חִישֵּׁב בַּחֲתִיַּית גֶּחָלִים, מַהוּ? מַכְשִׁירֵי מִצְוָה כְּמִצְוָה דָּמוּ, אוֹ לָא? תֵּיקוּ.
Quelle est la halakha s’il a eu des pensées invalidantes pendant le ratissage des braises ? Cette pensée invalide-t-elle l’encens ? La Guemara développe : La question ici est de savoir si les actions qui facilitent l’accomplissement d’une mitzva sont considérées comme la mitzva elle-même. Si tel est le cas, le simple ratissage des braises, qui facilite la mitzva de l’encens, est comme le fait de brûler l’encens lui-même ; par conséquent, une pensée impropre disqualifierait l’encens. Ou peut-être que les actions qui facilitent l’accomplissement d’une mitzva ne sont pas considérées comme faisant partie de la mitzva elle-même. Aucune réponse n’a non plus été trouvée à cette question, et la Guemara conclut une fois encore : Qu’elle reste sans résolution.
בְּעוֹ מִינֵּיהּ מֵרַב שֵׁשֶׁת: הוֹלָכָה בִּשְׂמֹאל, מַהוּ? אֲמַר לְהוּ רַב שֵׁשֶׁת, תְּנֵיתוּהָ: נָטַל אֶת הַמַּחְתָּה בִּימִינוֹ וְאֶת הַכַּף בִּשְׂמֹאלוֹ.
§ Les Sages soulevèrent un dilemme devant Rav Sheshet : Quelle est la halakha concernant le fait de porter le sang dans la main gauche ? Cet acte est-il valide, ou bien le fait de porter, comme la réception et l’aspersion du sang, est-il un acte qui doit être accompli avec la main droite ? Rav Sheshet leur dit : Nous l’avons déjà appris ; il y a une réponse à cette question dans la michna : Il prit la pelle à braises dans sa main droite et la cuillère dans sa main gauche. Cela prouve que, bien que la cuillère soit portée dans la main gauche jusqu’au lieu du service, le rite est valide.
וְנִפְשׁוֹט לְהוּ מֵהָא דִּתְנַן: הָרֶגֶל שֶׁל יָמִין בִּשְׂמֹאל וּבֵית עוֹרָהּ לַחוּץ!
La Guemara demande : Résolvons donc ce dilemme pour eux à partir de ce que nous avons appris dans une michna : le prêtre qui avait le privilège de porter la tête et la jambe de l’offrande quotidienne jusqu’à la rampe portait la jambe droite dans sa main gauche, avec sa peau entière tournée vers l’extérieur et l’endroit de l’abattage sur le cou tourné vers le prêtre. Cette michna prouve également que porter avec la main gauche est acceptable.
אִי מֵהָתָם, הֲוָה אָמֵינָא: הָנֵי מִילֵּי הוֹלָכָה דְּלָא מְעַכְּבָא כַּפָּרָה, אֲבָל הוֹלָכָה דִּמְעַכְּבָא כַּפָּרָה — לָא, קָמַשְׁמַע לַן.
La Guemara rejette cette affirmation : Si la preuve vient de là, j’aurais dit : Cela s’applique uniquement à un type de transport qui n’invalide pas l’expiation, car même si les membres ne sont pas portés jusqu’à l’autel, l’expiation est néanmoins obtenue par l’aspersion du sang. Le rite est valide même si les membres de l’offrande quotidienne ne sont pas brûlés du tout. Cependant, en ce qui concerne le type de transport qui invalide l’expiation, par exemple le transport du sang jusqu’à l’autel, non, peut-être faut-il le faire précisément avec la main droite. Rav Sheshet nous enseigne donc à partir de la michna que, bien que le transport de la cuillère soit nécessaire pour la mitsva, le rite reste néanmoins valide si elle est portée dans la main gauche.