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כִּי אִתְּשִׁיל, בְּעוֹג מֶלֶךְ הַבָּשָׁן אִתְּשִׁיל, דְּהָווּ לְהוּ בֵּית שַׁמַּאי לְחוּמְרָא.
Lorsque cette question concernant la mesure de liquide a été posée, elle n’a pas été posée au sujet d’une personne de taille moyenne, pour qui une pleine gorgée est inférieure à un quart de log. Au contraire, la question a été posée même au sujet de Og, roi de Bashân, auquel cas ce sont Beit Shammai qui sont rigoureux, car la pleine joue de Og est bien supérieure à un quart de log.
מַתְקֵיף לַהּ רַבִּי זֵירָא: מַאי שְׁנָא אֲכִילָה, דְּכׇל חַד וְחַד — בִּכְכוֹתֶבֶת, וּמַאי שְׁנָא שְׁתִיָּה, דְּכׇל חַד וְחַד בְּדִידֵיהּ? אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: קִים לְהוּ לְרַבָּנַן בִּכְכוֹתֶבֶת, דִּבְהָכִי מִיַּתְּבָא דַּעְתֵּיהּ, בְּצִיר מֵהָכִי — לָא מִיַּתְּבָא. בִּשְׁתִיָּה, בְּדִידֵיהּ מִיַּתְּבָא דַּעְתֵּיהּ, בִּדְחַבְרֵיהּ — לָא מִיַּתְּבָא דַּעְתֵּיהּ.
Rabbi Zeira s’oppose vivement à cettehalakha en ce qui concerne la mesure de responsabilité pour avoir bu : Qu’est-ce qui est différent en ce qui concerne le fait de manger, où toutes les personnes ont la même mesure, le volume d’une grosse datte ; et qu’est-ce qui est différent en ce qui concerne le fait de boire, où chacun est responsable selon sa propre mesure, c’est-à-dire que la mesure de chaque individu dépend de la taille de sa propre bouche ? Abaye lui dit : Les Sages ont une tradition reçue concernant le volume de la grosse datte, selon laquelle manger cette quantité apaise son esprit, mais moins que cela n’apaise pas son esprit. Cependant, en ce qui concerne le fait de boire, son esprit est apaisé par la quantité de sa propre pleine joue, mais son esprit n’est pas apaisé par la pleine joue de son prochain qui est plus petit que lui.
מַתְקֵיף לַהּ רַבִּי זֵירָא: וְכׇל הָעוֹלָם כּוּלּוֹ בִּכְכוֹתֶבֶת וְעוֹג מֶלֶךְ הַבָּשָׁן בִּכְכוֹתֶבֶת? אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: קִים לְהוּ לְרַבָּנַן דִּבְהָכִי מִיַּתְּבָא דַּעְתֵּיהּ, בְּצִיר מֵהָכִי לָא מִיַּתְּבָא דַּעְתֵּיהּ, מִיהוּ, כּוּלֵּי עָלְמָא — טוּבָא, וְעוֹג מֶלֶךְ הַבָּשָׁן — פּוּרְתָּא.
Rabbi Zeira s’oppose vivement à cela pour une autre raison : Est-ce que tout le monde de taille moyenne est rassasié en mangeant le volume d’une grosse datte, et même Og, roi de Bashân, est lui aussi rassasié avec le volume d’une grosse datte ? Sinon, il devrait aussi y avoir des mesures relatives pour l’alimentation. Abaye lui dit : Les Sages ont une tradition reçue selon laquelle cette quantité apaise son esprit, mais moins que cela n’apaise pas son esprit. Cependant, toute personne de taille moyenne a l’esprit grandement apaisé, tandis que Og, roi de Bashân, n’a l’esprit apaisé que légèrement. Mais malgré cela, cette mesure apaise l’esprit de toute personne et soulage son affliction.
מַתְקֵיף לַהּ רַבִּי זֵירָא בָּשָׂר שָׁמֵן בִּכְכוֹתֶבֶת, וְלוּלְבֵי גְפָנִים בִּכְכוֹתֶבֶת? אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: קִים לְהוּ לְרַבָּנַן דִּבְהָכִי מִיַּתְּבָא דַּעְתֵּיהּ, בְּצִיר מֵהָכִי — לָא מִיַּתְּבָא דַּעְתֵּיהּ. מִיהוּ בָּשָׂר שָׁמֵן — טוּבָא, לוּלְבֵי גְפָנִים — פּוּרְתָּא.
Rabbi Zeira s’oppose vivement à cela davantage encore : Si c’est en raison de l’apaisement de l’esprit d’une personne, on peut soulever la question suivante : Si quelqu’un a mangé de la viande grasse, son esprit serait apaisé avec le volume d’une grosse datte, mais s’il a mangé des pousses de vigne comestibles, son esprit serait-il pareillement apaisé avec le volume d’une grosse datte ? Abaye lui dit : Les Sages ont une tradition reçue selon laquelle avec cette mesure l’esprit d’une personne est apaisé, mais avec moins que cette mesure son esprit n’est pas apaisé. Cependant, avec de la viande grasse, son esprit est grandement apaisé ; si quelqu’un a mangé la même mesure de pousses de vigne, son esprit n’est apaisé que légèrement.
מַתְקֵיף לַהּ רָבָא: כְּזַיִת בִּכְדֵי אֲכִילַת פְּרָס, וְכוֹתֶבֶת בִּכְדֵי אֲכִילַת פְּרָס?! אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: קִים לְהוּ לְרַבָּנַן דִּבְהָכִי מִיַּתְּבָא דַּעְתֵּיהּ, בִּטְפֵי מֵהָכִי — לָא מִיַּתְּבָא דַּעְתֵּיהּ.
Rava s’oppose vivement à cela : Pour toutes les interdictions de manger, la mesure qui détermine la responsabilité est le volume d’une olive consommé dans le temps qu’il faut pour manger une demi-miche de pain. Tout aliment interdit mangé durant cette période s’additionne jusqu’à la mesure d’une olive. Cependant, celui qui mange un volume d’olive sur une période plus longue est exempt. Pourtant, à Yom Kippour, celui qui mange le volume d’une grosse datte, qui est une mesure plus grande, est coupable si cette quantité est mangée dans le temps qu’il faudrait pour manger une demi-miche de pain. Cela semble être une indulgence, puisqu’il faut manger une mesure plus grande dans le même laps de temps. Pourquoi n’y a-t-il pas une période plus longue de responsabilité à Yom Kippour, qui refléterait la mesure plus grande ? Abaye lui dit : Les Sages ont une tradition reçue selon laquelle celui qui mange dans cette durée, son esprit s’apaise ; mais celui qui mange dans une durée plus longue, son esprit ne s’apaise pas, et il demeure dans un état d’affliction.
מַתְקֵיף לַהּ רָבָא: (בְּכוֹתֶבֶת) בִּכְדֵי אֲכִילַת פְּרָס, חֲצִי פְרָס — בִּכְדֵי אֲכִילַת פְּרָס?! אֲמַר לֵיהּ רַב פָּפָּא: הַנַּח לְטוּמְאַת גְּוִויָּה דְּלָאו דְּאוֹרָיְיתָא הִיא.
Rava s’oppose vivement à cela : La mesure de responsabilité pour avoir mangé à Yom Kippour est le volume d’une grosse datte consommé dans le temps qu’il faut pour manger une demi-miche de pain ; mais la mesure pour la consommation d’aliments impurs qui rendent une personne rituellement impure est la moitié d’une demi-miche, soit deux volumes d’œuf, un volume bien plus grand, et cela aussi doit être consommé dans le temps qu’il faut pour manger une demi-miche de pain. Rav Pappa lui dit : Ne soulève pas d’objection à partir d’ici. Laisse de côté la pureté rituelle du corps contractée par la consommation d’aliments impurs, car cela n’est pas une loi de la Torah mais une loi rabbinique. Les Sages ont été indulgents sur ce point. Si l’on ne consomme pas cette quantité d’aliment impur dans ce laps de temps, on ne devient pas impur.
וּמִי אָמַר רַב פָּפָּא הָכִי? וְהָכְתִיב: ״וְלֹא תִטַּמְּאוּ בָּהֶם וְנִטְמֵתֶם בָּם״, וְאָמַר רַב פָּפָּא: מִכָּאן שֶׁטּוּמְאַת גְּוִויָּה דְּאוֹרָיְיתָא! מִדְּרַבָּנַן, וּקְרָא — אַסְמַכְתָּא בְּעָלְמָא.
La Guemara objecte à cela : Mais Rav Pappa a-t-il באמת dit que la transmission de l’impureté rituelle au corps par la consommation d’aliments impurs relève de la loi rabbinique ? Mais il semble dire le contraire dans une autre déclaration : N’est-il pas écrit : « Vous ne vous rendrez pas abominables par aucun reptile qui rampe, et vous ne vous rendrez pas impurs par eux, au point d’être rendus impurs par eux » (Lévitique 11:43). Et Rav Pappa a dit : D’ici, de l’emploi par la Torah du mot « impur » au sujet de l’interdiction de manger, nous apprenons que l’impureté rituelle du corps relève de la loi de la Torah. La Guemara répond : Rav Pappa ne voulait pas dire que la loi est réellement une loi de la Torah. La loi est en effet rabbinique, et le verset apporté comme preuve n’est qu’un simple appui.
כׇּל הָאוֹכָלִין. אָמַר רַב פָּפָּא: אֲכַל אוּמְצָא וּמִילְחָא — מִצְטָרֵף. וְאַף עַל גַּב דְּלָאו אֲכִילָה הִיא, כֵּיוָן דְּאָכְלִי אִינָשֵׁי — מִצְטָרְפִין. אָמַר רֵישׁ לָקִישׁ: צִיר שֶׁעַל גַּבֵּי יָרָק מִצְטָרֵף לִכְכוֹתֶבֶת בְּיוֹם הַכִּפּוּרִים. פְּשִׁיטָא! מַהוּ דְּתֵימָא מַשְׁקֶה הוּא, קָא מַשְׁמַע לַן: כׇּל אַכְשׁוֹרֵי אוּכְלָא — אוּכְלָא הוּא.
§ Nous avons appris dans la michna : Toutes les sortes de nourritures se combinent pour former une mesure de responsabilité en ce qui concerne le fait de manger à Yom Kippour. Rav Pappa a dit : Si quelqu’un a mangé de la viande et le sel qui était dessus, ils se combinent pour atteindre le volume d’une grosse datte. Bien que consommer du sel seul ne soit pas considéré comme manger, puisque les gens mangent la viande avec du sel ensemble, ils se combinent en une seule mesure. De même, Reish Lakish a dit : La saumure sur un légume se combine avec le légume pour atteindre le volume d’une grosse datte en ce qui concerne l’interdiction de manger à Yom Kippour. La Guemara exprime son étonnement à ce sujet : Cela est évident. Pourquoi la saumure ne se combinerait-elle pas avec le légume, étant donné qu’elle est elle-même une nourriture ? La Guemara répond : De peur que tu ne dises que la saumure est une boisson, et que nourriture et boissons ne se combinent pas, elle nous enseigne que tout élément qui prépare la nourriture à être mangée est considéré comme une nourriture.
אָמַר רֵישׁ לָקִישׁ: הָאוֹכֵל אֲכִילָה גַּסָּה בְּיוֹם הַכִּפּוּרִים — פָּטוּר. מַאי טַעְמָא? ״אֲשֶׁר לֹא תְעוּנֶּה״ כְּתִיב, פְּרָט לְמַזִּיק.
§ Reish Lakish a dit : Celui qui mange de manière excessive à Yom Kippour, au point de se forcer à continuer à manger même lorsqu’il est rassasié, est exempté, par exemple quelqu’un qui a mangé au-delà de la satiété la veille de Yom Kippour puis a mangé autre chose dès que le jeûne a commencé. Quelle en est la raison ? Parce que la Torah ne mentionne pas l’interdiction de manger à Yom Kippour, mais il est écrit : « toute âme qui ne s’affligera pas en ce même jour sera retranchée de son peuple » (Lévitique 23:29), à l’exclusion de celui qui se fait du mal à lui-même, par exemple quelqu’un qui ne tire absolument aucun plaisir de sa nourriture.
אָמַר רַבִּי יִרְמְיָה אָמַר רֵישׁ לָקִישׁ: זָר שֶׁאָכַל תְּרוּמָה אֲכִילָה גַּסָּה — מְשַׁלֵּם אֶת הַקֶּרֶן וְאֵינוֹ מְשַׁלֵּם אֶת הַחוֹמֶשׁ. ״כִּי יֹאכַל״ — פְּרָט לְמַזִּיק. אָמַר רַבִּי יִרְמְיָה אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: זָר
De même, Rabbi Yirmeya a dit que Reish Lakish a dit : Un non-prêtre qui a mangé de la teruma de manière excessive paie le principal, ce qu’il a pris, et ne paie pas le cinquième supplémentaire, que celui qui mange illégalement de la teruma paie au prêtre comme pénalité. Cela s’explique par le fait qu’il est dit au sujet de celui qui mange de la teruma : « Et si un homme mange de la chose sacrée par erreur, il y ajoutera un cinquième et donnera au prêtre la chose sacrée » (Lévitique 22:14). Le mot « mange » exclut celui qui ne mange pas mais se nuit à lui-même. Il paie toutefois le principal, puisqu’il a causé une perte au prêtre. Le cinquième n’est payé que par celui qui mange normalement, et non de manière excessive. De même, Rabbi Yirmeya a dit que Rabbi Yoḥanan a dit : Un non-prêtre

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