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חוּץ מִ״לֹּא תִשָּׂא״! ״לֹא תִשָּׂא״ וְכֹל דְּדָמֵי לֵיהּ.
sauf : « Tu ne prononceras pas le nom du Seigneur, ton Dieu, en vain » (Exode 20:7), au sujet duquel la Torah déclare : « Car Dieu n’absoudra pas celui qui prononce Son nom en vain » (Exode 20:7). La Guemara répond : Ce n’est pas que ce soit la seule mitzva négative qui ne soit pas une transgression mineure ; plutôt, il faut comprendre : « Tu ne prononceras pas le nom du Seigneur, ton Dieu, en vain » et toute interdiction semblable à elle, c’est-à-dire toutes les interdictions graves passibles d’une peine infligée par un tribunal.
תָּא שְׁמַע, רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: כֹּל שֶׁהוּא מִ״לֹּא תִשָּׂא״ וּלְמַטָּה — תְּשׁוּבָה מְכַפֶּרֶת, מִ״לֹּא תִשָּׂא״ וּלְמַעְלָה — תְּשׁוּבָה תּוֹלָה וְיוֹם הַכִּפּוּרִים מְכַפֵּר. ״לֹא תִשָּׂא״ וְכׇל דְּדָמֵי לֵיהּ.
La Guemara propose : Viens et entends de ce qui a été enseigné : Rabbi Yehouda dit : Pour tout péché à partir de « Tu ne prendras pas le nom du Seigneur, ton Dieu, en vain » et en dessous, c’est-à-dire des interdictions moins graves que celle-là, le repentir expie. Pour tout péché à partir de « Tu ne prendras pas le nom du Seigneur, ton Dieu, en vain » et au-dessus, le repentir suspend la punition et Yom Kippour expie. La Guemara rejette cela : Cela ne constitue pas non plus une preuve, puisqu’on pourrait dire qu’il s’agit de : « Tu ne prendras pas le nom du Seigneur, ton Dieu, en vain » et de toute chose semblable à cela.
תָּא שְׁמַע: לְפִי שֶׁנֶּאֱמַר בְּחוֹרֵב תְּשׁוּבָה ״וְנַקֵּה״, יָכוֹל אַף ״לֹא תִשָּׂא״ עִמָּהֶן — תַּלְמוּד לוֹמַר: ״לֹא יְנַקֶּה״. יָכוֹל אַף שְׁאָר חַיָּיבֵי לָאוִין כֵּן — תַּלְמוּד לוֹמַר: ״אֶת שְׁמוֹ״, שְׁמוֹ הוּא דְּאֵינוֹ מְנַקֶּה, אֲבָל מְנַקֶּה שְׁאָר חַיָּיבֵי לָאוִין.
Viens et entends d’une autre source où il a été enseigné : Puisqu’il a été déclaré à Horeb au sujet du repentir : « Absout », on pourrait penser que même la transgression de : « Tu ne prendras pas le nom du Seigneur, ton Dieu, en vain » est incluse parmi elles ; c’est pourquoi le verset déclare : « n’absoudra pas » (Exode 20:6). On pourrait penser que cela est aussi vrai pour ceux qui sont passibles d’avoir violé toutes les autres interdictions ; c’est pourquoi le verset déclare : « Son nom. » Dieu n’absout pas celui qui manque de respect à Son nom, mais Il absout ceux qui sont passibles d’avoir violé toutes les autres interdictions et qui se repentent. C’est la preuve que ceux qui violent toutes les autres interdictions ne sont pas comparables à celui qui viole : « Tu ne prendras pas le nom du Seigneur, ton Dieu, en vain ».
תַּנָּאֵי הִיא, דְּתַנְיָא: עַל מָה תְּשׁוּבָה מְכַפֶּרֶת — עַל עֲשֵׂה וְעַל לֹא תַעֲשֶׂה שֶׁנִּיתַּק לַעֲשֵׂה, וְעַל מָה תְּשׁוּבָה תּוֹלָה וְיוֹם הַכִּפּוּרִים מְכַפֵּר — עַל כָּרֵיתוֹת וְעַל מִיתוֹת בֵּית דִּין, וְעַל לֹא תַעֲשֶׂה גָּמוּר.
La Guemara répond : Il s’agit d’un différend entre tanna’im, comme cela a été enseigné dans une baraita : Pour quoi le repentir expie-t-il ? Il expie pour un commandement positif et pour un commandement négatif qui peut être réparé par un commandement positif. Et pour quoi le repentir suspend-il la punition et Yom Kippour expie-t-il ? C’est pour les fautes passibles de karet, et pour les fautes passibles de la peine de mort prononcée par le tribunal terrestre, ainsi que pour les commandements négatifs à part entière. Cela indique qu’il existe un tanna qui distingue entre les interdictions passibles de flagellation et celles qui ne le sont pas. Par conséquent, il existe un différend tannaïtique quant à savoir si les interdictions passibles d’une peine judiciaire peuvent ou non être réparées par le seul repentir.
אָמַר מָר: לְפִי שֶׁנֶּאֱמַר בְּחוֹרֵב ״וְנַקֵּה״. מְנָא לַן? דְּתַנְיָא, רַבִּי אֶלְעָזָר אוֹמֵר: אִי אֶפְשָׁר לוֹמַר ״נַקֵּה״, שֶׁכְּבָר נֶאֱמַר ״לֹא יְנַקֶּה״, וְאִי אֶפְשָׁר לוֹמַר ״לֹא יְנַקֶּה״, שֶׁכְּבָר נֶאֱמַר ״נַקֵּה״. הָא כֵּיצַד? מְנַקֶּה הוּא לְשָׁבִין, וְאֵינוֹ מְנַקֶּה לְשֶׁאֵינָן שָׁבִין.
§ Puisque la Guemara a cité cette baraita, elle en clarifie maintenant une partie. Le Maître a dit : Puisque cela a été énoncé à Horeb au sujet du repentir : « absout ». La Guemara demande : D’où tirons-nous ce concept selon lequel le repentir y a été mentionné ? La Guemara répond : Comme cela a été enseigné dans une baraita selon laquelle Rabbi Elazar dit : Il n’est pas possible de dire « absout » (Exode 34:7) au sujet de toutes les transgressions, puisque « n’absoudra pas » est déjà énoncé (Exode 34:7). Et il n’est pas possible de dire « n’absoudra pas », puisque « absout » est déjà énoncé. Comment cela ? Le Saint, béni soit-Il, absout ceux qui se repentent et n’absout pas ceux qui ne se repentent pas. Par conséquent, le « repentir » et « absout » ont tous deux été mentionnés à Horeb.
שָׁאַל רַבִּי מַתְיָא בֶּן חָרָשׁ אֶת רַבִּי אֶלְעָזָר בֶּן עֲזַרְיָה בְּרוֹמִי: שָׁמַעְתָּ אַרְבָּעָה חִלּוּקֵי כַפָּרָה שֶׁהָיָה רַבִּי יִשְׁמָעֵאל דּוֹרֵשׁ? אָמַר: שְׁלֹשָׁה הֵן, וּתְשׁוּבָה עִם כׇּל אֶחָד וְאֶחָד.
De plus, concernant le sujet du repentir, Rabbi Matya ben Ḥarash demanda à Rabbi Elazar ben Azarya lorsque Rabbi Elazar était à Rome : As-tu entendu l’enseignement selon lequel il y a quatre distinctions dans le processus d’expiation que Rabbi Yishmael avait l’habitude de déduire ? Il lui dit : Il n’y en a pas quatre mais trois distinctions, et le repentir est nécessaire avec chacune d’elles.
עָבַר עַל עֲשֵׂה וְשָׁב — אֵינוֹ זָז מִשָּׁם עַד שֶׁמּוֹחֲלִין לוֹ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״שׁוּבוּ בָּנִים שׁוֹבָבִים״. עָבַר עַל לֹא תַעֲשֶׂה וְעָשָׂה תְּשׁוּבָה — תְּשׁוּבָה תּוֹלָה, וְיוֹם הַכִּפּוּרִים מְכַפֵּר. שֶׁנֶּאֱמַר: ״כִּי בַיּוֹם הַזֶּה יְכַפֵּר עֲלֵיכֶם מִכֹּל חַטֹּאתֵיכֶם״. עָבַר עַל כָּרֵיתוֹת וּמִיתוֹת בֵּית דִּין וְעָשָׂה תְּשׁוּבָה — תְּשׁוּבָה וְיוֹם הַכִּפּוּרִים תּוֹלִין, וְיִסּוּרִין מְמָרְקִין. שֶׁנֶּאֱמַר: ״וּפָקַדְתִּי בְשֵׁבֶט פִּשְׁעָם וּבִנְגָעִים עֲוֹנָם״.
Voici les catégories : Si quelqu’un transgresse une mitzva positive et se repent, il est pardonné avant même de bouger de sa place, c’est-à-dire immédiatement, comme il est dit : « Revenez, enfants rebelles, Je guérirai vos égarements » (Jérémie 3:22), ce qui implique que lorsqu’une personne se repent, elle est immédiatement pardonnée. Si quelqu’un transgresse un interdit et se repent, le repentir suspend sa punition et Yom Kippour expie son péché, comme il est dit : « Car en ce jour il sera fait expiation pour vous, afin de vous purifier de tous vos péchés » (Lévitique 16:30). Si quelqu’un commet une transgression passible de karet ou un péché puni de mort par le tribunal terrestre et qu’ensuite il se repent, le repentir et Yom Kippour suspendent sa punition, et la souffrance absout et achève l’expiation, comme il est dit : « Alors Je visiterai leur transgression avec la verge, et leur iniquité avec des coups » (Psaumes 89:33).
אֲבָל מִי שֶׁיֵּשׁ חִילּוּל הַשֵּׁם בְּיָדוֹ — אֵין לוֹ כֹּחַ בִּתְשׁוּבָה לִתְלוֹת וְלֹא בְּיוֹם הַכִּפּוּרִים לְכַפֵּר וְלֹא בְּיִסּוּרִין לְמָרֵק, אֶלָּא כּוּלָּן תּוֹלִין, וּמִיתָה מְמָרֶקֶת, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְנִגְלָה בְאׇזְנָי ה׳ צְבָאוֹת אִם יְכוּפַּר הֶעָוֹן הַזֶּה לָכֶם עַד תְּמוּתוּן״.
Mais dans le cas de celui qui a causé la profanation du nom de Dieu, son repentir n’a pas le pouvoir de suspendre la punition, et Yom Kippour n’a pas non plus le pouvoir d’expier son péché, et la souffrance seule n’a pas le pouvoir de l’absoudre. Au contraire, toutes ces choses suspendent la punition, et la mort l’absout, comme il est dit : « Et le Seigneur des Armées s’est révélé à mes oreilles : cette iniquité ne sera pas expiée pour vous jusqu’à ce que vous mouriez » (Isaïe 22:14).
הֵיכִי דָּמֵי חִילּוּל הַשֵּׁם? אָמַר רַב: כְּגוֹן אֲנָא, אִי שָׁקֵילְנָא בִּישְׂרָא מִטַּבָּחָא וְלָא יָהֵיבְנָא דְּמֵי לְאַלְתַּר. אָמַר אַבָּיֵי: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא בְּאַתְרָא דְּלָא תָּבְעִי, אֲבָל בְּאַתְרָא דְּתָבְעִי — לֵית לַן בַּהּ.
§ La Guemara demande : Quelles sont les circonstances qui causent la profanation du nom de Dieu ? Rav a dit : Par exemple, dans le cas de quelqu’un comme moi, puisque je suis une personnalité publique importante, si je prends de la viande chez un boucher et que je ne lui donne pas l’argent immédiatement, les gens risquent de penser que je n’avais pas l’intention de payer du tout. Ils me considéreraient comme un voleur et apprendraient de mon comportement qu’il est permis de voler. Abaye a dit : Ils ont enseigné cela au sujet de cette déclaration de Rav seulement dans un endroit où l’on ne demande pas l’argent, où il n’est pas d’usage que le boucher lui-même vienne percevoir le paiement du client. Lorsque le client ne paie pas immédiatement, les gens peuvent le soupçonner de vol. Mais dans un endroit où l’on demande l’argent au client quelque temps plus tard, nous n’avons pas de problème avec cela. Puisque tout le monde comprend qu’il achète à crédit, il ne profane pas le nom de Dieu.
אָמַר רָבִינָא: וּמָתָא מַחְסֵיָא אַתְרָא דְּתָבְעִי הוּא. אַבָּיֵי כִּדְשָׁקֵיל בִּישְׂרָא מִתְּרֵי שׁוּתָּפֵי, יָהֵיב זוּזָא לְהַאי וְזוּזָא לְהַאי, וַהֲדַר מְקָרֵב לְהוּ גַּבֵּי הֲדָדֵי וְעָבֵיד חוּשְׁבָּנָא.
Ravina dit : Ma ville natale de Meḥasya est un endroit où l’on demande et perçoit l’argent. La Guemara rapporte que lorsqu’Abaye achetait de la viande à deux associés, il donnait l’argent à celui-ci et l’argent à celui-là, afin que chacun sache qu’il avait payé. Ensuite, il les réunissait et faisait le calcul pour voir s’il avait reçu sa monnaie.
רַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: כְּגוֹן אֲנָא דִּמְסַגֵּינָא אַרְבַּע אַמּוֹת בְּלָא תּוֹרָה וּבְלָא תְּפִילִּין. יִצְחָק דְּבֵי רַבִּי יַנַּאי אָמַר: כׇּל שֶׁחֲבֵירָיו מִתְבַּיְּישִׁין מֵחֲמַת שְׁמוּעָתוֹ (הַיְינוּ חִילּוּל הַשֵּׁם). אָמַר רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק: כְּגוֹן דְּקָא אָמְרִי אִינָשֵׁי: שְׁרָא לֵיהּ מָרֵיהּ לִפְלָנְיָא.
Rabbi Yoḥanan a dit : Quel est un exemple de profanation du nom de Dieu ? Par exemple, quelqu’un comme moi, si je marchais quatre coudées sans Torah et sans phylactères, et que les personnes présentes ne savaient pas que cela n’est dû qu’à la faiblesse de mon corps, ce serait une profanation du nom de Dieu. Yitzḥak de l’école de Rabbi Yannai a dit : Tout cas où les amis d’une personne ont honte à cause de sa réputation, c’est-à-dire que ses amis ont honte à cause des choses qu’ils entendent à son sujet, c’est une profanation du nom de Dieu. Rav Naḥman bar Yitzḥak a dit : On crée une profanation du nom de Dieu, par exemple, lorsque les gens disent à son sujet : Que son Maître pardonne à untel pour les péchés qu’il a commis.
אַבָּיֵי אָמַר, כִּדְתַנְיָא: ״וְאָהַבְתָּ אֵת ה׳ אֱלֹהֶיךָ״, שֶׁיְּהֵא שֵׁם שָׁמַיִם מִתְאַהֵב עַל יָדְךָ. שֶׁיְּהֵא קוֹרֵא וְשׁוֹנֶה וּמְשַׁמֵּשׁ תַּלְמִידֵי חֲכָמִים, וִיהֵא מַשָּׂאוֹ וּמַתָּנוֹ בְּנַחַת עִם הַבְּרִיּוֹת, מָה הַבְּרִיּוֹת אוֹמְרוֹת עָלָיו — אַשְׁרֵי אָבִיו שֶׁלִּמְּדוֹ תּוֹרָה, אַשְׁרֵי רַבּוֹ שֶׁלִּמְּדוֹ תּוֹרָה. אוֹי לָהֶם לַבְּרִיּוֹת שֶׁלֹּא לָמְדוּ תּוֹרָה, פְּלוֹנִי שֶׁלִּמְּדוֹ תּוֹרָה — רְאוּ כַּמָּה נָאִים דְּרָכָיו, כַּמָּה מְתוּקָּנִים מַעֲשָׂיו. עָלָיו הַכָּתוּב אוֹמֵר: ״וַיֹּאמֶר לִי עַבְדִּי אָתָּה יִשְׂרָאֵל אֲשֶׁר בְּךָ אֶתְפָּאָר״.
Abaye a dit : Comme il a été enseigné dans une baraita qu’il est dit : « Tu aimeras l’Éternel ton Dieu » (Deutéronome 6:5), ce qui signifie que tu rendras le nom du Ciel aimé. Comment faut-il faire cela ? Il faut le faire en ce qu’il doit lire la Torah, et apprendre la Michna, et servir les sages de la Torah, et il doit être agréable avec les gens dans ses transactions commerciales. Que disent les gens au sujet d’une telle personne ? Heureux est son père qui lui a enseigné la Torah, heureux est son maître qui lui a enseigné la Torah, malheur aux gens qui n’ont pas étudié la Torah. Untel, qui lui a enseigné la Torah, voyez comme ses voies sont agréables, comme ses actes sont convenables. Le verset dit à son sujet et au sujet d’autres comme lui : « Tu es Mon serviteur, Israël, en qui Je serai glorifié » (Isaïe 49:3).
אֲבָל מִי שֶׁקּוֹרֵא וְשׁוֹנֶה וּמְשַׁמֵּשׁ תַּלְמִידֵי חֲכָמִים, וְאֵין מַשָּׂאוֹ וּמַתָּנוֹ בֶּאֱמוּנָה, וְאֵין דִּבּוּרוֹ בְּנַחַת עִם הַבְּרִיּוֹת, מָה הַבְּרִיּוֹת אוֹמְרוֹת עָלָיו — אוֹי לוֹ לִפְלוֹנִי שֶׁלָּמַד תּוֹרָה. אוֹי לוֹ לְאָבִיו שֶׁלִּמְּדוֹ תּוֹרָה, אוֹי לוֹ לְרַבּוֹ שֶׁלִּמְּדוֹ תּוֹרָה. פְּלוֹנִי שֶׁלָּמַד תּוֹרָה — רְאוּ כַּמָּה מְקוּלְקָלִין מַעֲשָׂיו וְכַמָּה מְכוֹעָרִין דְּרָכָיו, וְעָלָיו הַכָּתוּב אוֹמֵר: ״בֶּאֱמוֹר לָהֶם עַם ה׳ אֵלֶּה וּמֵאַרְצוֹ יָצָאוּ״.
Mais celui qui lit la Torah, et étudie la Michna, et sert les sages de la Torah, mais dont les pratiques commerciales ne sont pas menées avec fidélité, et qui ne parle pas agréablement aux autres, que disent les gens à son sujet ? Malheur à untel qui a étudié la Torah, malheur à son père qui lui a enseigné la Torah, malheur à son maître qui lui a enseigné la Torah. Untel qui a étudié la Torah, voyez combien ses actes sont destructeurs et combien ses voies sont laides. À son sujet et à d'autres comme lui le verset déclare que les gentils diront : "On disait d'eux : Ce sont le peuple du Seigneur, et pourtant ils ont dû quitter Sa terre" (Ézéchiel 36:20). Par leurs péchés et l'exil qui s'ensuivit, de telles personnes ont profané le nom de Dieu.
אָמַר רַבִּי חָמָא (בַּר) חֲנִינָא: גְּדוֹלָה תְּשׁוּבָה שֶׁמְּבִיאָה רִפְאוּת לְעוֹלָם, שֶׁנֶּאֱמַר: ״אֶרְפָּא מְשׁוּבָתָם אוֹהֲבֵם נְדָבָה״.
§ Plus loin sur le thème du repentir, Rabbi Ḥama bar Ḥanina a dit : Grand est le repentir, car il apporte la guérison au monde, comme il est dit : « Je guérirai leur infidélité, je les aimerai généreusement » (Osée 14:5), ce qui enseigne que le repentir du péché apporte la guérison.
רַבִּי חָמָא (בַּר) חֲנִינָא רָמֵי, כְּתִיב: ״שׁוּבוּ בָּנִים שׁוֹבָבִים״, דְּמֵעִיקָּרָא שׁוֹבָבִים אַתֶּם, וּכְתִיב: ״אֶרְפָּא מְשׁוּבוֹתֵיכֶם״! לָא קַשְׁיָא: כָּאן מֵאַהֲבָה, כָּאן מִיִּרְאָה.
Rabbi Ḥama bar Ḥanina a soulevé une contradiction entre deux versets. Il est écrit dans un verset : « Revenez, enfants infidèles » (Jérémie 3:14), ce qui implique que au départ, lorsque vous avez péché, c’était seulement parce que vous étiez infidèles, c’est-à-dire rebelles. Ce n’était qu’un acte d’immaturité et de folie, et cela pouvait être ignoré comme si cela ne s’était jamais produit. Mais il est écrit : « Je guérirai votre infidélité » (Jérémie 3:22), ce qui implique qu’Il guérira le péché à partir de ce moment-là, et qu’ils sont encore pécheurs. Il a résolu cette contradiction en expliquant que ce n’est pas difficile : ici, là où tout est pardonné comme si le peuple juif n’avait jamais péché, il s’agit du repentir par amour ; là-bas, là où le péché est encore rappelé malgré le pardon et le repentir, il s’agit du repentir par crainte.
רַב יְהוּדָה רָמֵי, כְּתִיב: ״שׁוּבוּ בָּנִים שׁוֹבָבִים אֶרְפָּא מְשׁוּבוֹתֵיכֶם״, וּכְתִיב: ״(הִנֵּה) אָנֹכִי בָּעַלְתִּי בָכֶם וְלָקַחְתִּי אֶתְכֶם אֶחָד מֵעִיר וּשְׁנַיִם מִמִּשְׁפָּחָה״! לָא קַשְׁיָא: כָּאן מֵאַהֲבָה אוֹ מִיִּרְאָה, כָּאן עַל יְדֵי יִסּוּרִין. אָמַר רַבִּי לֵוִי: גְּדוֹלָה תְּשׁוּבָה שֶׁמַּגַּעַת עַד כִּסֵּא הַכָּבוֹד, שֶׁנֶּאֱמַר: ״שׁוּבָה יִשְׂרָאֵל עַד ה׳ אֱלֹהֶיךָ״.
De même, Rabbi Yehouda souleva une contradiction entre deux versets. Il est écrit : « Revenez, enfants rebelles, Je guérirai vos égarements » (Jérémie 3:22), ce qui implique que quiconque peut obtenir la guérison, qui ne dépend que du repentir. Mais il est aussi écrit : « Revenez, enfants rebelles, dit le Seigneur, car Je suis un maître pour vous, et Je vous prendrai un d’une ville, et deux d’une famille » (Jérémie 3:14), ce qui implique que le repentir n’est accessible qu’à certains individus. Il résolut la contradiction et expliqua que ce n’est pas difficile : Ici, il s’agit du repentir par amour ou par crainte, auquel peu de gens parviennent ; là-bas, il s’agit du repentir par la souffrance, car tous ont des pensées de repentir lorsqu’ils souffrent. Rabbi Lévi dit : Grand est le repentir, car il atteint le trône céleste, comme il est dit : « Reviens, Israël, vers le Seigneur ton Dieu » (Osée 14:2). Cela implique que le repentir atteint littéralement Dieu.

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