בְּסֵירוּגִין.
avec des mots complets et des initiales en alternance. Les premiers mots de chaque verset y étaient écrits, mais le reste des mots du verset était représenté par des initiales. Par conséquent, cette contribution de la reine Hélène ne résout pas la question de savoir s’il est permis d’écrire un rouleau pour un enfant.
נִיקָנוֹר נַעֲשׂוּ נִסִּים לְדַלְתוֹתָיו. תָּנוּ רַבָּנַן: מָה נִסִּים נַעֲשׂוּ לְדַלְתוֹתָיו? אָמְרוּ: כְּשֶׁהָלַךְ נִיקָנוֹר לְהָבִיא דְּלָתוֹת מֵאֲלֶכְּסַנְדְּרִיָּא שֶׁל מִצְרַיִם, בַּחֲזִירָתוֹ עָמַד עָלָיו נַחְשׁוֹל שֶׁבַּיָּם לְטַבְּעוֹ, נָטְלוּ אַחַת מֵהֶן וֶהֱטִילוּהָ לַיָּם, וַעֲדַיִין לָא נָח הַיָּם מִזַּעְפּוֹ.
§ La michna rapporte : Pour Nicanor, des miracles furent accomplis pour ses portes. Les Sages enseignèrent dans la Tosefta : Quels miracles se produisirent pour ses portes ? Ils dirent : Lorsque Nicanor alla chercher des portes de cuivre pour la porte orientale du Temple depuis Alexandrie en Égypte, célèbre pour son artisanat, à son retour en bateau, une tempête s’éleva en mer et menaça de le noyer. Les passagers du navire prirent l’une des portes, qui étaient extrêmement lourdes, et la jetèrent à la mer, craignant que le poids des portes ne fasse couler le navire. Et pourtant la mer ne s’apaisa pas dans sa fureur.
בִּקְּשׁוּ לְהָטִיל אֶת חֲבֶרְתָּהּ, עָמַד הוּא וּכְרָכָהּ, אָמַר לָהֶם: הֲטִילוּנִי עִמָּהּ. מִיָּד נָח הַיָּם מִזַּעְפּוֹ, וְהָיָה מִצְטַעֵר עַל חֲבֶרְתָּהּ. כֵּיוָן שֶׁהִגִּיעַ לִנְמֵלָהּ שֶׁל עַכּוֹ, הָיְתָה מְבַצְבֶּצֶת וְיוֹצְאָה מִתַּחַת דּוֹפְנֵי הַסְּפִינָה. וְיֵשׁ אוֹמְרִים בְּרִיָּה שֶׁבַּיָּם בְּלָעַתָּה, וֶהֱקִיאַתָּה לַיַּבָּשָׁה.
Ils cherchèrent à jeter l’autre porte dans la mer, moment où Nicanor se leva et l’embrassa et leur dit : Jetez-moi dans la mer avec elle. Immédiatement, la mer s’apaisa de sa fureur, et il ne fut nécessaire de jeter ni la porte ni Nicanor dans la mer. Le navire poursuivit son voyage avec une porte et, durant tout le trajet, il regretta le sort de l’autre porte qu’il leur avait permis de jeter dans la mer. Lorsqu’ils arrivèrent au port d’Akko et se préparèrent à débarquer, bien qu’elle fût en cuivre, la porte qui avait été jetée dans la mer dépassait sous les flancs du navire. Et certains disent qu’une créature marine l’avala et la recracha sur la terre ferme.
וְעָלֶיהָ אָמַר שְׁלֹמֹה: ״קוֹרוֹת בָּתֵּינוּ אֲרָזִים רַהִיטֵנוּ בְּרוֹתִים״, אַל תִּיקְרֵי ״בְּרוֹתִים״, אֶלָּא ״בְּרִית יָם״. לְפִיכָךְ, כׇּל הַשְּׁעָרִים שֶׁהָיוּ בַּמִּקְדָּשׁ נִשְׁתַּנּוּ לִהְיוֹת שֶׁל זָהָב, חוּץ מִשַּׁעֲרֵי נִיקָנוֹר מִפְּנֵי שֶׁנַּעֲשׂוּ בּוֹ נִסִּים. וְיֵשׁ אוֹמְרִים: מִפְּנֵי שֶׁנְּחוֹשְׁתָּן מוּצְהֶבֶת הָיְתָה. רַבִּי אֱלִיעֶזֶר בֶּן יַעֲקֹב אוֹמֵר: נְחֹשֶׁת קְלוֹנִיתָא הָיְתָה, וְהָיְתָה מְאִירָה כְּשֶׁל זָהָב.
Et à ce sujet, Salomon a dit : « Les poutres de nos maisons sont des cèdres, et nos portes sont des cyprès [berotim] » (Cantique des Cantiques 1:17), et les Sages l’ont interprété de manière homilétique : Ne lis pas cela comme berotim mais comme berit yam, alliance de la mer, ce qui signifie que la porte a conclu une alliance avec la mer pour que la mer la livre à sa place. C’est pourquoi, lorsque la nation prospéra et que le peuple remplaça les portes faites de divers métaux, les portes de toutes les portes du Temple furent transformées pour devenir des portes en or sauf les portes des Portes de Nicanor, parce que des miracles furent accomplis pour elles. Et certains disent que c’était parce que leur cuivre était d’une couleur éclatante et de grande qualité. Rabbi Eliezer ben Ya’akov dit que c’était du cuivre raffiné [kelonita], et il illuminait les alentours comme l’or.
מַתְנִי׳ וְאֵלּוּ לִגְנַאי: שֶׁל בֵּית גַּרְמוּ לֹא רָצוּ לְלַמֵּד עַל מַעֲשֵׂה לֶחֶם הַפָּנִים, שֶׁל בֵּית אַבְטִינָס לֹא רָצוּ לְלַמֵּד עַל מַעֲשֵׂה הַקְּטוֹרֶת.
MISHNA : À propos de la mention dans la michna de personnes qui ont agi dans le Temple et ont été mentionnées favorablement, la michna énumère ceux qui ont agi dans le Temple et ont été mentionnés défavorablement. Les artisans de la maison de Garmu n’ont pas voulu enseigner le secret de la préparation du pain de proposition et ont cherché à garder le secret au sein de leur famille. Les artisans de la maison d’Avtinas n’ont pas voulu enseigner le secret de la préparation de l’encens.
הוּגְרַס בֶּן לֵוִי הָיָה יוֹדֵעַ פֶּרֶק בַּשִּׁיר וְלֹא רָצָה לְלַמֵּד, בֶּן קַמְצָר לֹא רָצָה לְלַמֵּד עַל מַעֲשֵׂה הַכְּתָב. עַל הָרִאשׁוֹנִים נֶאֱמַר: ״זֵכֶר צַדִּיק לִבְרָכָה״, וְעַל אֵלּוּ נֶאֱמַר: ״וְשֵׁם רְשָׁעִים יִרְקָב״.
De plus, Hugras ben Levi connaissait un chapitre dans l’art de la musique, comme cela sera expliqué, et il ne voulait pas l’enseigner aux autres. Et le scribe ben Kamtzar ne voulait pas enseigner un acte spécial d’écriture. Il était expert pour écrire simultanément les quatre lettres d’un nom de quatre lettres. Au sujet des premiers, qui furent mentionnés favorablement, il est dit : « La mémoire du juste sera une bénédiction » (Proverbes 10:7) ; et au sujet de ceux-ci, qui ne se souciaient que d’eux-mêmes, il est dit : « Mais le nom des méchants pourrira » (Proverbes 10:7).
גְּמָ׳ תָּנוּ רַבָּנַן: בֵּית גַּרְמוּ הָיוּ בְּקִיאִין בְּמַעֲשֵׂה לֶחֶם הַפָּנִים וְלֹא רָצוּ לְלַמֵּד. שָׁלְחוּ חֲכָמִים וְהֵבִיאוּ אוּמָּנִין מֵאֲלֶכְּסַנְדְּרִיָּא שֶׁל מִצְרַיִם. וְהָיוּ יוֹדְעִין לֶאֱפוֹת כְּמוֹתָן, וְלֹא הָיוּ יוֹדְעִין לִרְדּוֹת כְּמוֹתָן. שֶׁהַלָּלוּ מַסִּיקִין מִבַּחוּץ וְאוֹפִין מִבַּחוּץ, וְהַלָּלוּ מַסִּיקִין מִבִּפְנִים וְאוֹפִין מִבִּפְנִים. הַלָּלוּ פִּיתָּן מִתְעַפֶּשֶׁת, וְהַלָּלוּ אֵין פִּיתָּן מִתְעַפֶּשֶׁת.
GUEMARA :Les Sages ont enseigné dans une baraita : Les artisans de la Maison de Garmu étaient experts dans la préparation du pain de proposition, et ils ne voulaient pas enseigner à d’autres le secret de sa fabrication. Les Sages les renvoyèrent et firent venir des artisans d’Alexandrie en Égypte, une grande ville comptant de nombreux experts. Et ces artisans savaient comment cuire comme les membres de la Maison de Garmu, mais ils ne savaient pas comment retirer le pain du four comme eux. Le pain de proposition était cuit dans une forme complexe, et il était difficile de le placer dans le four et de l’en retirer sans le briser. La différence était que ceux-ci, les Alexandrins, allumaient le feu à l’extérieur du four et le cuisaient à l’extérieur du four ; et ceux-ci, les membres de la Maison de Garmu, allumaient le feu à l’intérieur du four et le cuisaient à l’intérieur. Dans le cas de ceux-ci, les Alexandrins, leur pain moisissait au cours de la semaine, tandis que dans le cas de ceux-ci, les membres de la Maison de Garmu, leur pain ne moisissait pas.
כְּשֶׁשָּׁמְעוּ חֲכָמִים בַּדָּבָר, אָמְרוּ: כֹּל מַה שֶּׁבָּרָא הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא לִכְבוֹדוֹ בְּרָאוֹ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״כֹּל הַנִּקְרָא בִשְׁמִי וְלִכְבוֹדִי בְּרָאתִיו״. וְחָזְרוּ בֵּית גַּרְמוּ לִמְקוֹמָן. שָׁלְחוּ לָהֶם חֲכָמִים — וְלֹא בָּאוּ, כָּפְלוּ לָהֶם שְׂכָרָן וּבָאוּ. בְּכׇל יוֹם הָיוּ נוֹטְלִין שְׁנֵים עָשָׂר מָנֶה, וְהַיּוֹם עֶשְׂרִים וְאַרְבָּעָה. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: בְּכׇל יוֹם עֶשְׂרִים וְאַרְבָּעָה, וְהַיּוֹם אַרְבָּעִים וּשְׁמוֹנָה.
Lorsque les Sages apprirent l’affaire, à savoir que le pain des artisans importés était de qualité inférieure à celle d’auparavant, ils dirent : Tout ce que le Saint, béni soit-Il, a créé, Il l’a créé pour Son honneur, comme il est dit : « Quiconque est appelé de Mon nom, Je l’ai créé pour Ma gloire » (Isaïe 43:7). Par déférence envers Dieu, les Sages devaient diminuer leur propre honneur pour la plus grande gloire de Dieu et laisser la maison de Garmu retourner à sa fonction originelle. Les Sages envoyèrent les chercher pour qu’ils reprennent leur poste précédent, et ils ne vinrent pas. Ils doublèrent leur salaire, et ils vinrent. Chaque jour jusque-là ils recevaient un salaire de douze maneh, et aujourd’hui ils reçoivent un salaire de vingt-quatre maneh. Rabbi Yehouda dit : Chaque jour ils recevaient vingt-quatre maneh, et aujourd’hui ils reçoivent quarante-huit.
אָמְרוּ לָהֶם חֲכָמִים: מָה רְאִיתֶם שֶׁלֹּא לְלַמֵּד? אָמְרוּ לָהֶם: יוֹדְעִין הָיוּ שֶׁל בֵּית אַבָּא שֶׁבַּיִת זֶה עָתִיד לֵיחָרֵב, שֶׁמָּא יִלְמוֹד אָדָם שֶׁאֵינוֹ מְהוּגָּן וְיֵלֵךְ וְיַעֲבוֹד עֲבוֹדָה זָרָה בְּכָךְ. וְעַל דָּבָר זֶה מַזְכִּירִין אוֹתָן לְשֶׁבַח: מֵעוֹלָם לֹא נִמְצֵאת פַּת נְקִיָּה בְּיַד בְּנֵיהֶם, שֶׁלֹּא יֹאמְרוּ מִמַּעֲשֵׂה לֶחֶם הַפָּנִים זֶה נִיזּוֹנִין, לְקַיֵּים מַה שֶּׁנֶּאֱמַר: ״וִהְיִיתֶם נְקִיִּים מֵה׳ וּמִיִּשְׂרָאֵל״.
Les Sages leur dirent : Qu’avez-vous vu pour que cela vous conduise à ne pas enseigner cet artisanat à d’autres ? Ils dirent : Les membres de la maison de notre père savaient que cette maison, le Temple, est destinée à être détruite, et ils craignaient qu’un homme indigne n’apprenne notre savoir-faire de boulangerie et n’aille pratiquer l’idolâtrie avec ce savoir-faire. C’est pourquoi ils ont tenté d’empêcher que cette technique se répande au-delà de leur famille. La Guemara commente : Et pour cela ils sont mentionnés favorablement : Jamais on n’a trouvé de pain raffiné de fleur de farine dans les mains de leurs descendants, afin que les gens ne disent pas qu’ils vivent de cette technique de préparation du pain de proposition. Ils ne mangeaient que du pain fait de farine grossière mêlée de son, afin d’accomplir ce qui est dit : « Vous serez irréprochables devant le Seigneur et devant Israël » (Nombres 32:22). Il ne suffit pas que la conduite d’une personne soit au-dessus de tout reproche ; elle doit aussi veiller à être au-dessus de tout soupçon.
שֶׁל בֵּית אַבְטִינָס לֹא רָצוּ לְלַמֵּד עַל מַעֲשֵׂה הַקְּטוֹרֶת. תָּנוּ רַבָּנַן: בֵּית אַבְטִינָס הָיוּ בְּקִיאִין בְּמַעֲשֵׂה הַקְּטוֹרֶת וְלֹא רָצוּ לְלַמֵּד, שָׁלְחוּ חֲכָמִים וְהֵבִיאוּ אוּמָּנִין מֵאֲלֶכְּסַנְדְּרִיָּא שֶׁל מִצְרַיִם. וְהָיוּ יוֹדְעִין לְפַטֵּם כְּמוֹתָם וְלֹא הָיוּ יוֹדְעִין לְהַעֲלוֹת עָשָׁן כְּמוֹתָן. שֶׁל הַלָּלוּ — מִתַּמֵּר וְעוֹלֶה כְּמַקֵּל, שֶׁל הַלָּלוּ — מַפְצִיעַ לְכָאן וּלְכָאן.
§ De même, la mishna rapporte : Les artisans de la Maison d’Avtinas ne voulaient pas enseigner le secret de la préparation de l’encens, dans lequel ils étaient particulièrement habiles. Les Sages ont enseigné dans une baraita : Les membres de la Maison d’Avtinas étaient experts dans la technique de préparation de l’encens, et ils ne voulaient pas l’enseigner aux autres. Les Sages les renvoyèrent et firent venir des artisans d’Alexandrie en Égypte. Et les artisans alexandrins savaient comment mélanger les aromates comme eux, mais ils ne savaient pas comment faire monter la fumée comme la Maison d’Avtinas le faisait. La fumée de l’encens mélangé par ces membres de la Maison d’Avtinas monte en colonne comme un bâton ; la fumée de l’encens mélangé par ces Alexandrins se dispersait çà et là et ne montait pas en ligne droite.
וּכְשֶׁשָּׁמְעוּ חֲכָמִים בַּדָּבָר, אָמְרוּ: כֹּל מַה שֶׁבָּרָא הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא — לִכְבוֹדוֹ בְּרָאוֹ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״כֹּל פָּעַל ה׳ לַמַּעֲנֵהוּ״, וְחָזְרוּ בֵּית אַבְטִינָס לִמְקוֹמָן. שָׁלְחוּ לָהֶם חֲכָמִים וְלֹא בָּאוּ, כָּפְלוּ לָהֶם שְׂכָרָן וּבָאוּ. בְּכׇל יוֹם הָיוּ נוֹטְלִין שְׁנֵים עָשָׂר מָנֶה, וְהַיּוֹם עֶשְׂרִים וְאַרְבָּעָה. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: בְּכׇל יוֹם עֶשְׂרִים וְאַרְבָּעָה, וְהַיּוֹם אַרְבָּעִים וּשְׁמוֹנָה.
Lorsque les Sages apprirent l'affaire, ils dirent : Tout ce que le Saint, béni soit-Il, a créé, Il l’a créé pour Son honneur, comme il est dit : « Dieu a tout fait pour Sa propre fin » (Proverbes 16:4), et ils laissèrent la Maison d’Avtinas retourner à sa place originelle. Les Sages envoyèrent chercher les membres de la Maison d’Avtinas pour qu’ils reprennent leur poste précédent, mais ils ne vinrent pas. Ils doublèrent leur salaire, et ils vinrent. Chaque jour jusque-là ils recevaient un salaire de douze maneh, et aujourd’hui ils reçoivent un salaire de vingt-quatre maneh. Rabbi Yehouda dit : Chaque jour ils recevaient vingt-quatre maneh, et aujourd’hui ils reçoivent quarante-huit.
אָמְרוּ לָהֶם חֲכָמִים: מָה רְאִיתֶם שֶׁלֹּא לְלַמֵּד? אָמְרוּ: יוֹדְעִין הָיוּ שֶׁל בֵּית אַבָּא שֶׁבַּיִת זֶה עָתִיד לֵיחָרֵב, אָמְרוּ: שֶׁמָּא יִלְמוֹד אָדָם שֶׁאֵינוֹ מְהוּגָּן וְיֵלֵךְ וְיַעֲבוֹד עֲבוֹדָה זָרָה בְּכָךְ. וְעַל דָּבָר זֶה מַזְכִּירִין אוֹתָן לְשֶׁבַח: מֵעוֹלָם לֹא יָצָאת כַּלָּה מְבוּשֶּׂמֶת מִבָּתֵּיהֶן, וּכְשֶׁנּוֹשְׂאִין אִשָּׁה מִמָּקוֹם אַחֵר, מַתְנִין עִמָּהּ שֶׁלֹּא תִּתְבַּסֵּם, שֶׁלֹּא יֹאמְרוּ: מִמַּעֲשֵׂה הַקְּטוֹרֶת מִתְבַּסְּמִין, לְקַיֵּים מַה שֶּׁנֶּאֱמַר: ״וִהְיִיתֶם נְקִיִּים מֵה׳ וּמִיִּשְׂרָאֵל״.
Les Sages leur dirent : Qu’avez-vous vu pour ne pas enseigner cet artisanat à d’autres ? Ils dirent : Les membres de la maison de notre père savaient que cette maison, le Temple, est destinée à être détruite, et ils craignaient qu’un homme indigne n’apprenne notre savoir-faire dans la préparation de l’encens et n’aille pratiquer l’idolâtrie avec ce savoir-faire. C’est pourquoi ils ont tenté d’empêcher que cette compétence se répande au-delà de leur famille. La Guemara commente : Et pour cela ils sont mentionnés favorablement : Jamais une mariée parfumée ne sortit de leurs maisons. Et lorsqu’ils épousent une femme d’un autre endroit, ils stipulent avec elle qu’elle ne se parfumera pas, afin que les cyniques ne disent pas que c’est avec l’œuvre de l’encens qu’ils se parfument, afin d’accomplir ce qui est dit : « Et vous serez innocents devant le Seigneur et devant Israël » (Nombres 32:22).
תַּנְיָא, אָמַר רַבִּי יִשְׁמָעֵאל: פַּעַם אַחַת הָיִיתִי מְהַלֵּךְ בַּדֶּרֶךְ וּמָצָאתִי אֶחָד מִבְּנֵי בְנֵיהֶם, אָמַרְתִּי לוֹ: אֲבוֹתֶיךָ בִּקְּשׁוּ לְהַרְבּוֹת כְּבוֹדָן וְרָצוּ לְמַעֵט כְּבוֹד הַמָּקוֹם, עַכְשָׁיו כְּבוֹד מָקוֹם בִּמְקוֹמוֹ, וּמִיעֵט כְּבוֹדָם.
Il a été enseigné dans une baraita que Rabbi Yishmael a dit : Une fois, je marchais sur la route et j’ai trouvé l’un des descendants de la maison d’Avtinas. Je lui ai dit : Tes pères ont cherché à accroître leur honneur et ont cherché à diminuer l’honneur de Dieu en ne révélant pas leur secret aux autres. Maintenant, bien que le Temple ait été détruit, l’honneur de Dieu demeure tel qu’il était, et Il a diminué leur honneur, car leur importance découlait de leur service dans le Temple.
אָמַר רַבִּי עֲקִיבָא: (פַּעַם אַחַת) סָח לִי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל בֶּן לוֹגָא: פַּעַם אַחַת יָצָאתִי אֲנִי וְאֶחָד מִבְּנֵי בְנֵיהֶם לַשָּׂדֶה לְלַקֵּט עֲשָׂבִים, וְרָאִיתִי (שֶׁשָּׂחַק וּבָכָה). אָמַרְתִּי לוֹ: מִפְּנֵי מָה בָּכִיתָ? אָמַר לִי: כְּבוֹד אֲבוֹתַי נִזְכַּרְתִּי. וּמִפְּנֵי מָה שָׂחַקְתְּ? אָמַר לִי: שֶׁעָתִיד הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא לְהַחְזִירָהּ לָנוּ. וּמִפְּנֵי מָה נִזְכַּרְתָּ? אָמַר לִי: מַעֲלֶה עָשָׁן כְּנֶגְדִּי. הַרְאֵהוּ לִי! אָמַר לִי: שְׁבוּעָה הִיא בְּיָדֵינוּ שֶׁאֵין מַרְאִין אוֹתוֹ לְכׇל אָדָם.
Rabbi Akiva a dit : Une fois, Rabbi Yishmael ben Loga m’a raconté : Une fois, moi et l’un des descendants de la maison d’Avtinas sommes sortis au champ pour cueillir des herbes, et j’ai vu qu’il riait et pleurait. Je lui ai dit : Pourquoi as-tu pleuré ? Il m’a dit : Je me suis souvenu de l’honneur de mes ancêtres, de l’importance qu’ils avaient dans le Temple. Je lui ai dit : Et pourquoi as-tu ri ? Il m’a dit : Le Saint, béni soit-Il, va nous le restaurer dans l’avenir et nous serons de nouveau honorés. Je lui ai dit : Et pourquoi cela t’est-il rappelé maintenant ? Il m’a dit : L’herbe qui fait monter la fumée est devant moi, ici dans le champ, me rappelant le passé. Je lui ai dit : Montre-la-moi ; laquelle est-ce ? Il m’a dit : Nous sommes liés par serment de ne la montrer à personne en dehors des membres de notre famille.
אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן בֶּן נוּרִי: פַּעַם אַחַת מָצָאתִי זָקֵן אֶחָד וּמְגִילַת סַמְמָנִין בְּיָדוֹ. אָמַרְתִּי לוֹ: מֵאַיִן אַתָּה? אָמַר לִי: מִבֵּית אַבְטִינָס אֲנִי. וּמָה בְּיָדֶךָ? אָמַר לִי: מְגִילַּת סַמְמָנִין. הַרְאֵהוּ לִי! אָמַר לִי: כׇּל זְמַן שֶׁבֵּית אַבָּא הָיוּ קַיָּימִין, לֹא הָיוּ מוֹסְרִין אוֹתוֹ לְכׇל אָדָם, וְעַכְשָׁיו הֲרֵי הוּא לְךָ, וְהִזָּהֵר בָּהּ. וּכְשֶׁבָּאתִי וְסַחְתִּי דְּבָרַי לִפְנֵי רַבִּי עֲקִיבָא, אָמַר לִי: מֵעַתָּה אָסוּר לְסַפֵּר בִּגְנוּתָן שֶׁל אֵלּוּ.
Rabbi Yoḥanan ben Nouri a dit : Une fois, j’ai trouvé un vieil homme qui avait dans sa main un rouleau contenant l’emplacement et la formule pour le mélange des épices. Je lui ai dit : D’où viens-tu ? Quelle est ton ascendance ? Il m’a dit : Je suis de la Maison d’Avtinas. Je lui ai demandé : Et qu’as-tu dans la main ? Il m’a dit : Un rouleau d’épices. Je lui ai dit : Montre-le-moi. Il m’a dit : Tant que la Maison d’Avtinas, mes ancêtres, existait, ils ne le transmettaient à personne. Et maintenant, le voici ; et prends-en soin de ne le donner à personne. Et lorsque je suis venu et ai rapporté mes paroles devant Rabbi Akiva, il m’a dit : Et maintenant qu’ils ont remis le rouleau à des destinataires dignes, puisqu’ils sont incapables d’en préserver la sainteté, il est interdit de les mentionner défavorablement, car même leur ancienne réserve était apparemment pour la gloire de Dieu.
מִכָּאן אָמַר בֶּן עַזַּאי: בְּשִׁמְךָ יִקְרָאוּךְ, וּבִמְקוֹמְךָ יוֹשִׁיבוּךְ,
À partir d’ici, concernant les cas des artisans du Temple que les Sages ont rétablis dans leurs fonctions, ben Azzai a dit : Il ne faut pas craindre que d’autres usurpent sa subsistance et sa réussite, car au moment opportun, par ton nom on t’appellera pour revenir à ta position précédente, et à ta place on t’assiéra,