שֶׁדּוֹמֶה לְפָז. זָהָב שָׁחוּט — שֶׁנִּטְוֶה כְּחוּט. זָהָב סָגוּר — בְּשָׁעָה שֶׁנִּפְתָּח כָּל הַחֲנוּיוֹת נִסְגָּרוֹת. זְהַב פַּרְוַיִם — שֶׁדּוֹמֶה לְדַם הַפָּרִים.
parce qu’il ressemble à l’éclat des perles [paz] dans la manière dont il scintille. L’or shaḥut est ainsi nommé parce qu’il est très malléable et est filé comme un fil [shenitve keḥut]. Shaḥut est une contraction des mots shenitve keḥut. L’or fermé est ainsi appelé parce que, lorsqu’une boutique ouvre pour le vendre, toutes les autres boutiques ferment, car personne ne souhaite acheter un autre type d’or. L’or Parvayim est ainsi nommé parce que sa rougeur ressemble au sang des taureaux [parim].
רַב אָשֵׁי אָמַר: חֲמִשָּׁה הֵן, וְכׇל חַד וְחַד אִית בֵּיהּ זָהָב וְזָהָב טוֹב. תַּנְיָא נָמֵי הָכִי: בְּכׇל יוֹם הָיָה זְהָבָהּ יָרוֹק, וְהַיּוֹם אָדוֹם — וְהַיְינוּ זְהַב פַּרְוַיִם שֶׁדּוֹמֶה לְדַם הַפָּרִים.
Rav Ashi a dit : Il n’y a en fait que cinq types d’or, les cinq derniers de la liste de Rav Ḥisda. L’or et le bon or ne sont pas des catégories indépendantes ; au contraire, chacun et tous les types d’or ont deux variétés : de l’or ordinaire et une variété supérieure appelée bon or. Cela a également été enseigné dans une baraita au sujet de l’or parvayim : Chaque autre jour, la pelle à braises était faite d’or verdâtre, mais en ce jour elle était faite d’un or rouge, et c’est l’or parvayim, qui ressemble au sang des taureaux.
בְּכׇל יוֹם מַקְרִיב פְּרָס שַׁחֲרִית וְכוּ׳. בְּכׇל יוֹם הָיְתָה דַּקָּה, וְהַיּוֹם דַּקָּה מִן הַדַּקָּה. תָּנוּ רַבָּנַן: ״דַּקָּה״ מָה תַּלְמוּד לוֹמַר? וַהֲלֹא כְּבָר נֶאֱמַר: ״וְשָׁחַקְתָּ מִמֶּנָּה הָדֵק״! אֶלָּא, לְהָבִיא דַּקָּה מִן הַדַּקָּה.
§ La michna déclare : Chaque autre jour, un prêtre offrait un peras, la moitié d’un maneh, d’encens le matin, et un peras l’après-midi, mais en ce jour le Grand Prêtre ajoute une pleine poignée supplémentaire d’encens et la brûle dans le Saint des Saints. Chaque autre jour, l’encens était broyé finement comme le prescrit la Torah, mais en ce jour il était extrêmement fin. Les Sages ont enseigné dans une baraita : Le verset dit au sujet de l’encens de Yom Kippour qu’il est « un encens aromatique finement broyé » (Lévitique 16:12). Que vient enseigner le verset par cela ? N’a-t-il pas déjà été dit : « Tu en broieras une partie très finement » (Exode 30:36) ? Au contraire, cela enseigne qu’à Yom Kippour l’encens doit être extrêmement fin.
בְּכׇל יוֹם כֹּהֲנִים עוֹלִין בְּמִזְרָחוֹ שֶׁל כֶּבֶשׁ. דְּאָמַר מָר: כׇּל פִּינּוֹת שֶׁאַתָּה פּוֹנֶה לֹא יְהוּ אֶלָּא דֶּרֶךְ יָמִין לַמִּזְרָח.
§ La michna déclare : Tous les autres jours, les prêtres montent du côté est de la rampe. Une baraita explique la raison de cela : Comme le Maître l’a dit : Tous les tournants que tu effectues doivent être uniquement vers la droite, ce qui, après être monté sur l’autel, signifie qu’on se tournera vers l’est et qu’on contournera l’autel dans le sens inverse des aiguilles d’une montre. Lorsqu’ils descendaient, ils tournaient de nouveau à droite, c’est-à-dire vers l’ouest de la rampe.
וְהַיּוֹם (עוֹלִין) בָּאֶמְצַע (וְיוֹרְדִין) בָּאֶמְצַע. מַאי טַעְמָא — מִשּׁוּם כְּבוֹדוֹ דְּכֹהֵן גָּדוֹל.
§ La michna continue : Mais en ce jour les prêtres montent au milieu de la rampe et descendent au milieu. Quelle en est la raison ? En raison de l’éminence du Grand Prêtre, il ne doit pas marcher sur le côté mais au milieu.
בְּכׇל יוֹם כֹּהֵן [גָּדוֹל] מְקַדֵּשׁ יָדָיו וְרַגְלָיו מִן הַכִּיּוֹר וְכוּ׳. מַאי טַעְמָא — מִשּׁוּם כְּבוֹדוֹ שֶׁל כֹּהֵן גָּדוֹל.
§ Nous avons appris dans la michna que chaque autre jour le Grand Prêtre sanctifie ses mains et ses pieds à partir de la cuve, comme les autres prêtres, et en ce jour il les sanctifie à partir du récipient d’or. Quelle en est la raison ? En raison de l’éminence du Grand Prêtre.
בְּכׇל יוֹם הָיוּ שָׁם אַרְבַּע מַעֲרָכוֹת. תָּנוּ רַבָּנַן: בְּכׇל יוֹם הָיוּ שְׁתַּיִם מַעֲרָכוֹת, וְהַיּוֹם שָׁלֹשׁ. אַחַת מַעֲרָכָה גְּדוֹלָה, וְאַחַת מַעֲרָכָה שְׁנִיָּה שֶׁל קְטוֹרֶת, וְאַחַת שֶׁמּוֹסִיפִין בּוֹ בַּיּוֹם, דִּבְרֵי רַבִּי יְהוּדָה.
§ La michna déclare : Chaque autre jour, il y avait quatre arrangements de bois là, sur l’autel, mais ce jour-là il y en avait cinq. Les Sages ont enseigné dans la Tosefta : Chaque autre jour, il y avait deux arrangements de bois sur l’autel, mais en ce jour il y en avait trois : Un, le grand arrangement ; et un, le deuxième arrangement pour les braises pour l’encens ; et un, l’arrangement supplémentaire de bois, qu’ils ajoutent ce jour-là pour l’encens qui est brûlé dans le Saint des Saints. Telle est la déclaration de Rabbi Yehouda.
רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: בְּכׇל יוֹם שָׁלֹשׁ, וְהַיּוֹם אַרְבַּע. אַחַת שֶׁל מַעֲרָכָה גְּדוֹלָה, וְאַחַת מַעֲרָכָה שְׁנִיָּה שֶׁל קְטוֹרֶת, וְאַחַת שֶׁל קִיּוּם הָאֵשׁ, וְאַחַת שֶׁמּוֹסִיפִין בּוֹ בַּיּוֹם.
Rabbi Yossei dit : Tous les autres jours, il y avait trois agencements, mais en ce jour-là, il y en avait quatre : Un, le grand agencement ; et un, le deuxième agencement pour l’encens ; et un, pour l’entretien du feu, afin que, si le feu du grand agencement commence à faiblir, on puisse y ajouter du bois de cet agencement pour raviver les flammes ; et un, l’agencement supplémentaire de bois qu’ils ajoutent ce jour-là pour l’encens qui est brûlé dans le Saint des Saints.
רַבִּי (מֵאִיר) אוֹמֵר: בְּכׇל יוֹם אַרְבַּע, וְהַיּוֹם חָמֵשׁ. אַחַת שֶׁל מַעֲרָכָה גְּדוֹלָה, וְאַחַת שֶׁל מַעֲרָכָה שְׁנִיָּה שֶׁל קְטוֹרֶת, וְאַחַת שֶׁל קִיּוּם הָאֵשׁ, וְאַחַת לְאֵיבָרִים וּפְדָרִים שֶׁלֹּא נִתְעַכְּלוּ מִבָּעֶרֶב, וְאַחַת שֶׁמּוֹסִיפִין בּוֹ בַּיּוֹם.
Rabbi Meir dit : Tous les autres jours, il y avait quatre agencements de bois sur l’autel, mais en ce jour il y en avait cinq : Un, le grand agencement ; et un, le deuxième agencement pour l’encens ; et un, pour l’entretien du feu ; et un, pour brûler les membres et les graisses qui n’avaient pas été entièrement consumés sur l’autel le soir précédent ; et un, l’agencement supplémentaire de bois qu’ils ajoutent ce jour-là pour l’encens qui est brûlé dans le Saint des Saints.
דְּכוּלֵּי עָלְמָא מִיהַת תַּרְתֵּי אִית לְהוּ, מְנָלַן? אָמַר קְרָא: ״הִיא הָעוֹלָה עַל מוֹקְדָה עַל הַמִּזְבֵּחַ כׇּל הַלַּיְלָה״ — זוֹ מַעֲרָכָה גְּדוֹלָה. ״וְאֵשׁ הַמִּזְבֵּחַ תּוּקַד בּוֹ״ — זוֹ מַעֲרָכָה שְׁנִיָּה שֶׁל קְטוֹרֶת. וְרַבִּי יוֹסֵי, קִיּוּם הָאֵשׁ מְנָא לֵיהּ? נָפְקָא לֵיהּ: מִ״וְּהָאֵשׁ עַל הַמִּזְבֵּחַ תּוּקַד בּוֹ״.
La Guemara analyse les différentes opinions : Quoi qu’il en soit, tous ont au moins deux agencements dans leurs calculs. D’où l’apprenons-nous ? Le verset déclare : « C’est l’holocauste sur la flamme sur l’autel toute la nuit » (Lévitique 6:2) ; cela fait référence au grand agencement. Il est dit plus loin : « Et le feu de l’autel y brûlera » (Lévitique 6:2), cette mention supplémentaire du feu fait référence au deuxième agencement, qui est pour l’encens. Et d’où Rabbi Yossei apprend-il l’agencement supplémentaire pour l’entretien du feu ? Il le déduit du verset : « Et le feu sur l’autel y brûlera » (Lévitique 6:5), qui mentionne le feu pour la troisième fois.
וְרַבִּי יְהוּדָה: הָהוּא, לְהַצָּתַת אֲלִיתָא הוּא דַּאֲתָא. דְּתַנְיָא, הָיָה רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: מִנַּיִין לְהַצָּתַת אֲלִיתָא שֶׁלֹּא תְּהֵא אֶלָּא בְּרֹאשׁוֹ שֶׁל מִזְבֵּחַ? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וְהָאֵשׁ עַל הַמִּזְבֵּחַ תּוּקַד בּוֹ״. אָמַר רַבִּי יוֹסֵי: מִנַּיִין שֶׁעוֹשֶׂה מַעֲרָכָה לְקִיּוּם הָאֵשׁ? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וְהָאֵשׁ עַל הַמִּזְבֵּחַ תּוּקַד בּוֹ״.
Et comment Rabbi Yehuda, qui soutient qu’il n’y a normalement que deux arrangements, explique-t-il cette troisième mention d’un feu ? Cette mention supplémentaire vient enseigner au sujet de l’allumage des fins copeaux de bois, qui servaient à allumer les feux sur l’autel, comme cela a été enseigné dans une baraita : Rabbi Yehuda avait l’habitude de dire : D’où est-il déduit que l’allumage des copeaux de bois doit se faire uniquement au sommet de l’autel, plutôt que de les allumer au bas de l’autel puis de les monter ? Le verset déclare : “Et le feu sur l’autel y brûlera” (Lévitique 6:5), ce qui indique que le feu qu’on y apporte doit être allumé sur l’autel lui-même. Rabbi Yosei dit : D’où est-il déduit qu’on prépare un arrangement pour l’entretien du feu ? Le verset déclare : “Et le feu sur l’autel y brûlera” (Lévitique 6:5).
וְרַבִּי יוֹסֵי, הַצָּתַת אֲלִיתָא מְנָא לֵיהּ? נָפְקָא לֵיהּ מֵהֵיכָא דְּנָפְקָא לֵיהּ לְרַבִּי שִׁמְעוֹן. דְּתַנְיָא: ״וְנָתְנוּ בְּנֵי אַהֲרֹן הַכֹּהֵן אֵשׁ עַל הַמִּזְבֵּחַ״ — לִימֵּד עַל הַצָּתַת אֲלִיתָא שֶׁלֹּא תְּהֵא אֶלָּא בְּכֹהֵן כָּשֵׁר וּבִכְלִי שָׁרֵת, דִּבְרֵי רַבִּי יְהוּדָה. אָמַר לוֹ רַבִּי שִׁמְעוֹן: וְכִי תַּעֲלֶה עַל דַּעְתְּךָ שֶׁזָּר קָרֵב לְגַבֵּי מִזְבֵּחַ? אֶלָּא, לִימֵּד עַל הַצָּתַת אֲלִיתָא שֶׁלֹּא תְּהֵא אֶלָּא בְּרֹאשׁוֹ שֶׁל מִזְבֵּחַ.
Et d’où Rabbi Yossei déduit-il que l’allumage des copeaux de bois doit se faire au sommet de l’autel ? Il le déduit du même endroit d’où Rabbi Shimon le déduit. Comme il a été enseigné dans une baraita : Le verset déclare : « Et les fils d’Aaron le prêtre mettront du feu sur l’autel » (Lévitique 1:7), ce qui enseigne au sujet de l’allumage des copeaux de bois, qu’il ne peut être effectué que par un prêtre apte et vêtu des vêtements sacerdotaux de service ; telle est la déclaration de Rabbi Yehouda. Rabbi Shimon lui dit : Il n’est pas nécessaire d’avoir un verset pour enseigner qu’un prêtre doit allumer les copeaux, car pourrait-il te venir à l’esprit qu’un non-prêtre puisse s’approcher de l’autel ? Au contraire, ce verset enseigne au sujet de l’allumage des copeaux de bois, qu’ils ne peuvent être allumés qu’au sommet de l’autel.
וְרַבִּי יְהוּדָה? אִי מֵהָתָם, הֲוָה אָמֵינָא: קָאֵי אַאַרְעָא וְעָבֵיד בְּמַפּוּחָא, קָא מַשְׁמַע לַן.
Et que répondrait Rabbi Yehouda au raisonnement de Rabbi Shimon ? Si cette halakha avait été dérivée de là, j’aurais dit qu’un non-prêtre pourrait allumer le feu sur l’autel en se tenant sur le sol en bas et en utilisant un soufflet pour attiser les flammes au sommet de l’autel. Par conséquent, ce verset nous enseigne qu’en toutes circonstances, la personne qui allume le feu doit être un prêtre.
וְרַבִּי מֵאִיר, אֵיבָרִים וּפְדָרִים שֶׁלֹּא נִתְעַכְּלוּ מִבָּעֶרֶב, מְנָא לֵיהּ? נָפְקָא לֵיהּ: מִ״וְּאֵשׁ״. וְרַבָּנַן — וָאו לָא דָּרְשִׁי.
Et d’où Rabbi Meir apprend-il qu’il existe un arrangement supplémentaire pour les membres et les graisses qui n’ont pas été entièrement consumés sur l’autel le soir précédent ? Il le déduit de l’expression « et le feu ». Le mot apparemment superflu « et » fait allusion à l’existence d’un arrangement supplémentaire. Et les Sages, c’est-à-dire Rabbi Yossei et Rabbi Yehouda, qui sont en désaccord, n’interprètent pas le mot « et ».
וְרַבָּנַן, אֵיבָרִים וּפְדָרִים שֶׁלֹּא נִתְעַכְּלוּ מִבָּעֶרֶב מַאי עָבֵיד לְהוּ? מַהְדַּר לְהוּ לְמַעֲרָכָה גְּדוֹלָה. דְּתַנְיָא: מִנַּיִין לְאֵיבָרִים וּפְדָרִים שֶׁלֹּא נִתְעַכְּלוּ מִבָּעֶרֶב
Et selon les Rabbins, que font-ils des membres et des graisses qui n’ont pas été entièrement consumés sur l’autel la veille au soir ? Où sont-ils brûlés ? Un prêtre les remet sur le grand bûcher, où le processus de leur combustion s’achève. Comme il a été enseigné dans une baraita : D’où est-il déduit que pour les membres et les graisses qui n’ont pas été entièrement consumés sur l’autel la veille au soir,