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וְהָא אִיכָּא אַמָּה תִּקְרָה וְאַמָּה מַעֲזִיבָה! שְׁעָרִים דְּבֵית הַמִּקְדָּשׁ, כֵּיוָן דְּשֵׁישָׁא נִינְהוּ, בְּמַשֶּׁהוּ עָבְדִי לְהוּ. וְהָא אִיכָּא הַאיְךְ מַשֶּׁהוּ! כֵּיוָן דְּלָא הֲוַאי אַמְּתָא — לָא חָשֵׁיב לַהּ.
Comme la porte mesure vingt coudées de haut, et que la chambre d’immersion au-dessus d’elle mesure au moins trois coudées supplémentaires de haut, l’eau se trouvait à vingt-trois coudées au-dessus du sol de la cour. La Guemara demande : Comment pouvait-elle n’être qu’à vingt-trois coudées de plus ? N’y a-t-il pas la coudée de l’épaisseur du plafond au-dessus de la porte et la coudée de l’épaisseur du plâtre scellant le sol du bain rituel, pour un total d’au moins vingt-cinq coudées ? La Guemara répond : En ce qui concerne les portes du Temple, puisqu’elles étaient construites en marbre, on les construisait avec une épaisseur minimale. Ni l’épaisseur du plafond ni l’épaisseur du plâtre n’était d’une coudée. La Guemara demande : Mais n’y a-t-il pas cette épaisseur minimale du plafond et du plâtre qui totaliserait néanmoins plus de vingt-trois coudées ? La Guemara répond : En effet ; toutefois, puisque le plafond n’était pas une coudée entière, il ne la prend pas en compte dans son calcul.
פֵּרְסוּ סָדִין שֶׁל בּוּץ וְכוּ׳. מַאי שְׁנָא שֶׁל בּוּץ? כִּדְאָמַר רַב כָּהֲנָא: כְּדֵי שֶׁיַּכִּיר שֶׁעֲבוֹדַת הַיּוֹם בְּבִגְדֵי בוּץ. הָכָא נָמֵי: שֶׁיַּכִּיר שֶׁעֲבוֹדַת הַיּוֹם בְּבִגְדֵי בוּץ.
§ Nous avons appris dans la michna : On étendait un drap de fin lin entre le Grand Prêtre et le peuple par souci de pudeur. La Guemara demande : Quelle est la différence pour qu’on utilise précisément un drap de fin lin ? La Guemara répond : C’est comme Rav Kahana l’a dit au sujet d’une question connexe : Afin qu’il sache que le service du jour de Yom Kippour est accompli avec des vêtements de fin lin. Ici aussi, on utilisait un drap de lin afin qu’il sache que le service du jour de Yom Kippour est accompli avec des vêtements de fin lin.
מַתְנִי׳ פָּשַׁט יָרַד וְטָבַל, עָלָה וְנִסְתַּפָּג. הֵבִיאוּ לוֹ בִּגְדֵי זָהָב, וְלָבַשׁ, וְקִידֵּשׁ יָדָיו וְרַגְלָיו. הֵבִיאוּ לוֹ אֶת הַתָּמִיד, קְרָצוֹ וּמֵירַק אַחֵר שְׁחִיטָה עַל יָדוֹ. קִבֵּל אֶת הַדָּם וּזְרָקוֹ.
MICHNA : Le Grand Prêtre retira les vêtements blancs qu’il portait, descendit au bain rituel et s’immergea. Il remonta et se sécha avec une serviette. Ensuite, on lui apporta les vêtements d’or du Grand Prêtre, et il s’en revêtit, et il sanctifia ses mains et ses pieds. On lui apporta le mouton pour l’offrande quotidienne du matin, qu’il abattit en coupant la majeure partie de l’œsophage et de la trachée. Et un autre prêtre acheva l’abattage pour lui afin que le Grand Prêtre puisse recevoir le sang dans un récipient et poursuivre l’ordre du service de Yom Kippour. Dès que l’abattage fut achevé, le Grand Prêtre reçut le sang dans un récipient et le répandit sur l’autel.
נִכְנַס לְהַקְטִיר קְטוֹרֶת שֶׁל שַׁחַר, וּלְהֵיטִיב אֶת הַנֵּרוֹת, וּלְהַקְרִיב אֶת הָרֹאשׁ וְאֶת הָאֵבָרִים וְהַחֲבִיתִּין וְאֶת הַיַּיִן. קְטוֹרֶת שֶׁל שַׁחַר הָיְתָה קְרֵיבָה בֵּין דָּם לְאֵבָרִים, שֶׁל בֵּין הָעַרְבַּיִם בֵּין אֵיבָרִים לִנְסָכִים.
Il entra dans le Sanctuaire pour brûler l’encens du matin et pour enlever les cendres des lampes du candélabre ; et il sortit du Sanctuaire et retourna dans la cour pour sacrifier la tête et les membres du mouton sacrifié pour l’offrande quotidienne et l’offrande quotidienne de galette à la poêle du Grand Prêtre, et la libation de vin de l’offrande quotidienne. La Mishna commente : L’encens du matin était brûlé entre la réception et l’aspersion du sang et la combustion des membres ; et l’encens de l’après-midi était brûlé entre la montée des membres sur l’autel et le versement des libations qui accompagnaient l’offrande.
אִם הָיָה כֹּהֵן גָּדוֹל זָקֵן אוֹ אִיסְטְנִיס מְחַמִּין לוֹ חַמִּין, וּמְטִילִין לְתוֹךְ הַצּוֹנֵן כְּדֵי שֶׁתָּפִיג צִינָּתָן.
En ce qui concerne l’immersion, si le Grand Prêtre était âgé et trouvait difficile de s’immerger dans de l’eau froide, ou s’il était délicat [istenis], ils chauffaient de l’eau chaude pour lui la veille de Yom Kippour et la versaient dans l’eau froide du bain rituel afin d’en tempérer la froideur, afin que le Grand Prêtre puisse s’immerger sans inconfort.
גְּמָ׳ אַמְרוּהָ רַבָּנַן קַמֵּיהּ דְּרַב פָּפָּא: הָא דְּלָא כְּרַבִּי מֵאִיר. דְּאִי רַבִּי מֵאִיר, כֵּיוָן דְּאָמַר תְּרֵי קִידּוּשֵׁי אַלְּבִישָׁה עָבֵיד לְהוּ — הָכָא נָמֵי לֶיעְבֵּיד תְּרֵי קִידּוּשֵׁי אַלְּבִישָׁה!
GUEMARA :Les Sages ont dit cette chose devant Rav Pappa : Cette michna n’est pas conforme à l’opinion de Rabbi Meïr, car, si elle était conforme à l’opinion de Rabbi Meïr, puisqu’il a dit : le Grand Prêtre effectue deux sanctifications de ses mains et de ses pieds à chaque changement de vêtements, une avant de revêtir les vêtements et une après les avoir revêtus, ici aussi, dans la michna, qu’il effectue deux sanctifications lors du changement de vêtements. Cependant, la description dans la michna indique qu’il enlève ses vêtements et ne sanctifie pas ses mains et ses pieds.
אֲמַר לְהוּ רַב פָּפָּא: בֵּין לְרַבָּנַן בֵּין לְרַבִּי מֵאִיר חַד אַפְּשִׁיטָה דְּבִגְדֵי קוֹדֶשׁ, וְחַד אַלְּבִישָׁה, וְהָכָא בְּהָא קָא מִיפַּלְגִי: ״וּפָשַׁט וְרָחַץ (וְרָחַץ) וְלָבַשׁ״, רַבִּי מֵאִיר סָבַר: מַקִּישׁ פְּשִׁיטָה לִלְבִישָׁה, מָה לְבִישָׁה — לוֹבֵשׁ וְאַחַר כָּךְ מְקַדֵּשׁ, אַף פְּשִׁיטָה — פּוֹשֵׁט וְאַחַר כָּךְ מְקַדֵּשׁ.
Rav Pappa leur dit : Tant selon l’avis des Sages que selon l’avis de Rabbi Meir, il y a une sanctification lors du retrait des vêtements sacrés, et une sanctification lorsqu’il revêt d’autres vêtements sacrés. Et ici, c’est au sujet de cette question qu’ils sont en désaccord. Il est écrit : « Et il ôtera les vêtements de lin qu’il a mis lorsqu’il est entré dans le Sanctuaire et les laissera là. Et il lavera sa chair dans l’eau en un lieu sacré et il revêtira ses vêtements » (Lévitique 16:23–24). Rabbi Meir soutient : La Torah juxtapose le retrait des vêtements au fait de revêtir les vêtements pour la raison suivante : De même que lorsqu’il revêt les vêtements, il revêt les vêtements puis sanctifie ses mains et ses pieds, de même, en ce qui concerne le retrait des vêtements, il retire les vêtements puis sanctifie ses mains et ses pieds.
וְרַבָּנַן סָבְרִי: מַקִּישׁ פְּשִׁיטָה לִלְבִישָׁה, מָה לְבִישָׁה — כְּשֶׁהוּא לָבוּשׁ מְקַדֵּשׁ, אַף פְּשִׁיטָה — כְּשֶׁהוּא לָבוּשׁ מְקַדֵּשׁ.
Et les Sages soutiennent que la Torah juxtapose le retrait des vêtements à l’enfilage des vêtements pour la raison suivante : De même que, lors de l’enfilage des vêtements, une fois vêtu, il sanctifie ses mains et ses pieds, de même, pour le retrait des vêtements, il sanctifie ses mains et ses pieds lorsqu’il est vêtu. Par conséquent, lorsqu’il achève le service, il sanctifie ses mains et ses pieds et ce n’est qu’ensuite qu’il retire les vêtements. Cependant, la première fois que le Grand Prêtre revêt les vêtements sacerdotaux à Yom Kippour, il n’a certainement pas besoin de deux sanctifications, puisqu’à ce moment-là il ne retire aucun autre vêtement.
אֲמַרוּ לֵיהּ רַבָּנַן לְרַב פָּפָּא: וּמִי מָצֵית אָמְרַתְּ הָכִי? וְהָתַנְיָא: פֵּרְסוּ סָדִין שֶׁל בּוּץ בֵּינוֹ לְבֵין הָעָם, פָּשַׁט וְיָרַד וְטָבַל, עָלָה וְנִסְתַּפַּג. הֵבִיאוּ לוֹ בִּגְדֵי זָהָב וְלָבַשׁ, וְקִידֵּשׁ יָדָיו וְרַגְלָיו. רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר: פָּשַׁט וְקִידֵּשׁ יָדָיו וְרַגְלָיו, וְיָרַד וְטָבַל, עָלָה וְנִסְתַּפַּג, הֵבִיאוּ לוֹ בִּגְדֵי זָהָב, וְלָבַשׁ וְקִידֵּשׁ יָדָיו וְרַגְלָיו. אֲמַר לְהוּ: אִי תַּנְיָא תַּנְיָא.
Les Sages dirent à Rav Pappa : Et comment peux-tu dire que, selon Rabbi Meir, la première fois que le Grand Prêtre revêt les vêtements, il n’a pas besoin de deux sanctifications ? N’a-t-on pas enseigné dans une baraita ce qui suit ? On étendait un drap de fin lin entre lui et le peuple, et il retirait ses vêtements et descendait et s’immergeait, puis remontait et se séchait. On lui apportait des vêtements d’or, et il les revêtait, et il sanctifiait ses mains et ses pieds. Rabbi Meir dit : Il retirait ses vêtements et sanctifiait ses mains et ses pieds, puis descendait et s’immergeait. Il remontait et se séchait. On lui apportait des vêtements d’or et il les revêtait et sanctifiait ses mains et ses pieds. Apparemment, Rabbi Meir soutient qu’il y a une sanctification spéciale avant de revêtir les vêtements. Il leur dit : Si cela a été enseigné, cela a été enseigné. Je rétracterai mon opinion, qui était fondée sur une analyse logique, en faveur d’une baraita explicite qui contredit cette opinion.
בִּשְׁלָמָא לְרַבִּי מֵאִיר, הַיְינוּ דְּמַשְׁכַּחַתְּ לַהּ
La Guemara demande : Soit, selon l’approche de Rabbi Meir, c’est ainsi que tu trouves cette possibilité de

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