מַתָּנָה אַחַת מֵהֶן מְעַכֶּבֶת. שְׁיָרֵי הַדָּם הָיָה שׁוֹפֵךְ עַל יְסוֹד מַעֲרָבִי שֶׁל מִזְבֵּחַ הַחִיצוֹן, וְאִם לֹא נָתַן לֹא עִיכֵּב. אֵלּוּ וָאֵלּוּ נִשְׂרָפִין אַבֵּית הַדֶּשֶׁן.
et le fait de ne pas effectuer ne serait-ce que une aspersion de leur sang disqualifie l’offrande. Quant au reste du sang qui demeure après ces aspersions, un prêtre le versait sur la base occidentale de l’autel extérieur, mais s’il ne versait pas le reste, cela ne disqualifie pas l’offrande. Ceux-ci, le taureau et le bouc de Yom Kippour, et ceux-là, les taureaux et les boucs qui sont brûlés, sont ensuite brûlés à l’endroit des cendres, un lieu à l’extérieur de Jérusalem où les prêtres apportaient les cendres de l’autel.
גְּמָ׳ וְנִיתְנֵי נָמֵי: וְקִיבּוּל דָּמָן בִּכְלִי שָׁרֵת בַּצָּפוֹן! כֵּיוָן דְּאִיכָּא אֲשַׁם מְצוֹרָע דְּקִיבּוּל דָּמוֹ בַּיָּד הוּא – שַׁיְּירֵיהּ.
GEMARA: La michna s’ouvre par un principe selon lequel l’abattage des offrandes de l’ordre le plus sacré se fait au nord de la cour du Temple. La Guemara demande : Et que la michna enseigne aussi comme principe : Et la collecte de leur sang dans un récipient de service se fait au nord de la cour du Temple. Puisque la collecte du sang est une partie indispensable du service, pourquoi n’est-elle pas mentionnée dans cette clause de la michna ? La Guemara explique : Puisqu’il y a parmi les offrandes de l’ordre le plus sacré l’offrande de culpabilité d’un lépreux, pour laquelle la collecte de son sang se fait dans la main, la michna ne pouvait pas énoncer cela comme un principe. Par conséquent, le tanna l’a omis des exigences relatives aux offrandes de l’ordre le plus sacré.
וְלָא?! וְהָא קָתָנֵי לַהּ לְקַמַּן: אֲשַׁם נָזִיר וַאֲשַׁם מְצוֹרָע – שְׁחִיטָתָן בַּצָּפוֹן, וְקִבּוּל דָּמָן בִּכְלִי שָׁרֵת בַּצָּפוֹן!
La Guemara objecte : Et le sang de l’offrande de culpabilité d’un lépreux n’est-il pas recueilli dans un ustensile de service ? Mais la michna enseigne cette halakha plus loin (54b) : En ce qui concerne l’offrande de culpabilité d’un nazir apportée pour sa purification et l’offrande de culpabilité d’un lépreux apportée pour sa purification, leur abattage rituel a lieu au nord de la cour du Temple et la collecte de leur sang dans un ustensile de service a lieu au nord. Apparemment, le tanna soutient que le sang de l’offrande de culpabilité d’un lépreux doit être recueilli dans un ustensile de service.
מֵעִיקָּרָא סָבַר קִיבּוּל דָּמוֹ בַּיָּד הוּא; שַׁיְּירֵיהּ. וְכֵיוָן דְּלָא סַגִּי לֵיהּ אֶלָּא בִּכְלִי – הֲדַר תַּנְיֵיהּ.
La Guemara répond : Au départ, le tanna pensait que, puisque la collecte du sang de l’offrande de culpabilité d’un lépreux doit aussi se faire dans la main du prêtre, et non exclusivement dans un ustensile de service, il l’a omise. Mais puisqu’il est effectivement possible de recueillir une partie du sang uniquement dans un ustensile de service, le tanna l’a ensuite enseignée.
דְּתַנְיָא: ״וְלָקַח״ – יָכוֹל בִּכְלִי? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וְנָתַן״ – מָה נְתִינָה בְּעַצְמוֹ שֶׁל כֹּהֵן, אַף לְקִיחָה בְּעַצְמוֹ שֶׁל כֹּהֵן.
C’est comme il est enseigné dans une baraita (Tosefta, Nega’im 9:2) : La Torah déclare au sujet de l’offrande de culpabilité d’un lépreux : « Et le prêtre prendra du sang de l’offrande de culpabilité, et le prêtre le mettra sur le lobe de l’oreille droite de celui qui doit être purifié, sur le pouce de sa main droite et sur le gros orteil de son pied droit » (Lévitique 14:14). On aurait pu penser qu’il devait le prendre dans un récipient ; c’est pourquoi le verset déclare : « Et le prêtre mettra. » De même que l’application du sang sur l’oreille, le pouce et le gros orteil doit être effectuée avec le propre corps du prêtre, de même, la prise du sang est effectuée avec le propre corps du prêtre, et non avec un ustensile de service.
יָכוֹל אַף לְמִזְבֵּחַ כֵּן? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״כִּי כַּחַטָּאת הָאָשָׁם הוּא״ – מָה חַטָּאת טְעוּנָה כְּלִי, אַף אָשָׁם טָעוּן כְּלִי. נִמְצֵאתָ אַתָּה אוֹמֵר: אֲשַׁם מְצוֹרָע – שְׁנֵי כֹּהֲנִים מְקַבְּלִין אֶת דָּמוֹ, אֶחָד בַּיָּד וְאֶחָד בִּכְלִי. זֶה שֶׁקִּיבְּלוֹ בִּכְלִי – בָּא לוֹ אֵצֶל מִזְבֵּחַ, וְזֶה שֶׁקִּיבְּלוֹ בַּיָּד – בָּא לוֹ אֵצֶל מְצוֹרָע.
La baraita continue : On aurait pu penser que même concernant le sang de l’offrande de culpabilité du lépreux, qu’il présente sur l’autel, comme le sang des autres offrandes de culpabilité, il en est ainsi, qu’il recueille le sang dans sa main plutôt qu’avec un récipient. Pour réfuter cela, le verset déclare : « Car comme l’offrande expiatoire, ainsi l’offrande de culpabilité » (Lévitique 14:13). Cela enseigne que, de même qu’une offrande expiatoire requiert un récipient pour recueillir son sang, de même le sang d’une offrande de culpabilité requiert un récipient pour recueillir son sang. Tu dis donc en conséquence : Dans le cas de l’offrande de culpabilité d’un lépreux, deux prêtres recueillent son sang ; l’un recueille le sang à la main, et l’autre le recueille dans un récipient. Celui-ci, qui a recueilli le sang dans un récipient, vient à l’autel et en asperge une partie sur celui-ci. Et cet autre, qui a recueilli le sang à la main, vient vers le lépreux et met une partie du sang sur son oreille droite, son pouce droit et le gros orteil de son pied droit.