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אַמִּין שֶׁבָּאֶצְבַּע. ״בַּדָּם״ – שֶׁיְּהֵא בַּדָּם שִׁיעוּר טְבִילָה מֵעִיקָּרָא. ״וְטָבַל״ – וְלֹא מְסַפֵּג.
service accompli par un prêtre qui a une verrue ou une ampoule sur son doigt. Ceux-ci ne sont pas considérés comme une interposition entre son doigt et le sang. Quant à l’expression « dans le sang » (Lévitique 4:6), cela enseigne que le sang dans le récipient de service doit être d’une quantité suffisante pour l’immersion dès le départ. Le prêtre doit d’abord recueillir dans le récipient suffisamment de sang pour toutes les aspersions, plutôt que d’ajouter du sang au récipient pour chaque aspersion. Enfin, l’expression « et le prêtre plongera son doigt dans le sang » indique qu’il doit y avoir suffisamment de sang dans le récipient pour que le prêtre puisse y plonger son doigt et non avoir à racler les parois de l’ustensile pour recueillir du sang en vue de l’aspersion.
וְאִיצְטְרִיךְ לְמִכְתַּב ״בַּדָּם״, דְּאִי כְּתַב רַחֲמָנָא ״וְטָבַל״ – הֲוָה אָמֵינָא: אַף עַל גַּב דְּלֵיכָּא שִׁיעוּר טְבִילָה מֵעִיקָּרָא; כְּתַב רַחֲמָנָא ״בַּדָּם״.
La Guemara explique : Et il était nécessaire que le verset énonce ces deux derniers termes. Il fallait écrire « dans le sang », car si le Miséricordieux avait écrit seulement « et le prêtre plongera », j’aurais dit que les aspersions sont valides même s’il n’y avait pas une quantité suffisante de sang pour l’immersion dès le départ, mais seulement assez pour une seule aspersion, à condition que le prêtre ajoute ensuite davantage de sang dans le récipient pour chaque aspersion. C’est pourquoi le Miséricordieux écrit « dans le sang » pour enseigner que, dès le départ, il doit y avoir suffisamment de sang dans le récipient pour toutes les aspersions.
וְאִי כְּתַב רַחֲמָנָא ״בַּדָּם״ – הֲוָה אָמֵינָא: אֲפִילּוּ מְסַפֵּג; כְּתַב רַחֲמָנָא: ״וְטָבַל״.
Et, inversement, si le Miséricordieux avait écrit seulement « dans le sang », je dirais que même s’il y avait eu assez de sang dans le récipient au départ, il n’est pas nécessaire qu’il y ait assez de sang pour l’immersion lors des dernières aspersions, car le prêtre peut essuyer les parois de l’ustensile pour recueillir du sang pour l’aspersion. C’est pourquoi le Miséricordieux écrit : « et le prêtre plongera ».
״מִזְבַּח קְטֹרֶת סַמִּים״ לְמָה לִי? שֶׁאִם לֹא נִתְחַנֵּךְ הַמִּזְבֵּחַ בִּקְטוֹרֶת הַסַּמִּים – לֹא הָיָה מַזֶּה.
La Guemara traite une autre expression apparemment superflue dans le même chapitre : « Et le prêtre mettra une partie du sang sur les cornes de l’autel de l’encens aromatique devant le Seigneur » (Lévitique 4:7). Pourquoi ai-je besoin que le verset mentionne l’encens aromatique ? Il aurait suffi d’identifier l’autel comme étant « devant le Seigneur », et l’on aurait compris qu’il s’agit de l’autel intérieur. Au contraire, cela vient enseigner que si l’autel n’avait pas été inauguré avec de l’encens aromatique, le prêtre n’y aspergerait pas de sang.
תַּנְיָא כְּוָותֵיהּ דְּרַב פָּפָּא: ״וְעָשָׂה... כַּאֲשֶׁר עָשָׂה״ – מָה תַּלְמוּד לוֹמַר ״לַפָּר״? לְרַבּוֹת פַּר יוֹם הַכִּפּוּרִים לְכׇל מַה שֶּׁאָמוּר בָּעִנְיָן. דִּבְרֵי רַבִּי.
La Guemara commente : Il est enseigné dans une baraitaconformément à l’opinion de Rav Pappa que l’expression superflue dans le passage traitant du taureau pour un péché communautaire involontaire fait allusion au taureau de Yom Kippour afin d’enseigner les trois halakhot de et, dans le sang, et immersion, à partir du cas du taureau pour le péché involontaire du prêtre oint, auquel il est également fait allusion dans ce verset. La baraita déclare : « Et il fera avec le taureau, comme il a fait avec le taureau de l’offrande expiatoire » (Lévitique 4:20). Quel est le sens lorsque le verset dit « avec le taureau » ? Cela sert à inclure le taureau de Yom Kippour dans tout ce qui est énoncé dans cette matière, c’est-à-dire dans le passage concernant le taureau pour le péché involontaire du prêtre oint, en particulier les halakhot de et, dans le sang, et immersion. Telle est la déclaration de Rabbi Yehuda HaNasi.
אָמַר רַבִּי יִשְׁמָעֵאל: קַל וָחוֹמֶר! וּמָה בְּמָקוֹם שֶׁלֹּא הוּשְׁוָה קׇרְבָּן לְקׇרְבָּן – הִשְׁוָה מַעֲשִׂים לְמַעֲשִׂים; מָקוֹם שֶׁהִשְׁוָה קׇרְבָּן לְקׇרְבָּן – אֵינוֹ דִּין שֶׁיַּשְׁוֶה מַעֲשֶׂה לְמַעֲשֶׂה?!
Rabbi Yishmael a dit : Cette inclusion est inutile, car ces halakhot peuvent être déduites au moyen d’une inférence a fortiori : De même que dans un cas où une offrande n’est pas assimilée à une autre offrande d’un type d’animal différent, la Torah a assimilé les actions d’aspersion du sang dans une offrande aux actions du sang dans l’autre offrande, comme cela sera expliqué, dans un cas où la Torah a assimilé une offrande à une autre offrande, c’est-à-dire le taureau pour un péché involontaire du prêtre oint et le taureau de Yom Kippour, n’est-il pas logique que la Torah doive assimiler les actions d’aspersion du sang dans l’une des offrandes aux actions du sang dans l’autre offrande ? Par conséquent, la déduction au moyen d’une inclusion spéciale n’est pas nécessaire.
אֶלָּא מָה תַּלְמוּד לוֹמַר ״לַפָּר״ – זֶה פַּר הֶעְלֵם דָּבָר שֶׁל צִבּוּר. ״לְפַר״ – זֶה פַּר כֹּהֵן מָשִׁיחַ.
Mais plutôt, quelle est la signification lorsque le verset déclare : « Et il fera avec le taureau comme il a fait avec le taureau de l’offrande expiatoire » ? En ce qui concerne la première occurrence de « avec le taureau », il s’agit du taureau pour un péché communautaire involontaire. Et en ce qui concerne la seconde occurrence de « avec le taureau », il s’agit du taureau pour un péché involontaire du prêtre oint. Et le verset vient enseigner que, de même que dans le premier cas, si le prêtre a omis une des aspersions, il n’a rien fait, il en est de même dans le second cas.
אָמַר מָר: וּמָה בִּמְקוֹם שֶׁלֹּא הוּשְׁוָה קׇרְבָּן לְקׇרְבָּן. מַאי לֹא הוּשְׁוָה קׇרְבָּן לְקׇרְבָּן?
La Guemara clarifie la baraita. Le Maître a dit plus haut : De même que dans un cas où une offrande n’est pas assimilée à une autre offrande. Que signifie l’expression : une offrande n’est pas assimilée à une autre offrande ? Quelles offrandes ne sont pas apportées à partir du même type d’animal, mais néanmoins les halakhot régissant l’aspersion de leur sang sont les mêmes ?
אִילֵּימָא פַּר יוֹם הַכִּפּוּרִים וּשְׂעִיר יוֹם הַכִּפּוּרִים – אִיכָּא לְמִיפְרַךְ: מָה לְהָנָךְ, שֶׁכֵּן נִכְנָס דָּמָם לִפְנַיי וְלִפְנִים!
Si nous disons que Rabbi Yishmael fait référence au taureau de Yom Kippour et au bouc de Yom Kippour, et qu’à partir d’eux il déduit, au moyen d’une inférence a fortiori, que les actes concernant le taureau de Yom Kippour sont les mêmes que ceux concernant le taureau pour un péché involontaire du prêtre oint, qui sont le même animal, cela peut être réfuté comme suit : Qu’y a-t-il de remarquable dans ces offrandes, le taureau et le bouc de Yom Kippour ? Elles sont remarquables en ce que leur sang entre dans le sanctuaire le plus intérieur, le Saint des Saints. Il n’en est pas ainsi du taureau pour un péché involontaire du prêtre oint, dont le sang n’est aspergé que dans la partie extérieure du Sanctuaire.
אֶלָּא פַּר הֶעְלֵם דָּבָר שֶׁל צִבּוּר וּשְׂעִירֵי עֲבוֹדָה זָרָה – אִיכָּא לְמִיפְרַךְ: מָה לְהָנָךְ, שֶׁכֵּן מְכַפְּרִין עַל עֲבֵירוֹת מִצְוָה יְדוּעָה!
Plutôt, dis que la référence ici est à le taureau pour un péché communautaire involontaire et les boucs pour un péché communautaire involontaire d’idolâtrie. Mais encore une fois, cette affirmation peut être réfutée : Qu’y a-t-il de remarquable dans ces offrandes ? Elles sont remarquables en ce que toutes deux expiént les transgressions connues d’une mitzva, tandis que le taureau de Yom Kippour expie des transgressions inconnues (voir Shevuot 2a).
אֶלָּא פַּר הֶעְלֵם דָּבָר שֶׁל צִבּוּר וְשָׂעִיר שֶׁל יוֹם הַכִּפּוּרִים. וְהָכִי קָאָמַר: וּמָה בִּמְקוֹם שֶׁלֹּא הוּשְׁווּ קׇרְבָּן לְקׇרְבָּן – דְּהַאי פַּר וְהַאי שָׂעִיר, הוּשְׁווּ מַעֲשִׂים לְמַעֲשִׂים – לְמַאי דִּכְתַב בְּהוּ; מָקוֹם שֶׁהוּשְׁוָה קׇרְבָּן לְקׇרְבָּן – דְּהַאי פַּר וְהַאי פַּר, אֵינוֹ דִּין
Au contraire, la référence ici est à le taureau pour un péché communautaire involontaire et le bouc de Yom Kippour, et c’est ce que Rabbi Yishmaël dit : De même que dans un cas où une offrande n’est pas assimilée à une autre offrande, puisque celle-ci est un taureau et celle-là est un bouc, néanmoins les actions d’aspersion du sang dans une offrande sont assimilées aux actions du sang dans l’autre offrande en ce qui concerne ce qui est écrit à son sujet, dans un cas où une offrande est assimilée à une autre offrande, c’est-à-dire le taureau pour un péché involontaire du prêtre oint et le taureau de Yom Kippour, puisque celui-ci est un taureau et celui-là est un taureau, n’est-ce pas logique

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