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אֶלָּא בִּשְׁעַת הַקְטָרָה.
sauf pendant la combustion de l’encens.
וְהָא אִיכָּא הָא מַעֲלָה, דְּאִילּוּ מֵהֵיכָל פָּרְשִׁי בֵּין בִּקְדוּשָּׁה דִידֵיהּ, בֵּין בִּקְדוּשָּׁה דְּלִפְנַי וְלִפְנִים, וְאִילּוּ מִבֵּין הָאוּלָם וְלַמִּזְבֵּחַ לָא פָּרְשִׁי אֶלָּא בִּקְדוּשָּׁה דְהֵיכָל! אָמַר רָבָא: שֵׁם פְּרִישָׁה אַחַת הִיא.
Mais il existe aussi cette norme plus élevée : alors que du Sanctuaire ils se retirent à la fois pendant sa propre sanctification, c’est-à-dire les aspersions de sang dans le Sanctuaire, et pendant la sanctification de la chambre la plus intérieure, c’est-à-dire le Saint des Saints, mais de la zone entre le Portique et l’autel, ils se retirent seulement pendant la sanctification du Sanctuaire. Rava dit : En effet, il existe de nombreuses distinctions, mais la baraita n’en enseigne qu’une seule, parce que toutes les distinctions relèvent d’une seule catégorie de retrait.
אָמַר מָר: כָּךְ פּוֹרְשִׁין בִּשְׁעַת מַתַּן פַּר כֹּהֵן מָשִׁיחַ, וּפַר הֶעְלֵם דָּבָר שֶׁל צִבּוּר, וּשְׂעִירֵי עֲבוֹדָה זָרָה. מְנָא לַן? אָמַר רַבִּי פְּדָת: אָתְיָא ״כַּפָּרָה״ ״כַּפָּרָה״ מִיּוֹם הַכִּפּוּרִים.
La Guemara continue d’analyser la baraita : Le Maître a dit dans la baraita : De même qu’ils se retirent de la zone située entre le Vestibule et l’autel pendant la combustion de l’encens, ils se retirent de même pendant les aspersions de sang du taureau du prêtre oint ; du taureau pour un péché communautaire involontaire ; et des boucs de l’idolâtrie. D’où tirons-nous cela ? Rabbi Pedat a dit : Cela est dérivé par une analogie verbale entre le mot expiation dit au sujet de ces offrandes et le mot expiation tiré de l’interdiction de Yom Kippour.
אָמַר רַב אַחָא בַּר אַהֲבָה, שְׁמַע מִינַּהּ: מַעֲלוֹת דְּאוֹרָיְיתָא, וְהָכִי גְּמִירִי לְהוּ.
Rav Aḥa bar Ahava a dit : Apprends d’ici qu’il existe une interdiction dans la zone située entre le Portique et l’autel. Les normes plus strictes appliquées aux différentes zones du Temple sont définies par la loi de la Torah, et les Sages les ont apprises comme une tradition.
דְּאִי סָלְקָא דַעְתָּךְ דְּרַבָּנַן, מַאי שְׁנָא בֵּין הָאוּלָם וְלַמִּזְבֵּחַ? דִּילְמָא מִיקְּרוּ וְעָיְילִי — מִכּוּלַּהּ עֲזָרָה נָמֵי נִפְרְשׁוּ, דִּילְמָא מִיקְּרוּ וְעָיְילִי!
Comme s’il pouvait vous venir à l’esprit que ces normes sont définies par la loi rabbinique, qu’y a-t-il de différent dans la zone entre le Portique et l’autel pour que l’interdiction ne s’applique que là ? Peut-être que d’autres prêtres pourraient accidentellement entrer dans le Sanctuaire pendant qu’on y brûle l’encens. Mais si telle est la raison, alors le décret rabbinique devrait exiger qu’ils se retirent aussi de toute la cour du Temple, puisque peut-être qu’ils pourraient accidentellement entrer. Le fait que l’interdiction ne s’étende pas à la cour du Temple suggère que ces normes sont définies par la loi de la Torah.
בֵּין הָאוּלָם וְלַמִּזְבֵּחַ, כֵּיוָן דְּלָא מַפְסֵיק מִידֵּי — לָא מִינַּכְרָא מִילְּתָא. עֲזָרָה, כֵּיוָן דְּאִיכָּא מִזְבֵּחַ הַחִיצוֹן דְּמַפְסֵיק — מִינַּכְרָא מִילְּתָא.
La Guemara rejette le raisonnement de Rav Aḥa bar Ahava : l’interdiction pourrait en effet être rabbinique. Néanmoins, il est raisonnable de la limiter à la zone entre le Portique et l’autel, comme suit : Puisqu’il n’y a rien qui la sépare du Sanctuaire, la distinction entre les deux zones n’est pas manifeste, et les gens peuvent donc se tromper et entrer. Mais en ce qui concerne la cour du Temple, puisqu’il y a l’autel extérieur qui sépare le reste de la cour du Temple du Sanctuaire, la distinction entre les zones est manifeste, et il n’est donc pas nécessaire d’étendre l’interdiction à toute la cour du Temple.
אָמַר רָבָא, שְׁמַע מִינַּהּ: קְדוּשַּׁת אוּלָם וְהֵיכָל חֲדָא מִילְּתָא הִיא. דְּאִי סָלְקָא דַּעְתָּךְ שְׁתֵּי קְדוּשּׁוֹת נִינְהוּ, אוּלָם גּוּפֵיהּ גְּזֵירָה, וְנֵיקוּם וְנִגְזוֹר גְּזֵירָה לִגְזֵירָה?!
Rava a dit : Apprends de ce fait qu’il existe une interdiction rabbinique dans la zone située entre le Portique et l’autel. La sainteté du Portique et la sainteté du Sanctuaire sont une seule et même chose, c’est-à-dire qu’ils y partagent la même sainteté, et par conséquent l’interdiction de la Torah s’applique aussi au Portique. Car si l’on pouvait te faire penser que ces zones ont deux niveaux distincts de sainteté, il en résulterait que l’interdiction de se trouver dans le Portique est elle-même un décret rabbinique. Mais allons-nous nous lever et promulguer un décret pour empêcher la violation d’un autre décret, en interdisant d’être présent dans la zone entre le Portique et l’autel, de peur que l’on n’entre dans le Portique lui-même ?
לָא, אוּלָם וּבֵין הָאוּלָם וְלַמִּזְבֵּחַ חֲדָא קְדוּשָּׁה הִיא, הֵיכָל וְאוּלָם שְׁתֵּי קְדוּשּׁוֹת.
La Guemara rejette le raisonnement de Rava : Non, il ne s’agirait pas d’un cas où l’on édicte un décret pour empêcher la violation d’un autre décret, car le Vestibule et la zone entre le Vestibule et l’autel partagent une seule sainteté. Par conséquent, toute interdiction appliquée à l’un s’appliquera certainement aussi à l’autre. Cependant, le Sanctuaire et le Vestibule ont deux saintetés distinctes.
בְּכׇל יוֹם הָיָה חוֹתֶה בְּשֶׁל כֶּסֶף וְכוּ׳. מַאי טַעְמָא? הַתּוֹרָה חָסָה עַל מָמוֹנָן שֶׁל יִשְׂרָאֵל.
§ La michna déclare : Chaque autre jour, un prêtre ramassait les braises avec une pelle faite d’argent et versait les braises de là dans une pelle d’or. La Guemara demande : Quelle est la raison pour laquelle la pelle d’or n’était pas utilisée pour ramasser les braises ? La Guemara répond : Parce que la Torah a épargné l’argent du peuple juif. Puisque la pelle s’use à l’usage, il est préférable d’utiliser une pelle en argent, moins coûteuse.
וְהַיּוֹם חוֹתֶה בְּשֶׁל זָהָב וּבָהּ הָיָה מַכְנִיס. מַאי טַעְמָא? מִשּׁוּם חוּלְשָׁא דְּכֹהֵן גָּדוֹל.
§ La michna continue : Mais en ce jour-là, à Yom Kippour, le Grand Prêtre prend avec une pelle à braises en or, et avec cette pelle à braises, il apportait les braises à l’intérieur du Saint des Saints. La Guemara demande : Quelle est la raison pour laquelle, à Yom Kippour, on n’utilise qu’une seule pelle ? En raison de la faiblesse du Grand Prêtre. Il doit accomplir tout le service lui-même tout en jeûnant ; n’utiliser qu’une seule pelle minimise son effort.
בְּכׇל יוֹם בְּשֶׁל אַרְבַּעַת קַבִּין וְכוּ׳. תָּנָא: נִתְפַּזְּרוּ לוֹ קַב גֶּחָלִים, מְכַבְּדָן לָאַמָּה.
§ La michna déclare : Chaque autre jour, un prêtre ramassait les braises avec une pelle de quatre kav et versait les braises dans une pelle de trois kav. Rabbi Yossei dit : Chaque autre jour, un prêtre ramassait avec une pelle d’une se’a, soit six kav, puis versait les braises dans une pelle de trois kav. Il a été enseigné dans une michna (Tamid 33a) : Lorsqu’il versait d’une pelle de quatre kav dans une pelle de trois kav, un kav de braises se dispersait, et il les balayait dans le canal qui passait par le Temple et se jetait dans le ruisseau du Cédron.
תָּנֵי חֲדָא: קַב, וְתַנְיָא אִידַּךְ: קַבַּיִים. בִּשְׁלָמָא הָךְ דְּתָנֵי קַב — רַבָּנַן. אֶלָּא הָךְ דְּתָנֵי קַבַּיִים, מַנִּי? לָא רַבָּנַן וְלָא רַבִּי יוֹסֵי!
Il a été enseigné dans unebaraita : Un kav de braises s’est dispersé. Et il a été enseigné dans une autrebaraita : Deux kav se sont dispersés. La Guemara commente : Soit, cettebaraita, qui enseigne que un seul kav s’est dispersé, est compréhensible. Elle est conforme à l’opinion des Sages, le premier tanna de la michna, qui soutiennent que les braises sont versées d’une pelle à braises de quatre kav dans une de trois. Mais cette autrebaraita, qui enseigne que deux kav de braises se sont dispersés, conformément à l’opinion de qui est-elle ? Elle n’est pas conforme à l’opinion des Sages ni à l’opinion de Rabbi Yosei. Selon Rabbi Yosei, trois kav de braises se seraient dispersés.
אָמַר רַב חִסְדָּא: רַבִּי יִשְׁמָעֵאל בְּנוֹ שֶׁל רַבִּי יוֹחָנָן בֶּן בְּרוֹקָה הִיא, דְּתַנְיָא: רַבִּי יִשְׁמָעֵאל בְּנוֹ שֶׁל רַבִּי יוֹחָנָן בֶּן בְּרוֹקָה אוֹמֵר: בְּשֶׁל קַבַּיִים הָיָה מַכְנִיס.
Rav Ḥisda a dit : Cela est conforme à l’opinion de Rabbi Yishmael, fils de Rabbi Yoḥanan ben Beroka, comme cela a été enseigné dans une baraita : Rabbi Yishmael, fils de Rabbi Yoḥanan ben Beroka, dit : Avec une pelle à braises de deux kav il apportait les braises dans le Saint des Saints. Si l’on accepte l’opinion des Sages selon laquelle les braises étaient recueillies avec une pelle à braises de quatre kav, deux kav se dispersaient.
רַב אָשֵׁי אָמַר: אֲפִילּוּ תֵּימָא רַבִּי יוֹסֵי, וְהָכִי קָאָמַר: בְּכׇל יוֹם הָיָה חוֹתֶה בְּשֶׁל סְאָה מִדְבָּרִית, וּמְעָרֶה לְתוֹךְ שְׁלֹשֶׁת קַבִּין יְרוּשַׁלְמִיּוֹת.
Rav Ashi a dit : On peut même dire que cette baraita est conforme à l’opinion de Rabbi Yosei, et voici ce qu’il dit : Chaque autre jour, un prêtre prélevait avec une pelle à braises d’une se’a du désert, qui équivaut à cinq kav de Jérusalem, puis il versait les braises dans une pelle à braises de trois kav de Jérusalem. Par conséquent, deux kav se dispersaient.
בְּכׇל יוֹם הָיְתָה כְּבֵידָה, וְהַיּוֹם קַלָּה. תָּנָא, בְּכׇל יוֹם הָיְתָה גִּלְדָּהּ עָבֶה, וְהַיּוֹם רַךְ. בְּכׇל יוֹם הָיְתָה קְצָרָה, וְהַיּוֹם אֲרוּכָּה. מַאי טַעְמָא — כְּדֵי שֶׁתְּהֵא זְרוֹעוֹ שֶׁל כֹּהֵן גָּדוֹל מְסַיַּיעְתּוֹ.
§ La michna déclare : Chaque autre jour, la pelle à braises était lourde, mais ce jour-là elle était légère. Il a été enseigné dans une baraita : Chaque autre jour son côté était épais, mais ce jour-là il était souple et fin. Chaque autre jour son manche était court, mais ce jour-là il était long. Quelle en est la raison ? Afin que le bras du Grand Prêtre puisse l’aider à porter la pelle à braises, c’est-à-dire qu’il pouvait la soutenir en l’appuyant contre son bras au lieu d’en porter tout le poids dans sa main.
תָּנָא, בְּכׇל יוֹם לֹא הָיָה לָהּ נִיאַשְׁתִּיק, וְהַיּוֹם הָיָה לָהּ נִיאַשְׁתִּיק. דִּבְרֵי בֶּן הַסְּגָן.
Il a été enseigné dans une baraita : Les autres jours, il n’avait pas d’anneau, mais en ce jour il a un anneau à l’extrémité du manche, qui cliquette contre lui et produit un son, en accomplissement du verset : « Et son bruit sera entendu quand il entrera dans le Sanctuaire » (Exode 28:35) ; telle est la déclaration du fils du suppléant.
בְּכׇל יוֹם הָיָה זְהָבָהּ יָרוֹק. אָמַר רַב חִסְדָּא: שִׁבְעָה זְהָבִים הֵן: זָהָב, וְזָהָב טוֹב, וּזְהַב אוֹפִיר, וְזָהָב מוּפָז, וְזָהָב שָׁחוּט, וְזָהָב סָגוּר, וּזְהַב פַּרְוַיִם. זָהָב וְזָהָב טוֹב, דִּכְתִיב: ״וּזְהַב הָאָרֶץ הַהִוא טוֹב״. זְהַב אוֹפִיר — דְּאָתֵי מֵאוֹפִיר. זָהָב מוּפָז —
§ La michna déclare : Tous les autres jours, il était en or verdâtre, mais ce jour-là il était en or rougeâtre. Rav Ḥisda a dit : Il existe sept types d’or mentionnés dans la Torah : or, bon or, et or d’Ophir (I Rois 10:11), et or étincelant (I Rois 10:18), et or shaḥut (I Rois 10:17), et or fermé (I Rois 10:21), et or parvayim (II Chroniques 3:6). La Guemara explique la raison de ces noms : Il y a une distinction entre l’or et le bon or, comme il est écrit dans le verset : « Et l’or de ce pays est bon » (Genèse 2:12), ce qui indique l’existence d’un or de qualité supérieure. L’or d’Ophir est l’or qui vient d’Ophir. L’or étincelant [mufaz] est ainsi nommé

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