גְּמָ׳ תַּנְיָא, רַבִּי יִשְׁמָעֵאל אוֹמֵר: ״בָּרַק בַּרְקַאי״. רַבִּי עֲקִיבָא אוֹמֵר: ״עָלָה בַּרְקַאי״. נְחוּמָא בֶּן אַפְקַשְׁיוֹן אוֹמֵר: ״אַף בַּרְקַאי בְּחֶבְרוֹן״. מַתְיָא בֶּן שְׁמוּאֵל (אוֹמֵר): הַמְמוּנֶּה עַל הַפְּיָיסוֹת אוֹמֵר: ״הֵאִיר פְּנֵי כׇּל הַמִּזְרָח עַד שֶׁבְּחֶבְרוֹן״. רַבִּי יְהוּדָה בֶּן בְּתֵירָא אוֹמֵר: ״הֵאִיר פְּנֵי כׇּל הַמִּזְרָח עַד בְּחֶבְרוֹן, וְיָצְאוּ כׇּל הָעָם אִישׁ אִישׁ לִמְלַאכְתּוֹ״.
GUEMARA :Il a été enseigné dans une baraita que les Sages ont débattu de l’expression précise employée dans le Temple. Rabbi Yishmaël dit que la formule est : La lumière a jailli ; Rabbi Akiva dit : La lumière s’est levée, ce qui est plus brillant qu’un simple éclat. Naḥouma ben Apakshiyon dit : Il y a même de la lumière à Hébron. Matya ben Shmuel dit que le prêtre préposé chargé des tirages au sort dit : Tout le ciel oriental est illuminé jusqu’à Hébron. Rabbi Yehouda ben Beteira dit que c’est ce qu’a dit le prêtre préposé : Tout le ciel oriental est illuminé jusqu’à Hébron et toute la nation est sortie, chacun et chaque personne pour se livrer à son travail.
אִי הָכִי, נְגַהּ לֵיהּ טוּבָא? לִשְׂכּוֹר פּוֹעֲלִים קָאָמְרִינַן.
La Guemara remet en question la version de la formule de Rabbi Yehouda ben Beteira : Si c’est ainsi que les gens sont partis travailler, alors il est devenu considérablement plus clair. Les gens vont travailler après qu’il fait clair. Apparemment, Rabbi Yehouda ben Beteira fait référence à un moment après le lever du soleil, et non à un moment adjacent à l’aube. La Guemara répond : c’est du fait que les gens sont sortis pour embaucher des ouvriers que nous parlons. Les propriétaires de champs se levaient tôt, à proximité de l’aube, pour embaucher des ouvriers afin qu’ils puissent commencer à travailler lorsqu’il ferait clair.
אָמַר רַב סָפְרָא: צְלוֹתֵיהּ דְּאַבְרָהָם, מִכִּי מַשְׁחֲרִי כּוּתְלֵי.
§ Rav Safra dit : Le moment de la prière de l’après-midi d’Abraham commence à partir du moment où les murs commencent à s’assombrir à cause de l’ombre. Lorsque le soleil commence à descendre du milieu du ciel, produisant des ombres sur les murs, cela marque le début du coucher du soleil, et alors la prière de l’après-midi peut être récitée.
אָמַר רַב יוֹסֵף: אֲנַן מֵאַבְרָהָם נֵיקוּם וְנִיגְמַר?! אָמַר רָבָא: תְּנָא גָּמַר מֵאַבְרָהָם וַאֲנַן לָא גָּמְרִינַן מִינֵּיהּ?! דְּתַנְיָא: ״וּבַיּוֹם הַשְּׁמִינִי יִמּוֹל בְּשַׂר עׇרְלָתוֹ״, מְלַמֵּד שֶׁכׇּל הַיּוֹם כָּשֵׁר לְמִילָה, אֶלָּא שֶׁהַזְּרִיזִין מַקְדִּימִין לְמִצְוֹת, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וַיַּשְׁכֵּם אַבְרָהָם בַּבֹּקֶר וַיַּחֲבוֹשׁ וְגוֹ׳״.
Rav Yossef dit : Et allons-nous donc nous lever et déduire une halakha d’Abraham ? Abraham n’a-t-il pas vécu avant que la Torah ne soit donnée au peuple juif, et par conséquent on ne peut pas déduire des halakhot de sa conduite ? Rava dit : Le tanna a déduit une halakha de la conduite d’Abraham, et nous, nous ne déduisons pas une halakha de sa conduite ? Comme cela a été enseigné dans une baraita au sujet du verset : « Et le huitième jour, la chair de son prépuce sera circoncise » (Lévitique 12:3), ce verset enseigne que toute la journée convient pour l’accomplissement de la mitsva de la circoncision. Cependant, les diligents s’empressent dans l’accomplissement des mitsvot et circoncisent le matin, comme il est dit au sujet de la ligature d’Isaac : « Abraham se leva de bon matin et sangla son âne » (Genèse 22:3). Il se leva tôt pour accomplir la mitsva sans retard. Apparemment, la halakha est déduite de la conduite d’Abraham.
אֶלָּא אָמַר רָבָא: רַב יוֹסֵף הָא קָא קַשְׁיָא לֵיהּ. דִּתְנַן: חָל עַרְבֵי פְּסָחִים לִהְיוֹת בְּעֶרֶב שַׁבָּת, נִשְׁחָט בְּשֵׁשׁ וּמֶחֱצָה, וְקָרֵב בְּשֶׁבַע וּמֶחֱצָה. וְנִשְׁחֲטֵיהּ מִכִּי מַשְׁחֲרִי כּוּתְלֵי!
Au contraire, Rava dit : En ce qui concerne Rav Yosef, la difficulté ne réside pas dans le fait de déduire la halakha de la conduite d’Abraham. Au contraire, voici ce qui lui pose difficulté, comme nous l’avons appris dans une michna : Lorsque les veilles de Pessa'h tombent les veilles de Chabbat, l’offrande quotidienne de l’après-midi est abattue à six heures et demie du jour et offerte sur l’autel à sept heures et demie. L’offrande de l’après-midi était abattue aussi tôt que possible afin de permettre à tous les agneaux pascals, qui étaient abattus après que l’offrande quotidienne de l’après-midi avait été offerte, d’être abattus et rôtis avant le coucher du soleil, afin qu’aucun travail ne soit effectué pendant Chabbat. Or, si en effet cette halakha est déduite de la conduite d’Abraham, abattons l’offrande encore plus tôt, dès que les murs commencent à noircir, juste après la fin de la sixième heure du jour. Apparemment, la halakha n’est pas déduite de la conduite d’Abraham.
מַאי קוּשְׁיָא? וְדִילְמָא כּוּתְלֵי דְּבֵית הַמִּקְדָּשׁ בְּשֵׁשׁ וּמֶחֱצָה מַשְׁחֲרִי, מִשּׁוּם דְּלָא מְכַוְּונִי טוּבָא. אִי נָמֵי, שָׁאנֵי אַבְרָהָם דְּאִיצְטַגְנִינוּת גְּדוֹלָה הָיְתָה בְּלִבּוֹ. אִי נָמֵי, מִשּׁוּם דְּזָקֵן וְיוֹשֵׁב בִּישִׁיבָה הֲוָה. דְּאָמַר רַבִּי חָמָא בְּרַבִּי חֲנִינָא: מִימֵיהֶן שֶׁל אֲבוֹתֵינוּ לֹא פָּרְשָׁה יְשִׁיבָה מֵהֶם.
La Guemara rejette cela : Quelle est la difficulté ?
Peut-être que les murs du Temple commencent à noircir seulement à six heures et demie du jour parce qu’ils ne sont pas parfaitement alignés. Les murs du Temple étaient larges à la base et se rétrécissaient progressivement à mesure qu’ils atteignaient le sommet ; par conséquent, la partie supérieure du mur ne projetait pas d’ombre sur le mur opposé avant six heures et demie du jour.
Ou bien, alternativement, la situation est différente en ce qui concerne Abraham parce qu’il y avait une grande connaissance de l’astronomie [itztagninut] dans son cœur. Il était capable de calculer avec précision les mouvements des corps célestes et pouvait donc discerner immédiatement après midi que le soleil avait commencé sa descente. Les autres ont besoin d’une demi-heure pour être certains que la descente du soleil a commencé.
Ou bien, alternativement, Abraham était différent parce qu’il était un Ancien et s’asseyait pour étudier la Torah dans une yeshiva, où repose la Présence divine. Là, il développa l’expertise nécessaire pour déterminer l’heure exacte. Comme l’a dit Rabbi Ḥama, fils de Rabbi Ḥanina : Depuis les jours de nos ancêtres, la yeshiva ne les a jamais quittés. Nos ancêtres étaient les dirigeants de leurs générations, qui enseignaient la Torah aux élèves qui venaient à eux.
הָיוּ בְּמִצְרַיִם — יְשִׁיבָה עִמָּהֶם, שֶׁנֶּאֱמַר: ״לֵךְ וְאָסַפְתָּ אֶת זִקְנֵי יִשְׂרָאֵל״. הָיוּ בַּמִּדְבָּר — יְשִׁיבָה עִמָּהֶם, שֶׁנֶּאֱמַר: ״אֶסְפָה לִּי שִׁבְעִים אִישׁ מִזִּקְנֵי יִשְׂרָאֵל״. אַבְרָהָם אָבִינוּ, זָקֵן וְיוֹשֵׁב בִּישִׁיבָה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְאַבְרָהָם זָקֵן בָּא בַּיָּמִים״. יִצְחָק אָבִינוּ, זָקֵן וְיוֹשֵׁב בִּישִׁיבָה הָיָה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וַיְהִי כִּי זָקֵן יִצְחָק״. יַעֲקֹב אָבִינוּ, זָקֵן וְיוֹשֵׁב בִּישִׁיבָה הָיָה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְעֵינֵי יִשְׂרָאֵל כָּבְדוּ מִזּוֹקֶן״.
Lorsque ils étaient en Égypte, il y avait une yeshiva avec eux, comme il est dit : « Va et rassemble les Anciens d’Israël » (Exode 3:16), ce qui indique qu’il y avait parmi eux des Sages qui étudiaient la Torah. De même, lorsque ils étaient dans le désert, il y avait une yeshiva avec eux, comme il est dit : « Rassemble-Moi soixante-dix hommes parmi les Anciens d’Israël » (Nombres 11:16). Abraham notre Patriarche était lui-même un Ancien et siégeait dans une yeshiva, comme il est dit : « Abraham était vieux, avancé en jours » (Genèse 24:1). De l’apparente redondance des termes vieux et avancé en jours, on déduit que vieux signifie qu’il était un Ancien sage et éminent en Torah, et avancé en jours signifie qu’il était âgé. De même, Isaac notre Patriarche était un Ancien et siégeait dans une yeshiva, comme il est dit : « Et il arriva, lorsque Isaac fut vieux et que ses yeux s’étaient affaiblis » (Genèse 27:1). De même, Jacob notre Patriarche était un Ancien et siégeait dans une yeshiva, comme il est dit : « Les yeux d’Israël étaient appesantis par l’âge » (Genèse 48:10).
אֱלִיעֶזֶר עֶבֶד אַבְרָהָם, זָקֵן וְיוֹשֵׁב בִּישִׁיבָה הָיָה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וַיֹּאמֶר אַבְרָהָם אֶל עַבְדּוֹ זְקַן בֵּיתוֹ הַמֹּשֵׁל בְּכׇל אֲשֶׁר לוֹ״, אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: שֶׁמּוֹשֵׁל בְּתוֹרַת רַבּוֹ. ״הוּא דַּמֶּשֶׂק אֱלִיעֶזֶר״ — אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: שֶׁדּוֹלֶה וּמַשְׁקֶה מִתּוֹרָתוֹ שֶׁל רַבּוֹ לַאֲחֵרִים.
Éliézer, serviteur d’Abraham, était un Ancien et siégeait à la yeshiva, comme il est dit : « Et Abraham dit à son serviteur, l’ancien de sa maison, qui gouvernait sur tout ce qui lui appartenait » (Genèse 24:2). Rabbi Elazar dit : Le verset signifie que il maîtrisait la Torah de son maître, ayant acquis une parfaite connaissance de toute la Torah d’Abraham. Tel est le sens du verset : « Il est Damas [Dammesek] Éliézer » (Genèse 15:2). Rabbi Elazar dit : Le mot Dammesek est une contraction de celui qui puise [doleh] et fait boire [mashke] aux autres de la Torah de son maître.
אָמַר רַב: קִיֵּים אַבְרָהָם אָבִינוּ כָּל הַתּוֹרָה כּוּלָּהּ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״עֵקֶב אֲשֶׁר שָׁמַע אַבְרָהָם בְּקוֹלִי וְגוֹ׳״. אֲמַר לֵיהּ רַב שִׁימִי בַּר חִיָּיא לְרַב: וְאֵימָא שֶׁבַע מִצְוֹת? הָא אִיכָּא נָמֵי מִילָה! וְאֵימָא שֶׁבַע מִצְוֹת וּמִילָה! אֲמַר לֵיהּ: אִם כֵּן ״מִצְוֹתַי וְתוֹרוֹתָי״ לְמָה לִי?
À propos de l’affirmation précédente, la Guemara cite que Rav a dit : Abraham notre Patriarche a accompli toute la Torah avant qu’elle ne soit donnée, comme il est dit : « Parce que [ekev] Abraham a écouté Ma voix et a gardé Ma charge, Mes mitzvot, Mes statuts et Mes Torahs » (Genèse 26:5). Rav Shimi bar Ḥiyya dit à Rav : Et dis que le verset signifie qu’il n’a accompli que les sept mitzvot noahides et non toute la Torah. La Guemara demande : Mais n’y a-t-il pas aussi la circoncision qu’Abraham a clairement observée, et qui n’est pas l’une des lois noahides ? Apparemment, Abraham a accompli plus que seulement ces sept-là. La Guemara demande : Et dis qu’il n’a accompli que les sept mitzvot et la circoncision. Rav lui dit : Si c’est le cas, pourquoi ai-je besoin de la suite du verset, qu’Abraham a gardé : Mes mitzvot et Ma Torah ? C’est une indication claire qu’il a accompli des mitzvot au-delà des sept mitzvot noahides et, apparemment, a accompli toute la Torah.
אָמַר (רַב), וְאִיתֵּימָא רַב אָשֵׁי: קִיֵּים אַבְרָהָם אָבִינוּ אֲפִילּוּ עֵירוּבֵי תַבְשִׁילִין, שֶׁנֶּאֱמַר: ״תּוֹרוֹתָי״, אַחַת תּוֹרָה שֶׁבִּכְתָב וְאַחַת תּוֹרָה שֶׁבְּעַל פֶּה.
Rav a dit, et certains disent Rav Ashi a dit : Abraham, notre Patriarche, a accompli toute la Torah, même la mitsva de la jonction des aliments cuits, une ordonnance rabbinique instituée plus tard, comme il est dit : Mes Torahs. Puisque le terme est au pluriel, cela indique qu'Abraham observait deux Torahs ; l'une, la Torah écrite, et l'une, la Torah orale. En accomplissant la Torah orale, il a accompli tous les détails et paramètres qui y sont inclus.
מַתְיָא בֶּן שְׁמוּאֵל אוֹמֵר וְכוּ׳ וְהוּא אוֹמֵר הֵן. מַאן אָמַר ״הֵן״? אִילֵּימָא הָךְ דְּקָאֵי אַאִיגָּרָא — הוּא חָלֵים וְהוּא מְפַשַּׁר?! אֶלָּא הָךְ דְּקָאֵי אַאַרְעָא, מְנָא יָדַע?
§ Il a été enseigné dans la michna que Matya ben Shmuel dit que le prêtre préposé demande : Tout le ciel oriental est-il illuminé jusqu’à Hébron ? Et il dit : Oui. La Guemara demande : Qui a dit oui ? Si nous disons que c’est cet homme qui se tient sur le toit, est-ce qu’il rêve et interprète aussi son rêve ? Est-il raisonnable que celui qui pose la question y réponde aussi ? Plutôt, dis que c’était cet homme qui se tient sur le sol qui a dit oui. D’où sait-il que le ciel est illuminé, au point qu’il puisse répondre oui ?
אִיבָּעֵית אֵימָא — הָךְ דְּקָאֵי אַאַרְעָא, וְאִיבָּעֵית אֵימָא — הָךְ דְּקָאֵי אַאִיגָּרָא. אִיבָּעֵית אֵימָא הָךְ דְּקָאֵי אַאִיגָּרָא, אָמַר אִיהוּ: ״הֵאִיר פְּנֵי כׇּל הַמִּזְרָח!״, וְאָמַר לֵיהּ הָךְ דְּקָאֵי אַאַרְעָא: ״עַד שֶׁבְּחֶבְרוֹן?״, וְאָמַר לֵיהּ אִיהוּ: ״הֵן!״.
La Guemara propose deux solutions possibles : Si vous voulez, dites que c’était cette personne qui se tient sur le sol qui a répondu oui, et si vous voulez, dites que c’était cette personne qui se tient sur le toit qui a répondu. Si vous voulez, dites que la personne qui se tient sur le toit a dit : Tout le ciel oriental est illuminé. Et que la personne qui se tient sur le sol lui a dit : Est-ce illuminé même jusqu’à Hébron ? Et il, qui se tient sur le toit, lui a dit : Oui.
וְאִיבָּעֵית אֵימָא הָךְ דְּקָאֵי אַאַרְעָא, אָמַר אִיהוּ: ״הֵאִיר פְּנֵי כׇּל הַמִּזְרָח?״, וְאָמַר לֵיהּ: ״עַד שֶׁבְּחֶבְרוֹן?״, וְאָמַר לֵיהּ: ״הֵן!״.
Et si tu le souhaites, dis plutôt que la personne qui se tient sur le sol a dit : Tout le ciel oriental est-il illuminé ? Et celui qui se tient sur le toit lui dit : Veux-tu dire qu’il est illuminé même jusqu’à Hébron ? Et celui qui se tient sur le sol lui dit : Oui, c’est bien ce que je veux dire.
וְלָמָּה הוּצְרְכוּ לְכָךְ וְכוּ׳. וּמִי מִיחַלַּף? וְהָתַנְיָא, רַבִּי אוֹמֵר: אֵינוֹ דּוֹמֶה תִּימּוּר שֶׁל לְבָנָה לְתִימּוּר שֶׁל חַמָּה. תִּימּוּר שֶׁל לְבָנָה מִתַּמֵּר וְעוֹלֶה כְּמַקֵּל, תִּימּוּר שֶׁל חַמָּה מַפְצִיעַ לְכָאן וּלְכָאן. תָּנָא דְּבֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל: יוֹם הַמְעוּנָּן הָיָה, וּמַפְצִיעַ לְכָאן וּלְכָאן. אָמַר רַב פָּפָּא, שְׁמַע מִינַּהּ: יוֹמָא דְעֵיבָא כּוּלֵּיהּ שִׁמְשָׁא.
§ La michna demande : Et pourquoi avaient-ils besoin de vérifier cela ? La michna a répondu qu’il y eut un incident où ils ont confondu la lumière de la lune avec la lumière du soleil levant et ont abattu l’offrande quotidienne du matin trop tôt. La Guemara demande : Et est-ce que la lumière du soleil et la lumière de la lune sont confondues l’une avec l’autre ? N’a-t-on pas enseigné dans une baraita que Rabbi Yehouda HaNassi dit : Une colonne de la lumière de la lune n’est pas semblable à une colonne de la lumière du soleil ; une colonne de la lumière de la lune monte comme un bâton en une seule colonne, tandis qu’une colonne de la lumière du soleil se diffuse ici et là ? La Guemara répond que l’école de Rabbi Yishmaël a enseigné : C’était un jour nuageux, et alors même la lumière de la lune se diffuse ici et là, ce qui les a amenés à se tromper et à croire qu’il s’agissait du soleil levant. Rav Pappa a dit : Apprends de cela de cette déclaration de Rabbi Yishmaël qu’un jour nuageux est semblable à un jour complètement ensoleillé parce que la lumière du soleil est encore davantage diffusée par les nuages.
לְמַאי נָפְקָא מִינַּהּ? לְשַׁטּוֹחֵי עוֹרוֹת. אִי נָמֵי לְכִדְדָרֵשׁ רָבָא: אִשָּׁה לֹא תָּלוּשׁ לֹא בַּחַמָּה וְלֹא בְּחַמֵּי חַמָּה.
La Guemara demande : Quelles sont les implications pratiques de l’affirmation selon laquelle un jour nuageux est semblable à un jour entièrement ensoleillé ? La Guemara explique : Les implications concernent l’étendage des peaux pour les faire sécher. Lors d’un jour nuageux, partout où les peaux sont placées, elles seront exposées à la lumière du soleil. Autrement, les implications sont conformes à ce qu’a enseigné Rava au sujet de la matsa : Une femme ne peut ni pétrir de la pâte pour la matsa de Pessa'h à la lumière du soleil ni préparer la pâte avec de l’eau chaude chauffée au soleil. Lors d’un jour nuageux, on ne peut pétrir la pâte nulle part à l’extérieur, car la lumière du soleil est diffusée partout.
אָמַר רַב נַחְמָן: זוּהֲמָא דְשִׁימְשָׁא קְשֵׁי מִשִּׁימְשָׁא, וְסִימָנָיךְ: דַּנָּא דְחַלָּא. שַׁבְרִירֵי דְשִׁימְשָׁא קָשׁוּ מִשִּׁימְשָׁא, וְסִימָנָיךְ: דִּילְפָּא.
À propos d’une journée nuageuse, la Guemara cite que Rav Naḥman a dit : la lumière brumeuse du soleil à travers les nuages est plus nuisible que la lumière du soleil elle-même. Et votre moyen mnémotechnique est le couvercle d’une jarre de vinaigre : Tant que la jarre est bien fermée, l’odeur du vinaigre ne se répand pas et s’intensifie. La moindre ouverture dans le couvercle libère une odeur plus forte que celle produite par du vinaigre qui n’a pas été scellé dans une jarre. Il en va de même pour les rayons du soleil. Quant à la lumière du soleil obscurcie derrière les nuages, lorsqu’elle s’échappe par des ouvertures dans les nuages, elle est plus forte que la lumière directe du soleil. La lumière éblouissante du soleil, qui brille à travers les fissures des nuages, est plus nocive pour les yeux que la lumière directe du soleil. Et votre moyen mnémotechnique est une goutte ; l’eau qui goutte sur une personne est plus gênante que l’eau dans laquelle elle immerge complètement son corps.