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אִם הִצִּיל בְּמֵת חָמוּר – שֶׁכֵּן חֲלוּקָה בְּאוֹהָלִין, תַּצִּיל בִּכְלִי חֶרֶשׂ הַקַּל – שֶׁאֵין חֲלוּקִין בְּאוֹהָלִין.
Si une cloison protège un objet de l’impureté transmise par un cadavre, qui est grave, ce n’est que parce que cette impureté est unique en ce qu’elle se transmet à ce qui se trouve dans la même tente, c’est-à-dire sous le même toit, et les tentes sont divisées par des cloisons. Si tel est le cas, une cloison devrait-elle protéger la nourriture de l’impureté transmise dans un récipient en terre cuite, laquelle, bien que légère, n’est pas divisée par des cloisons, comme le sont les tentes ?
הָתִינַח לְרַבָּנַן; לְרַבִּי אֱלִיעֶזֶר מַאי אִיכָּא לְמֵימַר?
La Guemara note : La comparaison entre la viande non sacrée par rapport aux offrandes et une cloison dans un récipient en terre cuite fonctionne bien selon l’opinion des Sages, qui soutiennent qu’une cloison n’empêche pas la transmission de l’impureté à l’intérieur d’un récipient en terre cuite. Mais selon l’opinion de Rabbi Eliezer, qui maintient qu’une cloison est efficace dans un four en terre cuite, que peut-on dire ? Comment cela est-il compatible avec le principe selon lequel un objet n’est pas affecté par quelque chose qui n’est pas de son espèce ?
רַבִּי אֱלִיעֶזֶר קַל וָחוֹמֶר קָאָמַר.
La Guemara répond : Rabbi Eliezer est d’accord avec ce principe. Pourtant, il dit qu’une séparation dans un récipient en terre cuite est efficace en raison de son inférence a fortiori, qui l’emporte sur le principe selon lequel un objet n’est pas affecté par quelque chose qui n’est pas de son espèce.
אִי הָכִי, הָתָם נָמֵי לֵימָא קַל וָחוֹמֶר: קֳדָשִׁים מְחַלְּלִין קֳדָשִׁים – חוּלִּין לֹא כׇּל שֶׁכֵּן?!
La Guemara objecte : Si tel est le cas, qu’une inférence a fortiori l’emporte sur ce principe, disons une inférence a fortiori là aussi, concernant une offrande expiatoire qui a été abattue pour la consommation de viande non sacrée : si le fait d’abattre des animaux sacrificiels au nom d’autres sacrifices profane ces sacrifices, à plus forte raison n’est-il pas clair que les abattre pour la consommation de viande non sacrée les profane ?
אֶלָּא טַעְמָא דְּרַב – כְּרַבִּי אֶלְעָזָר; דְּאָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: מַאי טַעְמָא דְּרַב? ״וְלֹא יְחַלְּלוּ אֶת קׇדְשֵׁי בְּנֵי יִשְׂרָאֵל אֵת אֲשֶׁר יָרִימוּ לַה׳״ – קֳדָשִׁים מְחַלְּלִין קֳדָשִׁים, וְאֵין חוּלִּין מְחַלְּלִין קֳדָשִׁים.
La Guemara répond : Au contraire, le raisonnement qui sous-tend l’affirmation de Rav selon laquelle une offrande expiatoire abattue pour la consommation de viande non sacrée est valide n’est nullement conforme à ce principe, mais il est conforme à l’opinion de Rabbi Elazar. Comme Rabbi Elazar dit : Quel est le raisonnement qui sous-tend l’affirmation de Rav ? Le verset : « Et ils ne profaneront pas les choses sacrées des enfants d’Israël, qu’ils mettent à part pour le Seigneur » (Lévitique 22:15), enseigne que seules des intentions impropres en vue de choses sacrées, c’est-à-dire des offrandes, profanent les choses sacrées, mais une intention non sacrée ne profane pas les choses sacrées.
אַלְמָא אֲתָא קְרָא אַפְּקֵיהּ מִקַּל וָחוֹמֶר; הָכָא נָמֵי – לֵיתֵי ״תּוֹכוֹ״ לַפְּקֵיהּ מִקַּל וָחוֹמֶר!
La Guemara note : Apparemment, une déduction tirée d’un verset peut venir exclure une déduction contradictoire par kal va’homer. Si tel est le cas, ici aussi, concernant une séparation dans un four, que le verset « et tout récipient en terre cuite dans l’intérieur duquel tombe l’un d’eux » vienne exclure la déduction de Rabbi Eliezer par kal va’homer, selon laquelle une séparation empêche la nourriture dans un four de devenir impure.
הַאי ״תּוֹכוֹ״ – מִיבְּעֵי לֵיהּ לָאֳוכָלִין שֶׁגִּיבְּלָן בְּטִיט, וְהִכְנִיסָן לַאֲוִיר תַּנּוּר. סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא: הוֹאִיל וּבִנְגִיעָה לֹא מְטַמֵּא, בַּאֲוִירוֹ נָמֵי לָא מְטַמּוּ [קָא מַשְׁמַע לַן].
La Guemara répond : Cette expression : « dont l’intérieur », n’indique pas qu’une séparation soit inefficace, car elle est nécessaire pour enseigner une autre halakha, à savoir que de la nourriture que l’on a pétrie avec de l’argile, en la recouvrant de tous côtés, et que l’on a placée dans l’espace aérien d’un four qui contenait la carcasse d’un animal rampant, est impure. Car on pourrait penser dire que, puisque la nourriture ne peut pas devenir impure par contact avec un objet impur, puisque l’argile sert d’interposition, elle ne peut pas non plus devenir impure en étant placée dans l’espace aérien d’un four impur. L’expression « dans l’intérieur duquel tombe l’un d’eux » nous enseigne que la nourriture contracte effectivement l’impureté.
וְרַבָּנַן – הָנָךְ לָא צְרִיכִי קְרָא.
La Guemara demande : Et en ce qui concerne les Sages, qui apparemment interprètent bien le verset comme enseignant qu’une séparation est inefficace pour empêcher la contraction de l’impureté dans un récipient en terre cuite, comment déduisent-ils que de la nourriture recouverte d’argile et placée dans un four impur est impure ? La Guemara répond : Ces questions n’ont pas besoin d’un verset pour les enseigner. Une telle nourriture a le même statut que toute autre nourriture dans un four impur, et la halakha est donc évidente d’elle-même.
רַב יוֹסֵף בַּר אַמֵּי רָמֵי שִׁינּוּי קוֹדֶשׁ אַשִּׁינּוּי בְּעָלִים, וּמְשַׁנֵּי.
§ Rav Yosef bar Ami soulève une contradiction entre la déclaration de Rav concernant la déviation quant au type d’offrande, c’est-à-dire l’abattage pour un type différent d’offrande, et la déclaration de Rav concernant la déviation quant au propriétaire, c’est-à-dire l’abattage pour quelqu’un d’autre que le propriétaire de l’offrande, puis il résout la contradiction.
מִי אָמַר רַב: חַטָּאת שֶׁשְּׁחָטָהּ לְשֵׁם חַטַּאת – כְּשֵׁירָה, לְשֵׁם עוֹלָה – פְּסוּלָה; אַלְמָא דְּלָאו מִינַהּ מַחֲרִיב בַּהּ, דְּמִינַהּ לָא מַחֲרִיב בַּהּ?!
La contradiction est la suivante : Rav a-t-il dit qu’une offrande expiatoire que l’on a abattue au nom d’une autre offrande expiatoire, c’est-à-dire une offrande que son propriétaire est tenu d’apporter pour une transgression différente, est valide, mais que si on l’a abattue au nom d’un holocauste, elle est invalide ? Apparemment, abattre une offrande avec une intention impropre qui n’est pas de son type la rend invalide ; tandis qu’une intention qui est de son type ne la rend pas invalide.
וְהָאָמַר רַב: חַטָּאת שֶׁשְּׁחָטָהּ עַל מִי שֶׁמְּחוּיָּיב חַטָּאת – פְּסוּלָה, עַל מִי שֶׁמְּחוּיָּיב עוֹלָה – כְּשֵׁרָה; אַלְמָא דְּבַר מִינַהּ מַחֲרִיב בַּהּ, דְּלָאו מִינַהּ לָא מַחֲרִיב בַּהּ!
Mais Rav ne dit-il pas qu’une offrande expiatoire que l’on a abattue pour une personne qui n’en est pas le propriétaire mais qui est néanmoins tenue d’apporter une offrande expiatoire est invalide, tandis que, si on l’a abattue pour une personne tenue d’apporter un holocauste, elle est valide ? Apparemment, une intention impropre qui est de son espèce ruine l’offrande, tandis qu’une intention qui n’est pas de son espèce ne la ruine pas.
וּמְשַׁנֵּי: הָתָם ״וְשָׁחַט אֹתָהּ לְחַטָּאת״ אָמַר רַחֲמָנָא, וַהֲרֵי חַטָּאת לְשֵׁם חַטָּאת נִשְׁחֲטָה.
Et il résout la contradiction comme suit : Là-bas, en ce qui concerne l’écart par rapport au type d’offrande, le Miséricordieux déclare dans la Torah : « Et il l’égorgera comme offrande expiatoire » (Lévitique 4:33). Et ici une offrande expiatoire a été égorgée au nom d’une offrande expiatoire, et par conséquent, bien qu’elle l’ait été au nom d’une offrande expiatoire différente, elle demeure valide.
הָכָא ״וְכִפֶּר עָלָיו״ כְּתִיב – עָלָיו וְלֹא עַל חֲבֵירוֹ; חֲבֵירוֹ דּוּמְיָא דִידֵיהּ, שֶׁמְּחוּיָּיב כַּפָּרָה כְּמוֹתָהּ.
Ici, en ce qui concerne la déviation par rapport au propriétaire, il est écrit dans la Torah au sujet d’un sacrifice expiatoire : « Et il lui sera pardonné » (Lévitique 4:26), ce qui indique que c’est précisément lui, le propriétaire, et non un autre individu, qui sera pardonné. Par conséquent, si un sacrifice expiatoire est abattu pour le compte d’une autre personne, il est invalide. L’autre personne à laquelle cela fait référence est vraisemblablement semblable à lui, le propriétaire du sacrifice expiatoire, en ce qu’elle est tenue d’accomplir une expiation semblable à celle du propriétaire. Par conséquent, si l’autre personne est tenue d’apporter un holocauste et non un sacrifice expiatoire, cette disqualification ne s’applique pas.
רַב חֲבִיבָא רָמֵי שִׁינּוּי בְּעָלִים אַתּוֹךְ תּוֹכוֹ, וּמְשַׁנֵּי.
§ Rav Ḥaviva soulève une contradiction entre la déclaration de Rav concernant la déviation à l’égard du propriétaire et de la baraita susmentionnée concernant l’intérieur de son intérieur, c’est-à-dire un récipient placé à l’intérieur d’un récipient en terre cuite, et résout la contradiction.
וּמִי אָמַר רַב: חַטָּאת שֶׁשְּׁחָטָהּ עַל מִי שֶׁמְּחוּיָּיב [חַטָּאת – פְּסוּלָה, עַל מִי שֶׁמְּחוּיָּיב] עוֹלָה – כְּשֵׁירָה; אַלְמָא דְּמִינַהּ מַחֲרִיב בַּהּ, לָאו מִינַהּ לָא מַחֲרִיב בַּהּ?!
La contradiction est la suivante : Mais Rav a-t-il dit qu’une offrande expiatoire que l’on a abattue pour une personne autre que son propriétaire, mais qui est aussi tenue d’apporter une offrande expiatoire, est invalide, alors que, si on l’a abattue pour une personne tenue d’apporter un holocauste, elle est valide ? Apparemment, une intention impropre qui est de son espèce la rend invalide, tandis qu’une intention qui n’est pas de son espèce ne la rend pas invalide.
וְהָתַנְיָא: ״תּוֹכוֹ״ – וְלֹא תּוֹךְ תּוֹכוֹ, אֲפִילּוּ כְּלִי שֶׁטֶף מַצִּיל!
Mais n’est-il pas enseigné dans une baraita que, si la carcasse d’un animal rampant est trouvée à l’intérieur d’un récipient en terre cuite, l’intérieur du récipient devient impur mais non l’intérieur de son intérieur, et même un récipient purifié par rinçage, s’il est placé dans le récipient en terre cuite, protège la nourriture qui s’y trouve de contracter l’impureté ? Il est donc évident que l’impureté dans l’espace intérieur d’un récipient en terre cuite peut être contenue par quelque chose qui n’est pas de son espèce.
וּמְשַׁנֵּי: אַרְבְּעָה ״תּוֹכוֹ״ כְּתִיבִי (תּוֹכוֹ) – ״תּוֹךְ״, ״תּוֹכוֹ״, ״תּוֹךְ״, ״תּוֹכוֹ״.
Et Rav Ḥaviva résout la contradiction comme suit : L’expression : Dont l’intérieur [tokho] est écrite quatre fois. En d’autres termes, dans le verset : « Et tout vase de terre dans l’intérieur duquel [tokho] tombe l’un d’eux, tout ce qui est dans son intérieur [tokho] sera impur » (Lévitique 11:33), le mot tokho est mentionné deux fois, et chaque fois, le verset aurait pu écrire : l’intérieur. Puisque le possessif : son, est ajouté à chaque occurrence, le verset est interprété de manière exégétique comme si le mot intérieur [tokh] était mentionné quatre fois : Intérieur [tokh], dont l’intérieur [tokho], intérieur [tokh], et son intérieur [tokho].
חַד – לְגוּפֵיהּ; וְחַד – לִגְזֵירָה שָׁוָה;
L’un de ceux-ci est nécessaire pour enseigner la question elle-même, à savoir qu’un récipient en terre cuite impur transmet l’impureté à la nourriture dans son espace aérien ; et un cas est utilisé pour une analogie verbale entre les deux occurrences du mot intérieur, d’où il est déduit qu’un récipient en terre cuite lui-même contracte l’impureté à partir d’objets impurs dans son espace aérien.
חַד – תּוֹכוֹ שֶׁל זֶה וְלֹא תּוֹכוֹ שֶׁל אַחֵר; אִידַּךְ – ״תּוֹכוֹ״ וְלֹא תּוֹךְ תּוֹכוֹ, וַאֲפִילּוּ כְּלִי שֶׁטֶף מַצִּיל.
L’un indique que l’espace intérieur de celui-ci, c’est-à-dire d’un récipient en terre cuite, rend les aliments impurs, mais non l’intérieur d’un autre type de récipient, qui ne transmet l’impureté que par contact ; et l’autre passage indique que son intérieur, mais non l’intérieur de son intérieur, transmet l’impureté, et que même un récipient purifié par rinçage, s’il est placé dans le récipient en terre cuite, protège les aliments qui s’y trouvent de devenir impurs. Par conséquent, il est déduit d’un verset qu’à l’intérieur d’un récipient en terre cuite, d’autres récipients qui ne sont pas de son type peuvent faire obstacle à la transmission de l’impureté. Puisque cette halakha est dérivée d’un verset écrit dans ce contexte, il n’y a aucune raison de supposer qu’une halakha semblable s’appliquerait à l’abattage rituel.

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