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וּמָה צִיץ, שֶׁאֵין בּוֹ אֶלָּא אַזְכָּרָה אַחַת, אָמְרָה תּוֹרָה: ״עַל מִצְחוֹ תָּמִיד״ — שֶׁלֹּא יַסִּיחַ דַּעְתּוֹ מִמֶּנּוּ. תְּפִילִּין שֶׁיֵּשׁ בָּהֶן אַזְכָּרוֹת הַרְבֵּה — עַל אַחַת כַּמָּה וְכַמָּה.
De même que, en ce qui concerne la plaque frontale, qui ne comporte qu’une seule mention du nom de Dieu, la Torah a dit : « Elle sera toujours sur son front », enseignant qu’il ne doit pas s’en détourner par la pensée, en ce qui concerne les phylactères, qui comportent de nombreuses mentions du nom de Dieu dans leurs quatre passages de la Torah, à plus forte raison on ne doit pas s’en distraire.
וּלְרַבִּי שִׁמְעוֹן דְּאָמַר תָּמִיד מְרַצֶּה, וְהָא כְּתִיב ״עַל מִצְחוֹ וְנָשָׂא״! הָהוּא לִקְבּוֹעַ לוֹ מָקוֹם הוּא דַּאֲתָא.
La Guemara demande : Et selon Rabbi Shimon, qui dit que le verset : « Elle sera toujours sur son front » enseigne que la plaque frontale opère l’acceptation même lorsqu’elle n’est pas sur le front du Grand Prêtre, n’est-il pas aussi écrit : « Sur son front... et obtiendra le pardon » ? La Guemara répond : Ce verset vient établir l’endroit où le Grand Prêtre doit placer la plaque frontale, et non indiquer qu’elle opère l’acceptation seulement lorsqu’elle est sur son front.
וְרַבִּי יְהוּדָה לִקְבּוֹעַ לוֹ מָקוֹם מְנָא לֵיהּ? נָפְקָא לֵיהּ מֵ״עַל מִצְחוֹ״. וְרַבִּי שִׁמְעוֹן נָמֵי, תִּיפּוֹק לֵיהּ מֵ״עַל מִצְחוֹ״? אִין הָכִי נָמֵי.
La Guemara demande : Et selon Rabbi Yehouda, d’où tire-t-il la halakha d’établir la place de la plaque frontale sur le front du Grand Prêtre ? La Guemara répond : Il l’apprend de ce qui est écrit : « Sur son front ». La Guemara demande : Et Rabbi Shimon aussi, qu’il déduise l’emplacement de la plaque frontale de : « Sur son front ». La Guemara répond : Oui, en effet, c’est bien ainsi ; c’est la source de Rabbi Shimon.
אֶלָּא, ״עַל מִצְחוֹ וְנָשָׂא״ מַאי עָבֵיד לֵיהּ? אָמַר לָךְ: רָאוּי לַמֵּצַח מְרַצֶּה, שֶׁאֵינוֹ רָאוּי לַמֵּצַח אֵינוֹ מְרַצֶּה. לְאַפּוֹקֵי נִשְׁבַּר הַצִּיץ, דְּלֹא מְרַצֶּה.
La Guemara demande : Mais plutôt, si tel est le cas, au sujet du verset : « Sur son front… et obtiendra le pardon », qu’en fait Rabbi Shimon de ce verset ? La Guemara répond que Rabbi Shimon aurait pu te dire : la plaque frontale, lorsqu’elle est intacte et apte à être placée sur le front du Grand Prêtre, opère l’acceptation ; ce qui n’est pas apte à être placé sur le front du Grand Prêtre n’opère pas l’acceptation. Cela vient exclure un cas où la plaque frontale s’est brisée, auquel cas elle n’opère pas l’acceptation.
וּלְרַבִּי יְהוּדָה, נִשְׁבַּר הַצִּיץ מְנָא לֵיהּ? נָפְקָא לֵיהּ מִ״מֵּצַח״ ״מִצְחוֹ״. וְרַבִּי שִׁמְעוֹן, ״מֵצַח״ ״מִצְחוֹ״ לָא מַשְׁמַע לֵיהּ.
La Guemara demande : Et, selon Rabbi Yehouda, d’où déduit-il la règle selon laquelle, dans un cas où la plaque frontale s’est brisée, cela n’affecte pas l’acceptation ? La Guemara répond : Il le déduit du fait que la Torah n’a pas dit front, mais a dit son front, enseignant qu’elle doit être apte pour le front du Grand Prêtre. Et Rabbi Shimon n’apprend rien de la différence entre front et son front.
נֵימָא הָנֵי תַּנָּאֵי כְּהָנֵי תַּנָּאֵי. דְּתַנְיָא: אֶחָד זֶה וְאֶחָד זֶה מַזִּין עָלָיו כׇּל שִׁבְעָה מִכׇּל חַטָּאוֹת שֶׁהָיוּ שָׁם — דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר. רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: אֵין מַזִּין עָלָיו אֶלָּא שְׁלִישִׁי וּשְׁבִיעִי בִּלְבַד. רַבִּי חֲנִינָא סְגַן הַכֹּהֲנִים אוֹמֵר: כֹּהֵן הַשּׂוֹרֵף אֶת הַפָּרָה מַזִּין עָלָיו כׇּל שִׁבְעָה, כֹּהֵן גָּדוֹל בְּיוֹם הַכִּפּוּרִים אֵין מַזִּין עָלָיו אֶלָּא שְׁלִישִׁי וּשְׁבִיעִי.
§ La Guemara suggère : Disons que le différend entre ces tannaïm, Rabbi Yehouda et Rabbi Shimon, qui sont en désaccord au sujet d’un cas d’impureté concernant le public, est semblable à celui entre ces tannaïm-là, comme cela a été enseigné dans une baraita : Dans les deux cas, dans ce cas d’un Grand Prêtre avant Yom Kippour et dans cet autre cas d’un prêtre avant la combustion de la vache rousse, pendant les sept jours de sa réclusion, on l’asperge avec de l’eau de purification mélangée aux cendres de tous les précédents sacrifices expiatoires de la vache rousse qui étaient conservés dans le Temple. Telle est la déclaration de Rabbi Meir. Puisque ces prêtres ont pu devenir impurs par une impureté transmise par un cadavre à n’importe quel moment avant leur réclusion, on les asperge de cette eau pendant les sept jours, car il n’y a aucune certitude quant aux troisième et septième jours.
Rabbi Yossei dit : On l’asperge avec cette eau seulement le troisième et le septième jours, et non pendant les sept jours, car l’asperger deux fois suffit à le purifier.
Rabbi Ḥanina, l’adjoint du Grand Prêtre, dit : En ce qui concerne le prêtre qui brûle la vache, on l’asperge avec cette eau pendant les sept jours. Cependant, en ce qui concerne le Grand Prêtre à Yom Kippour, on l’asperge avec cette eau seulement le troisième et le septième jours.
מַאי לָאו בְּהָא קָא מִיפַּלְגִי, רַבִּי מֵאִיר סָבַר: טוּמְאָה דְּחוּיָה הִיא בְּצִיבּוּר. וְרַבִּי יוֹסֵי סָבַר: טוּמְאָה הֶיתֵּר הִיא בְּצִיבּוּר.
La Guemara précise : Quoi, n’est-ce pas au sujet de ce point qu’ils sont en désaccord ? Rabbi Meir soutient : L’interdiction d’accomplir le service du Temple en état d’impureté est repoussée dans les cas concernant le public. Par conséquent, on asperge le prêtre avec l’eau pendant les sept jours afin d’assurer la purification. Et Rabbi Yossei soutient : L’interdiction d’accomplir le service du Temple en état d’impureté est permise dans les cas concernant le public. Par conséquent, il peut suffire d’asperger l’eau le troisième et le septième jours.
וְתִסְבְּרָא? אִי סָבַר רַבִּי יוֹסֵי הֶיתֵּר הִיא בְּצִיבּוּר — הַזָּאָה כְּלָל לְמָה לִי? אֶלָּא דְּכוּלֵּי עָלְמָא הָנֵי תַּנָּאֵי סָבְרִי טוּמְאָה דְּחוּיָה הִיא בְּצִיבּוּר.
Cette suggestion surprend la Guemara : Et comment peut-on comprendre l’opinion de Rabbi Yossei de cette manière ? Si Rabbi Yossei soutient que l’impureté transmise par un cadavre est permise dans les cas concernant le public, pourquoi ai-je besoin d’aspersion du tout ? Plutôt, il faut que tous, c’est-à-dire les deux tannaïm, soutiennent que l’impureté transmise par un cadavre est repoussée dans les cas concernant le public, et c’est pourquoi l’aspersion est nécessaire.
וְהָכָא בְּהָא קָמִיפַּלְגִי, רַבִּי מֵאִיר סָבַר: אָמְרִינַן טְבִילָה בִּזְמַנָּהּ מִצְוָה. וְרַבִּי יוֹסֵי סָבַר: לָא אָמְרִינַן טְבִילָה בִּזְמַנָּהּ מִצְוָה.
Et ici les tanna’im sont en désaccord au sujet de cette question. Rabbi Meir soutient : Nous disons que l’immersion en son temps prescrit est une mitzva. À partir du moment où une personne impure est apte à l’immersion, chaque fois qu’elle s’immerge, même si elle tarde à le faire, elle est purifiée. Néanmoins, c’est une mitzva de s’immerger dès que l’on y est apte. De même, c’est une mitzva de faire asperger les eaux de purification dès que le prêtre y est apte. Puisqu’il y a une crainte que le Grand Prêtre soit peut-être devenu impur durant les trois jours précédant sa réclusion, il y a l’obligation de l’asperger chaque jour à partir du premier jour, car cela pourrait être le troisième jour de son impureté. Et Rabbi Yosei soutient : Nous ne disons pas que l’immersion en son temps prescrit est une mitzva, et il en va de même en ce qui concerne l’aspersion. Par conséquent, l’aspersion le troisième et le septième jours de sa réclusion est suffisante, bien qu’ils ne soient pas nécessairement le troisième et le septième jours de son impureté.
וְסָבַר רַבִּי יוֹסֵי לָא אָמְרִינַן טְבִילָה בִּזְמַנָּהּ מִצְוָה? וְהָתַנְיָא: הֲרֵי שֶׁהָיָה שֵׁם כָּתוּב עַל בְּשָׂרוֹ — הֲרֵי זֶה לֹא יִרְחַץ וְלֹא יָסוּךְ וְלֹא יַעֲמוֹד בִּמְקוֹם הַטִּנּוֹפֶת. נִזְדַּמְּנָה לוֹ טְבִילָה שֶׁל מִצְוָה — כּוֹרֵךְ עָלָיו גֶּמִי וְטוֹבֵל. רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: יוֹרֵד וְטוֹבֵל כְּדַרְכּוֹ, וּבִלְבַד שֶׁלֹּא יְשַׁפְשֵׁף.
Et Rabbi Yosei soutient-il que nous ne disons pas que l’immersion en son temps prescrit est une mitsva ? N’a-t-on pas enseigné dans une baraita : En ce qui concerne quelqu’un qui avait un nom sacré de Dieu écrit sur sa chair, il ne peut ni se baigner, ni s’enduire d’huile sur sa chair, ni se tenir dans un lieu de saleté. Si une immersion au moyen de laquelle il accomplit une mitsva se présente à lui, il enroule un roseau sur le nom de Dieu puis descend et s’immerge, en laissant l’eau pénétrer afin qu’il n’y ait pas d’interposition entre lui et l’eau. Rabbi Yosei dit : En réalité, il descend et s’immerge de sa manière habituelle, et il n’a pas besoin d’enrouler un roseau sur le nom, à condition de ne pas frotter l’endroit et d’effacer le nom.
וְקַיְימָא לַן דְּבִטְבִילָה בִּזְמַנָּהּ מִצְוָה קָא מִיפַּלְגִי, דְּתַנָּא קַמָּא סָבַר: לָא אָמְרִינַן טְבִילָה בִּזְמַנָּהּ מִצְוָה, וְרַבִּי יוֹסֵי סָבַר: אָמְרִינַן טְבִילָה בִּזְמַנָּהּ מִצְוָה. אֶלָּא, דְּכוּלֵּי עָלְמָא לְהָנֵי תַּנָּאֵי אָמְרִינַן טְבִילָה בִּזְמַנָּהּ מִצְוָה.
Et nous soutenons que c’est au sujet de la question de savoir si l’immersion au moment fixé est une mitsva qu’ils sont en désaccord. Le premier tanna soutient : Nous ne disons pas que l’immersion en son moment fixé est une mitsva. Par conséquent, il faut attendre pour s’immerger jusqu’à ce qu’il se procure un roseau avec lequel couvrir le nom de Dieu, même si cela signifie retarder l’immersion. Et Rabbi Yossei soutient : Nous disons que l’immersion en son moment fixé est une mitsva. Par conséquent, il ne faut pas retarder l’immersion jusqu’à ce qu’il se procure un roseau, mais il doit s’immerger immédiatement. Le différend entre Rabbi Meir et Rabbi Yossei ne reposait pas sur la question de savoir si l’immersion en temps voulu est ou non une mitsva. Au contraire, il doit être que tous sont d’accord pour dire que, selon ces tanna’im, nous disons que l’immersion en son moment fixé est une mitsva.
וְהָכָא בְּהָא קָמִיפַּלְגִי, רַבִּי מֵאִיר סָבַר: מַקְּשִׁינַן הַזָּאָה לִטְבִילָה, וְרַבִּי יוֹסֵי סָבַר: לָא מַקְּשִׁינַן הַזָּאָה לִטְבִילָה.
Et ici ils sont en désaccord au sujet de cette question. Rabbi Meïr soutient : nous assimilons l’aspersion à l’immersion ; de même que l’immersion en son temps prescrit est une mitsva, de même l’aspersion en son temps prescrit est une mitsva. Et Rabbi Yossei soutient : nous n’assimilons pas l’aspersion à l’immersion ; bien que l’immersion en son temps prescrit soit une mitsva, l’aspersion en son temps prescrit n’en est pas une.
וְרַבִּי חֲנִינָא סְגַן הַכֹּהֲנִים? אִי מַקֵּישׁ הַזָּאָה לִטְבִילָה — אֲפִילּוּ כֹּהֵן בְּיוֹם הַכִּפּוּרִים נָמֵי, אִי לָא מַקֵּישׁ הַזָּאָה לִטְבִילָה — אֲפִילּוּ כֹּהֵן הַשּׂוֹרֵף אֶת הַפָּרָה נָמֵי לָא!
La Guemara demande : Et en ce qui concerne l’opinion de Rabbi Ḥanina, l’adjoint du grand prêtre, pourquoi distingue-t-il entre l’aspersion d’eau de purification sur le grand prêtre avant Yom Kippour et le fait de le faire pour le prêtre avant qu’il ne brûle la génisse rousse ? S’il assimile l’aspersion à l’immersion, alors on devrait asperger de l’eau de purification pendant les sept jours même sur le grand prêtre avant Yom Kippour. S’il n’assimile pas l’aspersion à l’immersion, alors même pour le prêtre qui brûle la génisse rousse, on ne devrait pas non plus asperger d’eau de purification pendant les sept jours.
לְעוֹלָם לָא מַקֵּישׁ, וְכֹהֵן הַשּׂוֹרֵף אֶת הַפָּרָה מַעֲלָה בְּעָלְמָא.
La Guemara répond : En réalité, Rabbi Ḥanina, l’adjoint du Grand Prêtre, n’assimile pas l’aspersion à l’immersion et, fondamentalement, il n’est pas nécessaire d’asperger l’eau de purification pendant les sept jours dans aucun des deux cas. Et en ce qui concerne le prêtre qui brûle la génisse, les Sages ont simplement établi une norme plus stricte. C’est l’une des nombreuses rigueurs que les Sages ont instituées concernant le prêtre qui brûle la génisse, afin de souligner que le rituel doit être accompli dans la pureté.
כְּמַאן אָזְלָא הָא דְּתָנוּ רַבָּנַן: אֵין בֵּין כֹּהֵן הַשּׂוֹרֵף אֶת הַפָּרָה לְכֹהֵן גָּדוֹל בְּיוֹם הַכִּפּוּרִים אֶלָּא
La Guemara demande : À l’avis de qui, parmi les tanna’im cités ci-dessus, correspond la baraita suivante qu’ont enseignée les Sages ? La seule différence entre le prêtre qui brûle la génisse et le Grand Prêtre accomplissant le service à Yom Kippour est

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