הַשְׁתָּא ״כְּזַיִת״ ״וּכְזַיִת״ כְּלָלָא, ״כְּזַיִת לְמָחָר בַּחוּץ״ מִיבַּעְיָא?!
À présent que Rabbi Yehouda concède que même : Un volume d’olive et un volume d’olive, est un terme général, est-il nécessaire de s’enquérir au sujet de : Un volume d’olive le lendemain à l’extérieur ?
לִישָּׁנָא אַחֲרִינָא: ״כְּזַיִת לְמָחָר בַּחוּץ״ פְּרָטָא, ״כְּזַיִת״ ״כְּזַיִת״ מִיבַּעְיָא?!
La Guemara présente une autre version de cette discussion : Rabbi Yehuda HaNasi pourrait dire que si Rabbi Yehuda soutient que même lorsque l’on dit : Un volume d’olive le lendemain à l’extérieur, chaque terme est considéré comme distinct, est-il nécessaire de s’enquérir au sujet de : Un volume d’olive, un volume d’olive ?
אִיתְּמַר: חֲצִי זַיִת חוּץ לִזְמַנּוֹ, חֲצִי זַיִת חוּץ לִמְקוֹמוֹ, וַחֲצִי זַיִת חוּץ לִזְמַנּוֹ – אָמַר רָבָא: ״וַיִּקַץ כְּיָשֵׁן״ הַפִּיגּוּל. וְרַב הַמְנוּנָא אָמַר: עֵירוּב מַחְשָׁבוֹת הָוֵי.
§ Il a été enseigné : Si l’on avait l’intention de manger une demi-olive au-delà de son temps assigné, une demi-olive en dehors de sa zone assignée, et une autre demi-olive au-delà de son temps assigné, Rava dit : Dans un tel cas, le piggul : « S’éveilla comme quelqu’un qui dormait » (Psaumes 78:65), c’est-à-dire que, puisqu’il y avait l’intention de consommer deux moitiés d’olive au-delà de leur temps assigné, ces intentions se joignent. La pensée intermédiaire est écartée, car elle ne constitue que la moitié de la mesure requise, et l’offrande devient piggul. Et Rav Hamnuna dit : Cela constitue une combinaison d’intentions impropres. La pensée intermédiaire, bien qu’insuffisante en elle-même pour invalider l’offrande, suffit à faire obstacle à l’intention de la consommer au-delà de son temps, et l’offrande ne devient pas piggul.
אָמַר רָבָא: מְנָא אָמֵינָא לַהּ? דִּתְנַן: כְּבֵיצָה אוֹכֶל רִאשׁוֹן וּכְבֵיצָה אוֹכֶל שֵׁנִי שֶׁבְּלָלָן זֶה בָּזֶה – רִאשׁוֹן. חִלְּקָן – זֶה שֵׁנִי וְזֶה שֵׁנִי. הָא חָזַר וְעֵירְבָן – רִאשׁוֹן הָוֵי.
Rava a dit : D’où, c’est-à-dire sur quelle base, est-ce que j’énonce ma décision ? Comme nous l’avons appris dans une michna (Teharot 1:5) : Une quantité de nourriture du volume d’un œuf avec une impureté de premier degré et une quantité de nourriture du volume d’un œuf avec une impureté de second degré, que l’on a mélangées ensemble, sont collectivement considérées comme ayant une impureté de premier degré. Si l’on les a séparées en deux portions, chacune contenant un mélange homogène, celle-ci est considérée comme ayant une impureté de second degré et celle-là est considérée comme ayant une impureté de second degré. Puisqu’aucune d’elles ne contient la quantité requise de nourriture avec une impureté de premier degré, chaque mélange descend au niveau inférieur d’impureté entre les deux aliments. Rava a raisonné : Mais si on les mélange de nouveau, elles redeviennent porteuses d’une impureté de premier degré.
מִמַּאי? מִדְּקָתָנֵי סֵיפָא: נָפֵל זֶה בְּעַצְמוֹ וְזֶה בְּעַצְמוֹ עַל כִּכָּר שֶׁל תְּרוּמָה – פְּסָלוּהָ. נָפְלוּ שְׁנֵיהֶן כְּאַחַת – עֲשָׂאוּהָ שְׁנִיָּה.
D’où est-ce que je sais cela ? Du fait que la clause finale de cette michna enseigne : Si cette portion est tombée d’elle-même et que cette autre portion est tombée d’elle-même sur un pain de teruma, elle le disqualifie, comme le ferait tout aliment ayant une impureté de second degré. Mais elle ne le rend pas impur, car seuls les aliments ayant une impureté de premier degré transmettent l’impureté à d’autres aliments. Mais si elles sont toutes deux tombées simultanément sur le pain, elles le rendent un aliment d’impureté de second degré. Il est donc évident que, bien que l’impureté de premier degré soit restée latente faute de mesure requise, elle réapparaît lorsque le reste de la mesure est ajouté, malgré le fait que chaque portion était auparavant considérée comme ayant une impureté de second degré. La halakha serait la même dans le cas de l’intention de consommer l’offrande au-delà du temps qui lui est imparti, c’est-à-dire que l’intention de consommer un demi-volume d’olive en dehors de son lieu n’interfère pas avec l’intention de piggul.
וְרַב הַמְנוּנָא אָמַר: הָתָם אִיכָּא שִׁיעוּרָא, הָכָא לֵיכָּא שִׁיעוּרָא.
Et Rav Hamnuna dit : Les cas sont différents. Là-bas, dans le cas de l’impureté rituelle, il y a dès le départ une mesure requise, qui est divisée puis recombinée. Ici, dans le cas de l’offrande, il n’y a pas dès le départ de mesure requise pour la rendre piggul.
אָמַר רַב הַמְנוּנָא: מְנָא אָמֵינָא לַהּ? דִּתְנַן: הָאוֹכֶל שֶׁנִּטְמָא בְּאַב הַטּוּמְאָה, וְשֶׁנִּטְמָא בִּוְלַד הַטּוּמְאָה – מִצְטָרְפִין זֶה עִם זֶה לְטַמֵּא בַּקַּל שֶׁבִּשְׁנֵיהֶם. מַאי, לָאו אַף עַל גַּב דַּהֲדַר מַלְּיֵיהּ?
Rav Hamnuna a dit : D’où est-ce que j’affirme mon opinion ? Comme nous l’avons appris dans une autre michna (Me’ila 17b) : La nourriture devenue rituellement impure par contact avec une source primaire d’impureté rituelle, acquérant ainsi une impureté du premier degré, et la nourriture devenue rituellement impure par contact avec une source dérivée d’impureté rituelle, acquérant ainsi une impureté du second degré, s’associent pour constituer la mesure requise d’un volume d’œuf afin de transmettre l’impureté conformément au plus indulgent des deux, c’est-à-dire comme un aliment d’impureté du second degré. Quoi, n’est-ce pas qu’ils conservent l’impureté du second degré même si l’on reconstitue de nouveau la mesure requise encore une fois ? Si tel est le cas, on peut en déduire que l’impureté du premier degré est perdue, et qu’elle ne demeure pas latente ni ne réapparaît. Ici aussi, l’intention ultérieure de piggul ne peut pas rétablir l’intention initiale de piggul, puisque l’intention de consommer une demi-olive en dehors de son périmètre s’est interposée.
דִּלְמָא דְּלָא הֲדַר מַלְּיֵיהּ!
La Guemara répond : Peut-être que la michna fait référence spécifiquement à un cas où l’on ne complète pas de nouveau la mesure requise.
כִּי אֲתָא רַב דִּימִי אָמַר: חֲצִי זַיִת חוּץ לִמְקוֹמוֹ, וַחֲצִי זַיִת חוּץ לִזְמַנּוֹ, וַחֲצִי זַיִת חוּץ לִזְמַנּוֹ – תָּנֵי בַּר קַפָּרָא: פִּיגּוּל; אֵין חֲצִי זַיִת מוֹעִיל בִּמְקוֹם כְּזַיִת.
La Guemara présente des cas similaires : Lorsque Rav Dimi vint d’Eretz Yisrael, il dit : Si quelqu’un avait l’intention de manger une demi-olive en volume en dehors de sa zone désignée, et une demi-olive en volume au-delà de son temps désigné, puis encore une demi-olive en volume au-delà de son temps désigné, bar Kappara enseigne que l’offrande devient piggul, puisque la demi-olive en volume concernant la zone n’est pas efficace pour interférer lorsque l’intention concernant le temps porte sur une olive en volume entière.
כִּי אֲתָא רָבִין אָמַר: חֲצִי זַיִת חוּץ לִזְמַנּוֹ, וַחֲצִי זַיִת חוּץ לִזְמַנּוֹ, וַחֲצִי זַיִת חוּץ לִמְקוֹמוֹ – תָּנֵי בַּר קַפָּרָא: פִּיגּוּל; אֵין חֲצִי זַיִת מוֹעִיל בִּמְקוֹם כְּזַיִת.
Lorsque Ravin arriva d’Eretz Yisrael, il énonça une formulation différente : Si quelqu’un avait l’intention de manger une demi-olive en volume au-delà du temps désigné, puis encore une demi-olive en volume au-delà du temps désigné, puis une demi-olive en volume en dehors de la zone désignée, bar Kappara enseigne que l’offrande devient piggul, puisque la demi-olive en volume n’est pas efficace pour interférer là où l’intention de piggul concerne une olive en volume entière.
רַב אָשֵׁי מַתְנֵי הָכִי: חֲצִי זַיִת חוּץ לִזְמַנּוֹ, וּכְזַיִת – חֶצְיוֹ חוּץ לִמְקוֹמוֹ וְחֶצְיוֹ חוּץ לִזְמַנּוֹ; תָּנֵי בַּר קַפָּרָא: פִּיגּוּל; אֵין חֲצִי זַיִת מוֹעִיל בִּמְקוֹם כְּזַיִת.
Rav Ashi enseigne la halakha de cette manière : Si quelqu’un avait l’intention de manger une demi-olive en volume au-delà du temps désigné, puis avait l’intention, à l’égard d’un volume entier d’olive, d’en manger la moitié en dehors de la zone désignée et l’autre moitié au-delà du temps désigné, bar Kappara enseigne que l’offrande devient piggul, parce qu’une demi-olive en volume n’est pas efficace pour faire obstacle lorsque l’intention de piggul concerne un volume entier d’olive.
אָמַר רַבִּי יַנַּאי: חִישֵּׁב שֶׁיֹּאכְלוּהוּ כְּלָבִים לְמָחָר – פִּיגּוּל; דִּכְתִיב: ״וְאֶת אִיזֶבֶל יֹאכְלוּ הַכְּלָבִים בְּחֵלֶק יִזְרְעֶאל״.
§ Rabbi Yannai dit : Si quelqu’un avait l’intention que les chiens mangent l’offrande le lendemain, elle est considérée comme piggul, comme il est écrit : « Et les chiens mangeront Jézabel dans le territoire de Jizreel » (II Rois 9:10). Le verset indique que la consommation par les chiens est considérée comme le fait de manger.
מַתְקֵיף לַהּ רַבִּי אַמֵּי: אֶלָּא מֵעַתָּה, חִישֵּׁב שֶׁתֹּאכְלֵהוּ אֵשׁ לְמָחָר, דִּכְתִיב: ״תְּאׇכְלֵהוּ אֵשׁ לֹא נֻפָּח״ – הָכִי נָמֵי דְּפִיגּוּל?! וְכִי תֵּימָא הָכִי נָמֵי; וְהָתְנַן: לֶאֱכוֹל כַּחֲצִי זַיִת וּלְהַקְטִיר חֲצִי כְּזַיִת – כָּשֵׁר, שֶׁאֵין אֲכִילָה וְהַקְטָרָה מִצְטָרְפִין!
Rabbi Ami objecte à cela : Si tel est le cas, alors, si quelqu’un avait l’intention que un feu profane le consume le lendemain, comme il est écrit : « Un feu qu’on n’a pas attisé le consumera » (Job 20:26), cela aussi devrait être piggul. Et si vous dites que c’est effectivement le cas, cela est difficile : Mais n’avons-nous pas appris dans la michna : Si son intention était de manger une demi-mesure d’olive et de brûler une demi-mesure d’olive au mauvais moment ou au mauvais endroit, l’offrande est valide, car manger et brûler ne s’associent pas ?
אִי דְּאַפְּקַהּ בִּלְשׁוֹן אֲכִילָה – הָכִי נָמֵי; הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן – דְּאַפְּקַהּ בִּלְשׁוֹן הַקְטָרָה. דִּלְשׁוֹן אֲכִילָה לְחוֹד, וּלְשׁוֹן הַקְטָרָה לְחוּד.
La Guemara répond : Si l’on avait exprimé son intention de brûler l’offrande en termes de consommation, cela se joindrait effectivement à l’intention de manger. Mais dans la michna ici, nous traitons d’un cas où il l’a exprimée en termes de combustion. Les deux intentions ne se joignent pas puisque les termes de consommation et les termes de combustion sont des catégories distinctes.
בָּעֵי רַב אָשֵׁי: חִישֵּׁב לֶאֱכוֹל כְּזַיִת בִּשְׁנֵי בְּנֵי אָדָם, מַהוּ? בָּתַר מַחְשָׁבָה אָזְלִינַן – דְּאִיכָּא שִׁיעוּרָא, אוֹ בָתַר אוֹכְלִין אָזְלִינַן – וְלֵיכָּא שִׁיעוּרָא?
§ Rav Ashi soulève un dilemme : Si quelqu’un avait l’intention que deux personnes mangent collectivement un volume d’olive, quelle est la halakha ? Suivons-nous l’intention, auquel cas il y a la mesure requise d’un volume d’olive ? Ou suivons-nous ceux qui mangent, et aucun d’eux ne mange la mesure requise ?
אָמַר אַבָּיֵי, תָּא שְׁמַע: לֶאֱכוֹל כַּחֲצִי זַיִת וּלְהַקְטִיר כַּחֲצִי זַיִת – כָּשֵׁר, שֶׁאֵין אֲכִילָה וְהַקְטָרָה מִצְטָרְפִין.
Abaye a dit : Viens et écoute une preuve tirée de la michna : Si son intention était de manger une demi-olive en volume et de brûler une demi-olive en volume au-delà du temps désigné ou en dehors de la zone désignée, l’offrande est valide, car manger et brûler ne s’associent pas.