La Guemara demande : Et en ce qui concerne le meurtrier lui-même, d’oùdéduisons-nous cette halakha selon laquelle il doit être tué plutôt que de transgresser l’interdit du meurtre ? La Guemara répond : Cela est déduit par raison, comme il a été rapporté : Une certaine personne se présenta devant Rava. Il dit à Rava : Le maître du village où j’habite m’a dit : Tue untel, et si tu ne le fais pas, je te tuerai. Que dois-je faire ? Rava lui dit : Laisse-toi tuer, et ne tue pas. Rava raisonna : Qu’as-tu vu pour penser que ton sang est plus rouge et plus important que le sien ? Peut-être que le sang de cet homme est plus rouge, et qu’il est plus important que toi. Si tel est le cas, il est logique qu’on ne doit pas tuer une autre personne pour se sauver soi-même.
§ Concernant une femme enceinte qui sent de la nourriture, il est rapporté : Une certaine femme enceinte sentit l’odeur d’un aliment et en eut envie. Les personnes concernées vinrent devant Rabbi Yehuda HaNasi pour demander comment procéder. Il dit à ceux qui posaient la question : Allez lui murmurer qu’aujourd’hui est Yom Kippour. Ils le lui murmurèrent, et ce murmure aida ; elle cessa de désirer cet aliment. Rabbi Yehuda HaNasi lut ce verset au sujet de l’enfant qu’elle portait : « Avant que je ne te forme dans le ventre, je t’ai connu, et avant que tu ne sortes du sein, je t’ai sanctifié » (Jérémie 1:5), et en effet, l’enfant qui sortit de cette femme fut Rabbi Yoḥanan.
La Guemara raconte une autre histoire : Une certaine femme enceinte sentit l’odeur de nourriture et eut envie d’en manger à Yom Kippour. Les personnes concernées vinrent devant Rabbi Ḥanina pour demander comment procéder. Il leur dit : Chuchotez-lui qu’aujourd’hui est Yom Kippour. Ils le lui chuchotèrent, mais elle n’accepta pas le chuchotement et continua à désirer la nourriture. Rabbi Ḥanina lut ce verset au sujet du bébé :
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