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מִדְּתָנָא דְּבֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל.
est apparent de ce qu’a enseigné l’école du rabbin Yishmaël, discuté dans le chapitre précédent (41a).
דָּבָר הַלָּמֵד בְּהֶיקֵּשׁ, מַהוּ שֶׁיְּלַמֵּד בְּבִנְיַן אָב? אָמַר רַבִּי יִרְמְיָה: לָא לִכְתּוֹב צָפוֹנָה בְּאָשָׁם, וְתֵיתֵי מִבִּנְיַן אָב מֵחַטָּאת; לְמַאי הִלְכְתָא כַּתְבֵיהּ? לָאו לְמֵימְרָא דְּדָבָר הַלָּמֵד בְּהֶיקֵּשׁ אֵין חוֹזֵר וּמְלַמֵּד בְּבִנְיַן אָב?
La Guemara demande : Quelle est la halakha quant à savoir si un élément dérivé au moyen d’une juxtaposition peut enseigner sa halakha dans un autre contexte au moyen d’un paradigme ? Rabbi Yirmeya dit : Il doit être que non, car, si cela était possible, que la Torah n’écrive pas l’exigence d’abattre une offrande au nord de la cour du Temple en ce qui concerne une offrande de culpabilité (voir Lévitique 14:13), et on pourrait la dériver au moyen d’un paradigme à partir de la halakha d’une offrande expiatoire, puisqu’elles sont toutes deux des offrandes du degré le plus sacré. Car pour quelle halakha le verset l’a-t-il écrite également en ce qui concerne une offrande de culpabilité ? N’est-ce pas pour dire qu’un élément dérivé au moyen d’une juxtaposition ne peut ensuite enseigner sa halakha dans un autre contexte au moyen d’un paradigme ?
וְלִיטַעְמָיךְ, תֵּיתֵי מִבִּנְיַן אָב מֵעוֹלָה! מַאי טַעְמָא לָא אָתֵי – מִשּׁוּם דְּאִיכָּא לְמִיפְרַךְ: מָה לְעוֹלָה שֶׁכֵּן כָּלִיל; חַטָּאת נָמֵי אִיכָּא לְמִיפְרַךְ: מָה לְחַטָּאת שֶׁכֵּן מְכַפֶּרֶת עַל חַיָּיבֵי כָרֵיתוֹת.
La Guemara remet en question cette preuve : Mais selon ton raisonnement, pourquoi ne pas déduire la halakha selon laquelle une offrande de culpabilité doit être abattue au nord de la halakha d’un holocauste, au moyen d’un paradigme ? Quelle est la raison pour laquelle cette halakhan’est pas déduite de là ? Ce doit être parce qu’elle peut être réfutée par l’argument suivant : Qu’y a-t-il de remarquable dans un holocauste ? Il est remarquable en ce que la Torah enseigne qu’il est entièrement consumé sur l’autel, ce qui n’est pas le cas d’une offrande de culpabilité. La Guemara énonce maintenant son objection : Dans ce cas, la déduction à partir d’une offrande expiatoire au moyen d’un paradigme peut elle aussi être réfutée : Qu’y a-t-il de remarquable dans une offrande expiatoire ? Elle est remarquable en ce qu’elle expie les fautes passibles de la peine de karet, ce qui n’est pas le cas d’une offrande de culpabilité. Si tel est le cas, il n’y a donc aucune preuve d’ici.
חֲדָא מֵחֲדָא – לָא אָתְיָא; תֵּיתֵי חֲדָא מִתַּרְתֵּי!
La Guemara propose un paradigme alternatif : bien que l’exigence d’abattre une de ces trois offrandes, c’est-à-dire un holocauste, une offrande expiatoire ou une offrande de culpabilité, au nord ne puisse être déduite de aucune une des autres, on peut déduire la halakha concernant l’une d’entre elles à partir des deux autres .
מֵהֵי תֵּיתֵי? לָא נִכְתּוֹב רַחֲמָנָא עוֹלָה, וְתֵיתֵי מֵחַטָּאת וְאָשָׁם? מָה לְהָנָךְ שֶׁכֵּן מְכַפְּרִין.
La Guemara précise : Desquels deux pourrait-on déduire le troisième ? Que le Miséricordieux n’écrive pas l’exigence d’abattre l’offrande au nord en ce qui concerne un holocauste, et que l’on dérive cette halakha des halakhot d’une offrande expiatoire et d’une offrande de culpabilité. La Guemara réfute cette déduction : Qu’y a-t-il de remarquable dans ces deux offrandes ? Elles sont remarquables en ce qu’elles expient des transgressions, tandis qu’un holocauste n’expie aucun péché.
לָא נִכְתּוֹב רַחֲמָנָא בְּחַטָּאת, וְתֵיתֵי מֵהָנָךְ? מָה לְהָנָךְ שֶׁכֵּן זְכָרִים.
La Guemara suggère : Que le Miséricordieux n’écrive pas l’exigence d’abattre une offrande au nord en ce qui concerne une offrande expiatoire, et qu’on dérive cette halakha des halakhot de ces autres offrandes, l’holocauste et l’offrande de culpabilité. La Guemara réfute cette dérivation : Qu’y a-t-il de notable dans ces deux offrandes ? Elles sont notables en ce qu’elles ne sont apportées que parmi des animaux mâles, tandis que l’offrande expiatoire d’un particulier est une femelle.
לָא נִכְתּוֹב בְּאָשָׁם, וְתֵיתֵי מֵהָנָךְ? מָה לְהָנָךְ שֶׁכֵּן יֶשְׁנָן בְּצִיבּוּר כִּבְיָחִיד.
La Guemara suggère : Que le Miséricordieux n’écrive pas l’exigence d’abattre une offrande au nord en ce qui concerne une offrande de culpabilité, et que l’on dérive cette halakha des halakhot de ces deux autres. La Guemara réfute cette dérivation : Qu’est-ce qui est remarquable dans ces deux offrandes ? Elles sont remarquables en ce qu’elles sont apportées par une communauté tout comme elles sont apportées par un individu, tandis qu’une offrande de culpabilité ne peut être apportée que par un individu.
דָּבָר הַלָּמֵד בִּגְזֵירָה שָׁוָה, מַהוּ שֶׁיְּלַמֵּד בְּהֶיקֵּשׁ? אָמַר רַב פָּפָּא: ״וְזֹאת תּוֹרַת זֶבַח הַשְּׁלָמִים [וְגוֹ׳] אִם עַל תּוֹדָה״ – לָמַדְנוּ לְתוֹדָה שֶׁבָּא מִן הַמַּעֲשֵׂר, מִדְּאַשְׁכְּחַן שְׁלָמִים דְּאָתוּ מִמַּעֲשֵׂר.
La Guemara revient à sa discussion des principes herméneutiques. Quelle est la halakha quant à savoir si une question dérivée au moyen d’une analogie verbale peut enseigner sa halakha à une autre question au moyen d’une juxtaposition ? Rav Pappa dit : Le verset déclare : « Voici la loi du sacrifice des offrandes de paix, qu’on peut offrir au Seigneur. Si on l’offre comme offrande de remerciement, alors on offrira avec l’offrande de remerciement des gâteaux sans levain mêlés d’huile, et des galettes sans levain enduites d’huile, et des gâteaux mêlés d’huile, de fleur de farine trempée » (Lévitique 7:11–12). De cette juxtaposition, nous avons appris que l’argent destiné à acheter une offrande de remerciement peut provenir de l’argent utilisé pour racheter la seconde dîme, puisque nous constatons que l’argent destiné à acheter une offrande de paix peut provenir de l’argent utilisé pour racheter la seconde dîme.
שְׁלָמִים גּוּפַיְיהוּ מְנָא לַן? דִּכְתִיב ״שָׁם״–״שָׁם״.
La Guemara demande : D’où déduisons-nous que l’argent destiné à acheter les offrandes de paix elles-mêmes peut provenir de l’argent utilisé pour racheter la seconde dîme ? Comme il est écrit au sujet des offrandes de paix : « Tu sacrifieras des offrandes de paix et tu mangeras là-bas » (Deutéronome 27:7). Et il est écrit au sujet de la seconde dîme : « Et tu mangeras devant l’Éternel, ton Dieu, dans le lieu qu’Il choisira pour y faire résider Son nom, là-bas » (Deutéronome 14:23). L’emploi du terme « là-bas » dans les deux passages sert d’analogie verbale et démontre qu’une halakha dérivée au moyen d’une analogie verbale, celle d’une offrande de paix, peut ensuite enseigner une halakha par sa juxtaposition à une offrande de remerciement.
אֲמַר לֵיהּ מָר זוּטְרָא בְּרֵיהּ דְּרַב מָרִי לְרָבִינָא: מַעְשַׂר דָּגָן חוּלִּין בְּעָלְמָא הוּא!
Mar Zutra, fils de Rav Mari, dit à Ravina : Ce n’est pas une preuve, car la dîme du grain, y compris la seconde dîme, est simplement non sacrée. Par conséquent, on ne peut pas s’en servir pour prouver que, dans le domaine des choses consacrées, une halakha dérivée au moyen d’une analogie verbale peut enseigner une halakha au moyen d’une juxtaposition.
אֲמַר לֵיהּ, אָמַר אָמְרַהּ: לָמֵד קֹדֶשׁ וּמְלַמֵּד קֹדֶשׁ?!
Ravina lui dit : Celui qui a dit que, dans le domaine des matières consacrées, une halakha dérivée au moyen de l’un des principes herméneutiques ne peut pas enseigner au moyen d’un autre de ces principes, dit-il cela seulement lorsque la halakha qui est dérivée relève du domaine des matières consacrées et que la halakha qui enseigne relève elle aussi du domaine des matières consacrées ? Il soutient que même si ce qui est dérivé relève du domaine des matières consacrées, cela ne peut pas enseigner sa halakha au moyen de l’un des principes herméneutiques. Par conséquent, puisque les offrandes de paix relèvent du domaine des matières consacrées, la halakha dérivée de la juxtaposition des offrandes de remerciement aux offrandes de paix sert de source pour établir qu’une matière dérivée au moyen d’une analogie verbale peut enseigner sa halakha à une autre matière au moyen d’une juxtaposition.
דָּבָר הַלָּמֵד בִּגְזֵירָה שָׁוָה, מַהוּ שֶׁיְּלַמֵּד בִּגְזֵירָה שָׁוָה? אָמַר רָמֵי בַּר חָמָא, תַּנְיָא: ״סֹלֶת מֻרְבֶּכֶת״ – לָמַדְנוּ לִרְבוּכָה שֶׁבָּאָה סוֹלֶת.
§ La Guemara demande : Quelle est la halakha quant à savoir si une question dérivée par analogie verbale peut enseigner sa halakha à une autre question au moyen d’une autre analogie verbale ? Rami bar Ḥama dit : Cela est enseigné dans une baraita au sujet des types de pain qui accompagnent une offrande de remerciement : « S’il l’offre comme offrande de remerciement, alors il offrira avec l’offrande de remerciement des pains sans levain mêlés d’huile, et des galettes sans levain enduites d’huile, et des pains mêlés d’huile, de fine farine cuite avec de l’huile » (Lévitique 7:12). Nous avons déduit de là que les pains pochés qui accompagnent l’offrande de remerciement proviennent de fine farine.
חַלּוֹת מִנַּיִין? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״חַלּוֹת״–״חַלּוֹת״. רְקִיקִין מִנַּיִין? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״מַצּוֹת״–״מַצּוֹת״.
La baraita continue : D’où est-il déduit que les pains accompagnant une offrande de reconnaissance sont eux aussi préparés avec de la fleur de farine ? Le verset déclare : « Pains mêlés à l’huile, de fleur de farine cuite à l’huile » (Lévitique 7:12), et il déclare aussi dans le même verset : « Pains azymes mêlés à l’huile. » D’où est-il déduit que les galettes azymes accompagnant une offrande de reconnaissance sont elles aussi préparées avec de la fleur de farine ? Le verset déclare : « Azymes mêlés à l’huile » (Lévitique 7:12), et le verset déclare aussi : « Galettes azymes enduites d’huile. » La baraita déduit au moyen d’une analogie verbale que les pains azymes mêlés à l’huile sont préparés avec de la fleur de farine, puis elle enseigne la halakha concernant les galettes azymes en utilisant une analogie verbale tirée de la halakha des pains azymes.
אֲמַר לֵיהּ רָבִינָא: מִמַּאי דְּ״מַצּוֹת״–״מַצּוֹת״ מֵחַלּוֹת גָּמַר? דִּלְמָא מִמַּאֲפֵה תַנּוּר גָּמַר!
Ravina dit à Rami bar Ḥama : D’où sais-tu que le tanna de la baraitaapprend l’analogie verbale de « sans levain » et « sans levain » à partir des pains de l’offrande de reconnaissance ? Peut-être le tannaapprend l’analogie verbale du mot « sans levain » énoncé au sujet des offrandes de farine cuites au four, au sujet desquelles le verset déclare explicitement qu’elles sont préparées avec de la fleur de farine : « Lorsque tu présenteras une offrande de farine cuite au four, ce sera des gâteaux sans levain de fleur de farine pétris à l’huile, ou des galettes sans levain enduites d’huile » (Lévitique 2:4). Si tel est le cas, il n’y a pas de source permettant d’établir qu’une halakha dérivée au moyen d’une analogie verbale puisse enseigner une halakha au moyen d’une analogie verbale.
אֶלָּא אָמַר רָבָא, תַּנְיָא: ״וְקִרְבּוֹ וּפִרְשׁוֹ וְהוֹצִיא״ – מְלַמֵּד שֶׁמּוֹצִיאוֹ שָׁלֵם.
Au contraire, Rava dit que la source provient d’une baraita différente, car il est enseigné dans une baraita au sujet de l’offrande du taureau d’un Grand Prêtre : « Et la peau du taureau et toute sa chair, avec sa tête et avec ses pattes, et ses entrailles, et sa fiente, tout le taureau il le fera sortir hors du camp vers un lieu pur, là où l’on déverse les cendres, et il le brûlera sur du bois avec du feu » (Lévitique 4:11–12). Cela enseigne qu’il fait sortir l’offrande entière.
יָכוֹל יִשְׂרְפֶנּוּ שָׁלֵם? נֶאֱמַר כָּאן: ״רֹאשׁוֹ וּכְרָעָיו״, וְנֶאֱמַר לְהַלָּן: ״רֹאשׁוֹ וּכְרָעָיו״; מָה לְהַלָּן עַל יְדֵי נִיתּוּחַ, אַף כָּאן עַל יְדֵי נִיתּוּחַ.
La baraita continue : On aurait pu penser qu’il devrait aussi le brûler entier. Il est dit ici : « Sa tête et ses pattes », et il est dit là-bas, au sujet d’un holocauste : « Il la coupera en ses morceaux ; et le prêtre les arrangera, avec sa tête et ses graisses, sur le bois qui est sur le feu qui est sur l’autel. Mais les entrailles et les pattes, il les lavera avec de l’eau » (Lévitique 1:12–13). De même que là-bas, l’holocauste est brûlé au moyen de découper l’offrande en morceaux, comme cela est explicitement dit dans le verset, de même ici, elle est brûlée au moyen de découper l’offrande en morceaux.
אִי – מָה לְהַלָּן בְּהֶפְשֵׁט, אַף כָּאן נָמֵי בְּהֶפְשֵׁט?! תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וְקִרְבּוֹ וּפִרְשׁוֹ״. מַאי תַּלְמוּדָא? אָמַר רַב פָּפָּא: כְּשֵׁם שֶׁפִּרְשׁוֹ בְּקִרְבּוֹ, כָּךְ בְּשָׂרוֹ בְּעוֹרוֹ.
La Guemara précise : Si ceux-ci sont comparés, on pourrait dire que, de même que là-bas, l’holocauste est préparé pour être brûlé en le dépouillant d’abord, de même ici, l’offrande du taureau d’un Grand Prêtre devrait elle aussi être préparée pour être brûlée en le dépouillant d’abord. Pour contrer ce raisonnement, le verset déclare : « Et ses entrailles et sa fiente » (Lévitique 4:11). La Guemara demande : Quelle est la dérivation biblique ? Comment ces mots enseignent-ils qu’il n’y a aucune obligation de dépouiller l’animal ? Rav Pappa dit : De même que la fiente reste à l’intérieur de l’animal lorsqu’il est brûlé, de même la chair de l’animal reste à l’intérieur de sa peau. En tout état de cause, la halakha selon laquelle l’offrande du taureau d’un Grand Prêtre est découpée en morceaux avant d’être brûlée est dérivée au moyen d’une analogie verbale.
וְתַנְיָא, רַבִּי אוֹמֵר: נֶאֱמַר כָּאן עוֹר וּבָשָׂר [וָפֶרֶשׁ],
Rava poursuit : Et il est enseigné dans une baraita que Rabbi Yehouda HaNassi dit : Il est dit ici, au sujet du taureau et du bouc offerts par le Grand Prêtre à Yom Kippour, les termes peau, chair et excréments, dans le verset : « Et le taureau de l’offrande expiatoire, et le bouc de l’offrande expiatoire, dont le sang a été apporté pour faire expiation dans le Sanctuaire, seront emportés hors du camp ; et ils brûleront au feu leur peau, leur chair et leurs excréments » (Lévitique 16:27).

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