לְטוּמְאַת בֵּיתוֹ.
au sujet de l’impureté rituelle du foyer du prêtre, c’est-à-dire, sa femme. Cela est fait de peur qu’il ne devienne impur à cause de relations avec une femme menstruée, ce qui constitue une impureté rituelle durant sept jours. Par conséquent, il est éloigné de sa maison pendant sept jours.
אֲמַר לֵיהּ רַבִּי יוֹחָנָן לְרֵישׁ לָקִישׁ: בִּשְׁלָמָא לְדִידִי דְּיָלֵיפְנָא מִמִּלּוּאִים, הַיְינוּ דְּתַנְיָא: זֶה וְזֶה מַזִּין עָלָיו כׇּל שִׁבְעָה מִכׇּל חַטָּאוֹת שֶׁהָיוּ שָׁם, דַּהֲוַאי נָמֵי הַזָּאָה בְּמִלּוּאִים. אֶלָּא לְדִידָךְ דְּיָלְפַתְּ מִסִּינַי, הַזָּאָה בְּסִינַי מִי הֲוַאי?
Rabbi Yoḥanan dit à Reish Lakish : Certes, selon mon avis, puisque je dérive la halakha de la réclusion de l’inauguration, cela explique ce qui est enseigné dans la baraita : En ce qui concerne les deux, ce prêtre chargé de la combustion de la vache rousse et ce Grand Prêtre avant Yom Kippour, on l’asperge pendant les sept jours avec l’eau de purification mêlée à des cendres provenant d’échantillons de tous les précédents sacrifices expiatoires de la vache rousse qui étaient conservés là dans le Temple. La raison de cette pratique est qu’il y eut aussi une aspersion pendant l’inauguration. Cependant, selon ton avis, puisque tu le dérives du Sinaï, y eut-il réellement une aspersion au Sinaï ? Selon ton avis, pourquoi asperge-t-on les prêtres ?
אֲמַר לֵיהּ: וּלְטַעְמָיךְ מִי נִיחָא? בְּמִלּוּאִים דָּם, הָכָא מַיִם! הָא לָא קַשְׁיָא, דְּתָנֵי רַבִּי חִיָּיא: נִכְנְסוּ מַיִם תַּחַת דָּם. אֶלָּא לְדִידָךְ, הַזָּאָה בְּסִינַי מִי הֲוַאי? אֲמַר לֵיהּ: מַעֲלָה בְּעָלְמָא.
Reish Lakish lui dit : Et selon ton raisonnement, est-ce que cela fonctionne bien ? Lors de l’inauguration, l’aspersion se faisait avec du sang ; ici, l’aspersion se faisait avec de l’eau. Rabbi Yoḥanan répondit : Ce n’est pas difficile, car Rabbi Ḥiyya a enseigné : L’eau a remplacé le sang, mais toutes deux ont le statut d’aspersion. Cependant, selon ton raisonnement, au Sinaï, y a-t-il eu aspersion du tout ? Reish Lakish lui dit : Les Sages ont simplement établi une norme plus élevée, et cette aspersion n’est pas une exigence.
תַּנְיָא כְּווֹתֵיהּ דְּרַבִּי יוֹחָנָן, תַּנְיָא כְּווֹתֵיהּ דְּרֵישׁ לָקִישׁ. תַּנְיָא כְּווֹתֵיהּ דְּרַבִּי יוֹחָנָן: ״בְּזֹאת יָבֹא אַהֲרֹן אֶל הַקֹּדֶשׁ״, בְּמַה שֶּׁאָמוּר בָּעִנְיָן, מַאי הִיא — בְּעִנְיָן דְּמִלּוּאִים. וּמָה אָמוּר בְּעִנְיָן דְּמִלּוּאִים — אַהֲרֹן פֵּירַשׁ שִׁבְעָה וְשִׁמֵּשׁ יוֹם אֶחָד, וּמֹשֶׁה מָסַר לוֹ כׇּל שִׁבְעָה כְּדֵי לְחַנְּכוֹ בָּעֲבוֹדָה.
§ La Guemara commente : Une baraitaa été enseignée conformément à l’opinion de Rabbi Yoḥanan, selon laquelle la réclusion est dérivée de l’inauguration ; et une baraitaa été enseignée conformément à l’opinion de Reish Lakish, selon laquelle elle est dérivée du Sinaï. La Guemara développe : Une baraitaa été enseignée conformément à l’opinion de Rabbi Yoḥanan : Il a été déclaré au sujet de l’inauguration : « Avec ceci Aaron entrera dans le Sanctuaire, avec un jeune taureau pour un sacrifice expiatoire et un bélier pour un holocauste » (Lévitique 16:3). À quoi le terme : Avec ceci, fait-il référence ? Il fait référence à ce qui est énoncé dans l’affaire. Quelle est l’affaire ? C’est l’affaire de l’inauguration. De la manière dont le prêtre a été préparé pour l’inauguration, ainsi est-il aussi préparé pour Yom Kippour. Et qu’est-il énoncé dans l’affaire de l’inauguration ? C’est qu’Aaron, le prêtre, se retira pendant sept jours et servit un jour, et Moïse lui transmit les directives de la Torah pendant les sept jours afin de l’entraîner au service du Sanctuaire.
וְאַף לְדוֹרוֹת כֹּהֵן גָּדוֹל פּוֹרֵשׁ שִׁבְעָה וּמְשַׁמֵּשׁ יוֹם אֶחָד, וּשְׁנֵי תַּלְמִידֵי חֲכָמִים מִתַּלְמִידָיו שֶׁל מֹשֶׁה — לְאַפּוֹקֵי צַדּוּקִין, מוֹסְרִין לוֹ כׇּל שִׁבְעָה כְּדֵי לְחַנְּכוֹ בָּעֲבוֹדָה.
Et à travers les générations également, le Grand Prêtre se retire pendant sept jours avant Yom Kippour et officie un jour. Et deux érudits de la Torah parmi les disciples de Moïse, à l’exclusion des sadducéens, qui ne sont pas des disciples de Moïse, lui transmettent les directives de la Torah pendant les sept jours afin de l’entraîner au service du Sanctuaire.
מִכָּאן אָמְרוּ: שִׁבְעַת יָמִים קוֹדֶם יוֹם הַכִּפּוּרִים מַפְרִישִׁין כֹּהֵן גָּדוֹל מִבֵּיתוֹ לְלִשְׁכַּת פַּרְהֶדְרִין. וּכְשֵׁם שֶׁמַּפְרִישִׁין כֹּהֵן גָּדוֹל, כָּךְ מַפְרִישִׁין כֹּהֵן הַשּׂוֹרֵף אֶת הַפָּרָה לַלִּשְׁכָּה שֶׁעַל פְּנֵי הַבִּירָה צָפוֹנָה מִזְרָחָה. וְאֶחָד זֶה וְאֶחָד זֶה מַזִּין עָלָיו כׇּל שִׁבְעָה מִכׇּל חַטָּאוֹת שֶׁהָיוּ שָׁם.
De là les Sages ont dit dans la michna : Sept jours avant Yom Kippour, les Sages retiraient le Grand Prêtre, qui accomplit tout le service de Yom Kippour, de sa maison vers la Chambre des Parhedrin ; et de même que les Sages retiraient le Grand Prêtre, de même ils retirent le prêtre qui brûle la génisse, de sa maison vers la chambre qui se trouvait devant la bira à l’angle nord-est de la cour sur le Mont du Temple. Et concernant ce prêtre que les Sages mettent à l’écart avant Yom Kippour et cet autre prêtre que les Sages mettent à l’écart avant de procéder à la combustion de la génisse, on asperge sur lui, pendant les sept jours entiers de mise à l’écart, l’eau de purification avec les cendres de tous les précédents sacrifices expiatoires de la génisse rousse qui étaient conservés là dans le Temple.
וְאִם תֹּאמַר: בְּמִלּוּאִים דָּם, הָכָא מַיִם, אָמַרְתָּ: נִכְנְסוּ מַיִם תַּחַת דָּם. וְאוֹמֵר ״כַּאֲשֶׁר עָשָׂה בַּיּוֹם הַזֶּה צִוָּה ה׳ לַעֲשׂוֹת לְכַפֵּר עֲלֵיכֶם״. ״לַעֲשׂוֹת״ — אֵלּוּ מַעֲשֵׂה פָרָה, ״לְכַפֵּר״ — אֵלּוּ מַעֲשֵׂה יוֹם הַכִּפּוּרִים.
Et si tu dis que lors de l’inauguration l’aspersion s’est faite avec du sang, et qu’ici l’aspersion s’est faite avec de l’eau, tu as dit : L’eau a remplacé le sang. Et il est dit dans le verset : « Comme on a fait en ce jour, ainsi le Seigneur a ordonné de faire, afin de faire expiation pour vous » (Lévitique 8:34). Faire, ce sont les actions accomplies lors de la combustion de la génisse rousse ; faire expiation, ce sont les actions accomplies à Yom Kippour. Cette baraita, donc, constitue une preuve de l’opinion de Rabbi Yoḥanan.
וְהַאי ״בְּזֹאת״ מִיבְּעֵי לֵיהּ לְגוּפֵיהּ, בְּפַר בֶּן בָּקָר לְחַטָּאת וְאַיִל לְעוֹלָה! אָמְרִי: אִי לְקׇרְבָּן לְחוֹדֵיהּ, לֵימָא קְרָא ״בְּזֶה״ אוֹ ״בְּאֵלֶּה״, מַאי ״בָּזֹאת״ — שָׁמְעַתְּ מִינַּהּ תַּרְתֵּי.
La Guemara analyse la baraita. Mais le terme : Avec ceci [bezot] est nécessaire pour le sens du verset lui-même ; le prêtre doit apporter un jeune taureau pour un sacrifice expiatoire et un bélier pour un holocauste. Les Sages disent en réponse : Si le terme vient enseigner seulement au sujet des offrandes, que le verset dise : Avec ceci [bezeh], au masculin, en référence au taureau, ou : Avec ceux-ci [be’elleh], en référence au taureau et au bélier. Que, dès lors, peut-on déduire de l’emploi du terme féminin bezot, qui ne renvoie ni au taureau ni au bélier ? Apprends-en deux conclusions ; l’une au sujet des offrandes et l’autre au sujet de la réclusion.
מַאי ״וְאוֹמֵר״? וְכִי תֵּימָא: יוֹם הַכִּפּוּרִים קַמָּא הוּא דְּבָעֵי פְּרִישָׁה, כִּדְאַשְׁכְּחַן בְּמִלּוּאִים אֲבָל בְּיוֹם הַכִּפּוּרִים דְּעָלְמָא לָא. אִי נָמֵי: כֹּהֵן גָּדוֹל קַמָּא הוּא דְּבָעֵי פְּרִישָׁה, אֲבָל כֹּהֵן גָּדוֹל בְּעָלְמָא לָא, תָּא שְׁמַע: ״כַּאֲשֶׁר עָשָׂה וְכוּ׳״.
La Guemara poursuit son analyse de la baraita. Quel est le sens de l’expression : « Et il dit ? » Pourquoi la baraita cite-t-elle une preuve supplémentaire tirée d’un autre verset ? Pourquoi la première preuve n’était-elle pas suffisante ? Et si tu dis que c’est lors du premier Yom Kippour, quand Aaron a accompli le service, que le Grand Prêtre requiert une mise à l’écart, comme nous le trouvons lors de l’inauguration, lorsque les prêtres furent mis à l’écart avant d’être consacrés comme prêtres, mais pour Yom Kippour en général, non, les Grands Prêtres ultérieurs ne requièrent pas de mise à l’écart ; ou alternativement, si tu dis : C’est le premier Grand Prêtre qui requiert une mise à l’écart, comme ce fut le cas pour tous les prêtres lors de l’inauguration, mais les Grands Prêtres ultérieurs en général, non, ils ne requièrent pas de mise à l’écart avant Yom Kippour ; alors viens et écoute ce qui est dit dans le verset : « Comme cela a été fait en ce jour, ainsi le Seigneur a ordonné de faire », ce qui signifie que c’est une mitsva pour toutes les générations.
תַּנְיָא כְּווֹתֵיהּ דְּרֵישׁ לָקִישׁ: מֹשֶׁה עָלָה בֶּעָנָן, וְנִתְכַּסָּה בֶּעָנָן, וְנִתְקַדֵּשׁ בֶּעָנָן, כְּדֵי לְקַבֵּל תּוֹרָה לְיִשְׂרָאֵל בִּקְדוּשָּׁה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וַיִּשְׁכּוֹן כְּבוֹד ה׳ עַל הַר סִינַי״ — זֶה הָיָה מַעֲשֶׂה אַחַר עֲשֶׂרֶת הַדִּבְּרוֹת, שֶׁהָיוּ תְּחִלָּה לְאַרְבָּעִים יוֹם, דִּבְרֵי רַבִּי יוֹסֵי הַגְּלִילִי.
§ Et une baraitaa été enseignée conformément à l’opinion de Reish Lakish, selon laquelle la réclusion est dérivée du Sinaï : Moïse monta dans la nuée, fut couvert par la nuée, et fut sanctifié dans la nuée, afin de recevoir la Torah pour le peuple juif dans la sainteté, comme il est dit : « Et la gloire du Seigneur demeura sur le mont Sinaï, et la nuée le couvrit pendant six jours, et Il appela Moïse le septième jour du milieu de la nuée » (Exode 24:16). Ce fut un événement qui se produisit après la révélation des Dix Commandements au peuple juif, et ces six jours furent le début des quarante jours pendant lesquels Moïse fut sur la montagne (voir Exode 24:18) ; telle est la déclaration de Rabbi Yosei HaGelili. L’opinion de Rabbi Yosei HaGelili correspond à celle de Reish Lakish ; Moïse se retira pendant six jours avant de recevoir la permission de se tenir en présence de Dieu.
רַבִּי עֲקִיבָא אוֹמֵר: ״וַיִּשְׁכּוֹן כְּבוֹד ה׳״ — מֵרֹאשׁ חוֹדֶשׁ.
Rabbi Akiva dit : Cet incident s’est produit avant la révélation des Dix Commandements au peuple juif, et lorsque la Torah dit : « Et la gloire du Seigneur demeura sur le mont Sinaï », cela fait référence à la révélation de la Présence divine qui a commencé à la Nouvelle Lune de Sivan, soit six jours avant la révélation des Dix Commandements.