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וְכִי עָיֵיל לְהֵיכָל — בְּמִזְבֵּחַ פָּגַע בְּרֵישָׁא. דְּתַנְיָא: שֻׁלְחָן בַּצָּפוֹן מָשׁוּךְ מִן הַכּוֹתֶל שְׁתֵּי אַמּוֹת וּמֶחֱצָה, וּמְנוֹרָה בַּדָּרוֹם מְשׁוּכָה מִן הַכּוֹתֶל שְׁתֵּי אַמּוֹת וּמֶחֱצָה. מִזְבֵּחַ מְמוּצָּע וְעוֹמֵד בְּאֶמְצַע וּמָשׁוּךְ כְּלַפֵּי חוּץ קִימְעָא. וְנוֹקְמֵיהּ, לַהֲדַיְיהוּ? כֵּיוָן דִּכְתִיב: ״וְאֶת הַמְּנוֹרָה נֹכַח הַשֻּׁלְחָן״, בָּעֵינַן דְּחָזוּ אַהֲדָדֵי.
Et lorsque il entre dans le Sanctuaire, c’est l’autel qu’il rencontre en premier, avant d’atteindre le candélabre ; par conséquent, il accomplit le service de l’autel avant d’enlever les cendres des lampes, comme cela a été enseigné dans une baraita : La table se tenait au nord du Sanctuaire, à deux coudées et demie du mur. Et le candélabre se tenait au sud du Sanctuaire, à deux coudées et demie du mur. L’autel était placé et se tenait au milieu du Sanctuaire, un peu plus vers l’extérieur. Par conséquent, on rencontre d’abord l’autel. La Guemara interroge l’essence de la question : Et plaçons l’autel à côté de la table et du candélabre ; pourquoi était-il décalé vers l’extérieur ? La Guemara répond : C’est parce qu’il est écrit : « Et le candélabre en face de la table » (Exode 26:35) ; nous exigeons qu’ils soient visibles l’un à l’autre. Si l’autel avait été aligné avec la table et le candélabre, il se serait interposé entre eux.
אָמַר רָבָא: שְׁמַע מִינַּהּ מִדְּרֵישׁ לָקִישׁ, עַבּוֹרֵי דְּרָעָא אַטּוֹטֶפְתָּא אָסוּר. הֵיכִי עָבֵיד? מִדְּרָעָא לְטוֹטֶפְתָּא.
Rava a dit : Conclus de la déclaration de Reish Lakish qu’on ne peut négliger l’accomplissement d’aucune des mitzvot, et qu’il est interdit de passer outre à la mise des phylactères du bras afin de mettre les phylactères de la tête, car lorsqu’on met les phylactères, on rencontre d’abord celui du bras. Comment agit-il ? Il passe des phylactères du bras aux phylactères de la tête.
וַהֲטָבַת חָמֵשׁ נֵרוֹת קוֹדֵם לְדַם הַתָּמִיד, וְדַם הַתָּמִיד קוֹדֵם לַהֲטָבַת שְׁתֵּי נֵרוֹת. מַאי טַעְמָא? אָמַר אַבָּיֵי: הָהוּא ״בַּבֹּקֶר בַּבֹּקֶר״ דִּשְׁנֵי גְּזִירֵי עֵצִים דְּלָא צְרִיכִי, שְׁדִינְהוּ לְהָכָא. חַד שִׁדְיֵיהּ לַהֲטָבַת חָמֵשׁ נֵרוֹת — דְּלִיקְדְּמֵיהּ לְדַם הַתָּמִיד, וְחַד שִׁדְיֵיהּ לְדַם הַתָּמִיד — דְּנִקְדְּמֵיהּ לַהֲטָבַת שְׁתֵּי נֵרוֹת.
§ Abaye poursuivit : Et le retrait des cendres de cinq lampes précède l’abattage, la réception et l’aspersion du sang de l’offrande quotidienne du matin . L’aspersion du sang de l’offrande quotidienne précède le retrait des cendres des deux lampes restantes du candélabre. La Guemara demande : Quelle en est la raison ? Abaye dit : Prends cette expression : Le matin, le matin, écrite au sujet des deux bûches, ce qui est inutile pour établir le moment de l’accomplissement de ce service, car sa préséance a été expliquée en raison de son association avec l’arrangement du bois. Et transfère cette expression superflue ici, et applique-la à d’autres éléments du service du matin. Si l’expression est superflue dans son contexte, applique-la ailleurs, là où une halakha peut être dérivée. Transfère un terme : Le matin, et applique-le au retrait des cendres de cinq lampes afin qu’il précède le sang de l’offrande quotidienne. Et transfère un terme : Le matin, et applique-le au sang de l’offrande quotidienne, afin qu’il précède le retrait des cendres des deux lampes supplémentaires.
חַד שִׁדְיֵיהּ לַהֲטָבַת חָמֵשׁ נֵרוֹת, דְּלִיקְדְּמֵיהּ לְדַם הַתָּמִיד — דְּהָכָא תְּלָתָא וְהָכָא תְּרֵי.
La Guemara développe : Applique un terme : le matin, et appliquez-le à l’enlèvement des cendres de cinq lampes afin que cela précède le sang de l’offrande quotidienne, comme ici, il y a trois occurrences de : le matin ; deux occurrences sont écrites explicitement au sujet de l’enlèvement des cendres des lampes (voir Exode 30:7) et une est écrite au sujet des deux bûches. Et ici, au sujet du sang de l’offrande quotidienne, il y a deux occurrences de l’expression ; une mention explicite dans le texte (voir Exode 29:39) et une écrite au sujet des deux bûches.
וְחַד שִׁדְיֵיהּ לְדַם הַתָּמִיד — דְּנִקְדְּמֵיהּ לַהֲטָבַת שְׁתֵּי נֵרוֹת. אַף עַל גַּב דְּהָכָא תְּרֵי וְהָכָא תְּרֵי — מְכַפֵּר עָדִיף.
Et il a appliqué un terme : Le matin, au sang de l’offrande quotidienne afin qu’il précède l’enlèvement des cendres des deux lampes supplémentaires. Bien qu’ici, concernant l’enlèvement des cendres des lampes, il y ait deux occurrences de l’expression : Le matin, et ici, concernant le sang de l’offrande quotidienne, il y ait deux occurrences de l’expression : Le matin, une écrite et une déduite de la section des deux logs, le sang de l’offrande quotidienne a priorité parce qu’un acte qui opère l’expiation, l’aspersion du sang, a priorité.
אֲמַר לֵיהּ רַב פָּפָּא לְאַבָּיֵי, וְאֵימָא: חַד שִׁדְיֵיהּ לְדִישּׁוּן מִזְבֵּחַ הַפְּנִימִי, דְּנִקְדְּמֵיהּ לְדַם הַתָּמִיד — דְּהָכָא תְּלָתָא וְהָכָא תְּרֵי. וְחַד שִׁדְיֵיהּ לְדַם הַתָּמִיד, דְּנִקְדּוֹם לַהֲטָבַת חָמֵשׁ נֵרוֹת — דְּאַף עַל גַּב דְּהָכָא תְּרֵי וְהָכָא תְּרֵי, מְכַפֵּר עָדִיף! אִם כֵּן אַפְסוֹקֵי בְּמַאי מַפְסְקַתְּ לְהוּ?
Rav Pappa dit à Abaye : Et dis plutôt, attribue une des expressions superflues : Le matin, et applique-la à l’enlèvement des cendres de l’autel intérieur, afin que cela précède le sang de l’offrande quotidienne, car ici il y a trois occurrences de l’expression et et là il y en a deux. Et attribue une des expressions superflues : Le matin, et applique-la au sang de l’offrande quotidienne afin que cela précède l’enlèvement des cendres de cinq lampes, et dis que, bien qu’ici il y ait deux occurrences de l’expression : Le matin, et ici il y ait deux occurrences de l’expression : Le matin, malgré tout un acte qui effectue l’expiation, l’aspersion du sang, a préséance. Abaye rejette cette question en disant : Si le sang de l’offrande quotidienne précède l’enlèvement des cendres de cinq lampes, avec quoi démarqueras-tu entre l’enlèvement des cendres de cinq lampes et l’enlèvement des cendres de deux lampes ?
הָנִיחָא לְרֵישׁ לָקִישׁ, דְּאָמַר: לָמָּה מְטִיבִין וְחוֹזְרִים וּמְטִיבִין — כְּדֵי לְהַרְגִּישׁ כׇּל הָעֲזָרָה כּוּלָּהּ, שַׁפִּיר.
Cela s'accorde bien avec l'opinion de Reish Lakish, qui a dit : Pourquoi le prêtre retire les cendres de cinq lampes du candélabre puis revient retirer les cendres de deux lampes du candélabre, au lieu d'arranger les sept lampes en une seule fois ? C'est afin de donner de la vie à ceux qui sont présents dans toute la cour du Temple, puisque les gens vont et viennent pour accomplir cette mitsva avec une grande solennité. Cela s'accorde bien avec l'opinion de Reish Lakish, car il dit qu'il n'est pas nécessaire qu'un autre service marque la séparation entre le retrait des cendres de cinq lampes et le retrait des cendres de deux.
אֶלָּא לְרַבִּי יוֹחָנָן, דְּאָמַר: ״בַּבֹּקֶר בַּבֹּקֶר״ — חַלְּקֵהוּ לִשְׁנֵי בְקָרִים, מַאי אִיכָּא לְמֵימַר?
Cependant, selon Rabbi Yoḥanan, qui a dit ce qui suit sur la base du verset : « Aaron y fera brûler un encens aromatique ; le matin, le matin, lorsqu’il nettoie les lampes » (Exode 30:7) ; prends l’expression le matin, le matin, et divise le service du retrait des cendres des lampes en deux matins, c’est-à-dire en deux parties, en accomplissant un service entre les deux, que peut-on dire ? Selon Rabbi Yoḥanan, puisque le résultat serait qu’il n’y a pas de service marquant une séparation entre les cinq lampes et les deux lampes, il n’y a pas d’autre possibilité que d’interpréter la question conformément à l’explication d’Abaye.
אֲמַר לֵיהּ רָבִינָא לְרַב אָשֵׁי: הַאי ״בַּבֹּקֶר בַּבֹּקֶר״ דְּעֵצִים, מִי מְיַיתַּר? הָא מִיבְּעֵי לֵיהּ לְגוּפֵיהּ, דְּקָאָמַר רַחֲמָנָא — נִקְדְּמוּ לְמַעֲרָכָה שְׁנִיָּה שֶׁל קְטוֹרֶת! אֲמַר לֵיהּ: וְלָאו מִי אוֹקֵימְנָא ״עָלֶיהָ״ וְלֹא עַל חֲבֶרְתָּהּ, מִכְּלָל דְּאִיתַהּ לַחֲבֶרְתַּהּ.
Ravina dit à Rav Ashi au sujet du fondement de l’argument d’Abaye : Ce terme : Le matin, le matin, écrit au sujet des deux bûches, est-il réellement superflu et donc disponible pour en dériver d’autres éléments ? N’est-il pas nécessaire pour enseigner sa propre halakha fondamentale, comme le Miséricordieux l’énonce dans la Torah : Fais-le précéder le second arrangement de bois, duquel on prend des braises pour l’encens ? Rav Ashi lui dit : N’avons-nous pas établi qu’il est écrit : Sur elle, soulignant le fait que le bois n’est placé que sur le grand arrangement et non sur l’autre arrangement duquel on prend des braises pour l’encens ? Du fait que ce terme d’exclusion est nécessaire, on peut déduire par inférence qu’il y a un autre tas sur l’autel, c’est-à-dire que lorsque les nouvelles bûches sont placées sur l’autel, les deux arrangements s’y trouvent déjà.
מַאי שְׁנָא דְּעָבֵיד הֲטָבַת חָמֵשׁ נֵרוֹת בְּרֵישָׁא? נֶעְבֵּיד הֲטָבַת שְׁתֵּי נֵרוֹת בְּרֵישָׁא! כֵּיוָן דְּאַתְחֵיל בְּהוּ — עָבֵיד רוּבָּא. וְנֶעְבֵּיד שֵׁית! אָמַר קְרָא: ״בְּהֵיטִיבוֹ אֶת הַנֵּרוֹת יַקְטִירֶנָּה״, וְאֵין נֵרוֹת פְּחוּתוֹת מִשְּׁתַּיִם.
La Guemara demande au sujet de l’ordre dans lequel le prêtre enlève les cendres des lampes : Qu’a-t-il de différent pour qu’il effectue d’abord l’enlèvement des cendres de cinq lampes ? Qu’il effectue d’abord l’enlèvement des cendres de deux lampes. La Guemara répond : Puisqu’il commence le service avec elles, il effectue le service sur la majorité des lampes. La Guemara demande : Si c’est le cas, qu’il effectue le service sur six lampes. La Guemara répond que le verset déclare : « Lorsqu’il enlève les cendres des lampes, il la fera brûler » (Exode 30:7), et lampes est au pluriel, ce qui signifie pas moins de deux. Apparemment, l’enlèvement des cendres des lampes doit être effectué sur un minimum de deux lampes.
וַהֲטָבַת שְׁתֵּי נֵרוֹת קוֹדֶמֶת לִקְטוֹרֶת, דְּאָמַר קְרָא: ״בְּהֵיטִיבוֹ אֶת הַנֵּרוֹת״, וַהֲדַר ״יַקְטִירֶנָּה״.
Abaye poursuivit : Et l’enlèvement des cendres de deux lampes précède la combustion de l’encens, car le verset déclare d’abord : « Lorsqu’il enlève les cendres des lampes », puis déclare : « Il le brûlera. » L’enlèvement des cendres précède la combustion de l’encens.
וּקְטוֹרֶת לְאֵבָרִים, דְּתַנְיָא: יוּקְדַּם דָּבָר שֶׁנֶּאֱמַר בּוֹ ״בַּבֹּקֶר בַּבֹּקֶר״, לְדָבָר שֶׁלֹּא נֶאֱמַר בּוֹ אֶלָּא ״בֹּקֶר״ אֶחָד בִּלְבַד.
Abaye poursuivit : Et la combustion de l’encens sur l’autel intérieur précède la combustion des membres de l’offrande quotidienne sur l’autel extérieur, comme cela a été enseigné dans une baraita : Que la chose au sujet de laquelle il est dit : Le matin, le matin, c’est-à-dire la combustion de l’encens, précède la chose au sujet de laquelle une seule mention : Le matin, est dite, c’est-à-dire l’offrande matinale quotidienne, dans le verset : « Tu offriras un agneau le matin » (Exode 29:39).
וְאֵבָרִים לְמִנְחָה, דְּתַנְיָא: מִנַּיִין שֶׁלֹּא יְהֵא דָּבָר קוֹדֵם לְתָמִיד שֶׁל שַׁחַר?
Abaye poursuivit : La combustion des membres précède le sacrifice de l’offrande de farine qui accompagne l’offrande quotidienne, comme cela a été enseigné dans une baraita : D’où est-il déduit qu’aucun élément ne peut être placé sur l’arrangement de bois avant l’offrande quotidienne du matin ?

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