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אַמָּה אֶל הַכָּתֵף״. וּמָה תַּלְמוּד לוֹמַר ״חָמֵשׁ אַמּוֹת״? מִשְּׂפַת מִזְבֵּחַ וּלְמַעְלָה.
coudées pour un côté” (Exode 38:14), ce qui indique que la hauteur des tentures entourant la cour du Tabernacle était de quinze coudées. Et que signifie ce passage lorsque le verset déclare : « et la hauteur cinq coudées” (Exode 27:18) ? Il fait référence à la hauteur des tentures à partir du bord supérieur de l’autel et au-dessus ; les tentures entourant la cour étaient de cinq coudées plus hautes que l’autel.
וּמָה תַּלְמוּד לוֹמַר ״וְשָׁלֹשׁ אַמּוֹת קוֹמָתוֹ״? מִשְּׂפַת סוֹבֵב וּלְמַעְלָה.
Rabbi Yossei poursuit : Et quelle est la signification lorsque le verset déclare : « Tu feras l’autel…et sa hauteur sera de trois coudées” (Exode 27:1) ? Le verset signifie que l’autel mesure trois coudées à partir du bord du rebord environnant et au-dessus.
וְרַבִּי יְהוּדָה, כִּי גְּמִיר גְּזֵירָה שָׁוָה – בְּרָחְבָּהּ הוּא דִּגְמִיר.
La Guemara demande : Et comment Rabbi Yehouda, qui comprend que l’autel de cuivre construit à l’époque de Moïse avait en réalité une hauteur de trois coudées, interprète-t-il l’analogie verbale fondée sur le mot « carré », à partir de laquelle Rabbi Yossi a déduit que la hauteur de l’autel de cuivre était de dix coudées ? La Guemara répond : Lorsqu’il apprend l’analogie verbale, il l’apprend au sujet de la largeur de l’autel, et non de sa hauteur. Cela est fondé sur le verset dans Ézéchiel (voir 59b). En conséquence, cela enseigne que l’autel construit à l’époque de Moïse mesurait dix coudées sur dix coudées.
וּלְרַבִּי יְהוּדָה, הָא קָא מִיתְחֲזֵי כֹּהֵן! נְהִי דְּכֹהֵן מִיתְחֲזֵי; עֲבוֹדָה דִּבְיָדוֹ – לָא מִיתְחֲזֵי.
La Guemara demande : Et selon Rabbi Yehouda, qui soutient que l’autel avait trois coudées de hauteur et que les tentures entourant la cour du Tabernacle avaient cinq coudées de hauteur, le prêtre n’est-il pas visible lorsqu’il accomplit le service sur l’autel ? La Guemara répond : Certes, le prêtre est visible, mais les objets avec lesquels il accomplit le service sacrificiel, qui sont dans sa main, ne sont pas visibles.
בִּשְׁלָמָא לְרַבִּי יְהוּדָה, הַיְינוּ דִּכְתִיב ״קִידֵּשׁ״; אֶלָּא לְרַבִּי יוֹסֵי, מַאי ״קִידֵּשׁ״? לְהַעֲמִיד בָּהּ מִזְבֵּחַ.
La Guemara revient à la dispute originelle entre Rabbi Yehouda et Rabbi Yossei quant à savoir si Salomon a consacré ou non le sol de la cour du Temple. Certes, selon Rabbi Yehouda, qui soutient que le sol de la cour du Temple a été consacré afin qu’il puisse servir d’autel, tel est le sens de ce qui est écrit : « Le roi sanctifia le milieu de la cour » (I Rois 8:64). Mais selon Rabbi Yossei, quel est le sens de l’expression « le roi sanctifia » ? La Guemara répond : Cela signifie que Salomon consacra la cour afin d’y placer l’autel.
בִּשְׁלָמָא לְרַבִּי יוֹסֵי, הַיְינוּ דִּכְתִיב ״קָטָן״; אֶלָּא לְרַבִּי יְהוּדָה, מַאי ״קָטָן״? הָכִי קָאָמַר: מִזְבַּח אֲבָנִים שֶׁעָשָׂה שְׁלֹמֹה תַּחַת מִזְבַּח הַנְּחֹשֶׁת – קָטָן הֲוָה.
La Guemara poursuit : Soit, selon Rabbi Yossei, qui soutient que la surface de l’autel construit à l’époque de Moïse était de cinq coudées sur cinq coudées, tel est le sens de ce qui est écrit dans la suite de ce verset : « Car l’autel de cuivre qui était devant le Seigneur était trop petit pour contenir. » Mais selon Rabbi Yehouda, qui soutient que sa surface était de dix coudées sur dix coudées, quel est le sens de l’expression “trop petit” ? La Guemara répond : le verset fait référence à l’autel construit par Salomon, et voici ce qu’il dit : L’autel de pierre que Salomon construisit à la place de l’autel de cuivre construit à l’époque de Moïse était trop petit pour accueillir la grande quantité d’offrandes.
בְּמַאי פְּלִיגִי? מָר סָבַר: דָּנִין חוּץ מִחוּץ, וְאֵין דָּנִין חוּץ מִפְּנִים;
La Guemara demande : À propos de quel principe Rabbi Yehouda et Rabbi Yossi sont-ils en désaccord, au point d’interpréter différemment l’analogie verbale fondée sur le mot « carré » ? La Guemara répond : Un Sage, Rabbi Yehouda, soutient que nous déduisons les dimensions de l’autel extérieur construit à l’époque de Moïse de l’autel extérieur décrit dans Ézéchiel ; mais nous ne déduisons pas les dimensions de l’autel extérieur de celles de l’autel intérieur, utilisé pour brûler l’encens.
וּמָר סָבַר: דָּנִין כְּלִי מִכְּלִי, וְאֵין דָּנִין כְּלִי מִבִּנְיָן.
Et un Sage, Rabbi Yossei, soutient que nous déduisons les dimensions d’un ustensile portatif, c’est-à-dire l’autel de cuivre construit à l’époque de Moïse, de celles d’un autre ustensile portatif, c’est-à-dire l’autel d’or de l’encens construit à cette époque ; mais nous ne déduisons pas les dimensions d’un ustensile portatif de celles d’un édifice, c’est-à-dire l’autel de pierre dans le Temple.
אָמַר רָבָא: מוֹדֶה רַבִּי יְהוּדָה בְּדָמִים. דְּתַנְיָא, רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: כּוֹס אֶחָד הָיָה מְמַלֵּא מִדַּם הַתַּעֲרוֹבוֹת, וְשׁוֹפְכוֹ עַל גַּבֵּי מִזְבֵּחַ; שֶׁאִם יִשָּׁפֵךְ דָּמוֹ שֶׁל אַחַת מֵהֶן – נִמְצָא זֶה מַכְשִׁירוֹ.
§ Rava dit : Bien que Rabbi Yehouda soutienne que toute la cour du Temple soit apte à brûler les portions sacrificielles des offrandes, il concède au sujet du sang et soutient qu’il doit être présenté sur l’autel, comme il est enseigné dans une baraita : Rabbi Yehouda dit : La veille de Pessa'h, un prêtre remplissait une coupe avec le sang des nombreuses offrandes apportées ce jour-là et qui était désormais mêlé sur le sol. Puis il le versait sur l’autel, afin que si tout le sang de l’une des offrandes avait été renversé et n’avait jamais été présenté sur l’autel, cette coupe contiendrait une petite quantité de ce sang, et le verser sur l’autel rendrait l’offrande valide.
וְאִי סָלְקָא דַעְתָּךְ סָבַר רַבִּי יְהוּדָה כּוּלַּהּ עֲזָרָה מִיקַּדְּשָׁא – הָא אִיתְעֲבִידָא לֵיהּ מִצְוְותֵיהּ!
Rava explique sa preuve : Et si l’on te venait à l’esprit que Rabbi Yehouda soutient que toute la cour du Temple a été consacrée de sorte qu’elle avait le statut de l’autel, alors la mitsva de sacrifier l’offrande pascale a été accomplie même si le sang s’est répandu sur le sol de la cour et n’a jamais été présenté sur l’autel.
וְדִלְמָא מִשּׁוּם דְּקָסָבַר שְׁפִיכָה מִכֹּחַ הָאָדָם בָּעֵינַן? אִם כֵּן, נִשְׁקְלֵיהּ וְנִשְׁפֹּיךְ לֵיהּ אַדּוּכְתֵּיהּ!
La Guemara tente de rejeter cette preuve : Peut-être que Rabbi Yehouda exige de verser une coupe du mélange de sang sur l’autel en raison du fait qu’il soutient que nous exigeons un versement du sang de l’offrande pascale par force humaine. Puisque le sang sur le sol de la cour n’y a pas été versé par une personne, la mitsva n’a pas encore été accomplie bien que le sol ait le même statut que l’autel. La Guemara répond : Si tel est le cas, que le prêtre prenne la coupe du mélange de sang et la verse à son endroit sur le sol plutôt que sur l’autel.
וְדִלְמָא מִשּׁוּם דְּבָעֵינַן מִצְוָה מִן הַמּוּבְחָר?
La Guemara rejette la preuve de Rava : Mais peut-être Rabbi Yehouda exige-t-il que le sang soit versé sur l’autel uniquement en raison du fait que nous exigeons que la mitsva soit accomplie de la manière optimale. Même si Rabbi Yehouda soutient que le sol de la cour a le même statut que l’autel, il conviendrait qu’il est préférable que le sang soit versé sur l’autel lui-même.
אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: מִזְבֵּחַ שֶׁנִּפְגַּם – אֵין אוֹכְלִים בְּגִינוֹ שְׁיָרֵי מִנְחָה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְאִכְלוּהָ מַצּוֹת אֵצֶל הַמִּזְבֵּחַ״ – וְכִי אֵצֶל הַמִּזְבֵּחַ אֲכָלוּהָ?! אֶלָּא בִּזְמַן שֶׁהוּא שָׁלֵם, וְלֹא בִּזְמַן שֶׁהוּא חָסֵר.
§ Rabbi Elazar dit : Dans le cas d’un autel qui a été endommagé, on ne peut pas manger le reste d’une offrande de farine à cause de cela, comme il est dit : « Prenez l’offrande de farine… et mangez-la sans levain à côté de l’autel ; car elle est très sainte » (Lévitique 10:12). Le verset est difficile : Mais les prêtres devaient-ils manger l’offrande de farine à côté de l’autel ? Un prêtre peut manger des aliments sacrificiels de l’ordre le plus sacré n’importe où dans la cour du Temple. Au contraire, le verset signifie qu’on ne peut manger l’offrande de farine qu’à un moment où l’autel est complet, mais non à un moment où il lui manque quelque chose.
אַשְׁכְּחַן שְׁיָרֵי מִנְחָה, קׇדְשֵׁי קֳדָשִׁים מְנָלַן? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״קֹדֶשׁ קָדָשִׁים״.
La Guemara continue : Nous avons trouvé une source pour cette halakha concernant le reste d’une offrande de farine ; d’où déduisons-nous que cette halakha s’applique à toutes les offrandes du degré de sainteté le plus élevé ? La Guemara répond : La fin du verset déclare : « Car elle est très sainte. » Puisque ce terme est également employé à l’égard des autres offrandes du degré de sainteté le plus élevé, on en déduit par analogie verbale que ces offrandes ne peuvent pas être consommées si l’autel est endommagé.
קָדָשִׁים קַלִּים מִנַּיִן? אָמַר אַבָּיֵי: אָתְיָא מִדְּרָשָׁא דְּרַבִּי יוֹסֵי, דְּתַנְיָא: רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר שְׁלֹשָׁה דְּבָרִים מִשּׁוּם
La Guemara continue : D'où est-il déduit que cette halakha s'applique aussi aux offrandes de moindre sainteté ? Abaye a dit : Cela est déduit de l'exposé de Rabbi Yossei, comme il est enseigné dans une baraita : Rabbi Yossei énonce trois points halakhiques au nom de

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