וְנֶאֱמַר לְהַלָּן עוֹר וּבָשָׂר וָפֶרֶשׁ; מָה לְהַלָּן – עַל יְדֵי נִיתּוּחַ שֶׁלֹּא בְּהֶפְשֵׁט, אַף כָּאן – עַל יְדֵי נִיתּוּחַ שֶׁלֹּא בְּהֶפְשֵׁט.
Et il est dit plus bas, au sujet des offrandes expiatoires de taureau qui sont brûlées, les termes peau, chair et excrément, dans le verset : « Mais la peau du taureau, et toute sa chair, avec sa tête, et avec ses jambes, et ses entrailles, et son excrément » (Lévitique 4:11). De même qu’en bas il est préparé pour être brûlé au moyen de la découpe en morceaux mais non au moyen de l’écorchage, comme cela est dérivé par l’analogie verbale, de même ici il est préparé pour être brûlé au moyen de la découpe en morceaux mais non au moyen de l’écorchage. Il est donc évident qu’une halakha dérivée au moyen d’une analogie verbale peut ensuite enseigner une autre halakha au moyen d’une analogie verbale.
דָּבָר הַלָּמֵד בִּגְזֵירָה שָׁוָה, מַהוּ שֶׁיְּלַמֵּד בְּקַל וָחוֹמֶר? קַל וָחוֹמֶר: וּמָה הֶיקֵּשׁ, שֶׁאֵינוֹ מְלַמֵּד בְּהֶיקֵּשׁ – אִי מִדְּרָבָא אִי מִדְּרָבִינָא, מְלַמֵּד בְּקַל וָחוֹמֶר מִדְּתָנָא דְּבֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל; גְּזֵירָה שָׁוָה, הַמְלַמֶּדֶת בְּהֶיקֵּשׁ מִדְּרַב פָּפָּא, אֵינוֹ דִּין שֶׁתְּלַמֵּד בְּקַל וָחוֹמֶר?!
§ La Guemara demande : Quelle est la halakha quant à savoir si un sujet dérivé par analogie verbale peut enseigner sa halakha à un autre sujet au moyen d’une inférence a fortiori ? La Guemara répond : Cette question elle-même peut recevoir une réponse au moyen d’une inférence a fortiori : Et de même que un sujet dérivé par juxtaposition, qui ne peut pas ensuite enseigner sa halakha par juxtaposition, comme cela a été prouvé soit par la déclaration de Rava, soit par la déclaration de Ravina (49b), peut néanmoins enseigner sa halakha au moyen d’une inférence a fortiori, comme cela a été prouvé par la déclaration selon laquelle l’école de Rabbi Yishmael a enseigné (50a), en ce qui concerne un sujet dérivé par analogie verbale, qui peut enseigner sa halakha par juxtaposition, comme cela a été prouvé par la déclaration de Rav Pappa (50a), n’est-il pas logique qu’il doive enseigner sa halakha au moyen d’une inférence a fortiori ?
הָנִיחָא לְמַאן דְּאִית לֵיהּ דְּרַב פָּפָּא; אֶלָּא לְמַאן דְּלֵית לֵיהּ דְּרַב פָּפָּא, מַאי אִיכָּא לְמֵימַר?
La Guemara précise : Cela s'explique bien selon celui qui accepte l'affirmation de Rav Pappa. Mais selon celui qui n'accepte pas l'affirmation de Rav Pappa, c'est-à-dire Mar Zutra, fils de Rav Mari, que peut-on dire ?
אֶלָּא קַל וָחוֹמֶר: וּמָה הֶיקֵּשׁ, שֶׁאֵין מְלַמֵּד בְּהֶיקֵּשׁ – אִי מִדְּרָבָא אִי מִדְּרָבִינָא, מְלַמֵּד בְּקַל וָחוֹמֶר מִדְּתָנָא דְּבֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל; גְּזֵירָה שָׁוָה, הַמְלַמֶּדֶת בִּגְזֵירָה שָׁוָה חֲבֶירְתָּהּ – מִדְּרָמֵי בַּר חָמָא, אֵינוֹ דִּין שֶׁתְּלַמֵּד בְּקַל וָחוֹמֶר?!
Au contraire, cela peut être déduit au moyen d’une autre inférence a fortiori : Et de même que une question dérivée par juxtaposition, qui ne peut pas ensuite enseigner sa halakha par juxtaposition, comme cela a été prouvé soit par la déclaration de Rava soit par la déclaration de Ravina (49b), peut néanmoins enseigner sa halakha au moyen d’une inférence a fortiori, comme cela a été prouvé par la déclaration qu’a enseignée l’école de Rabbi Yishmael (50a), en ce qui concerne une question dérivée par analogie verbale, qui peut enseigner sa halakha par une autre analogie verbale, comme cela a été prouvé par la déclaration de Rami bar Ḥama (50a), n’est-il pas logique qu’elle enseigne sa halakha au moyen d’une inférence a fortiori ?
דָּבָר הַלָּמֵד בִּגְזֵירָה שָׁוָה, מַהוּ שֶׁיְּלַמֵּד בְּבִנְיַן אָב? תֵּיקוּ.
La Guemara demande : Quelle est la halakha quant à savoir si un sujet dérivé par analogie verbale peut enseigner sa halakha à un autre sujet au moyen d’un paradigme ? La question restera sans résolution.
דָּבָר הַלָּמֵד בְּקַל וָחוֹמֶר, מַהוּ שֶׁיְּלַמֵּד בְּהֶיקֵּשׁ? קַל וָחוֹמֶר: וּמָה גְּזֵירָה שָׁוָה, שֶׁאֵינָהּ לְמֵדָה בְּהֶיקֵּשָׁא מִדְּרַבִּי יוֹחָנָן – מְלַמֵּד בְּהֶיקֵּשׁ מִדְּרַב פָּפָּא; קַל וָחוֹמֶר, הַלָּמֵד מֵהֶיקֵּשׁ מִדְּתָנָא דְּבֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל – אֵינוֹ דִּין שֶׁיְּלַמֵּד בְּהֶיקֵּשׁ?!
§ La Guemara demande : Quelle est la halakha quant à savoir si un sujet dérivé par une inférence a fortiori peut enseigner sa halakha à un autre sujet au moyen d’une juxtaposition ? La Guemara répond que cela même peut être dérivé par une inférence a fortiori : Et de même que une halakha dérivée par une analogie verbale, qui ne peut pas être dérivée d’une autre halakha dérivée par une juxtaposition, comme cela a été prouvé à partir de la déclaration de Rabbi Yoḥanan (49b), peut néanmoins enseigner sa halakha à un autre sujet au moyen d’une juxtaposition, comme cela a été prouvé à partir de la déclaration de Rav Pappa (50a), en ce qui concerne une halakha dérivée par une inférence a fortiori, qui peut être dérivée d’une autre halakha dérivée par une juxtaposition, comme cela a été prouvé à partir de l’affirmation selon laquelle l’école de Rabbi Yishmael a enseigné (50a), n’est-il pas logique qu’elle enseigne sa halakha au moyen d’une juxtaposition ?
הָנִיחָא – לְמַאן דְּאִית לֵיהּ דְּרַב פָּפָּא; אֶלָּא לְמַאן דְּלֵית לֵיהּ דְּרַב פָּפָּא, מַאי אִיכָּא לְמֵימַר? תֵּיקוּ.
La Guemara précise : Cela s'explique bien selon celui qui accepte l'affirmation de Rav Pappa. Mais selon celui qui n'accepte pas l'affirmation de Rav Pappa, c'est-à-dire Mar Zutra, fils de Rav Mari, qu'y a-t-il à dire ? La Guemara commente : la question restera sans résolution.
דָּבָר הַלָּמֵד בְּקַל וָחוֹמֶר, מַהוּ שֶׁיְּלַמֵּד בִּגְזֵירָה שָׁוָה? קַל וָחוֹמֶר: וּמָה גְּזֵירָה שָׁוָה, שֶׁאֵינָהּ לְמֵידָה בְּהֶיקֵּשָׁא מִדְּרַבִּי יוֹחָנָן – מְלַמֵּד בִּגְזֵירָה שָׁוָה מִדְּרָמֵי בַּר חָמָא; קַל וָחוֹמֶר, הַלָּמֵד בְּהֶיקֵּשׁ מִדְּתָנָא דְּבֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל – אֵינוֹ דִּין שֶׁתְּלַמֵּד בִּגְזֵירָה שָׁוָה?!
La Guemara demande : Quelle est la halakha quant à savoir si un sujet dérivé par une inférence a fortiori peut enseigner sa halakha à un autre sujet au moyen d’une analogie verbale ? La Guemara répond que cela même peut aussi être dérivé par une inférence a fortiori. Et de même que une halakha dérivée par une analogie verbale, qui ne peut pas être dérivée d’une autre halakha dérivée par juxtaposition, comme cela a été prouvé à partir de la déclaration de Rabbi Yoḥanan (49b), peut néanmoins enseigner sa halakha à un autre sujet au moyen d’une analogie verbale, comme cela a été prouvé à partir de la déclaration de Rami bar Ḥama (50a), en ce qui concerne une halakha dérivée par une inférence a fortiori, qui peut être dérivée d’une autre halakha dérivée par juxtaposition, comme cela a été prouvé à partir de la déclaration selon laquelle l’école de Rabbi Yishmaël a enseigné (50a), n’est-il pas logique qu’elle enseigne sa halakha au moyen d’une analogie verbale ?
דָּבָר הַלָּמֵד בְּקַל וָחוֹמֶר, מַהוּ שֶׁיְּלַמֵּד בְּקַל וָחוֹמֶר? קַל וָחוֹמֶר: וּמָה גְּזֵירָה שָׁוָה, שֶׁאֵינָהּ לְמֵידָה בְּהֶיקֵּשׁ מִדְּרַבִּי יוֹחָנָן – מְלַמֵּד בְּקַל וָחוֹמֶר כְּדַאֲמַרַן; קַל וָחוֹמֶר, הַלָּמֵד מֵהֶיקֵּשׁ מִדְּתָנָא דְּבֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל – אֵינוֹ דִּין שֶׁיְּלַמֵּד בְּקַל וָחוֹמֶר?!
La Guemara demande : Quelle est la halakha quant à savoir si un sujet dérivé par une inférence a fortiori peut enseigner sa halakha à un autre sujet au moyen d’une inférence a fortiori ? La Guemara répond que cela même peut aussi être dérivé par une inférence a fortiori. Et de même que une halakha dérivée par une analogie verbale, qui ne peut pas être dérivée d’une autre halakha dérivée par juxtaposition, comme cela a été prouvé à partir de la déclaration de Rabbi Yoḥanan (49b), peut néanmoins enseigner sa halakha à un autre sujet au moyen d’une inférence a fortiori, comme nous l’avons dit, en ce qui concerne une halakha dérivée par une inférence a fortiori, qui peut être dérivée d’une autre halakha dérivée par juxtaposition, comme cela a été prouvé à partir de l’affirmation selon laquelle l’école de Rabbi Yishmael a enseigné (50a), n’est-il pas logique qu’elle doive enseigner sa halakha au moyen d’une inférence a fortiori ?
וְזֶהוּ קַל וָחוֹמֶר בֶּן קַל וָחוֹמֶר. בֶּן בְּנוֹ שֶׁל קַל וָחוֹמֶר הוּא!
La Guemara commente : Et ceci est une inférence a fortiori qui est la fille de, c’est-à-dire dérivée d’une autre inférence a fortiori. La Guemara conteste cette dernière affirmation : Elle est non pas la fille d’une inférence a fortiori, mais la petite-fille d’une inférence a fortiori, qui ne peut pas être utilisée. Le simple fait qu’un sujet dérivé au moyen d’une analogie verbale puisse ensuite enseigner sa halakha au moyen d’une inférence a fortiori est lui-même dérivé d’une inférence a fortiori, comme l’a dit la Guemara.
אֶלָּא קַל וָחוֹמֶר: וּמָה הֶיקֵּשׁ, שֶׁאֵינוֹ לָמֵד בְּהֶיקֵּשׁ – אִי מִדְּרָבָא אִי מִדְּרָבִינָא, מְלַמֵּד בְּקַל וָחוֹמֶר מִדְּתָנָא דְּבֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל; קַל וָחוֹמֶר, הַלָּמֵד מֵהֶיקֵּשׁ מִדְּתָנֵי דְּבֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל, אֵינוֹ דִּין שֶׁיְּלַמֵּד בְּקַל וָחוֹמֶר?! וְזֶהוּ קַל וָחוֹמֶר בֶּן קַל וָחוֹמֶר.
Au contraire, la halakha quant à savoir si une question dérivée au moyen d’une inférence a fortiori peut enseigner sa halakha à une autre question au moyen d’une inférence a fortiori peut être dérivée au moyen d’une autre inférence a fortiori. Et de même que une question dérivée au moyen d’une juxtaposition, qui ne peut pas être dérivée au moyen d’une juxtaposition, comme cela a été prouvé soit à partir de la déclaration de Rava, soit de la déclaration de Ravina (49b), peut néanmoins enseigner sa halakhaau moyen d’une inférence a fortiori, comme cela a été prouvé à partir de la déclaration selon laquelle l’école de Rabbi Yishmael a enseigné (50a), en ce qui concerne une halakha dérivée au moyen d’une inférence a fortiori, qui peut être dérivée d’une autre halakha dérivée au moyen d’une juxtaposition, comme cela a été prouvé à partir de la déclaration selon laquelle l’école de Rabbi Yishmael a enseigné (50a), n’est-il pas logique qu’elle enseigne sa halakhaau moyen d’une inférence a fortiori ? La Guemara commente : Et c’est une inférence a fortiori qui est la fille de une autre inférence a fortiori.
דָּבָר הַלָּמֵד בְּקַל וָחוֹמֶר, מַהוּ שֶׁיְּלַמֵּד בְּבִנְיַן אָב? אָמַר רַבִּי יִרְמְיָה, תָּא שְׁמַע: מָלַק וְנִמְצֵאת טְרֵיפָה, רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר: אֵינָהּ מְטַמְּאָה בְּבֵית הַבְּלִיעָה. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: מְטַמְּאָה בְּבֵית הַבְּלִיעָה.
La Guemara demande : Quelle est la halakha quant à savoir si une matière dérivée au moyen d’une inférence a fortiori peut enseigner sa halakha à une autre matière au moyen d’un paradigme ? Rabbi Yirmeya dit : Viens et écoute une preuve tirée d’une michna (69a–b) : Si un prêtre a pincé la nuque d’une offrande d’oiseau correctement et qu’il a ensuite été découvert qu’il s’agissait d’un oiseau ayant une blessure qui l’aurait fait mourir dans les douze mois [tereifa], ce qui le disqualifie pour être utilisé comme offrande et le rend interdit à la consommation par les prêtres, Rabbi Meir dit : Un volume d’olive de sa chair ne rend pas rituellement impur celui qui l’avale lorsqu’elle est dans la gorge, comme c’est la halakha concernant une carcasse d’oiseau, car le fait qu’il ait subi le pincement signifie qu’il n’entre pas dans la catégorie d’une carcasse. Rabbi Yehouda dit : Son statut est comme celui de toute autre carcasse d’un oiseau casher, et sa chair rend rituellement impur celui qui l’avale lorsqu’elle est dans la gorge.
אָמַר רַבִּי מֵאִיר, קַל וָחוֹמֶר: וּמָה נִבְלַת בְּהֵמָה, שֶׁמְּטַמְּאָה בְּמַגָּע וּבְמַשָּׂא – שְׁחִיטָתָהּ מְטַהֶרֶת טְרֵיפָתָהּ מִטּוּמְאָתָהּ; נְבֵילַת עוֹף, שֶׁאֵין מְטַמֵּא בְּמַגָּע וּבְמַשָּׂא – אֵינוֹ דִּין שֶׁתְּהֵא שְׁחִיטָתָהּ מְטַהֶרֶת טְרֵיפָתָהּ מִטּוּמְאָתָהּ?! מָה מָצִינוּ בִּשְׁחִיטָה, שֶׁמַּכְשַׁרְתָּהּ בַּאֲכִילָה –
La michna continue : Rabbi Meir a dit : Mon opinion peut être prouvée au moyen d’une inférence a fortiori. Et de même que concernant la carcasse d’un animal, qui transmet l’impureté à une personne par le toucher et par le fait de la porter, son abattage néanmoins purifie sa tereifa de son impureté, concernant la carcasse d’un oiseau, dont l’impureté est moins sévère, puisqu’elle ne transmet pas l’impureté par le toucher et par le fait de la porter, mais seulement lorsqu’elle est dans la gorge, n’est-il pas logique que son abattage purifie sa tereifa de son impureté ? Et une fois qu’il est établi que l’abattage purifie un oiseau qui est une tereifa, on peut en déduire : De même que nous trouvons concernant l’abattage d’un oiseau qu’il le rend permis à la consommation