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וְכׇל שְׁנֵי כְתוּבִים הַבָּאִין כְּאֶחָד – אֵין מְלַמְּדִין.
Et tous deux versets qui viennent comme un seul n’enseignent pas leur aspect commun à des cas similaires. Par conséquent, on ne peut pas supposer que des interdictions analogues entraînent elles aussi la peine de mort par la main du Ciel.
וּלְמַאן דְּאָמַר מְלַמְּדִין – שְׁתוּיֵי יַיִן הָוֵה לֵיהּ שְׁלִישִׁי, וּשְׁלֹשָׁה לְדִבְרֵי הַכֹּל אֵין מְלַמְּדִין.
Et même selon celui qui dit qu’ils enseignent leur aspect commun, l’interdiction du service par ceux qui ont bu du vin contient également une mention explicite de la mort par la main du Ciel et constitue un troisième verset. Et tous sont d’accord pour dire que trois versets qui viennent comme un n’enseignent pas leur aspect commun.
עוֹמֵד עַל גַּבֵּי כֵּלִים, עַל גַּבֵּי בְּהֵמָה, עַל גַּבֵּי רַגְלֵי חֲבֵירוֹ – פָּסוּל. מְנָלַן? דְּתָנָא דְּבֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל: הוֹאִיל וְרִצְפָּה מְקַדֶּשֶׁת וּכְלֵי שָׁרֵת מְקַדְּשִׁים; מָה כְּלֵי שָׁרֵת – לֹא יְהֵא דָּבָר חוֹצֵץ בֵּינוֹ לְבֵין כְּלֵי שָׁרֵת, אַף רִצְפָּה – לֹא יְהֵא דָּבָר חוֹצֵץ בֵּינוֹ לְבֵין הָרִצְפָּה.
§ La michna enseigne que celui qui se tient debout sur des ustensiles, ou sur un animal, ou sur les pieds d’un autre, est inapte à accomplir les rites. La Guemara développe : D’où tirons-nous cela ? Cela est dérivé comme le Sage de l’école de Rabbi Yishmaël l’a enseigné : Puisque le sol de la cour du Temple sanctifie le prêtre pour accomplir le service, et les ustensiles de service, c’est-à-dire les vêtements sacerdotaux, le sanctifient également, on peut établir une comparaison entre les deux : De même que concernant les ustensiles de service, rien ne peut faire écran entre le prêtre et l’ustensile de service, de même concernant le sol, rien ne peut faire écran entre le prêtre et le sol.
וּצְרִיכָא; דְּאִי אַשְׁמְעִינַן כְּלִי – מִשּׁוּם דְּלָאו מִינָא דְּבָשָׂר נִינְהוּ; אֲבָל בְּהֵמָה, דְּמִינָא דְּבָשָׂר הוּא – אֵימָא לָא. וְאִי אַשְׁמְעִינַן בְּהֵמָה – דְּלָא מִינָא דְּאָדָם הוּא; אֲבָל חֲבֵירוֹ, דְּאָדָם הוּא – אֵימָא לָא; צְרִיכָא.
La Guemara ajoute : Et chacun des trois cas mentionnés dans la michna est nécessaire. Car, si la michna nous avait enseigné seulement qu’un ustensile fait interposition entre les pieds du prêtre et le sol, on aurait pu penser que cela n’est le cas que parce qu’il ne s’agit pas d’un type de chair, mais en ce qui concerne un animal, qui est un type de chair, je dirais qu’il ne constitue pas une interposition. Et si elle nous avait enseigné seulement qu’un animal fait interposition, on aurait pu penser que cela n’est le cas que parce qu’il n’est pas de l’espèce humaine, mais une autre personne, qui est humaine, je dirais qu’elle ne fait pas interposition. Par conséquent, chacun est nécessaire.
תַּנְיָא, רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר: רַגְלוֹ אַחַת עַל הַכְּלִי וְרַגְלוֹ אַחַת עַל הָרִצְפָּה, רַגְלוֹ אַחַת עַל הָאֶבֶן וְרַגְלוֹ אַחַת עַל הָרִצְפָּה – רוֹאִין; כֹּל שֶׁאִילּוּ יִנָּטֵל הַכְּלִי וְתִנָּטֵל הָאֶבֶן, יָכוֹל לַעֲמוֹד עַל רַגְלוֹ אַחַת וְיַעֲבוֹד – עֲבוֹדָתוֹ כְּשֵׁירָה; וְאִם לָאו – עֲבוֹדָתוֹ פְּסוּלָה.
Il est enseigné dans une baraita que Rabbi Eliezer dit : Si l’un des pieds du prêtre était sur un ustensile et l’un de ses pieds était sur le sol, ou si l’un de ses pieds était sur une pierre et l’un de ses pieds était sur le sol, on examine : Tout cas où, si l’ustensile était retiré ou la pierre retirée, il pourrait encore se tenir sur un seul pied et accomplir le service, son service est valide. Mais si il ne pouvait pas se tenir sur un seul pied, son service est invalide.
בָּעֵי רַבִּי אַמֵּי: נִדַּלְדְּלָה הָאֶבֶן וְעָמַד עָלֶיהָ, מַהוּ? הֵיכָא דְּאֵין דַּעְתּוֹ לְחַבְּרָהּ – לָא תִּיבְּעֵי לָךְ, דְּוַדַּאי חָיְיצָא. כִּי תִּיבְּעֵי לָךְ – דְּדַעְתּוֹ לְחַבְּרָהּ. מַאי? כֵּיוָן דְּדַעְתּוֹ לְחַבְּרָהּ – כְּמָה דִּמְחַבְּרָא דָּמְיָא; אוֹ דִילְמָא, הַשְׁתָּא מִיהָא הָא תְּלִישָׁא?
Rabbi Ami soulève un dilemme : Si l’une des dalles de pierre du sol du Temple s’est descellée et a commencé à vaciller, et le prêtre s’est tenu dessus, quelle est la halakha ? La Guemara précise : Ne soulève pas le dilemme à propos d’un cas où il n’a pas l’intention de refixer la pierre au sol, car elle fait certainement interposition dans un tel cas, puisqu’elle est considérée comme un élément distinct du Temple. Au contraire, lorsque tu soulèves ce dilemme, fais-le à propos d’un cas où il a l’intention de la refixer. Dans un tel cas, quelle est la halakha ? Dit-on que, puisqu’il a l’intention de la refixer, elle est considérée comme ce qui est déjà fixé ? Ou peut-être qu’à présent, du moins, elle est détachée, et elle est considérée comme un élément distinct ?
רַבָּה זוּטֵי בָּעֵי לַהּ הָכִי, בָּעֵי רַבִּי אַמֵּי: נֶעֶקְרָה הָאֶבֶן וְעָמַד בִּמְקוֹמָהּ, מַהוּ?
Rabba Zuti soulève ce dilemme ainsi : Rabbi Ami soulève un dilemme : Si l’une des dalles de pierre a été arrachée et le prêtre s’est tenu à sa place vide, quelle est la halakha ?
מַאי קָא מִיבַּעְיָא לֵיהּ? כִּי קַדֵּישׁ דָּוִד – רִצְפָּה עֶלְיוֹנָה קַדֵּישׁ; אוֹ דִילְמָא עַד לְאַרְעִית תְּהוֹמָא קַדֵּישׁ, וְתִיבְּעֵי לֵיהּ כׇּל הָעֲזָרָה כּוּלָּהּ?
La Guemara objecte : Quel est le dilemme qu’il soulève ? Peut-être est-ce là le dilemme : Lorsque le roi David consacra l’emplacement du Temple, a-t-il consacré le niveau supérieur du sol mais rien en dessous, ou peut-être l’a-t-il consacré jusqu’aux profondeurs de la terre ? Mais si tel est le dilemme, qu’il soulève le dilemme au sujet de toute la cour du Temple, c’est-à-dire, quelle est la halakha si tout le sol est enlevé ?
לְעוֹלָם פְּשִׁיטָא לֵיהּ דְּעַד אַרְעִית תְּהוֹמָא קַדֵּישׁ; וְהָכִי קָמִיבַּעְיָא לֵיהּ: דֶּרֶךְ שֵׁירוּת בְּכָךְ, אוֹ אֵין דֶּרֶךְ שֵׁירוּת בְּכָךְ? תֵּיקוּ.
La Guemara répond : En réalité, il lui est évident que le roi David a sanctifié l’emplacement du Temple jusqu’aux profondeurs de la terre, et voici le dilemme qu’il a soulevé : Lorsqu’un prêtre se tient sur une partie inachevée du sol du Temple, est-ce une manière normale d’officier, ou cela n’est-il pas une manière normale d’officier ? Quant au dilemme lui-même, la Guemara répond : Le dilemme restera sans résolution.
קִיבֵּל בִּשְׂמֹאל – פָּסוּל, וְרַבִּי שִׁמְעוֹן מַכְשִׁיר. תָּנוּ רַבָּנַן: ״בְּאֶצְבָּעוֹ״ ״וְלָקַח״ – מְלַמֵּד שֶׁלֹּא תְּהֵא קַבָּלָה אֶלָּא בְּיָמִין. ״בְּאֶצְבָּעוֹ וְנָתַן״ – מְלַמֵּד שֶׁלֹּא תְּהֵא נְתִינָה אֶלָּא בְּיָמִין.
§ La michna enseigne : Si le prêtre a recueilli le sang avec sa main gauche, le service est disqualifié, et Rabbi Shimon le considère valide. Les Sages ont enseigné : Le verset déclare : « Et le prêtre prendra du sang de l’offrande expiatoire avec son doigt et le mettra sur les cornes de l’autel » (Lévitique 4:25). L’association du terme « avec son doigt » et du terme « et le prêtre prendra » enseigne que le recueil du sang ne peut être effectué qu’avec la main droite, car le mot « doigt » dans le contexte du sacerdoce renvoie toujours à la main droite. De même, l’expression « avec son doigt et le mettra » enseigne que la mise du sang ne peut être effectuée qu’avec la main droite.
אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן: וְכִי נֶאֶמְרָה יָד בְּקַבָּלָה?! אֶלָּא ״בְּאֶצְבָּעוֹ וְנָתַן״ – שֶׁלֹּא תְּהֵא נְתִינָה אֶלָּא בְּיָמִין; הוֹאִיל וְלֹא נֶאֶמְרָה יָד בְּקַבָּלָה – קִיבֵּל בִּשְׂמֹאל כָּשֵׁר.
Rabbi Shimon a dit : Mais est-ce que le mot : Main, est énoncé au sujet de la collecte du sang ? Au contraire, le verset énonce seulement : « Avec son doigt et il mettra », enseignant que l’application du sang ne peut être effectuée qu’avec la main droite. Puisque le mot : Main, n’est pas énoncé au sujet de la collecte du sang, même si quelqu’un a recueilli le sang avec sa main gauche, l’offrande est valide.
וְרַבִּי שִׁמְעוֹן – מִמָּה נַפְשָׁךְ; אִי אִית לֵיהּ גְּזֵירָה שָׁוָה – כִּי לֹא נֶאֶמְרָה יָד בְּקַבָּלָה מַאי הָוֵי? וְאִי לֵית לֵיהּ גְּזֵירָה שָׁוָה – כִּי נֶאֶמְרָה יָד בְּקַבָּלָה מַאי הָוֵי?
La Guemara demande : Mais, en ce qui concerne Rabbi Shimon, de quelque manière que l’on considère la chose, son opinion est difficile. S’il soutient que l’on dérive une analogie verbale du passage traitant d’un lépreux (Torah, Lévitique, chapitre 14), qui indique que toutes les références à la main et au doigt signifient spécifiquement la main droite, alors même si le mot : Main, n’est pas énoncé au sujet de la réception du sang, qu’importe ? En tout état de cause, le mot « doigt » est énoncé. Et s’il ne soutient pas que l’on dérive cette analogie verbale, alors même si le mot : Main, était énoncé au sujet de la réception du sang, qu’importe ? Le mot n’aurait aucune signification.
אָמַר רַב יְהוּדָה: לְעוֹלָם לֵית לֵיהּ גְּזֵירָה שָׁוָה; וְהָכִי קָאָמַר: וְכִי נֶאֱמַר יַד יָמִין בְּקַבָּלָה?! הוֹאִיל וְלֹא נֶאֱמַר יַד יָמִין בְּקַבָּלָה, קִבֵּל בִּשְׂמֹאל – כָּשֵׁר.
Rav Yehuda dit : En réalité, il ne soutient pas que l’on déduise cette analogie verbale. Et c’est ce que Rabbi Shimon dit : Mais est-ce que l’expression : Main droite, est énoncée au sujet de la collecte du sang ? Au contraire, puisque l’expression : Main droite, n’est pas énoncée au sujet de la collecte du sang, même si quelqu’un a recueilli le sang avec sa main gauche, l’offrande est valide.
אֲמַר לֵיהּ רַבָּה: אִי הָכִי, אֲפִילּוּ נְתִינָה נָמֵי! וְעוֹד, וְכִי לֵית לֵיהּ לְרַבִּי שִׁמְעוֹן גְּזֵירָה שָׁוָה?! וְהָתַנְיָא, רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: כׇּל מָקוֹם שֶׁנֶּאֱמַר יָד – אֵינָהּ אֶלָּא יָמִין, אֶצְבַּע – אֵינָהּ אֶלָּא יָמִין!
Rabba lui dit : Si c’est le cas, alors même le rite de placement du sang devrait être valide lorsqu’il est effectué avec la main gauche, puisque l’expression : main droite, n’apparaît pas à son sujet non plus. En outre, Rabbi Shimon ne soutient-il pas réellement que l’on dérive cette analogie verbale ? Mais n’est-il pas enseigné dans une baraita que Rabbi Shimon dit : Dans chaque cas dans la Torah où le mot « main » est énoncé, le verset se réfère uniquement à la droite, et chaque fois que le verset mentionne « doigt », il se réfère uniquement à un doigt de la main droite ?
אֶלָּא אָמַר רָבָא: לְעוֹלָם אִית לֵיהּ גְּזֵירָה שָׁוָה; וְהָכִי קָאָמַר: וְכִי נֶאֶמְרָה יָד בְּקַבָּלָה?! הוֹאִיל וְלֹא נֶאֶמְרָה יָד בְּקַבָּלָה אֶלָּא אֶצְבַּע, וְאִי אֶפְשָׁר לְקַבֵּל בְּאֶצְבַּע; קִיבֵּל בִּשְׂמֹאל – כָּשֵׁר.
Au contraire, Rava dit : En réalité, Rabbi Shimon soutient que l’on dérive cette analogie verbale, et c’est ce qu’il dit : Mais le mot : Main, est-il énoncé au sujet de la collecte du sang ? Puisque le mot : Main, n’est pas énoncé au sujet de la collecte du sang, mais le mot « doigt » est énoncé, et que la collecte ne peut pas être effectuée avec un doigt seulement, il faut conclure que le mot « doigt » doit en réalité faire référence à l’application du sang. Par conséquent, bien que l’application du sang doive être effectuée avec la main droite, si quelqu’un a recueilli le sang avec sa main gauche, l’offrande est valide.
אֲמַר לֵיהּ רַב סַמָּא בְּרֵיהּ דְּרַב אָשֵׁי לְרָבִינָא: אִיפְשָׁר דְּעָבֵיד לֵיהּ אֹזֶן לִשְׂפַת מִזְרָק, וּמְקַבֵּל בַּהּ!
Rav Samma, fils de Rav Ashi, dit à Ravina : Mais il est possible de façonner une petite poignée pour le bord du bol, et l’on pourrait alors tenir le bol avec son doigt et y recueillir le sang . Si tel est le cas, il est possible de recueillir le sang avec son doigt בלבד.
אֶלָּא אָמַר אַבָּיֵי:
Au contraire, Abaye dit :

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