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הָא אִיפְּנוֹ! נְהִי דְּאִיפַּנּוֹ מִירוּשָׁלַיִם, מִכּוּלַּהּ אֶרֶץ יִשְׂרָאֵל לָא אִיפַּנּוֹ.
puisqu’ils avaient déjà été retirés. On peut répondre : Cette baraita traite exclusivement de Jérusalem. À supposer que les ossements de ceux qui ont péri dans le déluge et aux mains de Nabuchodonosor aient été retirés de Jérusalem, ils n’ont pas été retirés de toute Eretz Yisrael. Par conséquent, en dehors de Jérusalem, la vache rousse ne peut être abattue que dans un endroit qui a été inspecté.
אִיכָּא דְּאָמְרִי, אֵיתִיבֵיהּ רֵישׁ לָקִישׁ לְרַבִּי יוֹחָנָן: אַיֵּה מֵתֵי מַבּוּל? אַיֵּה מֵתֵי נְבוּכַדְנֶאצַּר? מַאי, לָאו מִדְּהָנֵי הֲווֹ – הָנֵי נָמֵי הֲווֹ? מִידֵּי אִירְיָא?! הָא כִּדְאִיתֵיהּ וְהָא כִּדְאִיתֵיהּ.
Il y a ceux qui disent que la discussion doit être inversée, et Reish Lakish a soulevé une objection à Rabbi Yoḥanan, qui soutient que le déluge n’a pas affecté Eretz Yisrael, à partir de cette baraita, comme l’a dit Rabbi Yehoshua : Où sont les morts du déluge, et où sont tous les morts tués par Nabuchodonosor ? Reish Lakish a dit : N’est-il pas possible d’inférer de cette question que, puisque ceux massacrés par Nabuchodonosor étaient en Eretz Yisrael, ceux qui ont péri dans le déluge y étaient aussi ? Rabbi Yoḥanan répond : Les cas sont-ils comparables ? Ceci est comme c’est et cela est comme c’est, c’est-à-dire que les morts de Nabuchodonosor étaient bien en Eretz Yisrael, mais les morts du déluge n’y étaient pas, puisqu’il n’y a pas eu de déluge là-bas.
אֵיתִיבֵיהּ: ״מִכֹּל אֲשֶׁר בֶּחָרָבָה מֵתוּ״ – בִּשְׁלָמָא לְדִידִי, דְּאָמֵינָא יָרַד מַבּוּל לְאֶרֶץ יִשְׂרָאֵל – מִשּׁוּם הָכִי מֵתוּ. אֶלָּא לְדִידָךְ, אַמַּאי מֵתוּ? מִשּׁוּם הַבְלָא.
Reish Lakish souleva une objection à Rabbi Yoḥanan : Au sujet du déluge, il est dit : « Tous ceux dans les narines desquels était le souffle de l’esprit de vie, tout ce qui était sur la terre sèche mourut » (Genèse 7:22). Cela se comprend, selon mon avis, car je dis que le déluge est descendu sur Eretz Yisrael, pour cette raison toutes les créatures vivantes sur Terre sont mortes, même celles qui étaient en Eretz Yisrael. Mais selon ton avis, selon lequel le déluge n’est pas descendu sur Eretz Yisrael, pourquoi sont-elles mortes là-bas ? Rabbi Yoḥanan répond : Elles sont mortes à cause de la chaleur qui accompagnait les eaux du déluge et qui s’est également propagée à Eretz Yisrael. Ces corps furent ensuite enterrés dans des lieux connus.
כִּדְרַב חִסְדָּא, דְּאָמַר רַב חִסְדָּא: בְּרוֹתְחִין קִלְקְלוּ, וּבְרוֹתְחִין נִידּוֹנוּ; דִּכְתִיב הָכָא: ״וַיָּשֹׁכּוּ הַמָּיִם״, וּכְתִיב הָתָם: ״וַחֲמַת הַמֶּלֶךְ שָׁכָכָה״.
La Guemara note que cela est conforme à la déclaration de Rav Ḥisda, car Rav Ḥisda dit : La génération du déluge a péché avec une chaleur bouillonnante, c’est-à-dire par des relations sexuelles interdites, et elle a été punie par la chaleur bouillonnante des eaux du déluge. Comme il est écrit ici, au sujet du déluge : « Et Dieu se souvint de Noé, de tous les êtres vivants et de tout le bétail qui étaient avec lui dans l’arche ; et Dieu fit passer un vent sur la terre et les eaux s’apaisèrent [vayashoku hamayim] » (Genèse 8:1) ; et il est écrit là-bas, au sujet de l’exécution d’Haman : « Alors ils pendirent Haman au gibet qu’il avait préparé pour Mardochée. Alors l’ardeur de la colère du roi s’apaisa [shakhakha] » (Esther 7:10). Ce dernier verset indique qu’une chose s’apaise de la chaleur ; de même, les eaux du déluge étaient chaudes.
אִיכָּא דְּאָמְרִי, אֵיתִיבֵיהּ רַבִּי יוֹחָנָן לְרֵישׁ לָקִישׁ: ״מִכֹּל אֲשֶׁר בֶּחָרָבָה מֵתוּ״ – בִּשְׁלָמָא לְדִידִי, דְּאָמֵינָא לֹא יָרַד מַבּוּל לְאֶרֶץ יִשְׂרָאֵל – מִשּׁוּם הָכִי הֲוַי חָרָבָה. אֶלָּא לְדִידָךְ, מַאי חָרָבָה? חָרָבָה שֶׁהָיְתָה מֵעִיקָּרָא.
Il y a ceux qui disent que cette discussion devrait être inversée, et en fait Rabbi Yoḥanan a soulevé une objection à Reish Lakish à partir de ce verset : Il est dit que « tout ce qui était sur la terre sèche mourut » (Genèse 7:22). Soit, selon mon opinion, car je dis que le déluge n’est pas descendu sur Eretz Yisrael, et pour cette raison, il y avait une zone de terre sèche même pendant le déluge, et toutes les créatures vivantes qui s’y trouvaient sont mortes de la chaleur. Mais selon ton opinion, selon laquelle le déluge est bien descendu sur Eretz Yisrael, que signifie « terre sèche » ? Il n’y avait de terre sèche nulle part. Reish Lakish répond : le verset fait référence à une terre qui avait été sèche au départ, avant le déluge.
וְאַמַּאי קָרֵי לֵיהּ חָרָבָה? כִּדְרַב חִסְדָּא. דְּאָמַר רַב חִסְדָּא: בְּדוֹר הַמַּבּוּל לֹא נִגְזְרָה גְּזֵרָה עַל דָּגִים שֶׁבַּיָּם, שֶׁנֶּאֱמַר: ״מִכֹּל אֲשֶׁר בֶּחָרָבָה מֵתוּ״ – וְלֹא דָּגִים שֶׁבַּיָּם.
Et pourquoi la Torah appelle-t-elle cela « terre sèche » pendant le déluge ? Il n’y avait pas de terre sèche pendant le déluge. Cela est conforme à l’opinion de Rav Ḥisda, car Rav Ḥisda dit : Durant la génération du déluge, aucun décret ne fut décrété contre les poissons de la mer, comme il est dit : « Tout ce qui était sur la terre sèche mourut » (Genèse 7:22), c’est-à-dire seulement ces créatures qui avaient été sur la terre sèche, mais non les poissons de la mer.
בִּשְׁלָמָא לְמַאן דְּאָמַר לֹא יָרַד מַבּוּל לְאֶרֶץ יִשְׂרָאֵל – הַיְינוּ דְּקָם רֵימָא הָתָם. אֶלָּא לְמַאן דְּאָמַר יָרַד, רֵימָא הֵיכָא קָם? אָמַר רַבִּי יַנַּאי: גּוּרִיּוֹת הִכְנִיסוּ בַּתֵּיבָה.
La Guemara demande : Soit, selon celui qui dit que le déluge n’est pas descendu sur Eretz Yisrael, c’est-à-dire Rabbi Yoḥanan, c’est l’explication du fait que le reima y est resté, en Eretz Yisrael, et a survécu au déluge. Mais selon celui qui dit que le déluge est descendu sur Eretz Yisrael, c’est-à-dire Reish Lakish, comment le reima est-il resté? Compte tenu de sa grande taille, il est clair qu’il n’aurait pas pu entrer dans l’arche de Noé. Rabbi Yannai dit : Ils ont amené des petits de reima dans l’arche, et ils ont survécu au déluge.
וְהָאָמַר רַבָּה בַּר בַּר חָנָה: לְדִידִי חֲזֵי לִי אוּרְזִילָא דְּרֵימָא (בַּת) [בַּר] יוֹמֵאּ, וְהָוֵי כְּהַר תָּבוֹר. וְהַר תָּבוֹר כַּמָּה הָוֵיא – אַרְבְּעִין פַּרְסֵי; מְשָׁכָא דְּצַוְּארֵיהּ – תְּלָתָא פַּרְסֵי, מַרְבַּעְתָּא דְּרֵישָׁא – פַּרְסָא וּפַלְגָא, רְמָא כַּבָּא וּסְכַר יַרְדְּנָא.
La Guemara demande : Mais Rabba bar bar Ḥana ne dit-il pas : J’ai vu le petit âgé d’un jour du reima, et il était aussi grand que le mont Tabor. Et quelle taille a le mont Tabor ? Il fait quarante parasanges. Et la longueur du cou du petit était de trois parasanges, et l’endroit où sa tête repose, c’est-à-dire son cou, était d’une parasange et demie. Il a déféqué, et par cela a barré le Jourdain. Même le petit aurait été trop grand pour l’arche.
אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: רֹאשׁוֹ הִכְנִיסוּ לַתֵּיבָה. וְהָאָמַר מָר: מַרְבַּעְתָּא דְּרֵישָׁא פַּרְסָא וּפַלְגָא! אֶלָּא רֹאשׁ חוֹטְמוֹ הִכְנִיסוּ לַתֵּיבָה.
Rabbi Yoḥanan dit : Ils ont fait entrer seulement la tête du petit dans l’arche, tandis que son corps est resté dehors. La Guemara demande : Mais le Maître, c’est-à-dire Rabba bar bar Ḥana, ne dit-il pas que la taille de l’endroit où sa tête repose était d’une parasange et demie ? Par conséquent, même sa tête seule n’aurait pas pu entrer dans l’arche. Plutôt, ils ont fait entrer l’extrémité, c’est-à-dire le bord, de son nez dans l’arche, afin qu’il puisse respirer.
וְהָא אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: לֹא יָרַד מַבּוּל לְאֶרֶץ יִשְׂרָאֵל! לְדִבְרֵי רֵישׁ לָקִישׁ קָאָמַר.
La Guemara se demande pourquoi Rabbi Yoḥanan a été contraint de donner cette réponse : Mais Rabbi Yoḥanan ne dit-il pas que le déluge n’est pas descendu sur Eretz Yisrael ? Selon son opinion, peut-être que le reima a survécu en y restant pendant le déluge. La Guemara répond que Rabbi Yoḥanan a dit sa réponse conformément à la déclaration de Reish Lakish.
וְהָא קָסָגְיָא תֵּיבָה! אָמַר רֵישׁ לָקִישׁ: קַרְנָיו קָשְׁרוּ בַּתֵּיבָה. וְהָאָמַר רַב חִסְדָּא: אַנְשֵׁי דּוֹר הַמַּבּוּל בְּרוֹתְחִין קִלְקְלוּ וּבְרוֹתְחִין נִידּוֹנוּ!
La Guemara objecte : Mais l’arche était en mouvement sur l’eau. Comment était-il possible de garder le museau du re’em dans l’arche ? Reish Lakish dit : Ils attachèrent ses cornes à l’arche, afin que le re’em se déplace avec elle. La Guemara demande : Mais Rav Ḥisda ne dit-il pas que les gens de la génération du déluge ont péché par une chaleur bouillante et ont été punis par une chaleur bouillante ? Comment le re’em aurait-il pu survivre à l’eau bouillante ?
וּלְטַעְמָיךְ, תֵּיבָה הֵיכִי סָגְיָא? וְעוֹד, עוֹג מֶלֶךְ הַבָּשָׁן הֵיכָא קָאֵי? אֶלָּא נֵס נַעֲשָׂה לָהֶם, שֶׁנִּצְטַנְּנוּ בְּצִידֵּי הַתֵּיבָה.
La Guemara répond : Et selon ton raisonnement, qu’il était impossible de survivre à l’eau bouillante, comment l’arche elle-même s’est-elle déplacée ? Elle était recouverte de poix, qui fond dans l’eau bouillante. De plus, comment Og, roi du Bashan (voir Nombres 21:33–35), qui selon la tradition appartenait à la génération du déluge, a-t-il tenu debout, c’est-à-dire survécu à l’eau bouillante ? Au contraire, il faut dire qu’un miracle fut accompli pour eux, à savoir que l’eau sur les côtés de l’arche se refroidit, permettant à l’arche, au reima et à Og de survivre.
וּלְרַבִּי שִׁמְעוֹן [בֶּן לָקִישׁ] – נְהִי נָמֵי דְּיָרַד מַבּוּל לְאֶרֶץ יִשְׂרָאֵל; וְהָא לָא פָּשׁ! דְּאָמַר רֵישׁ לָקִישׁ: לָמָּה נִקְרָא שְׁמָהּ ״מְצוּלָה״? שֶׁכׇּל מֵתֵי מַבּוּל נִצְטַלְּלוּ שָׁם. וְרַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: לָמָּה נִקְרָא שְׁמָהּ ״שִׁנְעָר״? שֶׁכׇּל מֵתֵי מַבּוּל נִנְעֲרוּ שָׁם. אִי אֶפְשָׁר דְּלָא אִידְּבַקוּ.
La Guemara objecte : Mais même selon l’opinion de Rabbi Shimon ben Lakish, selon laquelle le déluge est descendu sur Eretz Yisrael et les corps de ceux qui y ont péri pourraient y transmettre l’impureté, bien que le déluge soit effectivement descendu sur Eretz Yisrael, aucune trace des morts n’y demeure. Comme le dit Reish Lakish : Pourquoi la Babylonie est-elle appelée Metzula (voir Isaïe 44:27) ? C’est parce que tous les morts du déluge, dans le monde entier, y ont sombré [nitztalelu]. Et Rabbi Yoḥanan dit : Pourquoi la Babylonie est-elle appelée Shinar ? C’est parce que tous les morts du déluge y ont été déposés [ninaru]. Il est donc évident que même Reish Lakish dit que tous ceux qui sont morts dans le déluge, y compris ceux d’Eretz Yisrael, ont sombré en Babylonie. La Guemara répond : Il est impossible que les corps de certains de ceux d’Eretz Yisrael qui ont péri dans le déluge ne soient pas restés coincés dans la boue et n’y soient demeurés.
אָמַר רַבִּי אֲבָהוּ: לָמָּה נִקְרָא שְׁמָהּ ״שִׁנְעָר״? שֶׁמְּנַעֶרֶת עֲשִׁירֶיהָ. וְהָא קָחָזֵינַן דְּהָווּ! תְּלָתָא דָּרֵי לָא מָשְׁכִי.
Après avoir mentionné quelques explications des noms de la Babylonie, la Guemara ajoute : Rabbi Abbahou dit : Pourquoi l'appelle-t-on Shinar ? Parce qu'elle secoue [shemena’eret] ses riches, c'est-à-dire qu'ils ne restent pas riches. La Guemara demande : Mais nous voyons qu'il y a des gens riches en Babylonie qui restent riches. La Guemara répond : Leur richesse ne s'étend pas sur trois générations.
אָמַר רַבִּי אַמֵּי: כָּל הָאוֹכֵל מֵעֲפָרָהּ שֶׁל בָּבֶל – כְּאִילּוּ אוֹכֵל בְּשַׂר אֲבוֹתָיו. תַּנְיָא נָמֵי הָכִי: כָּל הָאוֹכֵל מֵעֲפָרָהּ שֶׁל בָּבֶל – כְּאִילּוּ אוֹכֵל בְּשַׂר אֲבוֹתָיו. וְיֵשׁ אוֹמְרִים: כְּאִילּוּ אוֹכֵל שְׁקָצִים וּרְמָשִׂים.
Concernant l’affirmation selon laquelle les cadavres de ceux qui ont péri dans le déluge sont arrivés en Babylonie, Rabbi Ami dit : Quant à quiconque mange la poussière de Babylonie, c’est comme s’il mangeait la chair de ses ancêtres, car il s’y trouve une grande quantité de poussière provenant des morts. Cela est également enseigné dans une baraita : Quant à quiconque mange la poussière de Babylonie, c’est comme s’il mangeait la chair de ses ancêtres. Et certains disent : C’est comme s’il mangeait des créatures répugnantes et des bestioles rampantes, qui sont elles aussi mortes dans le déluge et ont été absorbées par le sol de Babylonie.
שָׂעִיר הַמִּשְׁתַּלֵּחַ.
§ La michna enseigne que si quelqu’un a sacrifié le bouc émissaire de Yom Kippour en dehors du Temple, il est exempt de l’interdiction de sacrifier à l’extérieur, car la Torah déclare : « Et à l’entrée de la Tente d’assignation il ne l’a pas amené » (Lévitique 17:3–4), et le bouc émissaire n’est pas apte à être amené à l’entrée de la Tente d’assignation.
וּרְמִינְהִי: אוֹ ״קׇרְבָּן״ – שׁוֹמֵעַ אֲנִי אֲפִילּוּ קׇדְשֵׁי בֶּדֶק הַבַּיִת שֶׁנִּקְרְאוּ קׇרְבָּן, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וַנַּקְרֵב אֶת קׇרְבַּן ה׳״?
Et la Guemara soulève une contradiction à partir d’une baraita : Le verset déclare : « Pour le présenter comme une offrande au Seigneur » (Lévitique 17:4), et il est déduit du mot « offrande » que celui qui abat des animaux non consacrés à l’intérieur du Temple n’est pas passible de sanction. La baraita demande : Ou peut-être qu’à partir du mot « offrande » je déduirais que l’interdiction d’abattre en dehors du Temple s’applique même aux objets consacrés à l’entretien du Temple, car eux aussi sont appelés offrandes, comme il est dit au sujet du butin de la guerre contre Madian : « Et nous avons apporté l’offrande du Seigneur, ce que chaque homme a trouvé, des bijoux d’or, bracelets, brassards, bagues à sceau, boucles d’oreilles et ceintures, pour faire expiation pour nos âmes devant le Seigneur » (Nombres 31:50). Il est certain qu’il ne s’agissait pas d’objets consacrés à l’autel.
תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וְאֶל פֶּתַח אֹהֶל מוֹעֵד לֹא הֱבִיאוֹ״ – מִי שֶׁרָאוּי לָבֹא בְּאֹהֶל מוֹעֵד; יָצְאוּ קׇדְשֵׁי בֶּדֶק הַבַּיִת – שֶׁאֵינָן רְאוּיִן.
Par conséquent, le verset déclare : « Et à l’entrée de la Tente d’Assignation, il ne l’a pas apporté » (Lévitique 17:4), ce qui enseigne que cette halakha ne s’applique qu’à ce qui est apte à être amené à l’entrée de la Tente d’Assignation, c’est-à-dire apte à être sacrifié. Sont exclus les éléments consacrés à l’entretien du Temple, qui ne sont pas aptes au sacrifice.
אוֹצִיא אֶת אֵלּוּ – שֶׁאֵינָן רְאוּיִן; וְלֹא אוֹצִיא אֶת שָׂעִיר הַמִּשְׁתַּלֵּחַ – שֶׁהוּא רָאוּי לָבֹא אֶל פֶּתַח אֹהֶל מוֹעֵד! תַּלְמוּד לוֹמַר: ״לַה׳״ – לְהוֹצִיא שָׂעִיר הַמִּשְׁתַּלֵּחַ, שֶׁאֵינוֹ מְיוּחָד לַה׳.
La baraita continue : Peut-être exclurai-je ceux-ci, c’est-à-dire les objets consacrés à l’entretien du Temple, qui ne sont pas aptes à être sacrifiés sur l’autel, de l’interdiction d’abattre en dehors du Temple, mais je n’exclurai pas le bouc émissaire, qui est apte à venir à l’entrée de la Tente d’Assignation. Par conséquent, le verset déclare : « Pour le présenter comme une offrande au Seigneur, » ce qui sert à exclure de cette interdiction le bouc émissaire, qui n’est pas désigné comme sacrifice au Seigneur, mais est plutôt envoyé à Azazel. Selon la baraita, le bouc émissaire est apte à être amené à l’entrée de la Tente d’Assignation.
לָא קַשְׁיָא; כָּאן קוֹדֶם הַגְרָלָה, כָּאן לְאַחַר הַגְרָלָה. אַחַר הַגְרָלָה נָמֵי, הָאִיכָּא וִידּוּי!
La Guemara répond : Ce n’est pas difficile. Ici, la baraita qui affirme que le bouc émissaire est apte à être amené à l’entrée de la Tente d’Assignation fait référence à avant le tirage au sort, lorsque les deux boucs du Jour de l’Expiation sont amenés dans la cour du Temple, et que le Grand Prêtre tire au sort pour déterminer lequel sera sacrifié au Seigneur et lequel sera pour Azazel. Là-bas, la michna qui affirme que le bouc émissaire n’est pas apte à être amené à l’entrée de la Tente d’Assignation fait référence à après le tirage au sort, moment auquel il n’est plus apte pour le Temple. La Guemara objecte : Après le tirage au sort il est aussi apte à être amené à l’intérieur, car il y a encore l’obligation pour le Grand Prêtre de réciter la confession sur lui dans la cour du Temple.
אֶלָּא אָמַר רַב מַנִּי: לָא קַשְׁיָא; כָּאן קוֹדֶם וִידּוּי, כָּאן לְאַחַר וִידּוּי.
Au contraire, Rav Mani a dit : Ce n’est pas difficile, car ici, la baraita qui affirme que le bouc émissaire peut être amené à l’entrée de la Tente d’Assignation fait référence à avant la confession, lorsqu’il est encore apte à entrer dans le Temple. Là-bas, la michna qui affirme qu’il n’est pas apte à être amené à l’entrée de la Tente d’Assignation fait référence à après la confession, moment auquel il n’est plus apte à être amené à l’intérieur.
הָרוֹבֵעַ וְהַנִּרְבָּע.
§ La michna enseigne que, concernant un animal qui a activement copulé avec une personne, ou un animal qui a été l’objet de bestialité, ou une autre offrande disqualifiée, comme un animal qui a été désigné pour l’idolâtrie, ou un animal qui a été adoré : si quelqu’un l’a sacrifié en dehors de la cour du Temple, il est exempt. En effet, concernant l’interdiction d’abattre à l’extérieur, la Torah déclare : « Il ne l’a pas apporté pour le présenter comme offrande au Seigneur devant le Tabernacle du Seigneur » (Lévitique 17:4), ce qui enseigne qu’il n’y a pas de responsabilité pour l’abattage en dehors de la cour du Temple d’un animal qui n’est pas apte à être sacrifié.
וְהָא נָמֵי תִּיפּוֹק לִי מִ״פֶּתַח אֹהֶל מוֹעֵד״!
La Guemara demande : Et en ce qui concerne cela aussi, déduis de la première partie de ce verset : « À l’entrée de la Tente d’assignation, » que, comme dans le cas de la vache rousse et du bouc émissaire, si un animal n’est pas apte à être amené à l’entrée de la Tente d’assignation, on n’est pas passible pour l’avoir abattu à l’extérieur.

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