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כֵּיצַד הוּא עוֹשֶׂה? אוֹחֵז אֶת הַבָּזֵךְ בְּרֹאשׁ אֶצְבְּעוֹתָיו, וְיֵשׁ אוֹמְרִים בְּשִׁינָּיו, וּמַעֲלֶה בְּגוּדָלוֹ עַד שֶׁמַּגַּעַת לְבֵין אַצִּילֵי יָדָיו, וְחוֹזֵר וּמַחְזִירָהּ לְתוֹךְ חׇפְנָיו, וְצוֹבְרָהּ, כְּדֵי שֶׁיְּהֵא עֲשָׁנָהּ שׁוֹהֶה לָבוֹא. וְיֵשׁ אוֹמְרִים: מְפַזְּרָהּ, כְּדֵי שֶׁיְּהֵא עֲשָׁנָהּ מְמַהֶרֶת לָבוֹא.
Comment doit le Grand Prêtre agir dans le Saint des Saints, lorsqu’il doit placer l’encens sur les braises en prenant une pleine poignée de la cuillère et en la mettant dans ses mains ? Après avoir posé le brasier à terre, il tient l’avant de la cuillère, c’est-à-dire la cuillère à encens, du bout des doigts, et certains disent qu’il la tient avec ses dents. À ce stade, le manche de la cuillère repose entre ses bras. Et il la pousse et la soulève vers le haut lentement avec son pouce vers son corps jusqu’à ce qu’elle arrive entre ses coudes, dont il se sert ensuite pour la retourner. Il remet ensuite l’encens dans ses paumes, après quoi il le verse de ses mains dans le brasier. Et il entasse l’encens en tas sur les braises afin que sa fumée monte lentement. Et certains disent qu’il fait le contraire, c’est-à-dire qu’il le disperse afin que sa fumée monte rapidement.
וְזוֹ הִיא עֲבוֹדָה קָשָׁה שֶׁבַּמִּקְדָּשׁ. זוֹ הִיא וְתוּ לָא? וְהָא אִיכָּא מְלִיקָה! וְהָא אִיכָּא קְמִיצָה! אֶלָּא: זוֹ הִיא עֲבוֹדָה קָשָׁה מֵעֲבוֹדוֹת קָשׁוֹת שֶׁבַּמִּקְדָּשׁ. שְׁמַע מִינַּהּ: חוֹפֵן וְחוֹזֵר וְחוֹפֵן. שְׁמַע מִינַּהּ.
Et cela, le fait de prendre une poignée d’encens, est le rite sacrificiel le plus difficile dans le Temple. La Guemara demande : Celui-ci est le rite le plus difficile, et aucun autre ? Mais il y a la pincée, qui est elle aussi considérée comme extrêmement difficile ; et il y a le fait de prendre une poignée d’une offrande de farine, un autre rite complexe. Plutôt, cela, le fait de prendre une poignée d’encens, est l’un des rites les plus difficiles dans le Temple, plutôt que le seul le plus difficile. En tout cas, on peut apprendre de cela que le Grand Prêtre prend une poignée et en reprend une autre. La Guemara conclut : En effet, apprends de cela qu’il en est ainsi.
אִיבַּעְיָא לְהוּ: שָׁחַט וָמֵת, מַה הוּא שֶׁיִּכָּנֵס אַחֵר בְּדָמוֹ? מִי אָמְרִינַן: ״בְּפַר״ — וַאֲפִילּוּ בְּדָמוֹ שֶׁל פַּר, אוֹ דִילְמָא: ״בְּפַר״ — וְלֹא בְּדָמוֹ שֶׁל פַּר.
§ Un dilemme fut soulevé devant les Sages : si un Grand Prêtre abattit le taureau et mourut, quelle est la halakha quant à savoir si un autre Grand Prêtre peut entrer dans le Saint des Saints avec le sang du taureau que son prédécesseur a abattu ? Disons-nous que le verset : « C’est avec cela qu’Aaron entrera dans le lieu saint, avec un taureau » (Lévitique 16:3) enseigne que le prêtre doit entrer avec le sang d’un taureau, mais qu’il ne doit pas nécessairement s’agir du sang du taureau qu’il a lui-même abattu, et dans ce cas il peut entrer même avec le sang d’un taureau abattu par quelqu’un d’autre ? Ou peut-être faut-il interpréter le verset avec précision : « avec un taureau », et non avec le sang d’un taureau abattu par un autre ?
רַבִּי חֲנִינָא אוֹמֵר: ״בְּפַר״ — וְלֹא בְּדָמוֹ שֶׁל פַּר, וְרֵישׁ לָקִישׁ אָמַר: ״בְּפַר״ — וַאֲפִילּוּ בְּדָמוֹ שֶׁל פַּר. רַבִּי אַמֵּי אָמַר: ״בְּפַר״ — וְלֹא בְּדָמוֹ שֶׁל פַּר, רַבִּי יִצְחָק אָמַר: ״בְּפַר״ — וַאֲפִילּוּ בְּדָמוֹ שֶׁל פַּר.
Les Sages ont débattu de cette question. Rabbi Ḥanina dit : « Avec un taureau », et non avec le sang d’un taureau, ce qui signifie que le Grand Prêtre nouvellement nommé doit abattre un autre taureau, car il ne peut entrer qu’avec le sang d’un taureau qu’il a lui-même abattu. Et Reish Lakish a dit : « Avec un taureau », et même avec le sang d’un taureau. De même, Rabbi Ami a dit : « Avec un taureau » et non avec le sang d’un taureau ; Rabbi Yitzḥak a dit : « Avec un taureau », et même avec le sang d’un taureau.
אֵיתִיבֵיהּ רַבִּי אַמֵּי לְרַבִּי יִצְחָק נַפָּחָא: נִמְנִין וּמוֹשְׁכִין יְדֵיהֶן מִמֶּנּוּ עַד שֶׁיִּשָּׁחֵט, וְאִם אִיתָא — ״עַד שֶׁיִּזְרוֹק״ מִיבְּעֵי לֵיהּ!
Rabbi Ami souleva une objection à Rabbi Yitzḥak Nappaḥa, le forgeron : Pour se joindre à un groupe de personnes qui se sont arrangées pour prendre part ensemble à une seule offrande pascale, des individus peuvent s’inscrire comme faisant partie d’un groupe et ils peuvent s’en retirer et rejoindre un autre groupe jusqu’à ce que l’offrande soit abattue. Et s’il en est ainsi, que le sang d’un animal est considéré comme faisant partie de l’offrande, ce tanna qui a formulé cette déclaration aurait dû dire qu’ils peuvent se retirer jusqu’à ce que le sang soit aspergé. Si, comme tu le soutiens, le sang d’une offrande fait partie de l’offrande elle-même, pourquoi une personne ne peut-elle pas s’inscrire à un groupe d’une offrande pascale ou s’en retirer jusqu’à ce que son sang soit aspergé ?
שָׁנֵי הָתָם, דִּכְתִיב: ״מִהְיוֹת מִשֶּׂה״ — מֵחַיּוּתֵהּ דְּשֶׂה.
Il lui répondit : Là-bas, c’est différent, comme il est écrit : « Et si la maisonnée est trop petite pour un agneau [mehiyot miseh], lui et son voisin le plus proche de sa maison » (Exode 12:4). L’expression « mehiyot miseh » se lit comme meiḥiyutei deseh, à partir de la vie d’un agneau. En d’autres termes, on ne peut se retirer d’un groupe que tant que l’agneau est vivant. Si tel est le cas, son sang n’est pas considéré comme faisant partie de l’agneau pascal en vertu d’un décret spécial de la Torah, qui ne s’applique pas à Yom Kippour.
מֵתִיב מָר זוּטְרָא: וְאֵין פּוֹדִין — לֹא בָּעֵגֶל וְלֹא בְּחַיָּה וְלֹא בִּשְׁחוּטָה וְלֹא בִּטְרֵיפָה וְלֹא בְּכִלְאַיִם וְלֹא בְּכוֹי, אֶלָּא בְּשֶׂה. שָׁאנֵי הָתָם, דְּיָלֵיף ״שֶׂה״ ״שֶׂה״ מִפֶּסַח.
Mar Zutra souleva une objection : Et on ne peut pas racheter un premier-né mâle d’âne avec un veau, ni avec un animal non domestiqué, ni avec un agneau abattu, ni avec un animal atteint d’une condition qui entraînera sa mort dans les douze mois [tereifa], ni avec le produit du croisement interdit d’un agneau et d’une chèvre, ni avec un koy, un animal casher présentant des caractéristiques à la fois d’un animal domestiqué et d’un animal non domestiqué, mais avec un agneau. Cela prouve qu’un animal abattu n’est pas considéré comme un agneau. La Guemara rejette cette affirmation : C’est différent là-bas, car ce tannadéduit une analogie verbale entre « agneau » (Exode 13:13) et « agneau » (Exode 12:4) à partir de l’offrande pascale : De même qu’un agneau abattu ne peut pas être utilisé pour l’offrande pascale, il en va de même dans le cas d’un premier-né d’âne.
אִי מָה לְהַלָּן זָכָר תָּם וּבֶן שָׁנָה, אַף כָּאן זָכָר תָּם וּבֶן שָׁנָה? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״תִּפְדֶּה״ ״תִּפְדֶּה״ רִיבָּה.
La Guemara demande : Si c’est le cas, de même que là-bas, l’offrande pascale doit être mâle, sans défaut et âgée d’un an, de même ici, pour le rachat d’un premier-né d’âne, on devrait être tenu d’utiliser un mâle qui soit sans défaut et âgé d’un an. C’est pourquoi le verset déclare : « Tout premier-né d’un âne, tu le rachèteras avec un agneau ; et si tu ne le rachètes pas, alors tu lui briseras la nuque » (Exode 13:13). La répétition de : « tu le rachèteras », « tu ne le rachètes pas », sert à élargir la définition de l’offrande et à inclure d’autres animaux comme acceptables pour ce rachat, et pas seulement ceux qui conviennent à l’offrande pascale.
אִי ״תִּפְדֶּה״ ״תִּפְדֶּה״ רִיבָּה, אֲפִילּוּ כּוּלְּהוּ נָמֵי! אִם כֵּן, ״שֶׂה״ מַאי אַהֲנִי לֵיהּ?
La Guemara demande : Si les expressions « tu rachèteras » « tu rachèteras » servent à inclure davantage, alors même tous les animaux devraient aussi convenir au rachat d’un âne premier-né, y compris un veau, une bête sauvage, un animal abattu et les autres exceptions énumérées ci-dessus. La Guemara répond : Si tel était le cas, à quoi sert l’analogie verbale de « agneau » ? Il est plutôt évident que certains animaux sont inclus tandis que d’autres sont exclus. En tout état de cause, il est clair que la halakha du sang du taureau à Yom Kippour ne peut pas être dérivée d’ici.

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