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מְטוּשְׁטָשִׁין אוֹ מְקוֹרָעִין – וְעָבַד; עֲבוֹדָתוֹ פְּסוּלָה.
souillé ou déchiré, et il a accompli des rites sacrificiels, son service est disqualifié.
אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: מְרוּשָּׁלִין – כְּשֵׁרִין, מְסוּלָּקִין – פְּסוּלִין. וְהָתַנְיָא מְסוּלָּקִין כְּשֵׁרִין! אָמַר רָמֵי בַּר חָמָא: לָא קַשְׁיָא; כָּאן שֶׁסִּילְקָן עַל יְדֵי אַבְנֵט, כָּאן דְּלֵיתְנִיהוּ מֵעִיקָּרָא כְּלָל.
Rav Yehouda dit que Shmuel dit : Si les vêtements traînent sur le sol, ils sont valides, mais s’ils sont relevés au-dessus du sol, ils sont invalides. La Guemara demande : Mais n’est-il pas enseigné dans la baraita ci-dessus que même si les vêtements ont été relevés, ils sont valides ? Rami bar Ḥama dit : Ce n’est pas difficile. Ici, la baraita les considère comme valides dans un cas le prêtre les a relevés avec sa ceinture, bien qu’au départ ils aient eu la longueur appropriée ; là-bas, Shmuel les considère comme invalides dans un cas où ils ne couvrent pas du tout les pieds du prêtre dès le départ.
רַב אָמַר: אֶחָד זֶה וְאֶחָד זֶה – פְּסוּלִין.
Rav dit : Dans ce cas comme dans cet autre cas, qu’ils aient été traînés ou soulevés, ils sont inaptes.
רַב הוּנָא אִיקְּלַע לְאַרְגִּיזָא, רְמָא לֵיהּ בַּר אוּשְׁפִּיזְכָנֵיהּ: מִי אָמַר שְׁמוּאֵל מְרוּשָּׁלִין כְּשֵׁרִין וּמְסוּלָּקִין פְּסוּלִין?! וְהָתַנְיָא: מְסוּלָּקִין – כְּשֵׁרִין! אֲמַר לֵיהּ: בַּר מִינַּהּ דְּהַהִיא, דְּשַׁנְּיַיהּ רָמֵי בַּר חָמָא.
La Guemara raconte : Rav Houna se trouva arriver à Argiza. Le fils de son aubergiste [oshpizekhaneih] souleva une contradiction devant lui : Shmuel a-t-il vraiment dit que, si les vêtements traînent sur le sol, ils sont valides, mais s’ils sont relevés au-dessus du sol, ils sont invalides ? Mais n’est-il pas enseigné dans la baraita que même si les vêtements étaient relevés, ils sont valides ? Rav Houna lui dit : Soulève une contradiction à partir de n’importe quelle source sauf de cette baraita, car Rami bar Ḥama a déjà répondu qu’elle ne contredit pas la déclaration de Shmuel, puisqu’elle ne s’applique qu’à des vêtements qui étaient initialement de la longueur appropriée.
אֶלָּא לְרַב – קַשְׁיָא! וְכִי תֵּימָא: מַאי מְרוּשָּׁלִין – מְסוּלָּקִין עַל יְדֵי אַבְנֵט, וְאַבְנֵט מֵיגָז אָגֵיז; אֶלָּא מְסוּלָּקִין קַשְׁיָא!
La Guemara demande : Mais la baraita ne soulève-t-elle pas une difficulté contre Rav, qui considère les vêtements comme inaptes même s’ils traînaient ? Et si tu dis : Que signifie le mot : Traînaient, dans la baraita ? Cela signifie qu’au départ ils traînaient, mais qu’ils ont été relevés par une ceinture jusqu’à la longueur appropriée, et ils sont valides puisque la ceinture les raccourcit effectivement, mais alors le terme : Relevés, dans la baraita soulève une difficulté. Pourquoi la baraita considérerait-elle des vêtements relevés comme valides ? Si la baraita parle de vêtements qui avaient au départ la longueur appropriée et qui ont ensuite été relevés par une ceinture, alors ne devraient-ils pas être inaptes, puisque la ceinture les raccourcit ?
אָמַר רַבִּי זֵירָא, רַב חֲדָא תָּנֵי: מְרוּשָּׁלִין שֶׁסִּילְּקָן עַל יְדֵי אַבְנֵט – כְּשֵׁרִין.
Rabbi Zeira dit : Rav a enseigné la baraita non comme se référant séparément à la fois à des vêtements traînants et à des vêtements relevés, mais comme une seule déclaration concernant des vêtements qui sont simultanément traînants et relevés, c’est-à-dire des vêtements traînants que le prêtre a relevés à l’aide de sa ceinture jusqu’à la hauteur appropriée sont valides. Mais s’ils étaient au-dessus ou au-dessous de leur hauteur appropriée pour quelque raison que ce soit, ils sont invalides.
אָמַר רַבִּי יִרְמְיָה מִדִּיפְתִּי: מְרוּשָּׁלִין שֶׁלֹּא סִילְּקָן – תַּנָּאֵי הִיא, דְּתַנְיָא: ״עַל אַרְבַּע כַּנְפוֹת כְּסוּתְךָ״ – אַרְבַּע וְלֹא שָׁלֹשׁ. אוֹ אֵינוֹ אֶלָּא אַרְבַּע וְלֹא חָמֵשׁ? כְּשֶׁהוּא אוֹמֵר ״אֲשֶׁר תְּכַסֶּה בָּהּ״ – הֲרֵי בַּעֲלַת חָמֵשׁ אָמוּר; הָא מָה אֲנִי מְקַיֵּים אַרְבַּע? אַרְבַּע וְלֹא שָׁלֹשׁ. וּמָה רָאִיתָ לְרַבּוֹת בַּעֲלַת חָמֵשׁ וּלְהוֹצִיא בַּעֲלַת שָׁלֹשׁ? מְרַבֶּה אֲנִי בַּעֲלַת חָמֵשׁ – שֶׁיֵּשׁ בִּכְלַל חָמֵשׁ אַרְבַּע, וּמוֹצִיא אֲנִי בַּעֲלַת שָׁלֹשׁ – שֶׁאֵין בִּכְלַל שָׁלֹשׁ אַרְבַּע.
§ Rabbi Yirmeya de Difti dit : Le cas du fait de traîner des vêtements que le prêtre n’a pas soulevés est l’objet d’un débat entre les tannaïm. Comme il est enseigné dans une baraita : Le verset déclare : « Aux quatre coins de ton vêtement » (Deutéronome 22:12), d’où l’on peut déduire : quatre, mais non trois, c’est-à-dire qu’un vêtement à trois coins est exempt de l’obligation des franges rituelles. On peut demander : Ou peut-être ne fait-il que préciser quatre, mais non cinq ? Lorsqu’il est dit dans le même verset : « dont tu te couvres, » un vêtement à cinq coins est mentionné comme étant soumis à l’obligation. Si tel est le cas, comment dois-je comprendre le sens de : « Quatre coins » ? Cela signifie quatre, mais non trois. Et qu’as-tu vu qui t’a conduit à inclure un vêtement à cinq coins et à exclure un vêtement à trois coins ? J’inclus un vêtement à cinq coins car quatre sont inclus dans cinq, et j’exclus un vêtement à trois coins car quatre ne sont pas inclus dans trois.
וְתַנְיָא אִידַּךְ: ״עַל אַרְבַּע כַּנְפוֹת כְּסוּתְךָ״ – אַרְבַּע וְלֹא שָׁלֹשׁ, אַרְבַּע וְלֹא חָמֵשׁ. מַאי, לָאו בְּהָא קָמִיפַּלְגִי – דְּמָר סָבַר: יָתֵר כְּמַאן דְּאִיתֵיהּ דָּמֵי, וּמָר סָבַר: כְּמַאן דְּלֵיתֵיהּ דָּמֵי?
Et il est enseigné dans une autre baraita que le verset déclare : « Sur les quatre coins de ton vêtement, » d’où l’on peut déduire : quatre, mais non trois, et aussi quatre, mais non cinq, c’est-à-dire que seul un vêtement à quatre coins est astreint à la mitsva des franges rituelles. Rabbi Yirmeya poursuit : Quoi, n’est-ce pas que ces tanna’im sont en désaccord à ce sujet : Que un Sage, qui considère qu’un vêtement à cinq coins est exempt, soutient qu’un élément supplémentaire est considéré comme existant et ne peut être ignoré, et un Sage, qui le considère comme astreint, soutient qu’il est considéré comme n’existant pas et que le vêtement n’a que quatre coins ? En conséquence, le premier Sage considère qu’un vêtement sacerdotal traînant est invalide, puisqu’on ne peut ignorer le tissu supplémentaire, tandis que le second Sage le considère comme valide, puisque le tissu supplémentaire est traité comme immatériel.
לָא, דְּכוּלֵּי עָלְמָא כְּמַאן דְּאִיתֵיהּ דָּמֵי; וְשָׁאנֵי הָכָא, דְּרַבִּי רַחֲמָנָא: ״אֲשֶׁר תְּכַסֶּה בָּהּ״.
La Guemara répond : Non, tous s’accordent à dire qu’une pièce supplémentaire d’un vêtement est considérée comme si elle existait, et par conséquent des vêtements traînants sont invalides. Et, selon le tanna de la seconde baraita, c’est différent ici, en ce qui concerne les franges rituelles, car le Miséricordieux étend la halakha pour obliger même les vêtements à cinq coins par les mots « avec lequel tu te couvres ».
וְאִידַּךְ, הַאי ״אֲשֶׁר תְּכַסֶּה בָּהּ״ מַאי עָבֵיד לֵיהּ? מִיבְּעֵי לֵיהּ לְכִדְתַנְיָא: ״וּרְאִיתֶם אֹתוֹ״ – פְּרָט לִכְסוּת לַיְלָה. אוֹ אֵינוֹ אֶלָּא פְּרָט לִכְסוּת סוֹמֵא? כְּשֶׁהוּא אוֹמֵר: ״אֲשֶׁר תְּכַסֶּה בָּהּ״ – הֲרֵי כְּסוּת סוֹמֵא אָמוּר, הָא מָה אֲנִי מְקַיֵּים ״וּרְאִיתֶם אֹתוֹ״? פְּרָט לִכְסוּת לַיְלָה.
La Guemara demande : Et l’autre Sage, qui considère que les vêtements à cinq coins sont exemptés, que fait-il de ce verset : « avec lequel tu te couvres » ? La Guemara répond : Il en a besoin pour ce qui est enseigné dans une baraita : Le verset déclare : « Et ce sera pour vous une frange, afin que vous la regardiez » (Nombres 15:39). L’expression : « afin que vous la regardiez » sert à exclure un vêtement de nuit de l’obligation des franges rituelles, car les franges d’un tel vêtement ne peuvent pas être vues. On pourrait demander : Ou bien est-ce seulement pour exclure le vêtement d’une personne aveugle, qui est incapable de voir les franges rituelles ? Lorsqu’il est dit dans le verset : « avec lequel tu te couvres » (Deutéronome 22:12), l’obligation des franges rituelles pour le vêtement d’une personne aveugle est mentionnée. Si tel est le cas, comment dois-je comprendre le sens de l’expression : « afin que vous la regardiez » ? Elle sert à exclure un vêtement de nuit.
וּמָה רָאִיתָ לְרַבּוֹת כְּסוּת סוֹמֵא וּלְהוֹצִיא כְּסוּת לַיְלָה? מְרַבֶּה אֲנִי כְּסוּת סוֹמֵא – שֶׁיֶּשְׁנָהּ בִּרְאִיָּה אֵצֶל אֲחֵרִים, וּמוֹצִיא אֲנִי כְּסוּת לַיְלָה – שֶׁאֵינָהּ בִּרְאִיָּה אֵצֶל אֲחֵרִים.
La baraita continue : Et qu’as-tu vu qui t’a conduit à inclure le vêtement d’une personne aveugle et à exclure un vêtement de nuit et non l’inverse ? J’inclus le vêtement d’une personne aveugle parce qu’il est au moins visible pour les autres, et j’exclus un vêtement de nuit parce qu’il n’est pas visible, même pour les autres.
וְאִידַּךְ – נָפְקָא לֵיהּ מֵ״אֲשֶׁר״. וְאִידַּךְ – ״אֲשֶׁר״ לָא דָּרֵישׁ.
La Guemara demande : Et l'autre Sage, qui déduit qu’un vêtement à cinq coins nécessite des franges rituelles à partir de l’expression : « Avec lequel tu te couvres », d’où déduit-il que le vêtement d’une personne aveugle nécessite des franges rituelles ? La Guemara répond : Il le déduit du mot « lequel » dans l’expression, car ce terme lui-même implique une extension de la halakha. La Guemara demande : Et que fait l'autre Sage de ce mot ? La Guemara répond : Il n'interprète pas le mot « lequel » comme une extension.
תָּנוּ רַבָּנַן: בַּד – שֶׁיִּהְיוּ שֶׁל בּוּץ; ״בַּד״ – שֶׁיְּהוּ חֲדָשִׁים; ״בַּד״ – שֶׁיְּהוּ שְׁזוּרִים; ״בַּד״ – שֶׁיְּהוּ חוּטָן כָּפוּל שִׁשָּׁה; ״בַּד״ – שֶׁלֹּא יִלְבַּשׁ שֶׁל חוֹל עִמָּהֶן.
§ Les Sages ont enseigné au sujet des vêtements sacerdotaux que le terme : « Lin [bad] » (Lévitique 6:3), employé dans le verset, indique plusieurs propriétés des vêtements : Le verset dit « lin » pour indiquer qu’ils doivent être faits de lin fin [butz] ; « lin », qu’ils doivent être neufs ; « lin », que leur fil doit être torsadé en plusieurs brins ; « lin », que leur fil doit être plié en six ; « lin », que le prêtre ne peut pas porter des vêtements non sacrés avec eux.
אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי לְרַב יוֹסֵף: בִּשְׁלָמָא שֶׁיְּהוּ שֶׁל בּוּץ – הָא קָא מַשְׁמַע לַן: בּוּץ אִין, מִידֵּי אַחֲרִינָא לָא. אֶלָּא ״בַּד״ שֶׁיְּהוּ חֲדָשִׁים – חֲדָשִׁים אִין, שְׁחָקִין לָא?! וְהָתַנְיָא: מְשׁוּחָקִין – כְּשֵׁרִים!
Abaye dit à Rav Yosef : Certes, l’affirmation qu’ils doivent être en fin lin est comprise ; cette exigence nous enseigne que s’ils sont en fin lin, ils sont valides, mais s’ils sont en autre chose, ils ne le sont pas. Mais, concernant l’affirmation : Lin, qu’ils doivent être neufs, on peut en déduire que s’ils sont neufs, ils sont valides, mais s’ils sont effilochés, ils ne le sont pas. Mais n’est-il pas enseigné dans la baraita (18a) que même s’ils étaient effilochés, ils sont valides ?
אֲמַר לֵיהּ: וְלִיטַעְמָיךְ, ״בַּד״ – שֶׁיְּהוּ חוּטָן כָּפוּל שִׁשָּׁה?! ״בַּד״ – חַד חַד לְחוֹדֵיהּ מַשְׁמַע! אֶלָּא הָכִי קָאָמַר: בְּגָדִים שֶׁנֶּאֱמַר בָּהֶן ״בַּד״ – צְרִיכִין שֶׁיְּהוּ שֶׁל בּוּץ, חֲדָשִׁים, שְׁזוּרִין, שֶׁיְּהֵא חוּטָן כָּפוּל שִׁשָּׁה; יֵשׁ מֵהֶן לְמִצְוָה, יֵשׁ מֵהֶן לְעַכֵּב.
Rav Yosef lui dit : Et selon ton raisonnement selon lequel la baraita entend dériver toutes ces exigences du mot lin, de sorte que toutes ces exigences soient indispensables, comment peut-on comprendre l’exigence : Lin, que leur fil doit être tordu en six fois ? Le mot bad lui-même signifie chacun séparément (voir Exode 30:34). Plutôt, voici ce que la baraitadit : Ces vêtements au sujet desquels il est dit : Lin, doivent être faits de fin lin, et ils doivent être neufs et torsadés, et leur fil doit être tordu en six fois. Certaines de ces exigences constituent une mitzva ab initio, et certaines d’entre elles sont indispensables.
מִמַּאי דְּהַאי ״בַּד״ – כִּתָּנָא הוּא? אָמַר רַבִּי יוֹסֵף בְּרַבִּי חֲנִינָא: דָּבָר הָעוֹלֶה מִן הַקַּרְקַע בַּד בְּבַד.
La Guemara demande : D’où sait-on que cette matière bad est produite à partir de la plante de lin ? Rabbi Yosef, fils de Rabbi Ḥanina, dit : Le verset fait référence à un élément qui pousse de la terre, chaque chaque tige poussant à part [bad bevad], c’est-à-dire qu’elle ne se divise pas en plusieurs tiges. La plante de lin répond à ce critère.
אֵימָא עַמְרָא! עַמְרָא מִיפְּצֵל. כִּיתָּנָא נָמֵי מִיפְּצֵל! עַל יְדֵי לָקוּתָא מִיפְּצֵיל.
La Guemara demande : Pourquoi ne pas dire qu’il s’agit de laine ? La Guemara répond : Les fibres individuelles de la laine se divisent en fibres plus petites. La Guemara rejette cela : Mais le lin aussi se divise. La Guemara répond : Il se divise seulement lorsqu’il est frappé. La laine, en revanche, se divise naturellement.
רָבִינָא אָמַר מֵהָכָא: ״פַּאֲרֵי פִשְׁתִּים יִהְיוּ עַל רֹאשָׁם, וּמִכְנְסֵי פִשְׁתִּים יִהְיוּ עַל מׇתְנֵיהֶם, לֹא יַחְגְּרוּ בַּיָּזַע״.
Ravina dit que l’identité de bad est dérivée d’ici : Le verset déclare au sujet des vêtements sacerdotaux : « Ils auront des turbans de lin [pishtim] sur la tête, et ils auront des caleçons de lin sur les reins ; ils ne se ceindront pas avec yaza » (Ézéchiel 44:18). Le mot pishtim désigne clairement le lin.
אֲמַר לֵיהּ רַב אָשֵׁי לְרָבִינָא: וְהָא עַד דַּאֲתָא יְחֶזְקֵאל – מְנָלַן? וּלְטַעְמָיךְ, הָא דְּאָמַר רַב חִסְדָּא: דָּבָר זֶה – מִתּוֹרַת מֹשֶׁה רַבֵּינוּ לֹא לָמַדְנוּ, מִדִּבְרֵי יְחֶזְקֵאל בֶּן בּוּזִי לָמַדְנוּ: ״כׇּל בֶּן נֵכָר עֶרֶל לֵב וְעֶרֶל בָּשָׂר לֹא יָבֹא אֶל מִקְדָּשִׁי לְשָׁרְתֵנִי״; עַד שֶׁבָּא יְחֶזְקֵאל מְנָלַן? אֶלָּא גְּמָרָא גְּמִירִי לַהּ – וַאֲתָא יְחֶזְקֵאל וְאַסְמְכֵיהּ אַקְּרָא; הָכָא נָמֵי גְּמָרָא גְּמִירִי לַהּ כּוּ׳.
Rav Ashi dit à Ravina : Mais avant qu’Ézéchiel ne vienne, d’où tirions-nous l’identité de bad ? Ravina répondit : Et selon ton raisonnement, on pourrait poser la même question au sujet de ce que Rav Ḥisda a dit concernant l’interdiction du service du Temple par une personne incirconcise ou apostate : Nous n’avons pas appris cette question de la Torah de Moïse, notre maître ; nous l’avons apprise des paroles d’Ézéchiel, fils de Buzi : « Aucun étranger, incirconcis de cœur ou incirconcis de chair, n’entrera dans Mon Sanctuaire pour Me servir » (Ézéchiel 44:9). Jusqu’à ce qu’Ézéchiel vienne, d’où tirions-nous cela ? Au contraire, cette halakha s’apprend comme une tradition et a donc été observée pendant des générations, et Ézéchiel est venu et lui a donné un appui en écrivant un verset. Ici aussi, cela s’apprend comme une tradition, et Ézéchiel est venu et lui a donné un appui en écrivant un verset.
מַאי ״לֹא יַחְגְּרוּ בַּיָּזַע״? אָמַר אַבָּיֵי: לָא יַחְגְּרוּ בִּמְקוֹם שֶׁמְּזִיעִין. כִּדְתַנְיָא: כְּשֶׁהֵם חוֹגְרִין, אֵין חוֹגְרִין לֹא לְמַטָּה מִמׇּתְנֵיהֶן, וְלֹא לְמַעְלָה מֵאַצִּילֵיהֶן, אֶלָּא
La Guemara demande : Quel est le sens de l’expression dans le verset : « Ils ne se ceindront pas avec yaza » ? Abaye a dit : Ils ne se ceindront pas à un endroit les gens transpirent [mezi’in]. Comme cela est enseigné dans une baraita : Lorsqu’ils se ceignent avec la ceinture, ils ne peuvent pas se ceindre au-dessous des reins ni au-dessus des coudes, mais plutôt

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