Drashot AI Logo
אֲבָל דָּמִים הַנִּיתָּנִין עַל הַמִּזְבֵּחַ הַפְּנִימִי – כְּגוֹן אַרְבָּעִים וְשָׁלֹשׁ שֶׁל יוֹם הַכִּיפּוּרִים, וְאַחַד עָשָׂר שֶׁל פַּר כֹּהֵן מָשִׁיחַ, וְאַחַד עָשָׂר שֶׁל פַּר הֶעְלֵם דָּבָר שֶׁל צִיבּוּר; פִּיגֵּל בֵּין בָּרִאשׁוֹנָה וּבֵין בַּשְּׁנִיָּה וּבֵין בַּשְּׁלִישִׁית – רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר: פִּיגּוּל, וְחַיָּיבִין עָלָיו כָּרֵת; וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: אֵין בּוֹ כָּרֵת עַד שֶׁיְּפַגֵּל בְּכׇל הַמַּתִּיר.
Mais, en ce qui concerne le sang placé à l’intérieur, c’est-à-dire dans le Saint des Saints, sur le Rideau, et sur l’autel intérieur, par exemple, les quarante-trois aspersions du sang du taureau et du bouc de Yom Kippour, et les onze aspersions du sang du taureau pour une faute involontaire du prêtre oint, et les onze aspersions du sang du taureau pour une faute communautaire involontaire, si, dans ces cas, le prêtre avait une intention pouvant rendre l’offrande piggul, que ce soit pendant le premier ensemble d’aspersions, que ce soit pendant le deuxième ensemble, ou que ce soit pendant le troisième ensemble, c’est-à-dire pendant n’importe lequel des ensembles requis d’aspersions, Rabbi Meïr dit : L’offrande est piggul et l’on est passible de karet pour sa consommation. Et les Sages disent : Il n’y a pas de responsabilité de karet à moins qu’il n’ait eu une intention pouvant rendre l’offrande piggul pendant l’accomplissement de tout le facteur permissif.
קָתָנֵי מִיהָא פִּיגֵּל בֵּין בָּרִאשׁוֹנָה בֵּין בַּשְּׁנִיָּה בֵּין בַּשְּׁלִישִׁית – וּפְלִיג!
Quoi qu’il en soit, cette baraita enseigne : Si le prêtre avait une intention qui peut rendre l’offrande piggul, que ce soit pendant le premier ensemble de présentations, que ce soit pendant le deuxième ensemble, ou que ce soit pendant le troisième ensemble, et pourtant Rabbi Meïr conteste la décision des Sages et dit que l’offrande est piggul. Si l’intention du prêtre rend l’offrande piggul, que ce soit pendant le premier, le deuxième ou le troisième ensemble de présentations, il est évident que la décision de Rabbi Meïr doit être fondée sur la considération qu’on peut rendre une offrande piggul pendant la moitié d’un facteur permissif. Selon l’affirmation de Rabbi Shimon ben Lakish selon laquelle la raison de Rabbi Meïr est que quiconque accomplit une action l’accomplit avec son intention initiale, l’offrande ne devrait être piggul que si le premier ensemble de présentations a été effectué avec une intention impropre tandis que le reste a été effectué en silence.
אָמַר רַב יִצְחָק בַּר אָבִין: הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן – כְּגוֹן שֶׁפִּיגֵּל בִּשְׁחִיטָה, דְּחַד מַתִּיר הוּא. אִי הָכִי, מַאי טַעְמָא דְּרַבָּנַן?
Rav Yitzḥak bar Avin dit : De quoi parlons-nous ici ? Nous ne traitons pas d’un cas où un prêtre avait une intention impropre dans les aspersions elles-mêmes, où la question de la moitié d’un facteur permissif est pertinente. Nous traitons plutôt d’un cas il avait une intention impropre qui peut rendre l’offrande piggul pendant l’acte de l’abattage. En d’autres termes, après avoir présenté le sang du taureau à l’intérieur du Sanctuaire, le reste du sang s’est renversé, et il a dû abattre un autre taureau afin de pouvoir poursuivre les aspersions, cette fois sur le Rideau. La raison de la décision de Rabbi Meir est que l’acte d’abattage constitue un facteur permissif, et par conséquent l’intention impropre du prêtre portait sur un service entier, et non sur la moitié d’un facteur permissif. La Guemara demande : Si tel est le cas, quelle est la raison de la décision des Sages ?
אָמַר רָבָא: מַאן חֲכָמִים – רַבִּי אֶלְיעָזָר הִיא. דִּתְנַן: הַקּוֹמֶץ, וְהַלְּבוֹנָה, וְהַקְּטוֹרֶת, וּמִנְחַת כֹּהֲנִים, וּמִנְחַת כֹּהֵן מָשִׁיחַ, וּמִנְחַת נְסָכִים; שֶׁהִקְרִיב מֵאַחַת מֵהֶן כְּזַיִת בַּחוּץ – חַיָּיב. וְרַבִּי אֶלְיעָזָר פּוֹטֵר, עַד שֶׁיַּקְרִיב אֶת כּוּלָּן.
Rava dit : Qui sont ces rabbins ? Il s’agit de l’opinion de Rabbi Eliezer, comme nous l’avons appris dans une michna (109b) : En ce qui concerne la poignée d’une offrande de farine, et l’oliban, et l’encens, et l’offrande de farine des prêtres, et l’offrande de farine du prêtre oint, et l’offrande de farine apportée avec les libations qui accompagnent les offrandes animales, dans un cas où quelqu’un a sacrifié ne serait-ce qu’un volume d’olive de l’un quelconque de ceux-ci, qui doit être sacrifié sur l’autel, à l’extérieur du Temple, il est passible, car la combustion d’un volume d’olive est considérée comme une combustion appropriée. Et Rabbi Eliezer le considère comme exempt à moins qu’il ne sacrifie la totalité de l’un quelconque de ces éléments à l’extérieur du Temple. Cela indique que, selon Rabbi Eliezer, même lorsqu’on accomplit une action appropriée, on n’est passible que si l’on achève le service. Il devrait en aller de même pour l’abattage de différents taureaux pour différents ensembles d’aspersions ; on ne devrait être passible que s’il a rendu chacun d’eux piggul.
וְהָאָמַר רָבָא: וּמוֹדֶה רַבִּי אֶלְיעָזָר בְּדָמִים; דִּתְנַן, רַבִּי אֶלְיעָזָר וְרַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמְרִים: מִמָּקוֹם שֶׁפָּסַק – מִשָּׁם הוּא מַתְחִיל!
La Guemara soulève une difficulté : Comment peut-on expliquer l’opinion de Rabbi Eliezer concernant la présentation du sang de cette manière ? Mais Rava ne dit-il pas : Et Rabbi Eliezer concède au sujet du sang que même celui qui offre une partie du sang hors du Temple est passible de responsabilité ? Comme nous l’avons appris dans une michna (Yoma 60a) que Rabbi Eliezer et Rabbi Shimon disent : Si le sang du taureau ou du bouc de Yom Kippour s’est répandu, même si cela s’est produit au milieu de l’une des séries d’aspersions, et que le Grand Prêtre a abattu un autre animal, néanmoins, à partir de l’endroit où il s’est interrompu dans ce rite particulier, lorsque le sang s’est répandu, là il reprend l’accomplissement de ce rite. Selon l’opinion de Rabbi Eliezer, chaque aspersion individuelle dans chacun de ces rites est un acte en soi, et par conséquent l’offrande peut devenir piggul par n’importe laquelle d’entre elles. Ce n’est certainement pas l’opinion des Sages qui sont en désaccord avec Rabbi Meir dans la baraita.
אֶלָּא אָמַר רָבָא: כְּגוֹן שֶׁפִּיגֵּל בָּרִאשׁוֹנָה, וְשָׁתַק בַּשְּׁנִיָּה, וְחָזַר וּפִיגֵּל בַּשְּׁלִישִׁית.
Au contraire, Rava dit : Rabbi Shimon ben Lakish expliquerait que la baraita ne signifie pas que le prêtre avait une intention impropre soit pendant la première série d’aspersions, soit pendant la deuxième, soit pendant la troisième. Il s’agit plutôt d’un cas le Grand Prêtre avait une intention impropre pouvant rendre l’offrande piggul pendant la première série d’aspersions, dans le Saint des Saints, et est resté silencieux pendant la deuxième série d’aspersions, sur le Rideau, puis de nouveau avait une intention impropre pouvant rendre l’offrande piggul pendant la troisième série d’aspersions, sur l’autel intérieur. Il y a une certaine nouveauté dans ce cas selon l’opinion de Rabbi Meir, qui soutient que quiconque accomplit une action l’accomplit avec son intention initiale.
מַהוּ דְּתֵימָא: אִי סָלְקָא דַעְתָּךְ עַל דַּעַת רִאשׁוֹנָה הוּא מִיהְדָּר – פִּיגּוּלֵי בַּשְּׁלִישִׁית לְמָה לִי? קָא מַשְׁמַע לַן. מַתְקֵיף לַהּ רַב אָשֵׁי: מִידֵּי ״שָׁתַק״ קָתָנֵי?!
Rava développe : De peur que tu ne dises que, si l’idée te vient à l’esprit que, lorsque le prêtre accomplit la deuxième série d’aspersions, il le fait avec son intention initiale, c’est-à-dire celle qu’il avait au moment de la première série d’aspersions, pourquoi me faudrait-il qu’il ait, de nouveau, une intention impropre pouvant rendre l’offrande piggul pendant la troisième série d’aspersions ? Son intention explicite pendant la troisième série d’aspersions n’indique-t-elle pas qu’il n’avait pas cette intention pendant la deuxième série d’aspersions ? Par conséquent, la baraita nous enseigne qu’il n’en est pas ainsi ; au contraire, son silence pendant la deuxième série est considéré comme une continuation de son intention initiale. Rav Ashi objecte à cela : Est-il enseigné qu’il est resté silencieux pendant la deuxième série d’aspersions ? Selon l’interprétation de Rava, c’est le détail clé du cas, et pourtant il n’est pas mentionné dans la baraita.
אֶלָּא אָמַר רַב אָשֵׁי: הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן – כְּגוֹן שֶׁפִּיגֵּל בָּרִאשׁוֹנָה וּבַשְּׁנִיָּה וּבַשְּׁלִישִׁית; מַהוּ דְּתֵימָא: אִי סָלְקָא דַּעְתָּךְ כׇּל הָעוֹשֶׂה עַל דַּעַת רִאשׁוֹנָה הוּא עוֹשֶׂה – מִהְדָּר פִּיגּוּלֵי בְּכֹל חֲדָא וַחֲדָא לְמָה לִי? קָא מַשְׁמַע לַן.
Au contraire, Rav Ashi a dit : De quoi parlons-nous ici ? Nous parlons d’un cas le Grand Prêtre avait une intention qui peut rendre l’offrande piggul pendant la première série d’aspersions, dans le Saint des Saints, et pendant la deuxième série, sur le Rideau, et pendant la troisième, sur les coins de l’autel intérieur. Mais pendant la quatrième série, les aspersions sur le dessus de l’autel intérieur, il est resté silencieux. De peur que tu ne dises que, si l’idée te vient à l’esprit de dire que quiconque accomplit une action l’accomplit avec son intention initiale, pourquoi ai-je besoin qu’il ait encore une fois une intention impropre qui puisse rendre l’offrande piggul pendant chacune et chaque série d’aspersions ? Par conséquent, la baraita nous enseigne que, malgré cela, il est considéré comme ayant accompli toutes les aspersions avec son intention initiale.

Les traductions générées par l'IA peuvent ne pas être entièrement précises.

Pour des commentaires ou des corrections, contactez drashot@drashot.ai.

Textes fournis par Sefaria