וּפָסוּל. תְּיוּבְתָּא דְּרֵישׁ לָקִישׁ! תְּיוּבְתָּא.
et, par conséquent, l’offrande est disqualifiée. La Guemara conclut : La réfutation de l’opinion de Reish Lakish est bien une réfutation concluante.
וְכוּלָּן שֶׁקִּיבְּלוּ כּוּ׳. בְּעָא מִינֵּיהּ רֵישׁ לָקִישׁ מֵרַבִּי יוֹחָנָן: פָּסוּל – מַהוּ שֶׁיַּעֲשֶׂה שִׁירַיִם?
§ La michna enseigne : Et en ce qui concerne tous ceux-là, dans un cas où ils ont recueilli le sang avec l’intention de l’offrir au-delà du temps qui lui est imparti ou en dehors de l’endroit qui lui est imparti, s’il reste dans l’animal du sang vital, le prêtre apte au service du Temple doit recueillir de nouveau le sang et le asperger sur l’autel. Reish Lakish demanda à Rabbi Yoḥanan : Si un individu inapte au service du Temple a présenté le sang, quelle est la halakha concernant le sang qui reste dans l’animal ? Le fait qu’il ait présenté une partie du sang rend-il le reste un reliquat qui n’est plus apte à être présenté, ou peut-être que la présentation effectuée par un individu inapte n’est pas considérée comme valide, et qu’un prêtre apte au service du Temple peut donc présenter le sang de nouveau ?
אֲמַר לֵיהּ: אֵין עוֹשֶׂה שִׁירַיִם אֶלָּא חוּץ לִזְמַנּוֹ וְחוּץ לִמְקוֹמוֹ, הוֹאִיל וּמְרַצֶּה לְפִיגּוּלוֹ.
Rabbi Yoḥanan lui dit : Une présentation invalide ne rend pas le reste du sang résiduel, à moins qu'il ne s'agisse d'un cas où un prêtre apte au service du Temple a présenté le sang avec l'intention de l'offrir au-delà de son temps désigné ou en dehors de sa zone désignée, car ce n'est que dans ce cas que la présentation du sang opère l'acceptation, c'est-à-dire qu'elle est considérée comme une présentation valide, en ce qui concerne le fait de rendre l'offrande piggul, c'est-à-dire une offrande qui a été sacrifiée avec l'intention de la consommer après son temps désigné.
רַב זְבִיד מַתְנֵי הָכִי – בְּעָא מִינֵּיהּ רֵישׁ לָקִישׁ מֵרַבִּי יוֹחָנָן: כּוֹס פָּסוּל, מַהוּ שֶׁיַּעֲשֶׂה שִׁירַיִם? אֲמַר לֵיהּ: פָּסוּל גּוּפֵיהּ מַאי סְבִירָא לָךְ? אִי פָּסוּל מְשַׁוֵּי שִׁירַיִם – כּוֹס פָּסוּל נָמֵי מְשַׁוֵּי שִׁירַיִם. אִי פָּסוּל לָא מְשַׁוֵּי שִׁירַיִם – כּוֹס פָּסוּל נָמֵי לָא מְשַׁוֵּי שִׁירַיִם.
Rav Zevid enseigne la question de cette manière : Reish Lakish demanda à Rabbi Yoḥanan : En ce qui concerne une coupe de sang disqualifié, par exemple une coupe qui avait été sortie de la cour du Temple et qui fut néanmoins ensuite présentée sur l’autel, quelle est la halakha à son sujet quant au fait de rendre le sang restant un reste et impropre à être présenté ? Rabbi Yoḥanan lui dit : Dans le cas d’un individu inapte qui lui-même a présenté le sang, que tiens-tu pour être la halakha ? Si un individu inapte qui a présenté le sang rend le sang restant un reste, alors une coupe de sang disqualifié devrait également rendre le sang restant un reste. Si un individu inapte ne rend pas le sang restant un reste, alors une coupe de sang disqualifié ne devrait pas non plus rendre le sang restant un reste.
רַב יִרְמְיָה מִדִּיפְתִּי מַתְנֵי הָכִי – בְּעָא מִינֵּיהּ אַבָּיֵי (מֵרָבָא) [מֵרַבָּה]: כּוֹס, מַהוּ שֶׁיַּעֲשֶׂה אֶת חֲבֵירוֹ דָּחוּי אוֹ שִׁירַיִם?
Rav Yirmeya de Difti enseigne la discussion de cette manière : Abaye demanda à Rabba : Si le sang a été recueilli dans plus d’une coupe et que l’application du sang sur les coins de l’autel a été effectuée avec une coupe, quelle est la halakha ? La coupe rend-elle le sang de l’autre coupe rejeté, de sorte qu’il est versé dans le conduit traversant la cour du Temple, ou le rend-elle reste, qui est versé sur la base de l’autel ?
אֲמַר לֵיהּ: פְּלוּגְתָּא דְּרַבִּי אֶלְעָזָר בְּרַבִּי שִׁמְעוֹן וְרַבָּנַן. דְּתַנְיָא, לְמַעְלָה הוּא אוֹמֵר: ״אֶת דָּמוֹ יִשְׁפֹּךְ״, לְמַטָּה הוּא אוֹמֵר: ״וְאֶת כׇּל דָּמָהּ יִשְׁפֹּךְ״.
Rabba lui dit : Il s’agit d’un différend entre Rabbi Elazar, fils de Rabbi Shimon, et les Sages. Comme cela a été enseigné dans une baraita au sujet du reste du sang de l’offrande expiatoire extérieure : Dans le verset ci-dessus, qui traite de l’offrande expiatoire d’un Nasi, il est dit : « Et il versera son sang au pied de l’autel de l’holocauste » (Lévitique 4:25). Dans le verset ci-dessous, qui traite de l’offrande expiatoire d’un particulier, il est dit : « Et il versera tout son sang au pied de l’autel » (Lévitique 4:30).
מִנַּיִן לְחַטָּאת שֶׁקִּיבֵּל דָּמָהּ בְּאַרְבָּעָה כּוֹסוֹת, וְנָתַן מַתָּנָה אַחַת מִזֶּה וּמַתָּנָה אַחַת מִזֶּה – שֶׁכּוּלָּן נִשְׁפָּכִין לַיְסוֹד? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וְאֶת כׇּל דָּמָהּ יִשְׁפֹּךְ״.
La divergence entre le premier verset et le second verset, qui contient le terme supplémentaire « toute », s’explique comme suit : D’où est-il déduit concernant une offrande expiatoire dans laquelle le prêtre a recueilli son sang dans quatre récipients et a placé une aspersion de sang sur l’autel de ce récipient, et une aspersion de sang de cet autre récipient, et de même pour les quatre coins de l’autel, que le reste du sang de tous les récipients est versé sur la base de l’autel ? Le verset déclare : « Et il versera tout son sang ».
יָכוֹל נָתַן אַרְבַּע מַתָּנוֹת מִכּוֹס אֶחָד, יְהוּ כּוּלָּן נִשְׁפָּכִין לַיְסוֹד? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וְאֶת דָּמוֹ״. הָא כֵּיצַד? הוּא נִשְׁפָּךְ לַיְסוֹד, וְהֵן נִשְׁפָּכִין לָאַמָּה.
On aurait pu penser que, si il a effectué quatre aspersions du sang de l’offrande expiatoire à partir d’une seule coupe, le sang dans toutes les autres coupes devrait être versé sur la base de l’autel. C’est pourquoi le verset déclare : « Et il versera son sang », et non tout son sang. Comment cela? Seul ce sang dans la coupe à partir de laquelle le sang a été correctement présenté sur l’autel est versé sur la base de l’autel, et le reste des coupes de sang est rejeté et est versé dans le drain de la cour du Temple .
רַבִּי אֶלְעָזָר בְּרַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: מִנַּיִן לְחַטָּאת שֶׁקִּיבֵּל דָּמָה בְּאַרְבָּעָה כּוֹסוֹת וְנָתַן אַרְבַּע מַתָּנוֹת מִכּוֹס אֶחָד, שֶׁכּוּלָּן נִשְׁפָּכִין לַיְסוֹד? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וְאֶת כׇּל דָּמָהּ יִשְׁפֹּךְ״. וְהָכְתִיב: ״וְאֶת דָּמוֹ יִשְׁפֹּךְ״! אָמַר רַב אָשֵׁי: הָהוּא לְמַעוֹטֵי שִׁירַיִם שֶׁבְּצַוַּאר בְּהֵמָה.
La baraita continue : Rabbi Elazar, fils de Rabbi Shimon, dit : D’où est-il dérivé au sujet d’un sacrifice expiatoire pour lequel le prêtre a recueilli son sang dans quatre coupes et ensuite a effectué quatre aspersions à partir d’une seule coupe, que le sang de toutes les coupes est versé sur la base de l’autel ? Le verset déclare : « Et il versera tout son sang. » La Guemara demande : Mais n’est-il pas écrit : « Et il versera son sang », ce qui indique que tout le sang n’est pas versé ? Rav Ashi a dit : Ce verset vient exclure le reste qui se trouve dans la gorge de l’animal, qui n’a jamais été recueilli dans un récipient pour être présenté, et qui n’est pas versé sur la base de l’autel mais dans le drain de la cour du Temple.
קִיבֵּל הַכָּשֵׁר וְנָתַן לַפָּסוּל כּוּ׳.
§ La michna a examiné trois cas similaires : si le prêtre apte au service du Temple a recueilli le sang dans un récipient et a donné le récipient à une personne inapte, cette personne doit le rendre au prêtre apte. Si le prêtre a recueilli le sang dans un récipient de sa main droite et l’a déplacé vers sa main gauche, il doit le remettre dans sa main droite. Si le prêtre a recueilli le sang dans un récipient sacré et l’a placé dans un récipient non sacré, il doit remettre le sang dans un récipient sacré.
וּצְרִיכָא; דְּאִי אַשְׁמְעִינַן פָּסוּל, הֲוָה אָמֵינָא: מַאי ״פָּסוּל״ – טָמֵא, דַּחֲזֵי לַעֲבוֹדַת צִיבּוּר; אֲבָל שְׂמֹאל – לָא.
La Guemara commente : Et il était nécessaire de mentionner tous ces cas, car si la michna ne nous avait enseigné que le cas où il a remis le sang à une personne inapte, j’aurais dit : Que signifie le terme : Inapte, il désigne un prêtre impur, qui n’est pas complètement inapte, car il est apte au service communautaire dans le Temple lorsque les prêtres ou toute la communauté sont impurs, et c’est pourquoi le sang n’est pas disqualifié ; mais si le prêtre a déplacé le sang dans sa main gauche, qui ne peut en aucune circonstance être utilisée pour accomplir le rite de réception et de transport du sang, il n’est plus valide.
וְאִי אַשְׁמְעִינַן שְׂמֹאל – דְּאִית לֵיהּ הֶכְשֵׁירָא בְּיוֹם הַכִּיפּוּרִים; אֲבָל כְּלֵי חוֹל – לָא.
Et si la michna ne nous avait enseigné que le cas du déplacement du sang vers sa main gauche, à savoir qu’il doit le remettre dans sa main droite et le présenter, on pourrait supposer que la raison est que la main gauche a une validité à Yom Kippour, puisque le Grand Prêtre porte la cuillère d’encens dans sa main gauche, mais s’il a versé le sang dans un récipient non sacré, alors cela n’est pas valide.
וְאִי אַשְׁמְעִינַן כְּלֵי חוֹל – מִשּׁוּם דַּחֲזוּ לְקַדּוֹשִׁינְהוּ; אֲבָל הָנָךְ – אֵימָא לָא. צְרִיכָא.
Et si la michna nous avait enseigné seulement au sujet d’un récipient non sacré que le sang n’est pas disqualifié, on pourrait suggérer que c’est peut-être parce que les récipients sont aptes à être consacrés, mais en ce qui concerne ceux-ci, c’est-à-dire une personne inapte et la main gauche, qui n’ont aucune possibilité de devenir aptes au service, dis que le sang ne demeure pas valide. Il est donc nécessaire que tous les cas soient mentionnés.
וְלֶיהֱוֵי לֵיהּ דָּחוּי! אֲמַר לֵיהּ רָבִינָא לְרַב אָשֵׁי, הָכִי אָמַר רַב יִרְמְיָה מִדִּיפְתִּי מִשְּׁמֵיהּ דְּרָבָא: הָא מַנִּי – חָנָן הַמִּצְרִי הוּא, דְּלֵית לֵיהּ דְּחוּיִין.
§ La Guemara remet en question la halakha elle-même : Mais que le sang soit considéré comme rejeté lorsqu’il est placé dans la main de la personne inapte, la main gauche ou le récipient non sacré. Ravina dit à Rav Ashi : C’est ce que Rav Yirmeya de Difti dit au nom de Rava : Selon l’opinion de qui est cette michna ? C’est conformément à l’opinion de Ḥanan l’Égyptien, qui n’accepte pas la halakha du rejet, mais soutient qu’un sacrifice rejeté temporairement n’est pas rejeté entièrement.
דְּתַנְיָא, חָנָן הַמִּצְרִי אוֹמֵר: אֲפִילּוּ דָּם בַּכּוֹס, מֵבִיא חֲבֵירוֹ וּמְזַוֵּוג לוֹ.
C’est comme cela est enseigné dans une baraita : Ḥanan l’Égyptien dit : Dans le cas où le bouc émissaire de Yom Kippour a été perdu, même si le sang de son pendant, qui est sacrifié à Dieu, a déjà été recueilli dans la coupe, le sang n’est pas rejeté ; au contraire, il apporte un autre bouc émissaire comme son pendant, et l’apparie avec le bouc qui a déjà été abattu, et le sang est aspergé.
רַב אָשֵׁי אָמַר: כֹּל שֶׁבְּיָדוֹ – לָא הָוֵי דָּחוּי.
Rav Ashi dit qu’il y a une autre explication de la michna : Tout ce qui est en son pouvoir de rectifier n’est pas considéré comme rejeté, comme dans ces cas où il peut simplement remettre le sang à sa place appropriée.
אָמַר רַב שַׁיָּיא: כְּוָותֵיהּ דְּרַב אָשֵׁי מִסְתַּבְּרָא. מַאן שָׁמְעַתְּ לֵיהּ דְּאִית לֵיהּ דְּחוּיִין – רַבִּי יְהוּדָה; דִּתְנַן, וְעוֹד אָמַר רַבִּי יְהוּדָה: נִשְׁפַּךְ הַדָּם – יָמוּת הַמִּשְׁתַּלֵּחַ, מֵת הַמִּשְׁתַּלֵּחַ – יִשָּׁפֵךְ הַדָּם;
Rav Shaya a dit : Il est raisonnable d’expliquer la michna conformément à l’opinion de Rav Ashi, car qui as-tu entendu accepter le raisonnement du rejet ? C’est Rabbi Yehuda, comme nous l’avons appris dans une michna (Yoma 62a) : Et de plus, Rabbi Yehuda a dit : Si le sang du bouc sacrifié à Dieu s’est renversé du récipient avant d’être aspergé, le bouc émissaire est laissé pour mourir. De même, si le bouc émissaire est mort, le sang du bouc sacrifié à Dieu doit être versé, et deux autres boucs sont utilisés. Par conséquent, Rabbi Yehuda soutient que le bouc émissaire, ou dans le cas inverse le sang du bouc destiné à être sacrifié à Dieu, est totalement rejeté.
וְשָׁמְעִינַן לֵיהּ דְּאָמַר: כֹּל שֶׁבְּיָדוֹ – לָא הָוֵי דָּחוּי. דְּתַנְיָא, רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: כּוֹס אֶחָד הָיָה מְמַלֵּא מִדַּם הַתַּעֲרוֹבֶת, וְזוֹרְקוֹ זְרִיקָה אַחַת כְּנֶגֶד הַיְסוֹד. שְׁמַע מִינַּהּ: כֹּל שֶׁבְּיָדוֹ – לָא הָוֵי דָּחוּי! שְׁמַע מִינַּהּ.
Et pourtant, nous avons entendu que Rabbi Yehouda dit : Tout ce qui est en son pouvoir de réparer n’est pas rejeté. Comme il est enseigné dans une baraita : Rabbi Yehouda dit : un prêtre remplissait une coupe avec le sang des nombreuses offrandes pascales apportées ce jour-là, qui était alors mêlé sur le sol, puis en faisait l’aspersion avec une seule aspersion contre la base de l’autel. Conclue de la baraita que Rabbi Yehouda soutient que, bien que le sang se soit initialement répandu hors de la coupe, tout ce qui est en son pouvoir de réparer n’est pas rejeté. La Guemara confirme : Conclue de cela qu’il en est ainsi.
גּוּפָא – תַּנְיָא, רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: כּוֹס אֶחָד הָיָה מְמַלֵּא מִדַּם הַתַּעֲרוֹבֶת, שֶׁאִם יִשָּׁפֵךְ אֶחָד מֵהֶם – נִמְצָא שֶׁהוּא מַכְשִׁירוֹ. אָמְרוּ לוֹ לְרַבִּי יְהוּדָה: וַהֲלֹא לֹא נִתְקַבֵּל בִּכְלִי! מְנָא יָדְעִי? אֶלָּא שֶׁמָּא לֹא נִתְקַבֵּל בִּכְלִי! אָמַר לָהֶן:
§ La Guemara traite de la question elle-même : Il est enseigné dans une baraita : Rabbi Yehouda dit : Un prêtre remplissait une coupe avec le sang mêlé, afin que si l’une des coupes contenant le sang recueilli de l’un des sacrifices de Pessa'h venait à se renverser, il se trouverait que cette coupe du sang mêlé qui a été aspergée rendrait le sacrifice valide. Les Sages dirent à Rabbi Yehouda : Mais le sang mêlé n’a pas été recueilli dans un récipient. La Guemara demande : D’où les Sages savent-ils que le sang n’a pas été recueilli dans un récipient ? Peut-être a-t-il été recueilli puis renversé. Au contraire, voici ce qu’ils disent : Peut-être n’a-t-il pas été recueilli dans un récipient. Rabbi Yehouda leur dit :