חוֹצֵץ, אוֹ אֵינוֹ חוֹצֵץ? אֲמַר לֵיהּ: כֹּל דְּתַקּוּן רַבָּנַן — כְּעֵין דְּאוֹרָיְיתָא תַּקּוּן.
Les éléments généralement considérés comme des interpositions qui invalident une immersion font-ils interposition dans cette immersion, ou ne font-ils pas interposition, puisque l’immersion n’est qu’accessoire et sert de rappel ? Rav Yosef lui dit : Toutes les ordonnances que les Sages ont instituées, ils les ont instituées en parallèle à la loi de la Torah. Par conséquent, cette immersion relevant de la loi rabbinique a les mêmes paramètres fondamentaux que l’immersion relevant de la loi de la Torah. Il ne peut y avoir aucune interposition.
אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי לְרַב יוֹסֵף: בִּיאָה בְּמִקְצָת, שְׁמָהּ בִּיאָה אוֹ לָא? אֲמַר לֵיהּ: בְּהוֹנוֹת יוֹכִיחוּ, שֶׁהֵן בִּיאָה בְּמִקְצָת, וְתַנְיָא: מְצוֹרָע טוֹבֵל וְעוֹמֵד בְּשַׁעַר נִיקָנוֹר. אִיבַּעְיָא לְהוּ: מַהוּ שֶׁיַּעֲשֶׂה סַכִּין אֲרוּכָּה וְיִשְׁחוֹט?
Abaye dit à Rav Yosef : Une entrée partielle, lorsqu’une personne entre dans un certain endroit avec seulement une partie de son corps, est-elle considérée comme une entrée ou non ? Rav Yosef lui dit : Les pouces du lépreux le prouveront, car lorsque le lépreux introduit ses pouces dans le Temple, cela constitue une entrée partielle, et il a été enseigné dans une baraita : Un lépreux s’immerge et se tient à la porte de Nicanor, ce qui indique que l’immersion est requise même avant une entrée partielle. Un dilemme fut soulevé devant les Sages : Quelle est la halakha ; une personne impure peut-elle fabriquer un couteau très long et abattre un animal dans la cour du Temple tout en restant à l’extérieur de la cour ? Est-ce l’essence même du service qui exige l’immersion, ou est-ce l’entrée dans la cour qui exige l’immersion ?
תִּיבְּעֵי לְבֶן זוֹמָא, תִּיבְּעֵי לְרַבָּנַן דִּפְלִיגִי עֲלֵיהּ דְּרַבִּי יְהוּדָה. תִּבְּעֵי לְבֶן זוֹמָא: עַד כָּאן לָא מְחַיֵּיב בֶּן זוֹמָא אֶלָּא לְגַוַּאי, אֲבָל לְבָרַאי — לָא. אוֹ דִילְמָא, אָתֵי לְאִימְּשׁוֹכֵי.
La Guemara commente : Soulève le dilemme selon ben Zoma, qui statue avec rigueur au sujet de l’immersion ; et soulève le dilemme selon les Sages qui sont en désaccord avec Rabbi Yehuda et n’imposent pas cette immersion à tout le monde. La Guemara développe : Soulève le dilemme selon ben Zoma : ben Zoma exige-t-il l’immersion seulement pour l’entrée à l’intérieur de la cour ; cependant, pour se tenir à l’extérieur de la cour, non, il n’exige pas d’immersion ? Ou peut-être même pour quelqu’un qui se tient à l’extérieur de la cour, ben Zoma exige-t-il l’immersion, de peur qu’il ne finisse par être entraîné à l’intérieur au cours de son service.
תִּיבְּעֵי לְרַבָּנַן דִּפְלִיגִי עֲלֵיהּ דְּרַבִּי יְהוּדָה. עַד כָּאן לָא קָאָמְרִי רַבָּנַן הָתָם, דְּלָא קָא עָבֵיד עֲבוֹדָה, אֲבָל הָכָא דְּקָא עָבֵיד עֲבוֹדָה — לָא. אוֹ דִילְמָא לָא שְׁנָא. תֵּיקוּ.
De même, soulève le dilemme selon les Sages, qui sont en désaccord avec Rabbi Yehuda : Comment cela ? Est-ce que les Sages disent qu’il n’y a pas d’exigence d’immersion seulement là-bas, où il n’accomplit aucun service du Temple ; cependant, ici, où il accomplit un service, non, ils exigeraient une immersion ? Ou peut-être n’y a-t-il pas de différence, et ils n’exigeraient pas d’immersion en aucune circonstance. La Guemara conclut : Le dilemme restera sans résolution.
חָמֵשׁ טְבִילוֹת וַעֲשָׂרָה קִידּוּשִׁין טוֹבֵל. תָּנוּ רַבָּנַן: חָמֵשׁ טְבִילוֹת וַעֲשָׂרָה קִידּוּשִׁין טוֹבֵל כֹּהֵן גָּדוֹל וּמְקַדֵּשׁ בּוֹ בַּיּוֹם, וְכוּלָּן בַּקּוֹדֶשׁ בְּבֵית הַפַּרְוָה, חוּץ מֵרִאשׁוֹנָה שֶׁהָיְתָה בַּחוֹל עַל גַּבֵּי שַׁעַר הַמַּיִם, וּבְצַד לִשְׁכָּתוֹ הָיְתָה. אָמַר אַבָּיֵי: שְׁמַע מִינַּיהּ עֵין עֵיטָם גָּבוֹהַּ מִקַּרְקַע עֲזָרָה עֶשְׂרִים וְשָׁלֹשׁ אַמּוֹת.
§ Il a été enseigné dans la michna : Cinq immersions et dix sanctifications le Grand Prêtre s’immerge et sanctifie ses mains et ses pieds, respectivement. Les Sages ont enseigné dans une baraita : Cinq immersions et dix sanctifications le Grand Prêtre s’immerge et sanctifie ses mains et ses pieds, respectivement, le jour de Yom Kippour. Et toutes ces immersions et sanctifications ont lieu dans la zone sacrée, la cour du Temple, dans la Chambre de Parva, à l’exception de cette première immersion, qui avait lieu dans la zone non sacrée sur le toit de la Porte de l’Eau, et cette porte était à côté de sa chambre. Abaye dit : Conclus de cela qu’il a été enseigné dans cette baraita que Ein Eitam, la source d’où l’eau était fournie au Temple, se trouvait vingt-trois coudées au-dessus du sol de la cour du Temple.
דִּתְנַן: כׇּל הַפְּתָחִים שֶׁהָיוּ שָׁם גּוֹבְהָן עֶשְׂרִים אַמָּה וְרׇחְבָּן עֶשֶׂר אַמּוֹת, חוּץ מִשֶּׁל אוּלָם. וְתַנְיָא: ״וְרָחַץ בְּשָׂרוֹ בְּמַיִם״ — בְּמֵי מִקְוֶה, ״כׇּל בְּשָׂרוֹ״ — מַיִם שֶׁכׇּל גּוּפוֹ עוֹלֶה בָּהֶן. וְכַמָּה הֵן? אַמָּה עַל אַמָּה בְּרוּם שָׁלֹשׁ אַמּוֹת. וְשִׁיעֲרוּ חֲכָמִים מֵי מִקְוֶה אַרְבָּעִים סְאָה.
Comme nous l’avons appris dans une michna : Toutes les entrées qui se trouvaient là dans le Temple, leur hauteur était de vingt coudées et leur largeur de dix coudées, sauf l’entrée du Vestibule du Sanctuaire, qui était le double, c’est-à-dire quarante coudées de haut et vingt coudées de large. Et il a été enseigné dans une baraita qu’il est dit : « Et il lavera sa chair dans l’eau » (Lévitique 15:13), et il est dit dans un autre verset : « Et il lavera toute sa chair dans l’eau » (Lévitique 15:16). Cela fait référence à l’eau connue comme les eaux d’un bain rituel. Le verset ajoute l’insistance : Toute sa chair, pour dire que l’immersion doit se faire dans une eau dans laquelle tout le corps d’une personne entre en même temps. Et quelle quantité d’eau est-ce ? C’est une coudée de longueur sur une coudée de largeur et une hauteur de trois coudées. Cela suffit pour couvrir la taille d’une personne. Et les Sages ont calculé que le volume de les eaux d’un bain rituel qui tient dans cet espace est de quarante se’a.