בָּתַר רוֹב אֵבֶר שָׁדֵינַן לֵיהּ, וְהָא נְפַק לֵיהּ; אוֹ דִלְמָא בָּתַר בְּהֵמָה שָׁדֵינַן לֵיהּ? תֵּיקוּ.
en le rattachant à la majorité de ce membre, et la majorité de ce membre est sortie ? Ou peut-être devons-nous déterminer son statut en le rattachant à la moitié de l’animal, qui n’est pas sortie de la cour. La Guemara conclut : le dilemme de Rabbi Elazar restera sans résolution.
רַבָּה בַּר רַב הוּנָא מַתְנֵי לַהּ בְּגַבְרֵי, בְּמִתְעַסְּקִין בּוֹ חֲמִשָּׁה בְּנֵי אָדָם, וּנְפַקוּ תְּלָתָא וּפָשׁוּ לְהוּ תְּרֵי – מַאי? בָּתַר רוֹב מִתְעַסְּקִין אָזְלִינַן, אוֹ בָתַר בְּהֵמָה אָזְלִינַן? תֵּיקוּ.
Rabba bar Rav Huna enseigne ce dilemme concernant les personnes : Dans un cas où cinq personnes manipulent une offrande et la transportent dehors pour être brûlée, et trois d’entre elles sont sorties et deux sont restées dans la cour du Temple, de sorte que l’animal est en partie à l’intérieur et en partie à l’extérieur, quelle est la halakha ? Suit-on la majorité des personnes qui manipulent l’offrande, qui sont sorties de la cour, ou suit-on l’animal, dont la plus grande partie n’est pas encore sortie ? La Guemara conclut : Le dilemme restera sans résolution.
בָּעֵי רַבִּי אֶלְעָזָר: פָּרִים וּשְׂעִירִים הַנִּשְׂרָפִים שֶׁיָּצְאוּ וְחָזְרוּ, מַהוּ? מִי אָמְרִינַן: כֵּיוָן דְּנָפְקִי לְהוּ – אִיטַּמּוֹ לְהוּ; אוֹ דִלְמָא, כֵּיוָן דַּהֲדוּר הֲדוּר?
Rabbi Elazar soulève un autre dilemme : Si des taureaux et des boucs qui sont brûlés sont sortis de la cour du Temple puis sont revenus, quelle est la halakha concernant les vêtements de ceux qui les portent à l’intérieur de la cour ? Disons-nous : Une fois qu’ils sont sortis, ils sont devenus impurs ? Ou peut-être, une fois qu’ils reviennent, ils reviennent et ne rendent pas les vêtements impurs ?
אָמַר רַבִּי אַבָּא בַּר מֶמֶל, תָּא שְׁמַע: הָיוּ סוֹבְלִין אוֹתָן בְּמוֹטוֹת, הָרִאשׁוֹנִים יָצְאוּ חוּץ לְחוֹמַת הָעֲזָרָה וְהָאַחֲרוֹנִים לֹא יָצְאוּ – הָרִאשׁוֹנִים שֶׁיָּצְאוּ חוּץ לְחוֹמַת הָעֲזָרָה מְטַמְּאִין בְּגָדִים, וְהָאַחֲרוֹנִים אֵין מְטַמְּאִין בְּגָדִים עַד שֶׁיָּצְאוּ. וְאִי סָלְקָא דַעְתָּךְ כֵּיוָן דְּנָפְקִי לְהוּ אִיטַּמּוֹ – הָנָךְ דְּאִיכָּא גַּוַּאי (לִיטָּמֵא) [לִיטַּמּוֹ]!
Rabbi Abba bar Memel dit : Viens et écoute la michna : Ils transportaient les taureaux et les boucs qui sont brûlés, suspendus à des perches. Lorsque les premiers prêtres, portant l’avant de la perche, sortaient au-delà du mur de la cour du Temple, et que les derniers ne sortaient pas encore, les premiers, qui sortaient au-delà du mur de la cour du Temple, rendent leurs vêtements impurs, tandis que les derniers ne rendent pas leurs vêtements impurs jusqu’à ce qu’ils sortent. Rabbi Abba bar Memel explique : Et s’il te vient à l’esprit de dire que dès qu’ils sortent, ils deviennent impurs, ces derniers mentionnés dans la michna, qui sont encore à l’intérieur, devraient devenir impurs, puisque l’offrande elle-même est déjà sortie. Il s’ensuit que, si l’offrande revient, leurs vêtements ne deviennent pas impurs.
אָמַר רָבִינָא: וְתִסְבְּרָא?! הָא בָּעֵינָא ״וְאַחַר יָבֹא אֶל הַמַּחֲנֶה״, וְלֵיכָּא!
Ravina a dit : Et peux-tu comprendre cela comme une preuve ? La raison pour laquelle les vêtements des derniers ne deviennent pas impurs est que j’exige l’accomplissement du verset : « Et celui qui les brûle lavera ses vêtements et baignera sa chair dans l’eau, et ensuite il pourra entrer dans le camp » (Lévitique 16:28). Et, puisqu’ils ne sont pas encore sortis du camp, ils ne peuvent pas y entrer, et par conséquent ils ne contractent pas l’impureté décrite dans le verset.
אֶלָּא רַבִּי אֶלְעָזָר הֵיכִי בָּעֵי לַהּ? כְּגוֹן דִּנְקִיטִי לַהּ בְּבָקוּלְסֵי.
La Guemara demande : Mais s’ils ne peuvent devenir impurs qu’après être sortis, comment Rabbi Elazar a-t-il soulevé ce dilemme ? La Guemara répond : Il a soulevé le dilemme au sujet d’un cas où ils sortent l’offrande avec des bâtons [bevakulsei], c’est-à-dire qu’après que l’offrande est ramenée dans la cour du Temple, d’autres personnes se tiennent à l’extérieur de la cour et la ressortent à l’aide de bâtons. L’offrande rend-elle ces personnes impures, bien qu’elles se tiennent à l’extérieur de la cour ? Le dilemme de Rabbi Elazar reste sans résolution.
תָּנוּ רַבָּנַן: פָּרִים וּפָרָה וְשָׂעִיר הַמִּשְׁתַּלֵּחַ – הַמְשַׁלֵּחַ, הַשּׂוֹרְפָן וְהַמּוֹצִיאָן מְטַמֵּא בְּגָדִים; וְהֵן עַצְמָן אֵין מְטַמְּאִין בְּגָדִים, אֲבָל מְטַמְּאִין אֳוכָלִין וּמַשְׁקִין. דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: פָּרָה וּפָרִים מְטַמְּאִין אֳוכָלִין וּמַשְׁקִין, שָׂעִיר הַמִּשְׁתַּלֵּחַ אֵינוֹ מְטַמֵּא. שֶׁהוּא חַי, וְהַחַי אֵינוֹ מְטַמֵּא אֳוכָלִין וּמַשְׁקִין.
§ Les Sages ont enseigné dans une baraita : En ce qui concerne les taureaux qui sont brûlés, ainsi que la génisse rousse, et le bouc émissaire du service de Yom Kippour, celui qui les envoie, celui qui les brûle, et celui qui les fait sortir de la cour du Temple rendent leurs vêtements impurs. Et les animaux eux-mêmes, après être sortis de la cour du Temple, ne rendent pas impurs les vêtements qu’ils touchent, mais ils rendent impurs les aliments et les boissons qu’ils touchent . Telle est l’opinion de Rabbi Meir. Et les Sages disent : La génisse rousse et les taureaux qui sont brûlés rendent impurs les aliments et les boissons, mais le bouc émissaire ne transmet aucune impureté du tout, car il est encore vivant lorsqu’il quitte le Temple, et un être vivant ne rend pas impurs les aliments et les boissons.
בִּשְׁלָמָא לְרַבִּי מֵאִיר – כִּדְתָנָא דְּבֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל; דְּתָנָא דְּבֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל: ״עַל כׇּל זֶרַע זֵרוּעַ״ –
La Guemara commente. Certes, selon Rabbi Meir il n’y a pas de difficulté, car son opinion est conforme à ce qu’a enseigné l’école de Rabbi Yishmael. Car l’école de Rabbi Yishmael a enseigné dans une baraita : Le verset déclare que des semences peuvent contracter l’impureté à partir de la carcasse d’un animal rampant seulement si elles entrent d’abord en contact avec de l’eau : « Et si une partie de leur carcasse tombe sur quelque semence qu’on sème, elle est pure. Mais si de l’eau est mise sur la semence, et qu’une partie de leur carcasse tombe dessus, elle est impure pour vous » (Lévitique 11:37–38).
מָה זְרָעִים – שֶׁאֵין סוֹפָן לְיטַמֵּא טוּמְאָה חֲמוּרָה, וּצְרִיכִין הֶכְשֵׁר; אַף כֹּל שֶׁאֵין סוֹפָן לְיטַמֵּא טוּמְאָה חֲמוּרָה, צְרִיכִין הֶכְשֵׁר. יָצְתָה נִבְלַת עוֹף טָהוֹר – שֶׁסּוֹפָהּ לְיטַמֵּא טוּמְאָה חֲמוּרָה, וְאֵין צְרִיכָה הֶכְשֵׁר.
De même que c’est le cas pour les graines, qui, comme tout aliment, ne peuvent jamais contracter une impureté grave suffisante pour la transmettre aux êtres humains, et qu’elles ont besoin d’une exposition à un liquide pour être rendues susceptibles à leur niveau d’impureté moins grave, de même, tous les objets qui ne peuvent jamais contracter une impureté grave suffisante pour la transmettre aux êtres humains ont besoin d’une exposition à un liquide pour être rendus susceptibles à leur niveau d’impureté moins grave et pour la transmettre. Cela sert à exclure la carcasse d’un oiseau casher, qui peut contracter une impureté grave suffisante pour être transmise à un être humain qui l’avale, et par conséquent n’a pas besoin d’être rendue susceptible à l’impureté rituelle pour transmettre l’impureté rituelle. Selon cette baraita, les taureaux brûlés, une génisse rousse et un bouc émissaire, qui sont tous des sources d’impureté pour les êtres humains, peuvent transmettre l’impureté aux aliments et aux boissons par eux-mêmes, même s’ils n’ont pas été exposés à un liquide et n’ont été en contact avec aucune source d’impureté. L’opinion de Rabbi Meïr est conforme à ce principe.
אֶלָּא לְרַבָּנַן – אִי אִית לְהוּ דְּתָנָא דְּבֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל, אֲפִילּוּ שָׂעִיר הַמִּשְׁתַּלֵּחַ! אִי לֵית לֵיהּ, אֲפִילּוּ פָּרָה וּפָרִים מְנָלַן?
Mais selon l’opinion des Sages, qui sont en désaccord avec Rabbi Meir et disent qu’un bouc émissaire ne transmet pas l’impureté aux aliments et aux boissons, cela est difficile. S’ils acceptent ce qu’a enseigné l’école de Rabbi Yishmaël, alors même le bouc émissaire devrait transmettre l’impureté aux aliments et aux boissons. Et s’ils n’acceptent pas cette affirmation, alors d’où déduisons-nous que même une génisse rousse et des taureaux qui sont brûlés transmettent l’impureté aux aliments et aux boissons ?
כִּי אֲתָא רַב דִּימִי אֲמַר, אָמְרִי בְּמַעְרְבָא: צְרִיכִין הֶכְשֵׁר טוּמְאָה מִמָּקוֹם אַחֵר.
Lorsque Rav Dimi arriva en Babylonie depuis Eretz Israël, il dit : Les Sages en Occident, c’est-à-dire Eretz Israël, disent : Selon l’opinion des rabbins qui sont en désaccord avec Rabbi Meir, les taureaux qui sont brûlés et une vache rousse ont besoin de contracter l’impureté d’une autre source afin de pouvoir transmettre l’impureté aux aliments. Puisque le bouc émissaire ne peut pas contracter l’impureté, puisqu’il est vivant, il ne peut pas transmettre l’impureté.
בָּעֵי רַבִּי אֶלְעָזָר: פָּרִים וּשְׂעִירִים הַנִּשְׂרָפִים, מַהוּ שֶׁיְּטַמְּאוּ אֳוכָלִין וּמַשְׁקִין בִּפְנִים כְּבַחוּץ? מְחוּסַּר יְצִיאָה כִּמְחוּסַּר מַעֲשֶׂה דָּמֵי, אוֹ לָא?
§ Rabbi Elazar soulève un dilemme : En ce qui concerne les taureaux et les boucs qui sont brûlés, quelle est la halakha quant à savoir s’ils peuvent transmettre l’impureté à des aliments et des boissons à l’intérieur de la cour du Temple, avant d’en sortir, comme ils le font à l’extérieur ensuite ? Une offrande qui n’est pas encore sortie du Temple est-elle considérée comme un élément pour lequel une action nécessaire n’a pas encore été accomplie, c’est-à-dire que, puisqu’elle n’est pas encore devenue une source d’impureté pour ceux qui la portent, elle ne transmet pas non plus l’impureté aux aliments sans qu’ils aient été rendus susceptibles par contact avec un liquide puis avec une source d’impureté ? Ou, peut-être, non, parce que l’offrande deviendra une source d’impureté pour ceux qui la portent une fois qu’elle sortira de la cour du Temple, elle transmet déjà l’impureté aux aliments sans avoir été rendue susceptible.
בָּתַר דְּבַעְיַאּ הֲדַר פַּשְׁטַהּ: מְחוּסַּר יְצִיאָה כִּמְחוּסַּר מַעֲשֶׂה דָּמֵי.
Après que le rabbin Elazar a soulevé le dilemme, il l’a ensuite résolu : Une offrande qui n’est pas encore sortie est considérée comme un élément pour lequel une action nécessaire n’a pas encore été accomplie, et elle ne transmet pas l’impureté aux aliments sans qu’ils aient été rendus susceptibles.
בְּעָא מִינֵּיהּ רַבִּי אַבָּא בַּר שְׁמוּאֵל מֵרַבִּי חִיָּיא בַּר אַבָּא: נִבְלַת עוֹף טָהוֹר, לְרַבִּי מֵאִיר, מַהוּ שֶׁתְּטַמֵּא בִּכְזַיִת?
§ Rabbi Abba bar Shmuel a soulevé un autre dilemme à Rabbi Ḥiyya bar Abba : Un aliment transmet l’impureté à un autre aliment ou à une boisson seulement s’il a le volume d’au moins un œuf et s’il a d’abord été rendu susceptible à l’impureté. La carcasse d’un oiseau casher transmet l’impureté à une personne qui l’avale même si elle a le volume d’au moins une olive, et même si elle n’a pas été rendue susceptible à l’impureté. Selon l’opinion de Rabbi Meir, selon laquelle la carcasse d’un oiseau casher transmet l’impureté à un autre aliment sans avoir d’abord été rendue susceptible à l’impureté, quelle est la halakha quant à la mesure requise ? La carcasse d’un oiseau casher transmet-elle l’impureté à un aliment même si elle a le volume d’une olive, comme elle le ferait à une personne ?
דְּמַחֲתָא לְאַרְעָא – לָא תִּיבְּעֵי לָךְ; דְּנָקֵיט בְּפוּמֵּיהּ – לָא תִּיבְּעֵי לָךְ; כִּי תִּיבְּעֵי לָךְ – דְּנָקֵיט לֵיהּ בִּידֵיהּ: מְחוּסַּר קְרִיבָה כִּמְחוּסַּר מַעֲשֶׂה דָּמֵי, אוֹ לָא?
La Guemara précise : Ne soulève pas le dilemme dans un cas où la carcasse repose sur le sol, car dans ce cas elle doit certainement avoir le volume d’un œuf, comme tout autre aliment impur. Et ne soulève pas le dilemme dans un cas où une personne tient la chair de l’oiseau dans sa bouche, car elle peut être avalée et lui transmettre l’impureté même si elle n’a que le volume d’une olive ; dans ce cas, elle transmet certainement l’impureté aux aliments dans cette même mesure. Lorsque tu soulèves le dilemme, soulève-le dans un cas où il tient la chair de l’oiseau dans sa main. Lorsque la chair n’a pas encore été rapprochée du fait d’être avalée, est-elle considérée comme un élément pour lequel une action nécessaire n’a pas encore été accomplie, auquel cas elle est considérée comme un aliment ordinaire et doit avoir le volume d’un œuf, ou peut-être non ?
בָּתַר דְּבַעְיַאּ הֲדַר פַּשְׁטַהּ:
Après qu’Abba bar Shmuel a soulevé le dilemme, il l’a ensuite résolu :