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שֶׁזֶּה פְּרִישָׁתוֹ לִקְדוּשָּׁה וְאֶחָיו הַכֹּהֲנִים נוֹגְעִין בּוֹ, וְזֶה פְּרִישָׁתוֹ לְטׇהֳרָה וְאֵין אֶחָיו הַכֹּהֲנִים נוֹגְעִין בּוֹ. כְּמַאן — אוֹ רַבִּי מֵאִיר אוֹ רַבִּי יוֹסֵי. דְּאִי רַבִּי חֲנִינָא סְגַן הַכֹּהֲנִים — הָא אִיכָּא נָמֵי הָא.
que la mise à l’écart de ce Grand Prêtre avant Yom Kippour est pour le but de sainteté, c’est-à-dire pour s’assurer qu’il apprécie la gravité de l’occasion et le remplir de révérence en préparation à entrer dans le Saint des Saints. Ses frères, les prêtres, peuvent le toucher, car l’objectif de sa mise à l’écart n’est lié à aucune préoccupation d’impureté. En revanche, la mise à l’écart de ce prêtre qui brûle la génisse est pour le but de pureté, et ses frères, les prêtres, ne peuvent pas le toucher. Conformément à l’opinion de qui est cette baraita ? Elle est conforme à l’opinion de soit Rabbi Meir soit Rabbi Yosei. Car, si elle était conforme à l’opinion de Rabbi Ḥanina, l’adjoint du Grand Prêtre, n’y a-t-il pas aussi cette différence entre les deux prêtres : on asperge des eaux de purification sur le prêtre qui brûle la génisse pendant les sept jours de sa mise à l’écart, tandis qu’on asperge des eaux de purification sur le Grand Prêtre avant Yom Kippour seulement les troisième et septième jours ?
מַתְקֵיף לַהּ רַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי חֲנִינָא: בִּשְׁלָמָא רִאשׁוֹן — שֶׁמָּא שְׁלִישִׁי. שֵׁנִי — שֶׁמָּא שְׁלִישִׁי. שְׁלִישִׁי — שֶׁמָּא שְׁלִישִׁי. חֲמִישִׁי — שֶׁמָּא שְׁבִיעִי. שִׁשִּׁי — שֶׁמָּא שְׁבִיעִי. שְׁבִיעִי — שֶׁמָּא שְׁבִיעִי.
§ Rabbi Yosei, fils de Rabbi Ḥanina, s’oppose vigoureusement à l’opinion selon laquelle on asperge des eaux de purification sur le prêtre qui brûle la génisse pendant les sept jours, car ces jours peuvent être le troisième ou le septième jour de son impureté. Certes, le premier jour des sept, on asperge l’eau, car peut-être est-ce le troisième jour de son impureté ; et le deuxième jour des sept, on asperge l’eau, car peut-être est-ce le troisième jour de son impureté, s’il est devenu impur la veille de sa mise à l’écart. Il en va de même pour le troisième jour ; on asperge l’eau, car peut-être est-ce le troisième jour de son impureté. De même, le cinquième jour, on asperge l’eau, car peut-être est-ce le septième jour de son impureté s’il est devenu impur deux jours avant sa mise à l’écart. Le sixième jour, on asperge l’eau, car peut-être est-ce le septième jour de son impureté s’il est devenu impur la veille de sa mise à l’écart. Le septième jour, on asperge l’eau, car peut-être est-ce le septième jour de son impureté.
אֶלָּא רְבִיעִי לְמָה לִי הַזָּאָה כְּלָל? לָא בִּשְׁלִישִׁי אִיכָּא לְסַפּוֹקֵי, וְלֹא בִּשְׁבִיעִי אִיכָּא לְסַפּוֹקֵי?
Cependant, le quatrième jour après qu'il a été mis à l'écart, pourquoi ai-je besoin d'une aspersion quelconque ? Ni en ce qui concerne la possibilité que ce soit le troisième jour de son impureté il n'y a d'incertitude, puisqu'il a déjà été mis à l'écart pendant trois jours, ni en ce qui concerne la possibilité que ce soit le septième jour de son impureté il n'y a d'incertitude, car même si c'était le cas, l'aspersion serait inutile puisqu'on n'a pas aspergé sur lui l'eau de purification le troisième jour de son impureté. Rien n'est accompli en aspergeant l'eau sur le prêtre le quatrième jour.
וּלְטַעְמָיךְ, הַזָּאָה כׇּל שִׁבְעָה מִי אִיכָּא? וְהָא קַיְימָא לַן דְּהַזָּאָה שְׁבוּת וְאֵינָהּ דּוֹחָה אֶת הַשַּׁבָּת! אֶלָּא מַאי אִית לָךְ לְמֵימַר — שִׁבְעָה לְבַר מִשַּׁבָּת, הָכָא נָמֵי — שִׁבְעָה לְבַר מֵרְבִיעִי.
La Guemara demande : Et selon ton raisonnement, y a-t-il jamais aspersion sur le prêtre pendant les sept jours ? Ne soutenons-nous pas que l’aspersion est interdite par décret rabbinique promulgué pour renforcer le caractère du Chabbat comme jour de repos, et, par conséquent, l’aspersion ne repousse pas le Chabbat. Plutôt, qu’as-tu à dire ? Lorsqu’il fut institué d’asperger l’eau sur le prêtre, c’était pendant sept jours sauf le Chabbat. Ici aussi, dis que l’aspersion est effectuée pendant sept jours sauf le quatrième jour de réclusion.
אָמַר רָבָא: הִלְכָּךְ כֹּהֵן גָּדוֹל בְּיוֹם הַכִּפּוּרִים, דְּלָא בְּדִידַן תַּלְיָא מִילְּתָא, אֶלָּא בִּקְבִיעָא דְיַרְחָא תַּלְיָא מִילְּתָא — בִּתְלָתָא בְּתִשְׁרִי בָּעֵי לְאַפְרוֹשֵׁי, וְכׇל אֵימַת דְּמִתְרְמֵי תְּלָתָא בְּתִשְׁרִי מַפְרְשִׁינַן לֵיהּ. אֲבָל כֹּהֵן הַשּׂוֹרֵף אֶת הַפָּרָה, דִּבְדִידַן תַּלְיָא מִילְּתָא — מַפְרְשִׁינַן לֵיהּ בִּרְבִיעִי בְּשַׁבָּת, כִּי הֵיכִי דְּנִיתְרְמֵי רְבִיעִי שֶׁלּוֹ בְּשַׁבָּת.
Rava dit : Par conséquent, en ce qui concerne le Grand Prêtre à Yom Kippour,la question du début de la période de sept jours ne dépend pas de nous ; au contraire, la question dépend de la détermination du premier jour du nouveau mois, pour cette raison, il est nécessaire de retirer le Grand Prêtre de sa maison le troisième de Tishri, et chaque fois que le troisième de Tishri tombe un jour de semaine, nous le retirons de sa maison. Par conséquent, tant le quatrième jour de sa réclusion que le Chabbat, aucune aspersion n’est effectuée. Cependant, en ce qui concerne le prêtre qui brûle la génisse,la question du début de la période de sept jours dépend de nous, nous le retirons de sa maison le quatrième jour de la semaine, mercredi, afin que le quatrième jour de sa réclusion tombe le Chabbat. De cette manière, l’aspersion ne sera effectuée qu’un seul jour sur les sept, puisque le jour où l’aspersion est interdite coïncidera avec le jour où l’aspersion n’est pas nécessaire.
לְלִשְׁכַּת פַּרְהֶדְרִין. תַּנְיָא רַבִּי יְהוּדָה: וְכִי לִשְׁכַּת פַּרְהֶדְרִין הָיְתָה? וַהֲלֹא לִשְׁכַּת בָּלְווֹטֵי הָיְתָה!
§ Après avoir discuté de l’obligation de mettre à l’écart le Grand Prêtre avant Yom Kippour, la Guemara interprète le sujet suivant dans la michna : Le Grand Prêtre est déplacé de sa maison vers la Chambre de Parhedrin. Il a été enseigné dans une baraita que Rabbi Yehouda a dit : Était-elle donc appelée la Chambre de Parhedrin, la chambre des nommés royaux annuels ? N’était-elle pas appelée la Chambre de Balvatei, la chambre des ministres et des chefs du conseil ?
אֶלָּא, בַּתְּחִלָּה הָיוּ קוֹרִין אוֹתָהּ לִשְׁכַּת בָּלְווֹטֵי. וּמִתּוֹךְ שֶׁנּוֹתְנִין עָלָיו מָמוֹן לַכְּהוּנָּה, וּמַחֲלִיפִין אוֹתָהּ כׇּל שְׁנֵים עָשָׂר חוֹדֶשׁ כְּפַרְהֶדְרִין הַלָּלוּ שֶׁמַּחְלִיפִין אוֹתָם כׇּל שְׁנֵים עָשָׂר חוֹדֶשׁ, לְפִיכָךְ הָיוּ קוֹרְאִין אוֹתָהּ לִשְׁכַּת פַּרְהֶדְרִין.
Au contraire, au début, à l’époque de Shimon HaTzaddik et de ses collègues, qui furent récompensés par une longue vie en raison de leur droiture, on l’appelait la Chambre de Balvatei, un terme évoquant l’importance, puisqu’il s’agissait d’un lieu désigné pour le Grand Prêtre. Cependant, parce que des gens donnaient de l’argent afin d’être nommés à la Grande Prêtrise, la fonction était occupée par des individus indignes. En raison de leur méchanceté, ils ne survivaient pas à l’année, et ils étaient remplacés tous les douze mois comme les parhedrin, qui sont remplacés tous les douze mois. C’est pourquoi la chambre fut appelée de manière péjorative la Chambre des Parhedrin. Puisque le Grand Prêtre était remplacé chaque année, le nouveau nommé rénovait la chambre afin qu’elle reflète ses goûts personnels plus élaborés.
תְּנַן הָתָם: הַנַּחְתּוֹמִין — לֹא חִיְּיבוּ אוֹתָן חֲכָמִים לְהַפְרִישׁ אֶלָּא תְּרוּמַת מַעֲשֵׂר וְחַלָּה.
À propos de la chambre Parhedrin, la Guemara traite d’une halakha connexe. Nous avons appris dans une michna là-bas, dans le traité Demai : En ce qui concerne les produits dont on doute qu’ils aient été dîmés, c’est-à-dire des produits achetés à un am ha’aretz, au sujet duquel il y a une incertitude quant à savoir s’il a prélevé ou non les dîmes sur les produits, les Sages ont exigé des boulangers qu’ils ne prélèvent que la teruma de la dîme, qui représente un centième des produits donné aux prêtres, ainsi que la ḥalla, prélevée de la pâte et donnée aux prêtres.
בִּשְׁלָמָא תְּרוּמָה גְּדוֹלָה לָא, דְּתַנְיָא:
La Guemara demande : Soit, la teruma gedola, qui équivaut à environ un cinquantième de la récolte et est donnée à un prêtre, n’a pas besoin d’être séparée d’une production dont la dîme est douteuse, comme cela a été enseigné dans une baraita :

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