilité, qui est une offrande du degré le plus sacré et qui doit être abattue au nord, et qui ne partage pas les caractéristiques uniques de l’holocauste ou de l’offrande expiatoire, cela aussi peut être réfuté : Qu’y a-t-il de notable dans une offrande de culpabilité ? Elle est notable en ce qu’elle est l’un des types d’offrandes dont les rites sacrificiels sont accomplis avec leur sang, ce qui n’est pas le cas pour une offrande de farine.
מִכּוּלְּהוּ. מָה לְכוּלְּהוּ, שֶׁכֵּן מִינֵי דָמִים!
La Guemara ajoute : On ne peut pas non plus proposer de tirer une analogie à partir de l’élément commun partagé par toutes les offrandes mentionnées ci-dessus. Qu’est-ce qui est remarquable à leur sujet à toutes ? Elles sont remarquables en ce que ce sont toutes des types d’offrandes dont les rites sacrificiels sont accomplis avec leur sang.
אֶלָּא אִיצְטְרִיךְ; סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא, הוֹאִיל וּכְתִיב: ״וְהִגִּישָׁהּ אֶל הַמִּזְבֵּחַ״, ״וְהֵרִים מִמֶּנּוּ בְּקֻמְצוֹ״ –
La Guemara présente une réponse différente : Au contraire, il était nécessaire que la baraita enseigne que la poignée peut être prélevée de l’offrande de farine n’importe où dans la cour du Temple, car on pourrait penser que, puisqu’il est écrit : « Et il l’apportera à l’autel » (Lévitique 2:8), puis qu’il est dit : « Et il en prélèvera de là sa poignée » (Lévitique 6:8), ce qui indique que la poignée doit être prise du récipient dans lequel l’offrande de farine a été approchée de l’autel, les versets indiquent également que la poignée doit être prise à l’endroit où le récipient est approché de l’autel.
מָה הַגָּשָׁה בְּקֶרֶן מַעֲרָבִית דְּרוֹמִית, אַף קְמִיצָה בְּקֶרֶן מַעֲרָבִית דְּרוֹמִית; קָא מַשְׁמַע לַן.
Par conséquent, de même que l’on doit apporter l’offrande de grain au coin sud-ouest de l’autel, de même, le prélèvement de sa poignée doit avoir lieu au coin sud-ouest de l’autel. Pour réfuter cela, la baraitanous enseigne que le prélèvement de la poignée peut avoir lieu n’importe où dans la cour du Temple.
אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: שְׁלָמִים שֶׁשְּׁחָטָן בַּהֵיכָל – כְּשֵׁרִים, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וּשְׁחָטוֹ (אוֹתוֹ) פֶּתַח אֹהֶל מוֹעֵד״ – וְלֹא יְהֵא טָפֵל חָמוּר מִן הָעִיקָּר.
§ Rabbi Yoḥanan dit : Les offrandes de paix que l’on a abattues dans le Sanctuaire sont valides, comme il est dit : « Et il l’abattra à l’entrée de la Tente d’Assignation » (Lévitique 3:2), c’est-à-dire dans la cour ; et la cour, qui possède une sainteté secondaire, ne devrait pas être plus rigoureuse que le lieu de sainteté primaire. En conséquence, de même que l’offrande est valide si elle a été abattue dans la cour, elle est certainement valide si elle a été abattue dans le Sanctuaire.
מֵיתִיבִי: רַבִּי יוֹחָנָן בֶּן בְּתִירָה אוֹמֵר, מִנַּיִן שֶׁאִם הִקִּיפוּ גּוֹיִם אֶת כׇּל הָעֲזָרָה – שֶׁהַכֹּהֲנִים נִכְנָסִין לְשָׁם וְאוֹכְלִין שָׁם קׇדְשֵׁי קָדָשִׁים? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״בְּקֹדֶשׁ הַקֳּדָשִׁים תֹּאכְלֶנּוּ״.
La Guemara soulève une objection à la déclaration de Rabbi Yoḥanan à partir d’une baraita : Rabbi Yoḥanan ben Beteira dit : D’où est-il déduit que si des gentils ont encerclé toute la cour du Temple et attaquaient, rendant impossible aux prêtres d’y rester, les prêtres peuvent entrer dans cette zone, c’est-à-dire le Sanctuaire, et y manger les offrandes du degré de sainteté le plus élevé ? Le verset déclare : « C’est dans un lieu très saint que tu le mangeras » (Nombres 18:10).
וְאַמַּאי? נֵימָא: ״בְּחָצֵר אֹהֶל מוֹעֵד יֹאכְלוּהָ״ – וְלֹא יְהֵא טָפֵל חָמוּר מִן הָעִיקָּר!
La Guemara demande : Mais pourquoi est-il nécessaire de dériver la halakha de cette source ? Disons que cela peut être dérivé du verset : « Dans la cour de la Tente d’Assignation ils le mangeront » (Lévitique 6:9), et le lieu de sainteté secondaire ne devrait pas être plus strict que le lieu de sainteté primaire. Par conséquent, à l’instar de la déclaration de Rabbi Yoḥanan, si la nourriture sacrificielle peut être mangée dans la cour, elle peut certainement être mangée dans le Sanctuaire. Le fait que la baraita exige une autre source indique que la méthode de dérivation de Rabbi Yoḥanan n’est pas valable.
הָכִי הַשְׁתָּא?! הָתָם עֲבוֹדָה – דְּאָדָם עוֹבֵד בִּמְקוֹם רַבּוֹ, אָמְרִינַן: לֹא יְהֵא טָפֵל חָמוּר מִן הָעִיקָּר. אֲכִילָה – דְּאֵין אָדָם אוֹכֵל בִּמְקוֹם רַבּוֹ, לֹא יְהֵא טָפֵל חָמוּר מִן הָעִיקָּר – לָא אָמְרִינַן.
La Guemara répond : Comment peut-on comparer ces cas ? Là-bas, en ce qui concerne l’abattage des offrandes, l’acte d’abattage est un rite sacrificiel, et une personne sert en présence de son maître. Par conséquent, nous disons que le lieu de la sainteté secondaire ne doit pas être plus strict que le lieu de la sainteté primaire, et si l’on peut abattre une offrande dans la cour, on peut certainement le faire dans le Sanctuaire. En revanche, dans le cas de manger de la nourriture sacrificielle, ce qui est différent parce qu’une personne ne mange pas en présence de son maître, nous ne disons pas le raisonnement selon lequel le lieu de la sainteté secondaire ne doit pas être plus strict que le lieu de la sainteté primaire. Par conséquent, un verset était nécessaire pour enseigner que le prêtre peut prendre part aux offrandes dans le Sanctuaire.
מַתְנִי׳ חַטַּאת הָעוֹף הָיְתָה נַעֲשֵׂית עַל קֶרֶן דְּרוֹמִית מַעֲרָבִית; וּבְכׇל מָקוֹם הָיְתָה כְּשֵׁירָה, אֶלָּא זֶה הָיְתָה מְקוֹמָהּ. וּשְׁלֹשָׁה דְּבָרִים הָיְתָה אוֹתָהּ קֶרֶן מְשַׁמֶּשֶׁת מִלְּמַטָּה, וּשְׁלֹשָׁה מִלְּמַעְלָה. מִלְּמַטָּה: חַטַּאת הָעוֹף, וְהַגָּשׁוֹת, וּשְׁיָרֵי הַדָּם.
MICHNA : Le rite sacrificiel de l’offrande expiatoire d’un oiseau était accompli au coin sud-ouest de l’autel. Et, si son rite sacrificiel était accompli à n’importe quel endroit sur l’autel, l’offrande était considérée comme valide ; mais ce coin était son lieu désigné. Et il y avait trois cas pour lesquels la partie de ce coin située au-dessous de la ligne rouge qui servait de démarcation entre les parties supérieure et inférieure de l’autel servait de lieu approprié, et il y avait trois cas pour lesquels la partie de ce coin au-dessus de la ligne rouge servait de lieu approprié. Les rites suivants étaient accomplis au-dessous de la ligne rouge : le sacrifice de l’offrande expiatoire d’un oiseau, et l’approche des offrandes de farine près de l’autel avant le prélèvement de la poignée, et le versement du sang restant.
וּמִלְּמַעְלָן: נִיסּוּךְ הַיַּיִן, וְהַמַּיִם, וְעוֹלַת הָעוֹף כְּשֶׁהִיא רַבָּה בַּמִּזְרָח.
Et les rites suivants étaient accomplis au-dessus de la ligne rouge : La libation de vin qui est apportée avec des offrandes animales ou comme offrande en soi, et la libation d’eau pendant la fête de Souccot, et le sacrifice d’un holocauste d’oiseau lorsque ils étaient nombreux et qu’il était impossible d’accomplir le rite à l’est, c’est-à-dire à l’angle sud-est où l’holocauste d’oiseau était sacrifié.
כׇּל הָעוֹלִין לַמִּזְבֵּחַ – עוֹלִין דֶּרֶךְ יָמִין,
Tous ceux qui montent la rampe vers l’autel montent par le côté droit de la rampe vers l’angle sud-est

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