שֶׁהוּשְׁווּ מַעֲשִׂים לְמַעֲשִׂים?!
que les actions d’aspersion du sang dans une offrande sont assimilées aux actions du sang dans l’autre offrande ? Le sang du bouc de Yom Kippour est aspergé même à l’intérieur du Saint des Saints, ce qui n’est pas le cas du sang du taureau. Néanmoins, en ce qui concerne l’aspersion dans le Sanctuaire, qui est commune aux deux, leurs actions sont accomplies de la même manière, le sang étant aspergé avec un doigt sur le Rideau et sur les coins de l’autel.
וַאֲתָא לֵיהּ פַּר יוֹם הַכִּפּוּרִים (נָמֵי) לְאֶת בְּדָם וּטְבִילָה מִפַּר כֹּהֵן מָשִׁיחַ; וְאָתֵי לֵיהּ שְׂעִיר יוֹם הַכִּפּוּרִים מִשְּׂעִירֵי עֲבוֹדָה זָרָה – מִקַּל וָחוֹמֶר.
Et au moyen de cette inférence a fortiori, le cas du taureau de Yom Kippour est dérivé du cas du taureau du péché involontaire du prêtre oint, en ce qui concerne les halakhot résumées par les mots et, dans le sang, et immersion, puisqu’ils sont tous deux des taureaux. Et de même, le cas du bouc de Yom Kippour est dérivé du cas des boucs pour un péché communautaire involontaire d’idolâtrie, en ce qui concerne les halakhot de et, dans le sang, et immersion, au moyen de cette inférence a fortiori, puisqu’ils sont tous deux des boucs.
וְכִי דָּבָר הַלָּמֵד בְּהֶיקֵּשׁ, חוֹזֵר וּמְלַמֵּד בְּקַל וָחוֹמֶר?! אָמַר רַב פָּפָּא: קָסָבַר תָּנָא דְּבֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל: דָּבָר הַלָּמֵד בְּהֶיקֵּשׁ, חוֹזֵר וּמְלַמֵּד בְּקַל וָחוֹמֶר.
La Guemara demande : Comment les halakhot du bouc de Yom Kippour peuvent-elles être dérivées des boucs apportés pour un péché communautaire involontaire d’idolâtrie ? Mais une règle dérivée par juxtaposition, c’est-à-dire une halakha qui n’est pas écrite explicitement dans la Torah mais qui est apprise au moyen d’une comparaison, peut-elle à son tour enseigner par inférence a fortiori ? Il existe un principe selon lequel une halakha dérivée par juxtaposition concernant des matières consacrées ne peut pas ensuite enseigner une autre halakha au moyen d’une inférence a fortiori. Les halakhot évoquées par les mots et, dans le sang, et immersion, ne sont pas énoncées explicitement concernant les boucs pour un péché communautaire involontaire d’idolâtrie. Elles sont plutôt dérivées de la comparaison figurant dans le verset : « Et il fera…comme il a fait » (Lévitique 4:20), qui fait allusion aux boucs pour un péché communautaire involontaire d’idolâtrie et au taureau pour un péché involontaire du prêtre oint. Rav Pappa a dit : L’école de Rabbi Yishmael soutient qu’une règle dérivée par juxtaposition enseigne à son tour par inférence a fortiori, même en ce qui concerne les matières consacrées.
״לַפָּר״ – זֶה פַּר הֶעְלֵם דָּבָר שֶׁל צִבּוּר. הָא בְּצִיבּוּר גּוּפֵיהּ כְּתִיב! אָמַר רַב פָּפָּא: מִשּׁוּם דְּבָעֵי אַגְמוֹרֵי פַּר הֶעְלֵם דָּבָר שֶׁל צִבּוּר בְּיוֹתֶרֶת וּשְׁתֵּי כְּלָיוֹת, לִשְׂעִירֵי עֲבוֹדָה זָרָה.
La Guemara continue d’analyser la déclaration de Rabbi Yishmael dans la baraita : « Avec le taureau » ; il s’agit du taureau pour un péché communautaire involontaire. La Guemara demande : pourquoi est-il nécessaire de déduire ce cas par voie d’exégèse ? Ce verset lui-même est écrit au sujet du taureau pour un péché communautaire involontaire. Rav Pappa a dit : La déduction est nécessaire parce que Rabbi Yishmael veut que le cas du taureau pour un péché communautaire involontaire enseigne au sujet de la combustion sur l’autel des parties sacrificielles, y compris le diaphragme et les deux reins, que cette obligation s’applique aussi aux boucs pour un péché communautaire involontaire d’idolâtrie, bien que cette exigence ne soit pas énoncée à leur sujet.
וּפַר הֶעְלֵם דָּבָר שֶׁל צִבּוּר – בְּגוּפֵיהּ לָא כְּתִיב, בְּהֶיקֵּשָׁא אָתֵי; אִיצְטְרִיךְ ״לַפָּר״ –
Rav Pappa poursuit : Et, puisque l’obligation de brûler le diaphragme et les deux reins sur l’autel n’est pas écrite au sujet du taureau pour un péché communautaire involontaire lui-même, mais qu’elle est plutôt dérivée par juxtaposition du taureau pour un péché involontaire du prêtre oint, dans lequel cette exigence est explicitement énoncée (voir Lévitique 4:8–9), il était nécessaire d’inclure de nouveau le taureau pour un péché communautaire involontaire avec l’expression « avec le taureau ».
לְמִיהְוֵי כְּמַאן דִּכְתִיב בֵּיהּ בְּגוּפֵיהּ, וְלָא לֶיהֱוֵי דָּבָר הַלָּמֵד בְּהֶיקֵּשׁ חוֹזֵר וּמְלַמֵּד בְּהֶיקֵּשׁ.
La Guemara explique : Cette dérivation est nécessaire afin que ce soit comme si cette halakha de brûler le diaphragme et les deux reins était écrite au sujet de le taureau pour un péché communautaire involontaire lui-même. Et de cette manière, la dérivation à partir de ce cas, enseignant la halakha dans le cas des boucs pour un péché communautaire involontaire d’idolâtrie, ne devrait pas être une matière dérivée par juxtaposition qui enseigne à nouveau par juxtaposition, car une telle dérivation n’est pas effectuée en ce qui concerne les matières consacrées.
תַּנְיָא כְּוָותֵיהּ דְּרַב פָּפָּא: ״וְעָשָׂה כַּאֲשֶׁר עָשָׂה״ – מָה תַּלְמוּד לוֹמַר ״לַפָּר״?
§ La Guemara commente : Il est enseigné dans une baraitaconformément à l’opinion de Rav Pappa : « Et il fera avec le taureau, comme il a fait » (Lévitique 4:20) ; quel est le sens lorsque le verset dit : « Avec le taureau » ? Il est clair que ce verset fait référence au taureau.
לְפִי שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְהֵם הֵבִיאוּ אֶת קׇרְבָּנָם אִשֶּׁה לַה׳ וְגוֹ׳״; ״חַטָּאתָם״ – אֵלּוּ שְׂעִירֵי עֲבוֹדָה זָרָה, ״שִׁגְגָתָם״ – זֶה פַּר הֶעְלֵם דָּבָר שֶׁל צִבּוּר, ״חַטָּאתָם עַל שִׁגְגָתָם״ – אָמְרָה תּוֹרָה: חַטָּאתָם הֲרֵי הִיא לָךְ כְּשִׁגְגָתָם;
La baraita répond : Parce qu’il est dit au sujet des boucs pour un péché communautaire involontaire d’idolâtrie : « Et ils ont apporté leur offrande, une offrande consumée par le feu pour le Seigneur, et leur offrande expiatoire devant le Seigneur pour leur erreur » (Nombres 15:25), et ce verset est interprété comme suit : « Leur offrande expiatoire » ; ce sont les boucs pour un péché communautaire involontaire d’idolâtrie, évoqués dans ce passage. « Leur erreur » ; c’est le taureau pour un péché communautaire involontaire, qui est apporté pour une transgression involontaire de la communauté. La juxtaposition de ces offrandes dans le verset : « Leur offrande expiatoire…pour leur erreur, » indique que la Torah veut dire : Leur offrande expiatoire est pour vous comme leur erreur, c’est-à-dire que toutes les portions consumées sur l’autel dans le cas du taureau pour un péché communautaire involontaire sont également brûlées sur l’autel dans le cas des boucs pour un péché involontaire d’idolâtrie.
שִׁגְגָתָם מֵהֵיכָן לָמַדְתָּ – לֹא בְּהֶיקֵּשׁ? וְכִי דָּבָר הַלָּמֵד בְּהֶיקֵּשׁ חוֹזֵר וּמְלַמֵּד בְּהֶיקֵּשׁ?!
La Guemara demande : En ce qui concerne l’offrande apportée pour leur erreur, c’est-à-dire le taureau pour un péché communautaire involontaire, d’où as-tu appris cette halakha ? N’était-ce pas par juxtaposition à partir du taureau pour un péché involontaire du prêtre oint, puisque le diaphragme et les deux reins ne sont pas mentionnés explicitement au sujet du taureau pour un péché communautaire involontaire ? Mais cela est difficile, car une règle dérivée par juxtaposition peut-elle à nouveau enseigner par juxtaposition ?
תַּלְמוּד לוֹמַר: ״לַפָּר״ – זֶה פַּר הֶעְלֵם דָּבָר שֶׁל צִבּוּר, ״לְפַר״ – זֶה פַּר כֹּהֵן מָשִׁיחַ.
Par conséquent, le verset déclare : « Et il fera avec le taureau comme il a fait avec le taureau de l’offrande expiatoire » (Lévitique 4:20). En ce qui concerne la première occurrence de « avec le taureau », il s’agit du taureau pour un péché communautaire involontaire. Et en ce qui concerne la seconde occurrence de « avec le taureau », il s’agit du taureau pour un péché involontaire du prêtre oint. En raison de cette juxtaposition, c’est comme si la combustion du diaphragme et des deux reins était explicitement écrite au sujet du taureau pour un péché communautaire involontaire, et par conséquent la halakha peut être enseignée par juxtaposition au sujet des boucs pour un péché involontaire d’idolâtrie, comme l’a dit Rav Pappa.
אָמַר מָר: ״חַטָּאתָם״ – אֵלּוּ שְׂעִירֵי עֲבוֹדָה זָרָה. תִּיפּוֹק לֵיהּ מִקְּרָא קַמָּא, דְּאָמַר מָר: ״הַחַטָּאת״ – לְרַבּוֹת שְׂעִירֵי עֲבוֹדָה זָרָה! אָמַר רַב פָּפָּא: אִיצְטְרִיךְ; סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא: הָנֵי מִילֵּי הַזָּאוֹת – דִּכְתִיבָן בְּגוּפֵיהּ,
La Guemara analyse la baraita précédente. Le Maître a dit plus haut : « Leur offrande expiatoire », ce sont les boucs pour une faute communautaire involontaire d’idolâtrie, qui sont juxtaposés dans ce verset au taureau pour une faute communautaire involontaire. La Guemara demande : Mais que le tanna déduise cela du verset précédent énoncé au sujet du taureau pour une faute communautaire involontaire, comme le Maître l’a dit dans la baraita citée plus haut (39b) : « Une offrande expiatoire » (Lévitique 4:20), cela vient inclure les boucs pour une faute communautaire involontaire d’idolâtrie. Rav Pappa a dit : Cette dérivation était nécessaire, car s’il n’y avait eu que la juxtaposition de Lévitique 4:20, vous auriez pu penser : Cette règle ne s’applique qu’aux actes d’aspersion, qui sont écrits au sujet du taureau pour une faute communautaire involontaire lui-même.