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מֵיתִיבִי: ״וְלָבְשׁוּ בְּגָדִים אֲחֵרִים וְלֹא יְקַדְּשׁוּ אֶת הָעָם בְּבִגְדֵיהֶם״,
La Guemara soulève une objection. Il est dit : « Et il arrivera que, lorsqu’ils entreront par les portes de la cour intérieure, ils seront vêtus de vêtements de lin ; et aucune laine ne viendra sur eux, lorsqu’ils officieront aux portes de la cour intérieure et à l’intérieur » (Ézéchiel 44:17). Ce verset fait référence au service de Yom Kippour, car pendant l’année le Grand Prêtre accomplissait le service avec huit vêtements sacerdotaux faits en partie de laine. Deux versets plus loin, le prophète dit : « Et lorsqu’ils sortiront vers la cour extérieure, vers la cour extérieure auprès du peuple, ils ôteront leurs vêtements dans lesquels ils officient, et les déposeront dans les chambres sacrées, et ils mettront d’autres vêtements, afin de ne pas sanctifier le peuple par leurs vêtements” (Ézéchiel 44:19).
מַאי לָאו ״אֲחֵרִים״ — חֲשׁוּבִין מֵהֶן! לֹא, ״אֲחֵרִים״ — פְּחוּתִים מֵהֶן.
La Guemara déduit : Quoi, « autres » ne signifie-t-il pas plus importants que le premier ensemble de vêtements de lin ? La Guemara rejette cela : Non, bien que « autres » signifie des vêtements différents, cela veut dire des vêtements inférieurs à eux, au premier ensemble de vêtements de lin. Le Grand Prêtre ne revêt pas un second ensemble de vêtements pour accomplir l’expiation ; au contraire, il les revêt par déférence envers Dieu afin de retirer la cuillère et la pelle à braises du Saint des Saints.
תָּנֵי רַב הוּנָא בַּר יְהוּדָה, וְאָמְרִי לַהּ רַב שְׁמוּאֵל בַּר יְהוּדָה: אַחַר שֶׁכָּלְתָה עֲבוֹדַת צִיבּוּר, כֹּהֵן שֶׁעָשְׂתָה לוֹ אִמּוֹ כְּתוֹנֶת — לוֹבְשָׁהּ, וְעוֹבֵד בָּהּ עֲבוֹדַת יָחִיד, וּבִלְבַד שֶׁיִּמְסְרֶנָּה לַצִּיבּוּר. פְּשִׁיטָא?
Rav Houna bar Yehouda, et certains disent Rav Shmouel bar Yehouda, a enseigné : Après la conclusion du service public, un prêtre dont la mère lui avait confectionné une tunique sacerdotale peut la porter et accomplir un service individuel en la portant, comme elle, tel que le retrait de la cuillère et du brasier à charbons, qui n’est pas un service en soi, à condition qu’il la transfère à la possession du public. Tous les services accomplis par le prêtre doivent l’être alors qu’il porte des vêtements sacrés appartenant au public, tout comme tous les ustensiles du Temple. La Guemara demande : Cela est évident ; une fois qu’il la transfère à la possession du public, elle devient propriété du Temple comme tout autre ustensile qu’un particulier donne au Temple. Quelle est la nouveauté de cet enseignement ?
מַהוּ דְּתֵימָא נֵיחוּשׁ שֶׁמָּא לֹא יִמְסְרֶנָּה יָפֶה יָפֶה, קָא מַשְׁמַע לַן. אָמְרוּ עָלָיו עַל רַבִּי יִשְׁמָעֵאל בֶּן פִּאָבִי שֶׁעָשְׂתָה לוֹ אִמּוֹ כְּתוֹנֶת שֶׁל מֵאָה מָנֶה, וְלוֹבְשָׁהּ וְעוֹבֵד בָּהּ עֲבוֹדַת יָחִיד, וּמְסָרָהּ לַצִּיבּוּר.
La Guemara répond : De peur que tu ne dises que la préoccupation est que, puisqu’il est celui qui le porte, peut-être aura-t-il l’intention d’en conserver la propriété et ne la transférera pas de tout son cœur ; par conséquent, cela nous enseigne que, s’il en transfère la possession au public, cela ne constitue pas une préoccupation. À propos de cette halakha, la Guemara rapporte : Ils ont dit au sujet de le Grand Prêtre Rabbi Yishmael ben Pabi que sa mère lui fit une tunique d’une valeur de cent maneh. Il la revêtit, accomplit un service individuel et en transféra la possession au public.
אָמְרוּ עָלָיו עַל רַבִּי אֶלְעָזָר בֶּן חַרְסוֹם שֶׁעָשְׂתָה לוֹ אִמּוֹ כְּתוֹנֶת מִשְׁתֵּי רִיבּוֹא, וְלֹא הֱנִיחוּהוּ אֶחָיו הַכֹּהֲנִים לְלוֹבְשָׁהּ מִפְּנֵי שֶׁנִּרְאָה כְּעָרוֹם. וּמִי מִתְחֲזֵי? וְהָאָמַר מָר: חוּטָן כָּפוּל שִׁשָּׁה! אָמַר אַבָּיֵי: כְּחַמְרָא בְּמִזְגָּא.
Et de même, ils ont dit au sujet du Grand Prêtre Rabbi Elazar ben Ḥarsum que sa mère lui fit une tunique d’une valeur de vingt mille dinars, mais ses collègues prêtres ne lui permirent pas de la porter parce que elle était transparente et il paraissait être quelqu’un de nu. La Guemara demande : Et pouvait-il être vu à travers un vêtement fabriqué selon les spécifications des habits sacerdotaux ? Le Maître n’a-t-il pas dit : Les fils des habits sacerdotaux étaient sextuplés ? Puisque les vêtements étaient tissés avec des fils d’une telle épaisseur, son corps n’aurait pas pu être visible à travers eux. Abaye dit : C’est comme du vin dans une coupe en verre épais. On ne pouvait pas réellement voir sa chair, mais comme c’était un lin très fin, il était quelque peu translucide et la couleur de sa peau était discernable.
תָּנוּ רַבָּנַן: עָנִי וְעָשִׁיר וְרָשָׁע בָּאִין לַדִּין, לֶעָנִי אוֹמְרִים לוֹ: מִפְּנֵי מָה לֹא עָסַקְתָּ בַּתּוֹרָה? אִם אוֹמֵר: עָנִי הָיִיתִי, וְטָרוּד בִּמְזוֹנוֹתַי, אוֹמְרִים לוֹ: כְּלוּם עָנִי הָיִיתָ יוֹתֵר מֵהִלֵּל?
§ À propos de la grande richesse de Rabbi Elazar ben Ḥarsum, la Guemara cite ce que les Sages ont enseigné : un pauvre, un riche et un méchant viennent en jugement devant le tribunal céleste pour leur conduite dans ce monde. Au pauvre, les membres du tribunal disent : Pourquoi ne t’es-tu pas consacré à la Torah ? S’il rationalise sa conduite et dit : J’étais pauvre et préoccupé par le fait de gagner assez pour ma subsistance, et c’est pourquoi je ne me suis pas consacré à l’étude de la Torah, ils lui disent : Étais-tu plus pauvre que Hillel, qui était misérablement pauvre et qui, malgré cela, a essayé d’étudier la Torah ?
אָמְרוּ עָלָיו עַל הִלֵּל הַזָּקֵן שֶׁבְּכׇל יוֹם וָיוֹם הָיָה עוֹשֶׂה וּמִשְׂתַּכֵּר בִּטְרַפָּעִיק, חֶצְיוֹ הָיָה נוֹתֵן לְשׁוֹמֵר בֵּית הַמִּדְרָשׁ, וְחֶצְיוֹ לְפַרְנָסָתוֹ וּלְפַרְנָסַת אַנְשֵׁי בֵיתוֹ. פַּעַם אַחַת לֹא מָצָא לְהִשְׂתַּכֵּר, וְלֹא הִנִּיחוֹ שׁוֹמֵר בֵּית הַמִּדְרָשׁ לְהִכָּנֵס. עָלָה וְנִתְלָה וְיָשַׁב עַל פִּי אֲרוּבָּה כְּדֵי שֶׁיִּשְׁמַע דִּבְרֵי אֱלֹהִים חַיִּים מִפִּי שְׁמַעְיָה וְאַבְטַלְיוֹן.
On disait de Hillel l’Ancien que chaque jour il travaillait et gagnait un demi-dinar, dont il donnait la moitié au gardien de la maison d’étude et dont l’autre moitié il dépensait pour sa subsistance et celle des membres de sa famille. Une fois, il ne trouva pas de travail pour gagner un salaire, et le gardien de la maison d’étude ne lui permit pas d’entrer. Il monta sur le toit, se suspendit et s’assit au bord du puits de lumière afin d’entendre les paroles de la Torah du Dieu vivant de la bouche de Shemaya et Avtalyon, les dirigeants spirituels de cette génération.
אָמְרוּ: אוֹתוֹ הַיּוֹם עֶרֶב שַׁבָּת הָיָה, וּתְקוּפַת טֵבֵת הָיְתָה, וְיָרַד עָלָיו שֶׁלֶג מִן הַשָּׁמַיִם. כְּשֶׁעָלָה עַמּוּד הַשַּׁחַר אָמַר לוֹ שְׁמַעְיָה לְאַבְטַלְיוֹן: אַבְטַלְיוֹן אָחִי, בְּכׇל יוֹם הַבַּיִת מֵאִיר וְהַיּוֹם אָפֵל, שֶׁמָּא יוֹם הַמְעוּנָּן הוּא? הֵצִיצוּ עֵינֵיהֶן וְרָאוּ דְּמוּת אָדָם בַּאֲרוּבָּה. עָלוּ וּמָצְאוּ עָלָיו רוּם שָׁלֹשׁ אַמּוֹת שֶׁלֶג. פֵּרְקוּהוּ, וְהִרְחִיצוּהוּ וְסָכוּהוּ, וְהוֹשִׁיבוּהוּ כְּנֶגֶד הַמְּדוּרָה. אָמְרוּ: רָאוּי זֶה לְחַלֵּל עָלָיו אֶת הַשַּׁבָּת.
Les Sages continuèrent et dirent : Ce jour-là était la veille de Chabbat et c’était la saison d’hiver de Tevet, et de la neige tomba sur lui du ciel. À l’aube, Shemaya dit à Avtalyon : Avtalyon, mon frère, chaque jour à cette heure la salle d’étude est déjà éclairée par la lumière du soleil passant par le puits de lumière, et aujourd’hui il fait sombre ; serait-ce peut-être un jour nuageux ? Ils levèrent les yeux et virent l’image d’un homme dans le puits de lumière. Ils montèrent et le trouvèrent couvert de neige sur une hauteur de trois coudées. Ils le dégagèrent de la neige, le lavèrent et l’enduisirent d’huile, puis l’assirent en face du brasier pour le réchauffer. Ils dirent : Cet homme est digne que nous profanions le Chabbat pour lui. Sauver une vie l’emporte sur le Chabbat dans tous les cas ; cependant, ce grand homme le mérite tout particulièrement. Il est clair que la pauvreté n’est pas une excuse pour ne pas essayer d’étudier la Torah.
עָשִׁיר, אוֹמְרִים לוֹ: מִפְּנֵי מָה לֹא עָסַקְתָּ בַּתּוֹרָה? אִם אוֹמֵר: עָשִׁיר הָיִיתִי וְטָרוּד הָיִיתִי בִּנְכָסַי. אוֹמְרִים לוֹ: כְּלוּם עָשִׁיר הָיִיתָ יוֹתֵר מֵרַבִּי אֶלְעָזָר? אָמְרוּ עָלָיו עַל רַבִּי אֶלְעָזָר בֶּן חַרְסוֹם שֶׁהִנִּיחַ לוֹ אָבִיו אֶלֶף עֲיָירוֹת בַּיַּבָּשָׁה, וּכְנֶגְדָּן אֶלֶף סְפִינוֹת בַּיָּם. וּבְכׇל יוֹם וָיוֹם נוֹטֵל נֹאד שֶׁל קֶמַח עַל כְּתֵיפוֹ וּמְהַלֵּךְ מֵעִיר לְעִיר וּמִמְּדִינָה לִמְדִינָה לִלְמוֹד תּוֹרָה.
Et si un homme riche se présente devant le tribunal céleste, les membres du tribunal lui disent : Pourquoi ne t’es-tu pas consacré à la Torah ? S’il dit : J’étais riche et préoccupé par la gestion de mes biens, ils lui disent : Étais-tu plus riche que Rabbi Elazar, qui était extrêmement riche et qui, malgré cela, étudiait la Torah ? Ils ont dit au sujet de Rabbi Elazar ben Ḥarsum que son père lui laissa en héritage mille villages sur terre et, en face d’eux, mille navires en mer. Et chaque jour il prend une outre de farine sur son épaule et va de ville en ville et de province en province pour étudier la Torah auprès des sages de la Torah dans chacun de ces lieux.
פַּעַם אַחַת מְצָאוּהוּ עֲבָדָיו, וְעָשׂוּ בּוֹ אַנְגַּרְיָא. אָמַר לָהֶן: בְּבַקָּשָׁה מִכֶּם, הַנִּיחוּנִי וְאֵלֵךְ לִלְמוֹד תּוֹרָה. אָמְרוּ לוֹ: חַיֵּי רַבִּי אֶלְעָזָר בֶּן חַרְסוֹם שֶׁאֵין מַנִּיחִין אוֹתְךָ. וּמִיָּמָיו לֹא הָלַךְ וְרָאָה אוֹתָן, אֶלָּא יוֹשֵׁב וְעוֹסֵק בַּתּוֹרָה כׇּל הַיּוֹם וְכׇל הַלַּיְלָה.
Une fois, alors qu’il passait par les villages de son domaine, ses serviteurs le trouvèrent, ne le reconnurent pas et, pensant qu’il était un habitant de la ville, le réquisitionnèrent pour un service [angarya] au profit du maître du domaine. Il leur dit : Je vous en prie ; laissez-moi, et j’irai étudier la Torah. Ils dirent : Nous jurons par la vie de Rabbi Elazar ben Ḥarsum que nous ne te laisserons pas. La Guemara commente : Et de tous ses jours, il n’alla jamais voir tous ses biens et sa propriété ; au contraire, il s’asseyait et s’adonnait à l’étude de la Torah tout le jour et toute la nuit.
רָשָׁע, אוֹמְרִים לוֹ: מִפְּנֵי מָה לֹא עָסַקְתָּ בַּתּוֹרָה? אִם אָמַר: נָאֶה הָיִיתִי, וְטָרוּד בְּיִצְרִי, (הָיָה) אוֹמְרִים לוֹ: כְּלוּם נָאֶה הָיִיתָ מִיּוֹסֵף? אָמְרוּ עָלָיו עַל יוֹסֵף הַצַּדִּיק: בְּכׇל יוֹם וָיוֹם הָיְתָה אֵשֶׁת פּוֹטִיפַר מְשַׁדַּלְתּוֹ בִּדְבָרִים. בְּגָדִים שֶׁלָּבְשָׁה לוֹ שַׁחֲרִית לֹא לָבְשָׁה לוֹ עַרְבִית. בְּגָדִים שֶׁלָּבְשָׁה לוֹ עַרְבִית לֹא לָבְשָׁה לוֹ שַׁחֲרִית.
Et si un homme méchant vient en jugement, les membres du tribunal lui disent : Pourquoi ne t’es-tu pas consacré à la Torah ? S’il dit : J’étais beau et préoccupé par mon mauvais penchant, car j’avais beaucoup de tentations, ils lui disent : Étais-tu plus beau que Joseph, qui n’a pas négligé la Torah malgré sa beauté ? Ils ont dit au sujet de Joseph le juste : Chaque jour, la femme de Potiphar le séduisait par des paroles. De plus, les vêtements qu’elle portait pour le séduire le matin, elle ne les portait pas pour le séduire le soir. Les vêtements qu’elle portait pour le séduire le soir, elle ne les portait pas pour le séduire le matin du lendemain.
אָמְרָה לוֹ: הִשָּׁמַע לִי! אָמַר לָהּ: לָאו. אָמְרָה לוֹ: הֲרֵינִי חוֹבַשְׁתְּךָ בְּבֵית הָאֲסוּרִין! אָמַר לָהּ: ״ה׳ מַתִּיר אֲסוּרִים״. הֲרֵינִי כּוֹפֶפֶת קוֹמָתְךָ! ״ה׳ זוֹקֵף כְּפוּפִים״. הֲרֵינִי מְסַמָּא אֶת עֵינֶיךָ! ״ה׳ פּוֹקֵחַ עִוְרִים״. נָתְנָה לוֹ אֶלֶף כִּכְּרֵי כֶסֶף לִשְׁמוֹעַ אֵלֶיהָ ״לִשְׁכַּב אֶצְלָהּ לִהְיוֹת עִמָּהּ״, וְלֹא רָצָה לִשְׁמוֹעַ אֵלֶיהָ.
Un jour, elle lui dit : Soumets-toi à moi et aie des relations avec moi.
Il lui dit : Non.
Elle lui dit : Je t’incarcérerai en prison. Il lui dit : Je ne te crains pas, comme il est dit : « Dieu libère les prisonniers » (Psaumes 146:7).
Elle lui dit : Je vais te rendre courbé par la souffrance.
Il dit : « Dieu redresse ceux qui sont courbés » (Psaumes 146:8).
Elle dit J’aveuglerai tes yeux.
Il lui dit « Dieu ouvre les yeux des aveugles » (Psaumes 146:8).
Elle lui donna mille talents d’argent pour qu’il se soumette à elle, « pour coucher avec elle et être avec elle » (Genèse 39:10), et il refusa.
״לִשְׁכַּב אֶצְלָהּ״ בָּעוֹלָם הַזֶּה, ״לִהְיוֹת עִמָּהּ״ לָעוֹלָם הַבָּא. נִמְצָא: הִלֵּל מְחַיֵּיב אֶת הָעֲנִיִּים, רַבִּי אֶלְעָזָר בֶּן חַרְסוֹם מְחַיֵּיב אֶת הָעֲשִׁירִים, יוֹסֵף מְחַיֵּיב אֶת הָרְשָׁעִים.
La Guemara développe : s’il avait cédé à elle pour coucher avec elle dans ce monde, il aurait été décrété au Ciel qu’il serait avec elle dans le Monde à venir. C’est pourquoi il refusa. Par conséquent, Hillel oblige les pauvres à étudier la Torah, Rabbi Elazar ben Ḥarsum oblige les riches, et Joseph oblige les méchants. Pour chaque catégorie de personnes, il existe un modèle qui a surmonté ses préoccupations et ses tentations afin d’étudier la Torah.
מַתְנִי׳ בָּא לוֹ אֵצֶל פָּרוֹ, וּפָרוֹ הָיָה עוֹמֵד בֵּין הָאוּלָם וְלַמִּזְבֵּחַ, רֹאשׁוֹ לַדָּרוֹם וּפָנָיו לַמַּעֲרָב. וְהַכֹּהֵן עוֹמֵד בַּמִּזְרָח וּפָנָיו לַמַּעֲרָב. וְסוֹמֵךְ שְׁתֵּי יָדָיו עָלָיו, וּמִתְוַדֶּה.
MICHNA : Le Grand Prêtre vient et se tient à côté de son taureau, et son taureau se tenait entre le Portique et l’autel, avec sa tête tournée vers le sud et son visage vers l’ouest. Et le prêtre se tient à l’est du taureau, et son visage est tourné vers l’ouest. Et le prêtre pose ses deux mains sur le taureau et confesse.
וְכָךְ הָיָה אוֹמֵר: אָנָא הַשֵּׁם! עָוִיתִי, פָּשַׁעְתִּי, חָטָאתִי לְפָנֶיךָ אֲנִי וּבֵיתִי. אָנָא הַשֵּׁם! כַּפֶּר נָא לָעֲוֹנוֹת וְלַפְּשָׁעִים וְלַחֲטָאִים שֶׁעָוִיתִי וְשֶׁפָּשַׁעְתִּי וְשֶׁחָטָאתִי לְפָנֶיךָ אֲנִי וּבֵיתִי, כַּכָּתוּב בְּתוֹרַת מֹשֶׁה עַבְדֶּךָ: ״כִּי בַיּוֹם הַזֶּה יְכַפֵּר וְגוֹ׳״. וְהֵן עוֹנִין אַחֲרָיו: ״בָּרוּךְ שֵׁם כְּבוֹד, מַלְכוּתוֹ לְעוֹלָם וָעֶד״.
Et voici ce qu’il disait dans sa confession : S’il Te plaît, Dieu, j’ai péché, j’ai mal agi, et je me suis rebellé devant Toi, moi et ma famille. S’il Te plaît, Dieu, accorde l’expiation, s’il Te plaît, pour les péchés, et pour les fautes, et pour les rébellions par lesquelles j’ai péché, j’ai mal agi et je me suis rebellé devant Toi, moi et ma famille, comme il est écrit dans la Torah de Moïse, Ton serviteur : « Car en ce jour l’expiation sera faite pour vous afin de vous purifier de tous vos péchés ; vous serez purs devant le Seigneur » (Lévitique 16:30). Et les prêtres et le peuple qui se trouvaient dans la cour répondaient après qu’il prononçait le nom de Dieu : Béni soit le nom de Son royaume glorieux à jamais et pour toujours.

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