לְגוּפֵיהּ! אִם כֵּן, נֵימָא קְרָא: ״בְּיוֹם זִבְחוֹ יֵאָכֵל״; ״הַקְרִיבוֹ״ לְמָה לִי? שְׁמַע מִינַּהּ: בְּיוֹם שֶׁאַתָּה זוֹבֵחַ אַתָּה מַקְרִיב, בְּיוֹם שֶׁאִי אַתָּה זוֹבֵחַ אִי אַתָּה מַקְרִיב.
quant au sujet lui-même, pour enseigner qu’une offrande de paix ne peut être mangée que pendant deux jours ? La Guemara répond : Si tel était le cas, que le verset dise : Le jour où il l’abat, elle sera mangée, et le lendemain. Pourquoi ai-je besoin que le verset ajoute l’expression « qu’il sacrifie » ? Conclus-en d’après la formulation du verset que le jour où tu abats l’offrande, tu sacrifies le sang sur l’autel, mais un jour où tu n’abats pas l’offrande, tu ne sacrifies pas le sang sur l’autel.
וְדִילְמָא הָכִי קָאָמַר רַחֲמָנָא: אִי קָרֵיב דָּם הָאִידָּנָא – נִיתְאֲכֵיל בָּשָׂר הָאִידָּנָא וְלִמְחַר, אִי קָרֵיב דָּם לִמְחַר – נִיתְאֲכֵיל בָּשָׂר לִמְחַר וּלְיוֹמָא אוּחְרָא? אִם כֵּן, נֵימָא קְרָא: ״בְּיוֹם הַקְרִיבוֹ יֹאכַל״; ״זִבְחוֹ״ לְמָה לִי? שְׁמַע מִינַּהּ: בְּיוֹם שֶׁאַתָּה זוֹבֵחַ אַתָּה מַקְרִיבוֹ, בְּיוֹם שֶׁאִי אַתָּה זוֹבֵחַ אִי אַתָּה מַקְרִיבוֹ.
La Guemara remet en question cette preuve : Mais peut-être que ceci est ce que le Miséricordieux dit : Si le sang est offert aujourd’hui, c’est-à-dire le jour où l’offrande a été abattue, la viande peut être mangée aujourd’hui et demain. Si le sang est offert demain, la viande peut être mangée demain et le jour suivant. La Guemara répond : Si tel est le cas, que le verset dise : Le jour où elle est offerte, elle sera mangée, et le jour suivant. Pourquoi ai-je besoin que le verset dise : « qu’il offre son offrande » ? Conclus de la formulation du verset que le jour où tu abats l’offrande, tu offres le sang sur l’autel, mais un jour où tu n’abats pas l’offrande, tu n’offres pas le sang sur l’autel.
אִיתְּמַר: הַמְחַשֵּׁב לְאוֹר שְׁלִישִׁי – חִזְקִיָּה אָמַר: כָּשֵׁר, רַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: פָּסוּל. חִזְקִיָּה אָמַר כָּשֵׁר – דְּהָא לָא אִינְּתִיק לִשְׂרֵיפָה; רַבִּי יוֹחָנָן אָמַר פָּסוּל – דְּהָא אִידְּחִי לֵיהּ מֵאֲכִילָה.
§ Il a été enseigné : En ce qui concerne celui qui abat un sacrifice de paix et a l’intention de le manger le soir précédant le troisième jour, Ḥizkiyya dit : Le sacrifice est valide, et il n’est pas disqualifié en raison de son intention de le manger après le temps qui lui est imparti [piggul]. Et Rabbi Yoḥanan dit : Il est disqualifié. La Guemara explique : Ḥizkiyya dit que le sacrifice est valide parce que le soir précédant le troisième jour, le sacrifice de paix n’a pas encore été retiré de son statut antérieur et désigné pour être brûlé. Un sacrifice de paix n’est pas brûlé avant le matin du troisième jour, comme le dit le verset : « Il sera mangé le jour même où vous l’offrirez, et le lendemain ; et s’il en reste quelque chose jusqu’au troisième jour, cela sera brûlé au feu » (Lévitique 19:6). Rabbi Yoḥanan dit qu’il est disqualifié, parce qu’il a été écarté du fait d’être mangé.
הָאוֹכֵל לְאוֹר שְׁלִישִׁי – חִזְקִיָּה אָמַר: פָּטוּר, דְּלָא אִינְּתִיק לִשְׂרֵיפָה; רַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: חַיָּיב, דְּהָא אִידְּחִי לֵיהּ מֵאֲכִילָה.
Ces deux amora’im ont le même différend concernant une question similaire : En ce qui concerne celui qui mange une offrande de paix le soir précédant le troisième jour, Ḥizkiyya dit : Il est exempté de karet, parce que l’offrande n’a pas encore été retirée de son statut antérieur et désignée pour être brûlée. Et Rabbi Yoḥanan dit : Il est passible de karet, parce qu’elle a été rejetée de être mangée.
תַּנְיָא כְּוָותֵיהּ דְּרַבִּי יוֹחָנָן: קָדָשִׁים הַנֶּאֱכָלִין לְיוֹם אֶחָד – מְחַשְּׁבִין בְּדָמָן מִשֶּׁתִּשְׁקַע הַחַמָּה, וּבִבְשָׂרָן וּבְאֵימוּרֵיהֶן מִשֶּׁיַּעֲלֶה עַמּוּד הַשַּׁחַר. קָדָשִׁים הַנֶּאֱכָלִין לִשְׁנֵי יָמִים וְלַיְלָה אַחַת – מְחַשְּׁבִין בְּדָמָן מִשֶּׁתִּשְׁקַע הַחַמָּה, וּבְאֵימוּרֵיהֶן מִשֶּׁיַּעֲלֶה עַמּוּד הַשַּׁחַר, וּבִבְשָׂרָן מִשֶּׁתִּשְׁקַע הַחַמָּה שֶׁל שְׁנֵי יָמִים.
Il est enseigné dans une baraita conformément à l’opinion de Rabbi Yoḥanan : En ce qui concerne les animaux sacrificiels qui peuvent être consommés pendant un jour, si quelqu’un a l’intention de présenter leur sang après le coucher du soleil, ou si quelqu’un a l’intention de manger leur viande ou de sacrifier leurs portions sacrificielles après les premiers rayons de l’aube, l’offrande est considérée comme piggul et est disqualifiée. En ce qui concerne les animaux sacrificiels qui peuvent être consommés pendant deux jours et une nuit, si quelqu’un a l’intention de présenter leur sang après le coucher du soleil, ou si quelqu’un a l’intention de sacrifier leurs portions sacrificielles après les premiers rayons de l’aube, ou si quelqu’un a l’intention de manger leur viande après le coucher du soleil suivant le second des deux jours, l’offrande est considérée comme piggul et est disqualifiée.
תָּנוּ רַבָּנַן: יָכוֹל יְהוּ נֶאֱכָלִין לְאוֹר שְׁלִישִׁי? וְדִין הוּא – זְבָחִים נֶאֱכָלִין לְיוֹם אֶחָד, וּזְבָחִים נֶאֱכָלִין לִשְׁנֵי יָמִים; מָה זְבָחִים הַנֶּאֱכָלִין לְיוֹם אֶחָד – לַיְלָה אַחֲרֵיהֶן, אַף זְבָחִים הַנֶּאֱכָלִין לִשְׁנֵי יָמִים – לַיְלָה אַחֲרֵיהֶן.
La Guemara cite une autre baraita sur ce sujet. Les Sages ont enseigné : On aurait pu penser que les sacrifices de paix, qui peuvent être mangés pendant deux jours, peuvent aussi être mangés le soir précédant le troisième jour. Et cela est la conclusion d'une inférence logique : D'autres sacrifices, par exemple les sacrifices de reconnaissance, sont mangés pendant un jour, et les sacrifices de paix sont mangés pendant deux jours. De même que pour les sacrifices qui sont mangés pendant un jour, la nuit suit le jour précédent, c'est-à-dire que le sacrifice peut être mangé pendant le jour et la nuit suivante, de même, pour les sacrifices de paix qui sont mangés pendant deux jours, dis que la nuit suit le jour, et statue qu'ils peuvent être mangés la nuit après le deuxième jour.
תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וְהַנּוֹתָר עַד יוֹם״ – בְּעוֹד יוֹם הוּא נֶאֱכָל, וְאֵינוֹ נֶאֱכָל לְאוֹר שְׁלִישִׁי.
Pour contrer cette logique, le verset déclare : « Et lorsque vous offrirez un sacrifice d’offrande de paix à Dieu, vous l’offrirez de votre plein gré. Il sera mangé le jour même où vous le sacrifierez, et le lendemain ; et s’il en reste jusqu’au troisième jour, il sera brûlé au feu » (Lévitique 19:5–6). Cela enseigne qu’il peut être mangé tant qu’il fait encore jour, c’est-à-dire pendant le deuxième jour, mais il ne peut pas être mangé le soir précédant le troisième jour.
יָכוֹל יִשָּׂרֵף מִיָּד? וְדִין הוּא – זְבָחִים נֶאֱכָלִין לְיוֹם אֶחָד, וּזְבָחִים נֶאֱכָלִין לִשְׁנֵי יָמִים; מָה זְבָחִים הַנֶּאֱכָלִין לְיוֹם אֶחָד – תֵּיכֶף לַאֲכִילָה שְׂרֵיפָה, אַף זְבָחִים הַנֶּאֱכָלִין לִשְׁנֵי יָמִים – תֵּיכֶף לַאֲכִילָה שְׂרֵיפָה.
La baraita continue : Si une offrande de paix ne peut pas être mangée au-delà du deuxième jour, on aurait pu penser qu’elle doit être brûlée immédiatement après la fin du deuxième jour, et cela aussi est la conclusion d’une inférence logique : D’autres offrandes sont mangées pendant un jour, et les offrandes de paix sont mangées pendant deux jours. De même que, concernant les offrandes qui sont mangées pendant un jour, immédiatement après la fin de leur temps permis pour manger doit commencer leur combustion, le matin du deuxième jour, de même, concernant les offrandes de paix qui sont mangées pendant deux jours, dis que immédiatement après la fin de leur temps permis pour manger doit commencer leur combustion, la nuit après le deuxième jour.
תַּלְמוּד לוֹמַר: ״בַּיּוֹם הַשְּׁלִישִׁי בָּאֵשׁ יִשָּׂרֵף״ – בַּיּוֹם אַתָּה שׂוֹרְפוֹ, וְאִי אַתָּה שׂוֹרְפוֹ בַּלַּיְלָה.
Pour contrer cette logique, le verset déclare : « Et s’il reste quelque chose de la chair du sacrifice le troisième jour, elle sera brûlée au feu » (Lévitique 7:17), c’est-à-dire : Tu dois la brûler pendant la journée, mais tu ne peux pas la brûler pendant la nuit.
מַתְנִי׳ הַבְּכוֹר וְהַמַּעֲשֵׂר וְהַפֶּסַח – קָדָשִׁים קַלִּים – שְׁחִיטָתָן בְּכׇל מָקוֹם בָּעֲזָרָה; וְדָמָן טָעוּן מַתָּנָה אֶחָת, וּבִלְבַד שֶׁיִּתֵּן כְּנֶגֶד הַיְסוֹד.
MICHNA :L’offrande du premier-né, l’offrande de la dîme animale, et l’offrande de Pessa'h sont des offrandes de moindre sainteté. Leur abattage peut avoir lieu n’importe où dans la cour du Temple, et leur sang nécessite une seule aspersion, à condition que le prêtre le place de sorte que le sang atteigne la base de l’autel.
שִׁינָּה בַּאֲכִילָתָן. הַבְּכוֹר – נֶאֱכָל לַכֹּהֲנִים, וְהַמַּעֲשֵׂר – לְכׇל אָדָם; וְנֶאֱכָלִין בְּכׇל הָעִיר, בְּכׇל מַאֲכָל, לִשְׁנֵי יָמִים וְלַיְלָה אֶחָד. הַפֶּסַח – אֵינוֹ נֶאֱכָל אֶלָּא בַּלַּיְלָה, וְאֵינוֹ נֶאֱכָל אֶלָּא עַד חֲצוֹת, וְאֵינוֹ נֶאֱכָל אֶלָּא לִמְנוּיָו, וְאֵינוֹ נֶאֱכָל אֶלָּא צָלִי.
La halakha diffère en ce qui concerne leur consommation. L’offrande du premier-né est mangée par les prêtres, et l’offrande de la dîme animale est mangée par toute personne, c’est-à-dire tout Juif rituellement pur. Et elles sont mangées dans toute la ville de Jérusalem, préparées de n’importe quelle manière de nourriture, pendant deux jours et une nuit. L’offrande pascale n’est mangée que la nuit, et elle n’est mangée que jusqu’à minuit, et elle n’est mangée que par ceux qui y sont inscrits, c’est-à-dire ceux qui se sont inscrits à l’avance pour participer à l’offrande, et elle n’est mangée que rôtie, non préparée d’une autre manière.
גְּמָ׳ מַאן תַּנָּא? אָמַר רַב חִסְדָּא: רַבִּי יוֹסֵי הַגְּלִילִי הִיא. דְּתַנְיָא, רַבִּי יוֹסֵי הַגְּלִילִי אוֹמֵר: ״חֶלְבּוֹ״ לֹא נֶאֱמַר אֶלָּא ״חֶלְבָּם״; ״דָּמוֹ״ לֹא נֶאֱמַר אֶלָּא ״דָּמָם״; לִימֵּד עַל בְּכוֹר וּמַעֲשֵׂר וּפֶסַח, שֶׁטְּעוּנִין מַתַּן דָּמִים וְאֵימוּרִין לְגַבֵּי מִזְבֵּחַ.
GUEMARA :Qui est le tanna qui a enseigné que le sang de ces offrandes est appliqué, et non versé, de sorte qu’il atteigne la base de l’autel ? Rav Ḥisda dit que c’est Rabbi Yosei HaGelili, comme il est enseigné dans une baraita : Rabbi Yosei HaGelili dit : Le verset déclare : « Mais le premier-né d’un bœuf, ou le premier-né d’une brebis, ou le premier-né d’une chèvre, tu ne le rachèteras pas ; ils sont sacrés ; tu aspergeras leur sang sur l’autel et tu feras brûler leur graisse comme offrande consumée par le feu, en odeur agréable à l’Éternel » (Nombres 18:17). Il n’est pas dit : Sa graisse, mais plutôt : « Leur graisse ». De même, il n’est pas dit : Son sang, mais plutôt : « Leur sang ». Cela enseigne au sujet d’une offrande de premier-né, qui est mentionnée explicitement dans le verset, ainsi que d’une offrande de dîme animale, et d’une offrande pascale, qui sont semblables par leur sainteté à l’offrande de premier-né, qu’elles toutes requièrent l’application de leur sang et la combustion de leurs parties sacrificielles sur l’autel.
כְּנֶגֶד הַיְסוֹד מְנָא לַן? אָמַר רַבִּי אֱלִיעֶזֶר: אָתְיָא ״זְרִיקָה״–״זְרִיקָה״ מֵעוֹלָה.
La Guemara demande : D’où déduisons-nous que leur sang doit être placé de sorte qu’il aille sur la base de l’autel ? Rabbi Eliezer dit : Cela est dérivé au moyen d’une analogie verbale, le sens du mot « aspersion » énoncé ici étant dérivé de celui du mot « aspersion » énoncé au sujet d’un holocauste.