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אֶלָּא לָא קַשְׁיָא; הָא דְּאָמַר: ״הֲרֵינִי שׁוֹחֵט עַל מְנָת לְקַבֵּל דָּמָהּ לְמָחָר״, הָא דְּאָמַר: ״הֲרֵינִי מְקַבֵּל דָּמָהּ עַל מְנָת לִשְׁפּוֹךְ שִׁירַיִם לְמָחָר״.
La Guemara répond : Au contraire, ce n’est pas difficile. Cette déclaration de Rava, selon laquelle l’intention de piggul ne s’applique pas à la collecte, se rapporte à un cas celui qui abat l’offrande dit : Je suis en train d’abattre cette offrande afin d’en recueillir le sang demain. Puisque la collecte du sang n’est pas considérée comme une consommation, une telle intention ne rend pas l’offrande piggul. Cette déclaration de la baraita se rapporte à un cas celui qui recueille le sang dit : Je recueille son sang afin de verser le reste du sang sur la base de l’autel demain. Puisque le fait de verser le reste est considéré comme une consommation du sang sur l’autel, une telle intention rend l’offrande piggul.
אֲמַר לֵיהּ הָהוּא מֵרַבָּנַן לְרָבָא: וּשְׁפִיכַת שִׁירַיִם וְהַקְטָרַת אֵימוּרִין – לָא פָּסְלָה בְּהוּ מַחְשָׁבָה?!
L’un des Sages dit à Rava : Et est-ce que l’intention interdite concernant le versement du reste du sang et la combustion des portions sacrificielles ne disqualifie pas l’offrande, comme cette explication de la baraita semble l’indiquer ?
וְהָתְנַן: יָכוֹל לֹא תְּהֵא מַחְשָׁבָה מוֹעֶלֶת אֶלָּא בַּאֲכִילַת בָּשָׂר, מִנַּיִן לְרַבּוֹת שְׁפִיכַת שִׁירַיִם וְהַקְטָרַת אֵימוּרִים? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וְאִם הֵאָכֹל יֵאָכֵל״ – בִּשְׁתֵּי אֲכִילוֹת הַכָּתוּב מְדַבֵּר: אַחַת אֲכִילַת אָדָם, וְאַחַת אֲכִילַת מִזְבֵּחַ.
Mais n’avons-nous pas appris dans une baraita : On aurait pu penser que seule une intention interdite concernant la consommation de la viande est efficace pour rendre l’offrande piggul. D’où est-il déduit qu’il faut inclure le versement du reste du sang et la combustion des portions sacrificielles ? Le verset déclare : « Et si une partie de la chair du sacrifice de ses offrandes de paix est effectivement mangée [he’akhol ye’akhel] le troisième jour, elle ne sera pas agréée » (Lévitique 7:18). Il est déduit du verbe répété que le verset parle de deux types de consommation : L’une est la consommation de la viande par l’homme, c’est-à-dire par les prêtres ou le propriétaire de l’offrande, et l’autre est la consommation du sang et des portions sacrificielles sur l’autel.
לָא קַשְׁיָא; הָא דְּאָמַר: ״הֲרֵינִי זוֹרֵק עַל מְנָת לִשְׁפּוֹךְ שִׁירַיִם לְמָחָר״, הָא דְּאָמַר: ״הֲרֵינִי שׁוֹפֵךְ שִׁירַיִם עַל מְנָת לְהַקְטִיר אֵימוּרִין לְמָחָר״.
La Guemara répond : Ce n’est pas difficile. Ce cas, où l’intention rend l’offrande piggul, est lorsque celui qui asperge le sang dit : Par la présente, j’asperge le sang afin de verser le reste demain. Puisque l’aspersion du sang est nécessaire pour l’expiation, si elle est effectuée avec l’intention que la consommation ait lieu au-delà du temps qui lui est imparti, l’offrande devient piggul. Ce cas-là, où l’intention ne rend pas l’offrande piggul, est lorsqu’il dit : Par la présente, je verse le reste afin de brûler les portions sacrificielles demain. Bien que brûler les portions soit considéré comme une consommation, verser le reste du sang n’est pas indispensable à l’expiation, et par conséquent l’offrande ne devient pas piggul.
אָמַר רַבִּי יְהוּדָה בְּרֵיהּ דְּרַבִּי חִיָּיא: שָׁמַעְתִּי שֶׁטְּבִילַת אֶצְבַּע מְפַגֶּלֶת בְּחַטָּאת פְּנִימִית.
§ Rabbi Yehouda, fils de Rabbi Ḥiyya, dit : J’ai entendu que, concernant un sacrifice expiatoire intérieur, dont le sang est aspergé sur le rideau qui sépare le Sanctuaire du Saint des Saints, le fait de tremper son doigt dans le sang afin de l’asperger, s’il le fait avec l’intention de brûler l’offrande sur l’autel le lendemain, rend l’offrande piggoul.
שַׁמְעַהּ אִילְפָא, אַמְרַהּ קַמֵּיהּ דְּרַב פְּדָא. אֲמַר: כְּלוּם לָמַדְנוּ פִּיגּוּל – אֶלָּא מִשְּׁלָמִים; מָה שְׁלָמִים – אֵין טְבִילַת אֶצְבַּע מְפַגֶּלֶת בָּהֶן, אַף חַטָּאת – אֵין טְבִילַת אֶצְבַּע מְפַגֶּלֶת (בהן) [בָּהּ].
Ilfa entendit cette déclaration et la rapporta devant Rav Padda. Rav Padda dit en réponse : Avons-nous donc dérivé la halakha de piggul concernant toutes les offrandes d’autre chose qu’une offrande de paix ? La source de la halakha de piggul est le verset énoncé au sujet des offrandes de paix (Lévitique 7:18). Par conséquent, de même que concernant une offrande de paix, une intention interdite au moment de tremper son doigt dans le sang pour en faire l’aspersion sur l’autel ne la rend pas piggul, puisqu’il n’y a pas d’obligation d’asperger le sang d’une offrande de paix avec son doigt plutôt qu’avec le récipient qui le contient, de même aussi, concernant une offrande expiatoire, une intention interdite au moment de tremper son doigt dans le sang ne la rend pas piggul.
וְכִי הַכֹּל מִשְּׁלָמִים לָמְדוּ?! אִי, מָה שְׁלָמִים – שֶׁלֹּא לִשְׁמָן אֵין מוֹצִיא מִידֵי פִּיגּוּל, אַף חַטָּאת – שֶׁלֹּא לִשְׁמָהּ אֵין מוֹצִיא מִידֵי פִּיגּוּל!
La Guemara objecte : Mais toutes les halakhot de piggul sont-elles dérivées de la halakha d’une offrande de paix ? Si c’est le cas, alors de même que le sacrifice d’une offrande de paix qui n’est pas pour son intention propre n’empêche pas qu’elle soit considérée comme piggul, puisqu’elle demeure valable, de même, la halakha devrait être que le sacrifice d’une offrande expiatoire qui n’est pas pour son intention propre n’empêche pas qu’elle soit considérée comme piggul. En réalité, la halakha est qu’une offrande expiatoire sacrifiée qui n’est pas pour son intention propre ne peut pas devenir piggul.
אֶלָּא מַאי אִית לָךְ לְמֵימַר – מֵרִבּוּיָא דִּקְרָאֵי קָאָתְיָא; הָכָא נָמֵי, מֵרִבּוּיָא דִּקְרָא קָאָתֵי.
Au contraire, qu’as-tu à dire pour expliquer cette halakha ? Tu dois dire qu’elle est dérivée d’une amplification du verset. Ici aussi, la halakha qui a interdit l’intention au moment où l’on trempe son doigt dans le sang d’une offrande expiatoire intérieure, ce qui la rend piggul, est dérivée d’une amplification du verset.
אָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי: בַּעֲלִיָּה זוֹ שָׁמַעְתִּי, שֶׁטְּבִילַת אֶצְבַּע מְפַגֶּלֶת. תָּהֵי בַּהּ רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן לָקִישׁ: כְּלוּם לָמְדוּ פִּיגּוּל – אֶלָּא מִשְּׁלָמִים; מָה שְׁלָמִים – אֵין טְבִילַת אֶצְבַּע מְפַגֶּלֶת בָּהֶן, אַף חַטָּאת – אֵין טְבִילַת אֶצְבַּע מְפַגֶּלֶת (בהן) [בָּהּ]!
De même, Rabbi Yehoshua ben Levi dit : J’ai entendu dans cette chambre haute que l’intention interdite lorsqu’on trempe son doigt dans le sang d’un sacrifice expiatoire intérieur le rend piggul. Rabbi Shimon ben Lakish s’est interrogé [tahei] au sujet de cette halakha : Les Sages ont-ils dérivé la halakha de piggul d’autre chose que d’un sacrifice de paix ? De même que concernant un sacrifice de paix, l’intention interdite lorsqu’on trempe son doigt dans le sang ne le rend pas piggul, de même, concernant un sacrifice expiatoire, la halakha devrait être que l’intention interdite lorsqu’on trempe son doigt dans le sang ne le rend pas piggul.
וְכִי הַכֹּל מִשְּׁלָמִים לָמְדוּ?! אִי, מָה שְׁלָמִים – שֶׁלֹּא לִשְׁמָן אֵין מוֹצִיא מִידֵי פִּיגּוּל, אַף חַטָּאת – שֶׁלֹּא לִשְׁמָהּ אֵין מוֹצִיא מִידֵי פִּיגּוּל!
La Guemara répond : Mais toutes les halakhot de piggul sont-elles dérivées de celles d'une offrande de paix ? Si c'est le cas, de même que le sacrifice d'une offrande de paix qui n'est pas pour sa propre intention n'empêche pas qu'elle soit considérée comme piggul, de même, la halakha devrait être que le sacrifice d'une offrande expiatoire qui n'est pas pour sa propre intention n'empêche pas qu'elle soit considérée comme piggul.
אָמַר רַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי חֲנִינָא: אִין, הַכֹּל מִשְּׁלָמִים לָמְדוּ. הוֹאִיל וְחוּץ לִמְקוֹמוֹ פּוֹסֵל בִּשְׁלָמִים, וְשֶׁלֹּא לִשְׁמוֹ פּוֹסֵל בְּחַטָּאת; מָה חוּץ לִמְקוֹמוֹ הַפּוֹסֵל בִּשְׁלָמִים – מוֹצִיא מִידֵי פִּיגּוּל, אַף שֶׁלֹּא לִשְׁמוֹ הַפּוֹסֵל בְּחַטָּאת – מוֹצִיאָהּ מִידֵי פִּיגּוּל.
Rabbi Yosei, fils de Rabbi Ḥanina, a dit : En effet, toutes les halakhot de piggul, même celle-ci, sont dérivées d’un sacrifice de paix. Car dans le cas d’un sacrifice de paix, l’intention de le consommer en dehors de la zone désignée l’invalide, et dans le cas d’un sacrifice expiatoire, le sacrifice qui n’est pas offert pour lui l’invalide; on peut en déduire que de même que l’intention de consommer l’offrande en dehors de la zone désignée, qui invalide un sacrifice de paix, empêche qu’il soit rendu piggul, de même, le sacrifice qui n’est pas offert pour lui, qui invalide un sacrifice expiatoire, empêche qu’il soit rendu piggul. En revanche, tremper son doigt dans le sang d’un sacrifice expiatoire intérieur avec l’intention de le consommer après le temps qui lui est désigné ne le rend pas piggul, car il n’existe pas de halakha parallèle concernant un sacrifice de paix.
אָמַר רַבִּי יִרְמְיָה: מִצִּדַּהּ תְּבָרַאּ! מָה לְחוּץ לִמְקוֹמוֹ הַפּוֹסֵל בִּשְׁלָמִים – שֶׁכֵּן נוֹהֵג בְּכׇל הַזְּבָחִים; תֹּאמַר בְּשֶׁלֹּא לִשְׁמוֹ – שֶׁאֵינוֹ נוֹהֵג אֶלָּא בְּפֶסַח וְחַטָּאת בִּלְבַד?!
Rabbi Yirmeya dit : Cette déduction est intrinsèquement disjointe : Qu’y a-t-il de notable dans l’intention de consommer l’offrande en dehors de sa zone désignée, qui disqualifie une offrande de paix ? Cela est notable en ce que sa disqualification s’applique à toutes les offrandes abattues. C’est pourquoi cela empêche l’offrande de devenir piggul. Faut-il dire la même chose en ce qui concerne la disqualification par un sacrifice qui n’est pas pour son intention, laquelle ne s’applique qu’à une offrande pascale et à une offrande expiatoire ?
אֶלָּא מַאי אִית לָךְ לְמֵימַר – דָּבָר הַפּוֹסֵל בָּהֶן מוֹצִיאָם מִידֵי פִּיגּוּל, דָּבָר הַמְעַכֵּב בָּהֶן מְבִיאָן לִידֵי פִּיגּוּל;
Plutôt, qu’as-tu à dire pour expliquer cette dérivation ? Il faut dire qu’elle ne repose pas sur une comparaison au cas par cas, mais sur un principe dérivé d’une offrande de paix, à savoir : Toute chose qui disqualifie une offrande de paix, par exemple l’intention de la consommer en dehors de la zone qui lui est assignée, empêche qu’elle soit rendue piggul, et toute chose qui empêche l’expiation si elle n’est pas accomplie rend l’offrande piggul si elle est accomplie avec l’intention de la consommer au-delà du temps qui lui est assigné.
הָכָא נָמֵי – דָּבָר הַפּוֹסֵל בָּהּ מוֹצִיא מִידֵי פִּיגּוּל, דָּבָר הַמְעַכֵּב בָּהּ מְבִיאָה לִידֵי פִּיגּוּל.
On en déduit donc que ici aussi, en ce qui concerne une offrande expiatoire intérieure, tout élément qui la disqualifie, par exemple un sacrifice offert non pour elle-même, empêche qu’elle soit considérée comme piggul, et tout élément qui empêche l’expiation s’il n’est pas accompli la rend piggul s’il est accompli avec l’intention de la consommer au-delà du temps qui lui est imparti. En conséquence, tremper son doigt dans le sang avec l’intention de consommer l’offrande au-delà du temps qui lui est imparti la rend piggul, car ce rite est indispensable.
אָמַר רַב מָרִי: אַף אֲנַן נָמֵי תְּנֵינָא – זֶה הַכְּלָל: כׇּל הַקּוֹמֵץ, וְנוֹתֵן בִּכְלִי, וְהַמּוֹלִיךְ, וְהַמַּקְטִיר.
Rav Mari dit : Nous apprenons aussi dans une michna que tremper son doigt dans le sang d’une offrande expiatoire intérieure avec l’intention de la consommer après le temps qui lui est imparti rend l’offrande piggoul (Menaḥot 12a) : Voici le principe : En ce qui concerne quiconque prélève une poignée d’une offrande de farine, ou place la poignée dans un récipient, ou la porte à l’autel, ou la brûle sur l’autel, s’il le fait avec l’intention que l’offrande soit consommée après le temps qui lui est imparti, l’offrande est piggoul.
בִּשְׁלָמָא קוֹמֵץ – הַיְינוּ שׁוֹחֵט; מוֹלִיךְ – הַיְינוּ מוֹלִיךְ; מַקְטִיר נָמֵי – הַיְינוּ זוֹרֵק; אֶלָּא נוֹתֵן בִּכְלִי מַאי נִיהוּ?
Puisque les halakhot de piggul sont dérivées de celles d’une offrande de paix, on peut demander : Soit, celui qui retire une poignée d’une offrande de farine peut rendre l’offrande piggul, car il est considéré comme équivalent à celui qui abat une offrande de paix. De même que le sang est la partie essentielle d’une offrande animale, et qu’il est retiré par l’abattage, de même la poignée d’une offrande de farine en est la partie essentielle. De même, celui qui transporte la poignée est équivalent à celui qui transporte le sang d’une offrande de paix, et celui qui brûle la poignée est équivalent à celui qui asperge le sang aussi. Mais à quoi correspond celui qui place la poignée dans un récipient ? D’où dérive-t-on que lui aussi peut rendre l’offrande piggul ?
אִילֵּימָא דְּדָמֵי לְקַבָּלָה – מִי דָּמֵי?! הָתָם מִמֵּילָא, הָכָא אִיהוּ קָא שָׁקֵיל וְרָמֵי!
Si nous disons que placer la poignée dans un récipient est comparable à la collecte du sang, puisque les deux rites consistent à placer la partie essentielle de l’offrande dans un récipient, on peut répondre : Ces rites sont-ils réellement comparables ? Là-bas, dans le cas d’une offrande de paix, la collecte du sang s’effectue passivement. Le sang s’écoule dans le récipient de lui-même. Ici, dans le cas d’une offrande de farine, le prêtre prend lui-même la poignée et la place dans un récipient. Il est clair que placer la poignée dans un récipient ne correspond à aucun rite spécifique dans le sacrifice d’une offrande de paix.
אֶלָּא כֵּיוָן דְּלָא סַגִּי דְּלָא יָהֵיב – עַל כָּרְחֵיהּ עֲבוֹדָה חֲשׁוּבָה הִיא; הָכָא נָמֵי, כֵּיוָן דְּלָא סַגִּי דְּלָא עָבֵיד לַהּ – עַל כָּרְחֵיהּ הַיְינוּ הוֹלָכָה.
Au contraire, puisqu’il ne suffit pas que la poignée soit sacrifiée sans d’abord la placer dans un ustensile de service, c’est nécessairement un rite important. Par conséquent, celui qui l’accomplit peut rendre l’offrande piggul, comme ceux qui accomplissent d’autres rites essentiels. Ici aussi, en ce qui concerne le fait de tremper son doigt dans le sang d’une offrande expiatoire intérieure, bien que cela n’ait pas d’équivalent dans le sacrifice d’une offrande de paix, puisqu’il ne suffit pas que le prêtre ne le fasse pas, cela est nécessairement considéré comme faisant partie du transport du sang, et le prêtre peut rendre l’offrande piggul en l’accomplissant.
לָא, לְעוֹלָם דְּדָמֵי לְקַבָּלָה; וּדְקָאָמְרַתְּ: הָכָא מִמֵּילָא, הָתָם אִיהוּ קָא שָׁקֵיל וְיָהֵיב – כֵּיוָן דְּאִידֵּי וְאִידֵּי מַתַּן כְּלִי הוּא, מָה לִי מִמֵּילָא מָה לִי קָא שָׁקֵיל וְיָהֵיב.
La Guemara répond : Non, en réalité, placer la poignée dans un récipient est comparable à la collecte du sang. Et malgré la distinction que tu avances, à savoir que ici, dans le cas d’une offrande de paix, le sang s’écoule de lui-même, tandis que là-bas, dans le cas d’une offrande de farine, le prêtre prend lui-même la poignée et la place dans le récipient, néanmoins, puisque ce rite et cet autre rite impliquent tous deux la mise en place de la partie essentielle de l’offrande dans un récipient, ils sont équivalents. Quelle différence cela fait-il pour moi si le sang s’écoule dans le récipient de lui-même, et quelle différence cela fait-il pour moi si le prêtre prend lui-même la poignée et la place dans le récipient ? En revanche, tremper son doigt dans le sang d’une offrande expiatoire intérieure n’a pas d’équivalent dans une offrande de paix. Par conséquent, piggul ne s’y applique pas.
לֵימָא כְּתַנָּאֵי – דְּתָנֵי חֲדָא: טְבִילַת אֶצְבַּע מְפַגֶּלֶת בְּחַטָּאת, וְתַנְיָא אִידַּךְ: לֹא מְפַגֶּלֶת וְלֹא מִתְפַּגֶּלֶת; מַאי, לָאו תַּנָּאֵי הִיא?
La Guemara suggère : Disons que le principe selon lequel tremper son doigt dans le sang est considéré comme faisant partie de son acheminement jusqu’au rideau fait l’objet d’un différend entre tannaïm. Comme il est enseigné dans une baraita : En ce qui concerne un sacrifice expiatoire intérieur, le fait de tremper son doigt dans le sang avec l’intention qu’il soit consommé après le temps qui lui est imparti le rend piggoul. Et il est enseigné dans une autre baraita : Tremper son doigt dans le sang avec l’intention qu’il soit consommé après le temps qui lui est imparti ne le rend pas piggoul, pas plus que le fait d’abattre l’animal avec l’intention de tremper son doigt dans le sang le lendemain ne le rend piggoul. Quoi, n’est-ce pas que cette question est un différend entre tannaïm ?
לָא; הָא רַבָּנַן, הָא רַבִּי שִׁמְעוֹן.
La Guemara répond : Non, les deux tanna’im conviennent que tremper son doigt dans le sang d’une offrande expiatoire intérieure fait partie de son acheminement vers le rideau. Au contraire, cette baraita, qui affirme qu’un prêtre peut rendre l’offrande piggul pendant qu’il trempe son doigt dans son sang, est conforme à l’opinion des Sages dans la michna (13a), qui soutiennent que l’on peut rendre l’offrande piggul pendant l’acheminement du sang vers l’autel. Cette autre baraita, qui affirme le contraire, est conforme à l’opinion de Rabbi Shimon dans la michna, qui soutient que l’on ne peut pas rendre l’offrande piggul pendant l’acheminement du sang.
אִי רַבִּי שִׁמְעוֹן, מַאי אִירְיָא טְבִילַת אֶצְבַּע? הָאָמַר:
La Guemara demande : Si la dernière baraita est conforme à l’opinion de Rabbi Shimon, pourquoi fait-elle référence spécifiquement au fait de tremper le doigt de quelqu’un ? Ne dit-il pas

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