Drashot AI Logo
וְאִם נִתְעַבְּרָה — נִתְעַבְּרָה לַמּוֹכֵר. הָתִינַח שָׂעִיר, פַּר מַאי אִיכָּא לְמֵימַר? גְּזֵירָה פַּר אַטּוּ שָׂעִיר.
Et si l’année a été prolongée et transformée en année embolismique, elle est prolongée au bénéfice du vendeur, et selon les Sages, il dispose d’un mois supplémentaire pendant lequel il peut racheter sa maison. La Guemara demande : Cela fonctionne bien en ce qui concerne la chèvre, mais en ce qui concerne le taureau, que peut-on dire ? Le taureau reste valide même s’il a plus d’un an. La Guemara répond : Il y a un décret rabbinique concernant le taureau à cause de la chèvre.
וּמִשּׁוּם גְּזֵירָה יָמוּת?! וְעוֹד, חַטָּאת שֶׁעִבְּרָה שְׁנָתָהּ — לִרְעִיָּה אָזְלָא! דְּאָמַר רֵישׁ לָקִישׁ: חַטָּאת שֶׁעִבְּרָה שְׁנָתָהּ, רוֹאִין אוֹתָהּ כְּאִילּוּ הִיא עוֹמֶדֶת בְּבֵית הַקְּבָרוֹת וְרוֹעָה.
La Guemara demande : est-il juste que, en raison d’un décret rabbinique, les offrandes doivent être laissées à mourir au lieu d’être laissées paître ? Et de plus, une offrande expiatoire dont l’année est passée n’est pas laissée à mourir, mais va paître. Comme l’a dit Reish Lakish : Nous considérons une offrande expiatoire dont l’année est passée comme si elle se tenait dans un cimetière, et le prêtre ne peut pas l’en faire sortir afin de la sacrifier, car il ne lui est pas permis de devenir rituellement impur. Par conséquent, elle paît jusqu’à devenir impropre, puis elle est vendue.
אֶלָּא אָמַר רָבָא: גְּזֵירָה מִשּׁוּם תַּקָּלָה. אֵין מַקְדִּישִׁין, וְאֵין מַעֲרִיכִין, וְאֵין מַחְרִימִין בַּזְּמַן הַזֶּה.
Au contraire, Rava a dit : Le taureau et le bouc de Yom Kippour ne peuvent pas être laissés d’une année à l’autre par décret rabbinique en raison de la crainte qu’un incident ne survienne. Comme cela a été enseigné dans une baraita : On ne peut ni consacrer des objets, ni évaluer, c’est-à-dire faire le vœu de donner sa propre valeur au trésor du Temple, ni dédier des objets à un usage sacré à notre époque, lorsque le Temple n’existe plus.
וְאִם הִקְדִּישׁ וְהֶעֱרִיךְ וְהֶחְרִים, בְּהֵמָה — תֵּיעָקֵר. פֵּירוֹת כְּסוּת וְכֵלִים — יֵרָקְבוּ, מָעוֹת וּכְלֵי מַתָּכוֹת — יוֹלִיךְ הֲנָאָה לְיָם הַמֶּלַח. וְאֵי זֶה הוּא עִיקּוּר — נוֹעֵל דֶּלֶת לְפָנֶיהָ, וְהִיא מֵתָה מֵאֵלֶיהָ.
Et si quelqu’un consacrait, évaluait ou dédiait des objets à un usage sacré : s’il dédiait un animal, on l’élimine, c’est-à-dire qu’on fait en sorte qu’il meure rapidement. S’il dédiait des produits agricoles, des vêtements ou des ustensiles faits de matériaux qui se décomposent, il doit les entreposer jusqu’à ce qu’ils se décomposent. Et s’il dédiait de l’argent ou des ustensiles en métal, il doit les racheter et porter la valeur de leur bénéfice à la mer Morte. Cette baraita indique que les animaux qui ne peuvent pas être sacrifiés à notre époque doivent être laissés à mourir afin qu’on n’en fasse pas un usage impropre. La Guemara explique : Et qu’est-ce qui constitue l’élimination ? Il verrouille la porte devant lui, et il meurt de lui-même de faim.
תַּקָּלָה דְּמַאי? אִי תַּקָּלָה דְּהַקְרָבָה, אֲפִילּוּ כׇּל רְעִיּוֹת נָמֵי! אִי תַּקָּלָה דְּגִיזָּה וַעֲבוֹדָה, אֲפִילּוּ כׇּל רְעִיּוֹת נָמֵי!
La Guemara demande : Quel incident pourrait se produire si le taureau et le bouc sont laissés jusqu’à l’année suivante ? Si vous dites qu’il s’agit d’un incident d’offrande de l’animal comme une offrande différente, une préoccupation semblable devrait exister même à l’égard de tous les animaux qui ont été disqualifiés pour être utilisés comme offrandes et qu’on laisse paître. Si c’est un incident de tonte de la laine de l’animal et de travail avec l’animal, ce qui constituerait un usage illicite d’un bien consacré, une préoccupation semblable devrait exister même à l’égard de tous les animaux qui ont été disqualifiés pour être utilisés comme offrandes et qu’on laisse paître. Pourquoi ces animaux en particulier sont-ils laissés mourir ?
לְעוֹלָם תַּקָּלָה דְּהַקְרָבָה, וְהָנָךְ דְּלָאו בְּנֵי הַקְרָבָה נִינְהוּ — לָא טְרִיד בְּהוּ, הָךְ דְּבַת הַקְרָבָה הִיא — טְרִיד בַּהּ.
La Guemara répond : En réalité, la préoccupation concerne une erreur de sacrifice. Et ces autres animaux disqualifiés qu’on laisse paître, qui ne sont pas aptes au sacrifice, ne retiennent pas son attention, et il ne les sacrifiera pas par erreur. Ce taureau et ce bouc, qui sont aptes au sacrifice l’année suivante, retiennent son attention. Par conséquent, on craint davantage qu’on les sacrifie comme offrandes, et ils ne peuvent pas être laissés à paître.
וְתַקָּלָה עַצְמָהּ תַּנָּאֵי הִיא. דְּתַנְיָא חֲדָא: פֶּסַח שֶׁלֹּא קָרַב בְּרִאשׁוֹן — יִקְרַב בַּשֵּׁנִי, בַּשֵּׁנִי — יִקְרַב לְשָׁנָה הַבָּאָה. וְתַנְיָא אִידַּךְ: לֹא יִקְרַב. מַאי לָאו, בְּתַקָּלָה פְּלִיגִי?
La Guemara commente : Cette question elle-même, c’est-à-dire si des décrets sont institués en raison de la crainte d’un possible incident, est un sujet de dispute entre les tannaïm. Comme cela a été enseigné dans unebaraita : Un agneau pascal qui n’a pas été sacrifié lors du premierPessaḥ est vendu à quelqu’un qui était impur lors du premier Pessaḥ ou qui était éloigné de Jérusalem, afin qu’il puisse être sacrifié lors du secondPessaḥ. S’il n’a pas été sacrifié lors du secondPessaḥ, il est sacrifié l’année suivante. Et il a été enseigné dans une autrebaraita : S’il n’a pas été sacrifié lors du second Pessaḥ, il n’est pas sacrifié l’année suivante. N’est-ce pas qu’ils sont en désaccord sur la question de savoir si un décret a été promulgué interdisant de garder l’animal pendant une année entière en raison de la crainte de la possibilité d’un incident ?
לָא, דְּכוּלֵּי עָלְמָא [לָא] חָיְישִׁינַן לְתַקָּלָה, וְהָכָא בִּפְלוּגְתָּא דְּרַבִּי וְרַבָּנַן קָא מִיפַּלְגִי, וְלָא קַשְׁיָא: הָא רַבִּי, הָא רַבָּנַן.
La Guemara répond : Non, ces sources ne prouvent pas que les tanna’im étaient en désaccord sur cette question. Il est possible que tout le monde soit d’accord sur le fait que nous ne craignons pas un incident, et qu’ici ils soient en désaccord au sujet du différend entre Rabbi Yehuda HaNasi et les Sages quant à savoir s’il est possible que l’agneau soit encore apte au sacrifice l’année suivante. Et l’apparente contradiction entre les baraitot n’est pas difficile. Cettebaraita, qui dit que l’agneau est offert l’année suivante, est conforme à l’opinion de Rabbi Yehuda HaNasi. Cette autrebaraita, qui dit que l’agneau ne peut pas être sacrifié l’année suivante, est conforme à l’opinion des Sages, qui soutiennent que, l’année suivante, l’agneau aura certainement plus d’un an et sera donc inapte en tant qu’offrande pascale.
וְהָתַנְיָא: וְכֵן הַמָּעוֹת! אֶלָּא לָאו שְׁמַע מִינַּהּ — בְּתַקָּלָה פְּלִיגִי, שְׁמַע מִינַּהּ.
La Guemara conteste ce rejet : N’a-t-il pas été enseigné dans une baraita : Et, de même, l’argent qui a été consacré à l’achat d’un agneau pascal fait l’objet d’une controverse quant à savoir s’il peut être conservé pour l’année suivante. Dans le cas de l’argent, la controverse entre Rabbi Yehouda HaNassi et les Sages n’est pas pertinente. Au contraire, n’est-il pas correct de conclure de cela qu’ils sont en désaccord au sujet de savoir si un décret est promulgué en raison de la crainte d’un incident? La Guemara conclut : En effet, apprends de cela qu’il en est ainsi.
מַתְנִי׳ בָּא לוֹ אֵצֶל שָׂעִיר הַמִּשְׁתַּלֵּחַ, וְסוֹמֵךְ שְׁתֵּי יָדָיו עָלָיו וּמִתְוַדֶּה. וְכָךְ הָיָה אוֹמֵר: אָנָא הַשֵּׁם! חָטְאוּ, עָווּ, פָּשְׁעוּ לְפָנֶיךָ עַמְּךָ בֵּית יִשְׂרָאֵל. אָנָא הַשֵּׁם! כַּפֶּר נָא לַחֲטָאִים וְלָעֲוֹנוֹת וְלַפְּשָׁעִים שֶׁחָטְאוּ וְשֶׁעָווּ וְשֶׁפָּשְׁעוּ לְפָנֶיךָ עַמְּךָ בֵּית יִשְׂרָאֵל, כַּכָּתוּב בְּתוֹרַת מֹשֶׁה עַבְדֶּךָ לֵאמֹר: ״כִּי בַיּוֹם הַזֶּה יְכַפֵּר עֲלֵיכֶם לְטַהֵר אֶתְכֶם מִכֹּל חַטֹּאתֵיכֶם לִפְנֵי ה׳ תִּטְהָרוּ״.
MICHNA : Le service de Yom Kippour se poursuit : Le Grand Prêtre s’approche du bouc émissaire, pose ses deux mains sur lui et se confesse. Et il disait ainsi : De grâce, Dieu, Ton peuple, la maison d’Israël, a péché, a mal agi et s’est rebellé devant Toi. De grâce, Dieu, accorde l’expiation, de grâce, pour les péchés, pour les fautes et pour les rébellions par lesquels ils ont péché, ont mal agi et se sont rebellés devant Toi, Ton peuple, la maison d’Israël, comme il est écrit dans la Torah de Moïse Ton serviteur, disant : “Car en ce jour, expiation sera faite pour vous afin de vous purifier de tous vos péchés ; devant le Seigneur vous serez purifiés” (Lévitique 16:30).
וְהַכֹּהֲנִים וְהָעָם הָעוֹמְדִים בָּעֲזָרָה כְּשֶׁהָיוּ שׁוֹמְעִים שֵׁם הַמְּפוֹרָשׁ שֶׁהוּא יוֹצֵא מִפִּי כֹּהֵן גָּדוֹל, הָיוּ כּוֹרְעִים וּמִשְׁתַּחֲוִים וְנוֹפְלִים עַל פְּנֵיהֶם, וְאוֹמְרִים: ״בָּרוּךְ שֵׁם כְּבוֹד מַלְכוּתוֹ לְעוֹלָם וָעֶד״. מְסָרוֹ לְמִי שֶׁהָיָה מוֹלִיכוֹ. הַכֹּל כְּשֵׁרִין לְהוֹלִיכוֹ, אֶלָּא שֶׁעָשׂוּ הַכֹּהֲנִים גְּדוֹלִים קֶבַע, וְלֹא הָיוּ מַנִּיחִין אֶת יִשְׂרָאֵל לְהוֹלִיכוֹ.
Et les prêtres et le peuple qui se tenaient dans la cour du Temple, lorsqu’ils entendaient le Nom Explicite sortir de la bouche du Grand Prêtre, lorsque le Grand Prêtre n’employait pas l’un des noms de substitution de Dieu, s’agenouillaient et se prosternaient et tombaient face contre terre, et disaient : Béni soit le nom de Son royaume glorieux à jamais. Après la confession sur le bouc émissaire, le prêtre remettait le bouc à celui qui devait le conduire au désert. Selon la halakha, tout le monde est apte à le conduire, mais les Grands Prêtres établirent une coutume fixe et ne permettaient pas à un Israélite de le conduire.
אָמַר רַבִּי יוֹסֵי: מַעֲשֶׂה וְהוֹלִיכוֹ עַרְסְלָא, וְיִשְׂרָאֵל הָיָה. וְכֶבֶשׁ עָשׂוּ לוֹ מִפְּנֵי הַבָּבְלִיִּים, שֶׁהָיוּ מְתַלְּשִׁים בִּשְׂעָרוֹ וְאוֹמְרִים לוֹ: טוֹל וָצֵא טוֹל וָצֵא.
Rabbi Yossei a dit : Cela n’a pas toujours été le cas. Il y eut un incident où une personne nommée Arsela conduisit le bouc au désert, et c’était un Israélite. Et ils firent une rampe pour le bouc à cause des Babyloniens juifs qui se trouvaient à Jérusalem, qui arrachaient les poils du bouc et disaient au bouc : Prends nos péchés et va-t’en, prends nos péchés et va-t’en, et ne les laisse pas avec nous.
גְּמָ׳ וְאִילּוּ ״בְּנֵי אַהֲרֹן עַם קְדוֹשֶׁךָ״ לָא קָאָמַר. מַאן תַּנָּא? אָמַר רַבִּי יִרְמְיָה: דְּלָא כְּרַבִּי יְהוּדָה, דְּאִי כְּרַבִּי יְהוּדָה, הָא אָמַר: יֵשׁ לָהֶם כַּפָּרָה בְּשָׂעִיר הַמִּשְׁתַּלֵּחַ.
GUEMARA : Dans la confession sur le bouc émissaire, le Grand Prêtre confessait les péchés du peuple juif, tandis qu’il ne disait pas : Les fils d’Aaron, Ton peuple sacré, afin de confesser les péchés des prêtres. La Guemara demande : Qui est le tanna qui a enseigné cette michna ? Rabbi Yirmeya a dit : La michna n’est pas conforme à l’opinion de Rabbi Yehouda, car si elle était conforme à l’opinion de Rabbi Yehouda, Rabbi Yehouda n’a-t-il pas dit que : les prêtres obtiennent l’expiation par le bouc émissaire, ce qui indique que leurs péchés doivent être mentionnés dans la confession sur le bouc émissaire ?
אַבָּיֵי אָמַר: אֲפִילּוּ תֵּימָא רַבִּי יְהוּדָה, אַטּוּ כֹּהֲנִים לָאו בִּכְלַל ״עַמְּךָ יִשְׂרָאֵל״ נִינְהוּ?
Abaye a dit : Même si vous dites que la michna est conforme à l’opinion de Rabbi Yehouda, cela veut-il dire que les prêtres ne sont pas inclus parmi : ton peuple, la maison d’Israël ? Rien ne peut être prouvé du fait que le Grand Prêtre n’a pas énuméré séparément chaque segment du peuple juif.
מְסָרוֹ לְמִי שֶׁמּוֹלִיכוֹ. תָּנוּ רַבָּנַן: ״אִישׁ״ — לְהַכְשִׁיר אֶת הַזָּר, ״עִתִּי״ —
Il a été enseigné dans la mishna que le prêtre a remis le bouc à celui qui devait le conduire au désert. Les Sages ont enseigné, au sujet du verset : « Et il l’enverra par la main d’un homme désigné dans le désert » (Lévitique 16:21), que le midrash halakhique interprète le mot homme comme étant mentionné afin d’habiliter un non-prêtre à cette tâche. Le mot désigné indique

Les traductions générées par l'IA peuvent ne pas être entièrement précises.

Pour des commentaires ou des corrections, contactez drashot@drashot.ai.

Textes fournis par Sefaria