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וְלָא פְּלִיג רַבִּי יְהוּדָה!
Et Rabbi Yehouda n’est pas en désaccord. La michna implique que même lui est d’accord avec la décision de la michna.
אָמַר אַבָּיֵי: כֵּיוָן דְּאָמַר מָר ״מַשְׁמָע מוֹצִיא מִיַּד מַשְׁמָע וּמַשְׁמָע מִמֵּילָא״ — פְּלִיג.
Abaye a dit : Puisque le Maître, c’est-à-dire Oulla, a dit : À certaines étapes, les conditions implicites dans la formulation du verset excluent l’application de conditions implicites dans un verset antérieur décrivant une étape antérieure, tandis qu’à d’autres étapes, les conditions implicites dans la formulation du verset tiennent par elles-mêmes et s’appliquent aussi aux étapes suivantes. Puisqu’il ressort clairement de l’opinion des Sages que le verset décrivant la prise et l’immersion de l’hysope doit être compris comme indiquant un changement de conditions, il s’ensuit nécessairement que Rabbi Yehouda doit lui aussi supposer qu’il y a un changement de conditions, comme expliqué ci-dessus. Par conséquent, il n’est certainement pas d’accord avec la décision de la michna, bien que son opinion dissidente ne soit pas consignée dans la michna.
״וְהִזָּה הַטָּהוֹר עַל הַטָּמֵא״. ״טָהוֹר״ מִכְּלָל שֶׁהוּא טָמֵא, לִימֵּד עַל טְבוּל יוֹם שֶׁכָּשֵׁר בְּפָרָה.
La Guemara explique le verset suivant : « Et le pur fera l’aspersion sur l’impur » (Nombres 19:19). Le verset précédent indique déjà que celui qui fait l’aspersion doit être rituellement pur. Cette exigence est répétée ici afin de permettre l’inférence suivante : il est pur, ce qui par inférence suggère qu’au départ il était rituellement impur et qu’il a maintenant ôté cette impureté. Ce fait n’est significatif que si la référence vise une personne qui n’a pas encore achevé son processus de purification. Ainsi, la répétition de l’exigence selon laquelle celui qui fait l’aspersion doit être pur enseigne au sujet de celui qui s’est immergé ce jour-là, qu’il est qualifié pour faire l’aspersion des eaux dans le rite de la génisse rousse. Il s’agit d’une personne qui a été rendue rituellement impure par un type d’impureté rituelle dont elle ne deviendra pleinement rituellement pure qu’à la tombée de la nuit.
אָמַר רַבִּי אַסִּי: כִּי הֲווֹ בַּהּ רַבִּי יוֹחָנָן וְרֵישׁ לָקִישׁ בְּפָרָה, לָא מַסְּקִי מִינַּהּ אֶלָּא כְּמַאי דְּמַסֵּיק תַּעֲלָא מִבֵּי כְרָבָא. אֶלָּא אָמְרִי: ״מַשְׁמָע מוֹצִיא מִיַּד מַשְׁמָע וּמַשְׁמָע מִמֵּילָא״.
Rabbi Asi a dit : Lorsque Rabbi Yoḥanan et Reish Lakish ont analysé le passage de la génisse rousse afin d’essayer d’identifier un modèle cohérent dans la manière dont les conditions implicites doivent être comprises, c’est-à-dire quand elles existent pour exclure des conditions implicites aux étapes précédentes, et quand elles impliquent des conditions qui restent en vigueur aux étapes suivantes. Ils n’en ont tiré que la quantité de terre que le renard fait remonter d’un champ labouré, ce qui signifie qu’ils sont parvenus à peu de conclusions. Ils ont plutôt dit en conclusion que dans certains versets, les conditions implicites dans la formulation du verset excluent l’application de conditions implicites dans un verset précédent ; tandis que dans d’autres versets, les conditions implicites dans la formulation du verset tiennent par elles-mêmes et s’appliquent aussi aux versets suivants. Cependant, il n’existe pas de modèle évident permettant de déterminer quel verset emploie quel style.
תָּנֵי תַּנָּא קַמֵּיהּ דְּרַבִּי יוֹחָנָן: כׇּל הַשְּׁחִיטוֹת כְּשֵׁירוֹת בְּזָר, חוּץ מִשֶּׁל פָּרָה. אֲמַר לֵיהּ רַבִּי יוֹחָנָן: פּוֹק תְּנִי לְבָרָא: לֹא מָצִינוּ שְׁחִיטָה בְּזָר פְּסוּלָה.
Un tanna qui récitait des baraitot dans la maison d’étude récita une baraita devant Rabbi Yoḥanan : Tous les abattages sont valides s’ils sont effectués par un non-prêtre, sauf celui de la génisse rousse. Rabbi Yoḥanan lui dit : Sors et enseigne cette baraita à l’extérieur de la maison d’étude, mais pas à l’intérieur, car elle est incorrecte. Nous n’avons trouvé aucun cas d’abattage par un non-prêtre qui soit invalide.
וְרַבִּי יוֹחָנָן, לָא מִיבַּעְיָא לְתַנָּא דְּלָא צָיֵית, אֶלָּא אֲפִילּוּ לְרַבֵּיהּ לָא צָיֵית. דְּאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן מִשּׁוּם רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן יְהוֹצָדָק: שְׁחִיטַת פָּרָה בְּזָר — פְּסוּלָה. וַאֲנִי אוֹמֵר: כְּשֵׁירָה, לֹא מָצִינוּ שְׁחִיטָה שֶׁפְּסוּלָה בְּזָר.
La Guemara commente : Et Rabbi Yoḥanan en était tout à fait convaincu. Inutile de dire qu’il n’a pas écouté ce tanna, mais il n’a même pas écouté son propre maître, qui soutenait la même opinion que celle citée par le tanna, comme Rabbi Yoḥanan l’a dit au nom de Rabbi Shimon ben Yehotzadak : L’abattage de la génisse rousse par un non-prêtre est invalide. Rabbi Yoḥanan a ajouté : Et moi, je dis qu’il est valide, car nous n’avons trouvé aucun cas où un abattage par un non-prêtre soit invalide.
בָּא לוֹ אֵצֶל פָּרוֹ שְׁנִיָּה. מַאי שְׁנָא בְּוִידּוּי רִאשׁוֹן דְּלָא אָמַר: ״וּבְנֵי אַהֲרֹן עַם קְדוֹשֶׁךָ״, וּמַאי שְׁנָא בְּוִידּוּי שֵׁנִי דְּאָמַר: ״וּבְנֵי אַהֲרֹן עַם קְדוֹשֶׁךָ״?
La michna déclare : Le Grand Prêtre vient et se tient à côté de son taureau une deuxième fois et confesse : S’il Te plaît, Dieu, j’ai péché... moi, ma famille et les fils d’Aaron, Ton peuple sacré. La Guemara demande : Qu’est-ce qui distingue la première confession qu’il a faite sur le taureau, dans laquelle il n’a pas dit : Et les fils d’Aaron, Ton peuple sacré, et qu’est-ce qui distingue la deuxième confession dans laquelle il a dit : Et les fils d’Aaron, Ton peuple sacré ?
תָּנָא דְּבֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל, כָּךְ הִיא מִדַּת הַדִּין נוֹתֶנֶת: מוּטָב יָבֹא זַכַּאי וִיכַפֵּר עַל הַחַיָּיב, וְאַל יָבֹא חַיָּיב וִיכַפֵּר עַל הַחַיָּיב.
L’école de Rabbi Yishmael a enseigné : Telle est la méthode vers laquelle l’attribut de justice penche : Mieux vaut qu’une personne innocente vienne et obtienne l’expiation au nom du coupable, et qu’une personne coupable ne vienne pas et n’obtienne pas l’expiation au nom d’une autre personne coupable. Lors de la première confession, le Grand Prêtre n’a pas encore obtenu l’expiation pour lui-même. Il est donc plus approprié qu’il attende la seconde confession pour rechercher l’expiation pour la prêtrise.
מַתְנִי׳ שְׁחָטוֹ וְקִבֵּל בְּמִזְרָק אֶת דָּמוֹ, וְנוֹתְנוֹ לְמִי שֶׁהוּא מְמָרֵס בּוֹ עַל הָרוֹבֶד הָרְבִיעִי שֶׁבַּהֵיכָל, כְּדֵי שֶׁלֹּא יִקְרוֹשׁ. נָטַל מַחְתָּה וְעָלָה לְרֹאשׁ הַמִּזְבֵּחַ, וּפִנָּה גֶּחָלִים אֵילָךְ וְאֵילָךְ, וְחוֹתֶה מִן הַמְעוּכָּלוֹת הַפְּנִימִיּוֹת, וְיָרַד וְהִנִּיחָהּ עַל הָרוֹבֶד הָרְבִיעִי שֶׁבָּעֲזָרָה.
MISHNA : Le Grand Prêtre égorgeait le taureau et recevait son sang dans un récipient, puis le donnait à celui qui le remuait. Celui qui le remuait se tenait sur la quatrième rangée de dalles dans le Sanctuaire et remuait le sang de peur qu’il ne coagule pendant que le Grand Prêtre offrait l’encens. Il prenait une pelle à braises et montait au sommet de l’autel, puis écartait la couche supérieure des braises de ce côté et de cet autre côté et avec la pelle à braises ramassait des braises parmi les braises intérieures, consumées. Et il redescendait ensuite et déposait la pelle à braises avec les braises sur la quatrième rangée de dalles dans la cour du Temple.
בְּכׇל יוֹם הָיָה חוֹתֶה בְּשֶׁל כֶּסֶף וּמְעָרֶה בְּתוֹךְ שֶׁל זָהָב, וְהַיּוֹם חוֹתֶה בְּשֶׁל זָהָב וּבָהּ הָיָה מַכְנִיס.
La michna commente certains des contrastes entre le service et les protocoles suivis à Yom Kippour et ceux suivis pendant le reste de l’année : Chaque autre jour, un prêtre ramassait les braises avec une pelle faite d’argent et versait les braises de là dans une pelle d’or. Mais ce jour-là, à Yom Kippour, le Grand Prêtre ramasse avec une pelle d’or, et avec cette pelle il apportait les braises dans le Saint des Saints.
בְּכׇל יוֹם חוֹתֶה בְּשֶׁל אַרְבַּעַת קַבִּין וּמְעָרֶה לְתוֹךְ שְׁלֹשֶׁת קַבִּין, וְהַיּוֹם חוֹתֶה בִּשְׁלֹשֶׁת קַבִּין וּבָהּ הָיָה מַכְנִיס. רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: בְּכׇל יוֹם חוֹתֶה בְּשֶׁל סְאָה וּמְעָרֶה בְּתוֹךְ שְׁלֹשֶׁת קַבִּין, וְהַיּוֹם חוֹתֶה בִּשְׁלֹשֶׁת קַבִּין וּבָהּ הָיָה מַכְנִיס.
Chaque autre jour, un prêtre ramasse les braises avec une pelle à braises de quatre kav et verse les braises dans une pelle à braises de trois kav. Mais en ce jour, le Grand Prêtre ramasse avec une pelle de trois kav, et avec elle il apportait les braises dans le Saint des Saints. Rabbi Yossei dit une variante de cette distinction : Chaque autre jour, un prêtre ramasse les braises avec une pelle à braises d’une se’a, soit six kav, puis verse les braises dans une pelle à braises de trois kav. Mais en ce jour, le Grand Prêtre ramasse avec une pelle à braises de trois kav, et avec elle il apportait les braises dans le Saint des Saints.
בְּכׇל יוֹם הָיְתָה כְּבֵדָה, וְהַיּוֹם קַלָּה. בְּכׇל יוֹם הָיְתָה יָדָהּ קְצָרָה, וְהַיּוֹם אֲרוּכָּה. בְּכׇל יוֹם הָיְתָה זֶהָבָה יָרוֹק, וְהַיּוֹם אָדוֹם. דִּבְרֵי רַבִּי מְנַחֵם.
Tous les autres jours, la pelle à braises était lourde. Mais ce jour-là, elle était légère, afin de ne pas fatiguer le Grand Prêtre. Tous les autres jours, son manche était court, mais ce jour-là il était long afin qu’il puisse aussi utiliser son bras pour en soutenir le poids. Tous les autres jours, elle était en or verdâtre, mais ce jour-là elle était en or rougeâtre. Telles sont les paroles de Rabbi Menaḥem.
בְּכׇל יוֹם מַקְרִיב פְּרָס בְּשַׁחֲרִית וּפְרָס בֵּין הָעַרְבַּיִם, וְהַיּוֹם מוֹסִיף מְלֹא חׇפְנָיו. בְּכׇל יוֹם הָיְתָה דַּקָּה, וְהַיּוֹם דַּקָּה מִן הַדַּקָּה.
Chaque autre jour, un prêtre offrait un peras, une demi-maneh, d’encens le matin, et un peras l’après-midi, mais en ce jour le Grand Prêtre ajoute une poignée supplémentaire d’encens et la brûle dans le Saint des Saints. Chaque autre jour, l’encens était broyé finement comme le prescrit la Torah, mais en ce jour il était extrêmement fin.
בְּכׇל יוֹם כֹּהֲנִים עוֹלִין בְּמִזְרָחוֹ שֶׁל כֶּבֶשׁ וְיוֹרְדִין בְּמַעֲרָבוֹ, וְהַיּוֹם כֹּהֵן גָּדוֹל עוֹלֶה בָּאֶמְצַע וְיוֹרֵד בָּאֶמְצַע. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: לְעוֹלָם כֹּהֵן גָּדוֹל עוֹלֶה בָּאֶמְצַע וְיוֹרֵד בָּאֶמְצַע.
Tous les autres jours, les prêtres montent du côté est de la rampe et descendent du côté ouest, mais en ce jour le Grand Prêtre monte au milieu de la rampe et descend au milieu. Rabbi Yehuda dit : Il n’y avait aucune différence à cet égard. Même pendant le reste de l’année, le Grand Prêtre monte toujours au milieu de la rampe et descend au milieu, en raison de son éminence.
בְּכׇל יוֹם כֹּהֵן גָּדוֹל מְקַדֵּשׁ יָדָיו וְרַגְלָיו מִן הַכִּיּוֹר, וְהַיּוֹם מִן הַקִּיתוֹן שֶׁל זָהָב. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: לְעוֹלָם כֹּהֵן גָּדוֹל מְקַדֵּשׁ יָדָיו וְרַגְלָיו מִן הַקִּיתוֹן שֶׁל זָהָב.
Tous les autres jours, le Grand Prêtre sanctifie ses mains et ses pieds à partir de la cuve comme les autres prêtres, et en ce jour il les sanctifie à partir de la fiole d’or, en raison de l’éminence du Grand Prêtre. Rabbi Yehouda dit qu’il n’y avait aucune différence à cet égard. Même pendant le reste de l’année, le Grand Prêtre sanctifie toujours ses mains et ses pieds à partir de la fiole d’or.
בְּכׇל יוֹם הָיוּ שָׁם אַרְבַּע מַעֲרָכוֹת, וְהַיּוֹם חָמֵשׁ, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר. רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: בְּכׇל יוֹם שָׁלֹשׁ, וְהַיּוֹם אַרְבַּע. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: בְּכׇל יוֹם שְׁתַּיִם, וְהַיּוֹם שָׁלֹשׁ.
Chaque autre jour, il y avait là quatre arrangements de bois , sur l’autel, mais en ce jour il y en avait cinq ; telle est l’opinion de Rabbi Meir. Rabbi Yosei dit : Chaque autre jour il y en avait trois, mais en ce jour il y en avait quatre. Rabbi Yehuda dit : Chaque autre jour il y en avait deux, mais en ce jour il y en avait trois.
גְּמָ׳ וְהָכְתִיב: ״וְכׇל אָדָם לֹא יִהְיֶה בְּאֹהֶל מוֹעֵד״? אָמַר רַב יְהוּדָה: תְּנִי ״שֶׁל הֵיכָל״.
GUEMARA : La michna déclare que le sang du taureau est remué par un prêtre se tenant sur la quatrième rangée de dalles dans le Sanctuaire, tandis que le Grand Prêtre offre l’encens dans le Saint des Saints. La Guemara demande : Mais n’est-il pas écrit : « Et il n’y aura aucun homme dans la Tente d’Assignation lorsqu’il entrera pour faire expiation dans le Sanctuaire, jusqu’à ce qu’il en sorte » (Lévitique 16:17) ? Comment alors celui qui remuait pouvait-il se tenir dans le Sanctuaire ? Rav Yehouda dit : Corrige et enseigne la michna ainsi : la quatrième rangée de dalles du Sanctuaire, c’est-à-dire à l’extérieur du Sanctuaire, sur la quatrième rangée à partir de son entrée.
תָּנוּ רַבָּנַן: ״וְכׇל אָדָם לֹא יִהְיֶה בְּאֹהֶל מוֹעֵד״,
Les Sages ont enseigné dans une baraita : Le verset déclare : « Et il n’y aura personne dans la Tente d’Assignation lorsqu’il entrera pour faire l’expiation dans le Sanctuaire, jusqu’à ce qu’il en sorte. » Le verset interdit à quiconque de se trouver à l’intérieur de la Tente d’Assignation pendant la combustion de l’encens.

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