דַּאֲפִילּוּ אִקַּשּׁוֹיֵי נָמֵי לָא אִקַּשּׁוּ. וּמְנָא יָדְעָה? דְּאָמַר מָר: אֵין לָךְ כׇּל שַׂר וְנָגִיד שֶׁלֹּא בָּא עַל רָחָב הַזּוֹנָה.
La Guemara répond que Rahab a employé cette expression de manière euphémistique, pour dire que leur peur était si grande que leurs organes masculins n’étaient même pas capables de devenir en érection, car « kama » signifie aussi se lever. La Guemara demande : Et comment Rahab savait-elle cela ? La Guemara répond : Comme le Maître l’a dit : il n’y avait ni prince ni dirigeant à cette époque qui n’ait eu des rapports avec Rahab la prostituée.
אָמְרוּ: בַּת עֶשֶׂר שָׁנִים הָיְתָה כְּשֶׁיָּצְאוּ יִשְׂרָאֵל מִמִּצְרַיִם, וְזִנְּתָה [כׇּל] אַרְבָּעִים שָׁנָה שֶׁהָיוּ יִשְׂרָאֵל בַּמִּדְבָּר. אַחַר חֲמִישִּׁים שָׁנָה נִתְגַּיְּירָה, אָמְרָה: ״יְהֵא מָחוּל לִי בִּשְׂכַר חֶבֶל חַלּוֹן וּפִשְׁתִּים״.
La Guemara ajoute que les Sages dirent au sujet de Rahab : Elle avait dix ans lorsque le peuple juif quitta l’Égypte, et elle se prostitua pendant toutes les quarante années où le peuple juif fut dans le désert. Après cela, lorsqu’elle eut cinquante ans, elle se convertit lorsque les deux espions lui rendirent visite. Elle dit : Que tous mes péchés de prostitution me soient pardonnés en récompense du fait que je me suis mise en danger avec la corde, la fenêtre et le lin, au moyen desquels j’ai sauvé les deux espions de Josué. Rahab cacha d’abord les espions dans des tiges de lin, puis les aida à sortir de sa maison en les faisant descendre par la fenêtre avec une corde (voir Josué 2:6 et 2:15).
אָמַר מָר: וְגוֹיִם בִּזְמַן הַזֶּה רַשָּׁאִין לַעֲשׂוֹת כֵּן. מְנָא הָנֵי מִילֵּי? דְּתָנוּ רַבָּנַן: ״דַּבֵּר אֶל בְּנֵי יִשְׂרָאֵל״ – בְּנֵי יִשְׂרָאֵל מְצוּוִין עַל שְׁחוּטֵי חוּץ, וְאֵין הַגּוֹיִם מְצוּוִין עַל שְׁחוּטֵי חוּץ.
§ Le Maître a dit dans la baraita qui traitait du sacrifice des offrandes avant la construction du Tabernacle : Et aujourd’hui les gentils sont autorisés à le faire, c’est-à-dire à sacrifier des offrandes en dehors de la cour du Temple, bien que cela soit interdit aux Juifs. La Guemara demande : D’où ces éléments sont-ils dérivés ? Comme les Sages l’ont enseigné au sujet des versets qui interdisent l’abattage des offrandes hors du Temple : « Parle à Aaron, à ses fils, et à tous les enfants d’Israël » (Lévitique 17:2). Cela indique que seuls les Juifs sont commandés au sujet des offrandes abattues hors du Temple, mais les gentils ne sont pas commandés au sujet des offrandes abattues hors du Temple.
לְפִיכָךְ כָּל אֶחָד וְאֶחָד בּוֹנֶה לוֹ בָּמָה לְעַצְמוֹ, וּמַקְרִיב עָלֶיהָ כׇּל מַה שֶּׁיִּרְצֶה. אָמַר רַבִּי יַעֲקֹב בַּר אַחָא אָמַר רַב אַסִּי: אָסוּר לְסַיְּיעָן וְלַעֲשׂוֹת שְׁלִיחוּתָן. אָמַר רַבָּה: וּלְאוֹרֹיִנְהוּ שְׁרֵי.
Par conséquent, chacun et tous les gentils peuvent, s’ils le souhaitent, construire pour eux-mêmes un autel privé et y sacrifier tout ce qu’ils désirent. Rabbi Ya’akov bar Aḥa dit que Rav Asi dit : Bien qu’il soit permis aux gentils d’offrir des sacrifices en dehors de la cour du Temple, il est interdit à un Juif de les aider ou d’accomplir leur mandat en cette matière, car sacrifier de cette manière est interdit à un Juif. Rabba dit : Mais les instruire sur la manière de sacrifier en dehors du Temple est permis.
כִּי הָא דְּאִיפְרָא הוֹרְמִיז אִימֵּיהּ דְּשַׁבּוּר מַלְכָּא שַׁדַּרָה קוּרְבָּנָא לְרָבָא, שְׁלַחָה לֵיהּ: ״אַסְּקוּהּ נִיהֲלֵיהּ לְשֵׁם שָׁמַיִם״. אֲמַר לְהוּ לְרַב סָפְרָא וּלְרַב אַחָא בַּר הוּנָא: זִילוּ וּדְבַרוּ תְּרֵי עוּלֵמֵי גּוּלָאֵי, וַחֲזוֹ הֵיכָא דְּמַסְּקָא יַמָּא שִׂירְטוֹן; וּשְׁקֻלוּ צִיבֵי חַדְתֵי, וְאַפִּיקוּ נוּרָא מִמָּרָא חַדְתָּא, וְאַסְּקוּהּ נִיהֲלֵיהּ לְשֵׁם שָׁמַיִם.
Ceci est semblable à cet incident dans lequel Iféra Hurmiz, la mère du roi Shapur de Perse, envoya une offrande à Rava, avec laquelle elle lui envoya ce message : Sacrifie ceci pour moi, pour l’amour du Ciel. Rava dit à Rav Safra et à Rav Aḥa bar Huna : Allez, prenez deux jeunes gentils du même âge, c’est-à-dire semblables l’un à l’autre, afin que le sacrifice soit accompli avec une beauté maximale, et voyez où la mer actuellement fait monter du limon [sirton], ce qui est un endroit que personne n’a utilisé auparavant. Et prenez du bois neuf et faites sortir du feu de récipients neufs, et les deux jeunes sacrifieront l’offrande pour elle, pour l’amour du Ciel.
אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: כְּמַאן – כְּרַבִּי אֶלְעָזָר בֶּן שַׁמּוּעַ. דְּתַנְיָא, רַבִּי אֶלְעָזָר בֶּן שַׁמּוּעַ אוֹמֵר: מָה מִזְבֵּחַ – שֶׁלֹּא יִשְׁתַּמֵּשׁ בּוֹ הֶדְיוֹט, אַף עֵצִים – שֶׁלֹּא יִשְׁתַּמֵּשׁ בָּהֶן הֶדְיוֹט. וְהָא מוֹדֶה רַבִּי אֶלְעָזָר בֶּן שַׁמּוּעַ בְּבָמָה!
Abaye dit à Rava : Selon l’opinion de qui l’instruction d’offrir des sacrifices exclusivement avec du bois neuf a-t-elle été donnée ? Était-ce conformément à l’opinion de Rabbi Elazar ben Shammua ? Car il est enseigné dans une baraita que Rabbi Elazar ben Shammua dit : De même que l’autel est un lieu qui n’est pas utilisé par une personne ordinaire, de même le bois qui sera utilisé ne doit pas être utilisé par une personne ordinaire. La Guemara demande : Mais Rabbi Elazar ben Shammua ne concède-t-il pas que dans le cas d’un autel privé, le bois n’a pas besoin d’être neuf ?
דְּתַנְיָא, כָּתוּב אֶחָד אוֹמֵר: ״וַיִּתֵּן דָּוִד לְאׇרְנָן בַּמָּקוֹם שִׁקְלֵי זָהָב מִשְׁקָל שֵׁשׁ מֵאוֹת וְגוֹ׳״, וּכְתִיב: ״וַיִּקֶן דָּוִד אֶת הַגֹּרֶן וְאֶת הַבָּקָר בְּכֶסֶף שְׁקָלִים חֲמִשִּׁים״; הָא כֵּיצַד?
Comme il est enseigné dans une baraita : En ce qui concerne l’achat par David de l’emplacement du Temple, lorsqu’il voulut y construire un autel sur l’instruction de Dieu, un verset déclare : « Ainsi David donna à Ornân pour l’emplacement six cents sicles d’or au poids. Et David y bâtit un autel au Seigneur, et offrit des holocaustes et des sacrifices de paix » (I Chroniques 21:25–26). Et il est écrit ailleurs : « Ainsi David acheta l’aire de battage et les bœufs pour cinquante sicles d’argent. Et David y bâtit un autel au Seigneur, et offrit des holocaustes et des sacrifices de paix » (II Samuel 24:24–25). Comment ces textes peuvent-ils être réconciliés ?
גּוֹבֶה מִכׇּל שֵׁבֶט וָשֵׁבֶט חֲמִשִּׁים, שֶׁהֵן שֵׁשׁ מֵאוֹת. רַבִּי אוֹמֵר מִשּׁוּם אַבָּא יוֹסֵי בֶּן דּוֹסְתַּאי: בָּקָר [וְעֵצִים] וּמְקוֹם מִזְבֵּחַ בַּחֲמִשִּׁים, וְכׇל הַבַּיִת כּוּלּוֹ בְּשֵׁשׁ מֵאוֹת.
David percevrait de chaque tribu des douze tribus cinquante sicles, ce qui fait une somme de six cents sicles. Rabbi Yehuda HaNasi dit au nom d’Abba Yosei ben Dostai qu’il existe une autre explication : David acheta le bétail et le bois ainsi que l’emplacement de l’autel pour cinquante sicles, et il acheta l’emplacement de tout le Temple pour six cents sicles.
רַבִּי אֶלְעָזָר בֶּן שַׁמּוּעַ אוֹמֵר: בָּקָר וְעֵצִים וּמְקוֹם מִזְבֵּחַ בַּחֲמִשִּׁים, וְכׇל הַבַּיִת כּוּלּוֹ בְּשֵׁשׁ מֵאוֹת; דִּכְתִיב: ״וַיֹּאמֶר אֲרַוְנָה אֶל דָּוִד: יִקַּח וְיַעַל אֲדוֹנִי הַמֶּלֶךְ [הַטּוֹב בְּעֵינָיו], רְאֵה הַבָּקָר לָעֹלָה וְהַמֹּרִגִּים [וּכְלֵי הַבָּקָר] לָעֵצִים״. וְרָבָא אָמַר לָךְ: הָתָם נָמֵי בְּחַדְתֵי.
Rabbi Elazar ben Shammua dit de même : David a acheté le bétail et le bois ainsi que l’emplacement de l’autel pour cinquante sicles, et l’emplacement de tout le Temple pour six cents sicles, comme il est écrit : « Et Arauna dit à David : Que mon seigneur le roi prenne et offre ce qui est bon à ses yeux ; voici le bétail pour l’holocauste, et les herses de battage, et les ustensiles du bétail pour le bois » (II Samuel 24:22), ce à quoi David répondit : « Non, mais je l’achèterai de toi à un prix » (II Samuel 24:24). Par conséquent, selon l’opinion de Rabbi Elazar ben Shammua, David a acheté les instruments de battage et les ustensiles des bœufs pour servir de bois. Et Rava aurait pu te dire en réponse : Là aussi, dans le cas de David, le verset traite d’ustensiles neufs qui n’avaient pas encore été utilisés.
מַאי מוֹרִיגִּים? אָמַר עוּלָּא: מִטָּה שֶׁל טוּרְבֵּל. מַאי מִטָּה שֶׁל טוּרְבֵּל? אָמַר אַבָּיֵי: עִיזָּא דְּקֻרְקְסָא דְּדָיְישָׁן דִּישָׁאֵי. אָמַר אַבָּיֵי: מַאי קְרָא? ״הִנֵּה שַׂמְתִּיךְ לְמוֹרַג חָרוּץ חָדָשׁ בַּעַל פִּיפִיּוֹת״.
La Guemara demande : Que sont « les instruments de battage [morigim] » mentionnés dans le verset ? Oulla a dit : C’est un lit turbal. La Guemara demande : Qu’est-ce qu’un lit turbal ? Abaye a dit : C’est une planche lourde et dentelée [dekurkesa], utilisée pour le battage. Abaye a dit : Quel est le verset d’où est dérivé le sens de morigim ? « Voici, je t’ai fait devenir un traîneau de battage neuf [morag] aux dents aiguës ; tu battras les montagnes, tu les réduiras en poussière, et tu rendras les collines semblables à la balle » (Isaïe 41:15). Ce verset indique qu’un morag a des rainures et des dents, et qu’il est utilisé pour le battage.
מַקְרֵי לֵיהּ רָבָא לִבְרֵיהּ, וְרָמֵי לֵיהּ קְרָאֵי אַהֲדָדֵי; כְּתִיב: ״וַיִּתֵּן דָּוִד לְאׇרְנָן וְגוֹ׳״, וּכְתִיב: ״וַיִּקֶן דָּוִד וְגוֹ׳״; הָא כֵּיצַד? גּוֹבֶה מִכׇּל שֵׁבֶט וָשֵׁבֶט חֲמִשִּׁים, שֶׁהֵן שֵׁשׁ מֵאוֹת.
Concernant la contradiction entre les versets qui rapportent la somme des sicles payés par David, la Guemara dit que Rava enseignait ces versets à son fils, et souleva une contradiction entre les versets : Il est écrit : « Alors David donna à Ornân…six cents sicles d’or au poids » (I Chroniques 21:25), et il est écrit : « Alors David acheta…cinquante sicles d’argent » (II Samuel 24:24). Comment peut-on réconcilier ces textes ? David percevait de chaque tribu des douze tribus cinquante sicles, ce qui fait une somme de six cents sicles.
וְאַכַּתִּי קַשְׁיָין אַהֲדָדֵי – הָתָם כֶּסֶף, הָכָא זָהָב! אֶלָּא הָכִי קָאָמַר: גּוֹבֶה כֶּסֶף בְּמִשְׁקַל שֵׁשׁ מֵאוֹת זָהָב.
La Guemara demande : Mais ces versets restent difficiles, car ils se contredisent l’un l’autre, puisque là-bas dans le livre de Samuel il est dit que David a payé des sicles d’argent, tandis qu’ici dans les Chroniques il est dit qu’il a payé des sicles d’or. La Guemara répond : Plutôt, cela est ce que les versets disent : David percevait de chaque tribu des sicles d’argent qui avaient la valeur de cinquante sicles d’or en poids, de sorte que la valeur de la somme finale était égale à six cents sicles d’or.
קָדָשִׁים קַלִּים נֶאֱכָלִים [בְּכׇל מַחֲנֵה יִשְׂרָאֵל]. אָמַר רַב הוּנָא: בְּכׇל מְקוֹמוֹת יִשְׂרָאֵל, אֲבָל מַחֲנֶה לָא הָוֵי.
§ La michna enseigne qu’une fois que le Tabernacle fut établi dans le désert, les offrandes de moindre sainteté étaient consommées dans tout le camp d’Israël. Rav Houna dit : Cela signifie que les offrandes de moindre sainteté étaient consommées dans n’importe lequel des endroits où un Israélite se trouvait. Mais il n’y avait pas de véritable camp, en dehors duquel il était interdit de manger les offrandes.
אֵיתִיבֵיהּ רַב נַחְמָן לְרַב הוּנָא: וּמַחֲנוֹת בְּמִדְבָּר לָא הֲוַאי?! וְהָא תַּנְיָא: כְּשֵׁם שֶׁמַּחֲנֶה בַּמִּדְבָּר, כָּךְ מַחֲנֶה בִּירוּשָׁלַיִם; מִירוּשָׁלַיִם לְהַר הַבַּיִת – מַחֲנֵה יִשְׂרָאֵל, מֵהַר הַבַּיִת לְשַׁעַר נִקָּנוֹר – מַחֲנֵה לְוִיָּה,
Rav Naḥman souleva une objection à Rav Houna : Et n’y avait-il pas de camps lorsque les Juifs étaient dans le désert ? Mais n’est-il pas enseigné dans une baraita (voir Tosefta, Kelim Bava Kamma 1:12) : De même que il y avait un camp dans le désert qui était divisé en différentes sections, chaque section ayant des halakhot particulières concernant la consommation des offrandes et les personnes rituellement impures auxquelles il était interdit d’y entrer, de même il existe un camp correspondant à Jérusalem : La zone des murailles de Jérusalem jusqu’au mont du Temple a le statut de camp d’Israël. La zone du mont du Temple jusqu’à la porte de Nicanor à l’entrée de la cour du Temple a le statut de camp lévitique.
מִכָּאן וְאֵילָךְ – מַחֲנֵה שְׁכִינָה, וְהֵן הֵן קְלָעִים שֶׁבַּמִּדְבָּר.
À partir de ce point et au-delà, c’est-à-dire depuis l’entrée de la cour du Temple, la zone a le statut de camp de la Présence divine ; et la cour du Temple a le même statut que la zone à l’intérieur des tentures entourant la cour du Tabernacle dans le désert.
אֶלָּא אֵימָא: בְּכׇל מְקוֹם מַחֲנֵה יִשְׂרָאֵל. פְּשִׁיטָא! מַהוּ דְּתֵימָא: אִיפְּסִלוּ בְּיוֹצֵא; קָא מַשְׁמַע לַן.
La Guemara répond : Dis plutôt que Rav Houna voulait dire que, lorsque le Tabernacle était dans le désert, les offrandes de moindre sainteté pouvaient être consommées partout où se trouvait le camp d’Israël. La Guemara demande : N’est-ce pas évident ? Partout où les Juifs se trouvaient dans le désert, c’était là que se trouvait le camp d’Israël. La Guemara répond : De peur que tu ne dises que, pendant les périodes de voyage entre les campements, les offrandes étaient emportées hors du camp d’Israël et étaient ainsi disqualifiées en raison du fait que la viande sortait de la zone à l’intérieur des cloisons, Rav Houna nous enseigne que la viande n’est pas disqualifiée.
וְאֵימָא הָכִי נָמֵי! אָמַר קְרָא: ״וְנָסַע אֹהֶל מוֹעֵד״ – אַף עַל פִּי שֶׁנָּסַע, אֹהֶל מוֹעֵד הוּא.
La Guemara demande : Mais pourquoi ne pas dire que c’est effectivement le cas, c’est-à-dire que la viande est disqualifiée parce qu’elle est sortie du camp ? La Guemara répond que le verset déclare : « Alors la Tente d’Assignation, avec le camp des Lévites, partira au milieu des camps ; comme ils campent, ainsi ils partiront » (Nombres 2:17), ce qui indique que bien qu’elle ait voyagé depuis son lieu, elle reste toujours la Tente d’Assignation. De même, le camp d’Israël conserve son statut même pendant le voyage.
תַּנְיָא, רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן יוֹחַאי אוֹמֵר: עוֹד אַחֶרֶת הָיְתָה, וְחֵיל עֶזְרַת נָשִׁים הִיא, וְלֹא הָיוּ עוֹנְשִׁין עָלֶיהָ. וּבְשִׁילֹה לֹא הָיוּ אֶלָּא שְׁנֵי מַחֲנוֹת בִּלְבַד.
§ En ce qui concerne la division de Jérusalem en trois camps, il est enseigné dans une baraita que Rabbi Shimon ben Yoḥai dit : Il y avait un camp supplémentaire à Jérusalem, dans l’enceinte du mont du Temple, et il était le rempart de la cour des femmes. Les Sages ont décrété qu’il était interdit à certaines personnes rituellement impures d’entrer dans cette zone, mais ils ne les puniraient pas pour y être entrées, car selon la loi de la Torah elle ne constitue pas une section distincte du mont du Temple, mais a le statut du camp lévitique. La baraita ajoute : Et lorsque le Tabernacle était à Shiloh, il n’y avait que deux camps.
הֵי מִינַּיְיהוּ לָא הֲוָה? אָמַר רַבָּה: מִסְתַּבְּרָא דְּמַחֲנֵה לְוִיָּה הֲוַאי; דְּאִי סָלְקָא דַעְתָּךְ מַחֲנֵה לְוִיָּה לָא הֲוַאי –
La Guemara demande : Lequel des trois camps qui étaient présents dans le désert n’était pas présent à Shilo ? Rabba a dit : Il est logique que le camp des Lévites ait été présent, mais que le camp des Israélites ne l’ait pas été. Car, s’il te vient à l’esprit de dire que le camp des Lévites n’était pas présent à Shilo,