בְּעִידָּן הֲטָבָה תְּהֵא מִקְּטַר קְטוֹרֶת. דְּאִי לָא תֵּימָא הָכִי, בֵּין הָעַרְבַּיִם, דִּכְתִיב: ״וּבְהַעֲלוֹת אַהֲרֹן אֶת הַנֵּרֹת בֵּין הָעַרְבַּיִם יַקְטִירֶנָּה״, הָכִי נָמֵי דִּבְרֵישָׁא מַדְלִיק נֵרוֹת וַהֲדַר מַקְטִיר קְטוֹרֶת שֶׁל בֵּין הָעַרְבָּיִם?! וְכִי תֵּימָא הָכִי נָמֵי, וְהָתַנְיָא: ״מֵעֶרֶב עַד בֹּקֶר״,
Cela signifie : Au moment de l’enlèvement des cendres tu brûleras l’encens, et non plus tard. Car, si tu ne dis pas cela mais expliques que l’expression : Il brûlera l’encens, à la fin du verset, signifie après le nettoyage des lampes, alors, en ce qui concerne la combustion de l’encens de l’après-midi, au sujet duquel il est écrit : « Et quand Aaron allume les lampes l’après-midi, il le brûlera » (Exode 30:8), dans ce cas aussi, cela signifie-t-il que dans un premier temps le prêtre allume les lampes et seulement ensuite brûle l’encens de l’après-midi ? Et si tu dis effectivement que c’est le cas, n’a-t-on pas enseigné ce qui suit dans une baraita au sujet du verset : « Aaron et ses fils le mettront en ordre pour brûler du soir jusqu’au matin devant le Seigneur ; ce sera une loi perpétuelle à travers leurs générations pour les enfants d’Israël » (Exode 27:21)?
תֵּן לָהּ מִדָּתָהּ, שֶׁתְּהֵא דּוֹלֶקֶת וְהוֹלֶכֶת כׇּל הַלַּיְלָה מֵעֶרֶב וְעַד בֹּקֶר. דָּבָר אַחֵר: ״מֵעֶרֶב עַד בֹּקֶר״, אֵין לְךָ עֲבוֹדָה שֶׁכְּשֵׁרָה מֵעֶרֶב עַד בֹּקֶר אֶלָּא זוֹ בִּלְבַד. אֶלָּא מַאי קָאָמַר רַחֲמָנָא — בְּעִידָּן הַדְלָקָה תְּהֵא מִקְּטַר קְטוֹרֶת, הָכָא נָמֵי: בְּעִידָּן הֲטָבָה תְּהֵא מִקְּטַר קְטוֹרֶת.
Et la baraita explique : Donne au candélabre sa mesure d’huile afin qu’il continue à brûler toute la nuit, du soir jusqu’au matin. Alternativement, l’expression : Du soir jusqu’au matin, enseigne que tu n’as que ce service qui soit valide lorsqu’il est accompli du soir jusqu’au matin. Apparemment, l’allumage du candélabre est le dernier service quotidien du Temple, et l’encens n’est pas brûlé après que les lampes ont été allumées. Plutôt, que dit le Miséricordieux dans l’expression : « Et quand Aaron allume les lampes dans l’après-midi, il le brûlera. » Cela enseigne que au moment de l’allumage des lampes tu brûleras l’encens, et non plus tard. Si tel est le cas, ici aussi, le matin, au moment du retrait des cendres tu brûleras l’encens, et non plus tard. Telle est la logique de l’opinion des Sages.
וְאַבָּא שָׁאוּל אָמַר לָךְ: שָׁאנֵי הָתָם דִּכְתִיב: ״אוֹתוֹ״.
Et Abba Shaul aurait pu te dire en réponse : Là, c’est différent, en ce qui concerne la combustion de l’encens de l’après-midi, comme il est écrit : « Aaron et ses fils mettront cela [oto] en ordre. » Le terme oto est exclusif : Ce n’est que l’après-midi qu’il est essentiel que l’allumage des lampes soit le dernier service accompli et qu’il suive la combustion de l’encens. Cependant, le matin, où il n’y a pas de terme exclusif, on observe la séquence du verset : D’abord on s’occupe du candélabre, puis on brûle l’encens.
רַב פָּפָּא אָמַר: לָא קַשְׁיָא, הָא — רַבָּנַן, הָא — אַבָּא שָׁאוּל. בְּמַאי אוֹקֵימְתָּא לְמַתְנִיתִין דְּהָכָא — כְּרַבָּנַן, פַּיִיס — כְּאַבָּא שָׁאוּל,
Rav Pappa a dit une résolution différente à la contradiction entre les mishnayot. Ce n’est pas difficile, car chaque michna est conforme à l’opinion d’un tanna différent. Cette michna, dans laquelle la combustion de l’encens vient en premier, est conforme à l’opinion des Sages; et cette autre michna, dans laquelle l’allumage des lampes vient en premier, est conforme à l’opinion de Abba Shaul. La Guemara remet en question la résolution de Rav Pappa : Selon l’opinion de quel tanna la michna ici est-elle établie ? Elle est conforme à l’opinion des Sages. L’ordre dans la michna où le tirage au sort est discuté est conforme à l’opinion de Abba Shaul.
אֵימָא סֵיפָא: הֵבִיאוּ לוֹ אֶת הַתָּמִיד, קְרָצוֹ וּמֵרַק אַחֵר שְׁחִיטָה עַל יָדוֹ, נִכְנַס לְהַקְטִיר אֶת הַקְּטוֹרֶת וּלְהֵיטִיב אֶת הַנֵּרוֹת — אֲתָאן לְרַבָּנַן. רֵישָׁא וְסֵיפָא רַבָּנַן, וּמְצִיעֲתָא אַבָּא שָׁאוּל! אָמַר לְךָ רַב פָּפָּא: אִין, רֵישָׁא וְסֵיפָא רַבָּנַן, וּמְצִיעֲתָא אַבָּא שָׁאוּל.
Énonce la clause finale de cette michna ainsi : On lui apporta le mouton pour l’offrande quotidienne du matin, qu’il abattit en coupant la majeure partie de l’œsophage et de la trachée. Et un autre prêtre différent acheva l’abattage à sa place. Puis il entra dans le Sanctuaire pour brûler l’encens du matin et pour retirer les cendres des lampes du candélabre. Si tel est le cas, nous sommes de nouveau parvenus à l’opinion des Sages selon laquelle la combustion de l’encens précède le soin des lampes, ce qui mène à la conclusion difficile suivante : La première clause et la dernière clause de la michna du traité Yoma sont conformes à l’opinion des Sages, et la clause intermédiaire est conforme à l’opinion d’Abba Shaul. Rav Pappa aurait pu te dire : En effet, la première clause et la dernière clause sont conformes à l’opinion des Sages, et la clause intermédiaire est conforme à l’opinion d’Abba Shaul. Bien que cela ne soit pas courant, parce que ces mishnayot ne sont pas directement juxtaposées, cela est possible.
בִּשְׁלָמָא אַבָּיֵי לָא אָמַר כְּרַב פָּפָּא, רֵישָׁא וְסֵיפָא רַבָּנַן וּמְצִיעֲתָא אַבָּא שָׁאוּל לָא מוֹקֵים לַהּ. אֶלָּא רַב פָּפָּא, מַאי טַעְמָא לָא אָמַר כְּאַבַּיֵּי? אָמַר לָךְ: תְּנָא בְּרֵישָׁא הֲטָבַת שְׁתֵּי נֵרוֹת, וַהֲדַר הֲטָבַת חָמֵשׁ נֵרוֹת?
La Guemara demande : Soit, Abaye ne parle pas conformément à l’opinion de Rav Pappa, car il n’est pas disposé à établir la première clause et la dernière clause conformément à l’opinion des Sages et la clause intermédiaire conformément à l’opinion de Abba Shaul. Cependant, en ce qui concerne Rav Pappa, quelle est la raison pour laquelle il n’a pas parlé conformément à l’opinion d’Abaye et préfère au contraire une résolution inhabituelle et difficile ? Rav Pappa aurait pu te dire que la résolution proposée par Abaye est également difficile, car selon Abaye, dans la première clause de la michna, il a été enseigné au sujet du retrait des cendres de deux lampes, ce qui est effectué plus tard, et ce n’est qu’ensuite qu’a été enseigné le retrait des cendres de cinq lampes, ce qui est effectué avant que les cendres des deux lampes ne soient retirées. Par conséquent, Rav Pappa préfère établir que les mishnayot reflètent une divergence tannaïtique plutôt que d’accepter cette inversion de l’ordre.
וְאַבָּיֵי אָמַר לָךְ: אוֹרוֹיֵי בְּעָלְמָא הוּא דְּקָא מוֹרֵי, וְסִדְרָא הָא הֲדַר תָּנֵי לֵיהּ.
Et Abaye soutient que cela ne présente pas de difficulté et aurait pu te dire que la première michna, qui décrit la routine du Grand Prêtre pendant ses sept jours de séparation, enseigne une directive générale décrivant les services avec lesquels le Grand Prêtre doit être familiarisé avant Yom Kippour, sans se soucier de l’ordre. Et, en ce qui concerne l’ordre, la michna l’enseigne ensuite dans le contexte de l’accomplissement effectif des services.
גּוּפָא: בָּא לוֹ לְקֶרֶן מִזְרָחִית צְפוֹנִית — נוֹתֵן מִזְרָחִית צְפוֹנִית, מַעֲרָבִית דְּרוֹמִית — נוֹתֵן מַעֲרָבִית דְּרוֹמִית. וְתָנֵי עֲלַהּ: רַבִּי שִׁמְעוֹן אִישׁ הַמִּצְפָּה מְשַׁנֶּה בַּתָּמִיד, בָּא לוֹ לְקֶרֶן מִזְרָחִית צְפוֹנִית — נוֹתֵן מִזְרָחִית צְפוֹנִית, מַעֲרָבִית דְּרוֹמִית — נוֹתֵן מַעֲרָבָה וְאַחַר כָּךְ נוֹתֵן דָּרוֹמָה. מַאי טַעְמָא דְּרַבִּי שִׁמְעוֹן אִישׁ הַמִּצְפָּה?
§ La Guemara cite une divergence entre les Sages et Rabbi Shimon Ish HaMitzpa. La Guemara poursuit en analysant la question elle-même : Le prêtre vient au coin nord-est de l’autel et asperge une fois sur le coin nord-est. De là, il se rend au coin sud-ouest et asperge une fois sur le coin sud-ouest. Et il a été enseigné dans la Toseftaconcernant cette michna : Rabbi Shimon Ish HaMitzpa modifie l’aspersion du sang de l’offrande quotidienne par rapport à l’aspersion du sang de tous les autres holocaustes. Le prêtre vient au coin nord-est et asperge une fois sur le coin nord-est. Cependant, lorsqu’il se rend au coin sud-ouest, il asperge sur le côté ouest de l’autel puis asperge sur le côté sud. La Guemara demande : Quelle est la raison de l’opinion de Rabbi Shimon Ish HaMitzpa, qui modifie l’aspersion du sang de l’offrande quotidienne par rapport à l’aspersion du sang de tous les autres holocaustes ?
אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן מִשּׁוּם חַד דְּבֵי רַבִּי יַנַּאי, אָמַר קְרָא: ״וּשְׂעִיר עִזִּים אֶחָד לְחַטָּאת לַה׳ עַל עוֹלַת הַתָּמִיד יֵעָשֶׂה וְנִסְכּוֹ״, עוֹלָה הִיא, וְאָמַר רַחֲמָנָא: עֲבֵיד בַּהּ מַעֲשֵׂה חַטָּאת.
Rabbi Yoḥanan a dit au nom de l’un des Sages de l’école de Rabbi Yannai que le verset déclare : « Et un bouc en offrande expiatoire pour le Seigneur ; il sera offert en plus de l’holocauste quotidien et de sa libation » (Nombres 28:15). De l’expression : En plus de l’holocauste quotidien, on déduit que l’offrande quotidienne est un holocauste, et de la juxtaposition du sacrifice de l’offrande expiatoire à l’offrande quotidienne, le Miséricordieux a dit : Accomplis avec elle la procédure d’une offrande expiatoire.
הָא כֵּיצַד? נוֹתֵן אַחַת שֶׁהִיא שְׁתַּיִם כְּמַעֲשֵׂה עוֹלָה, שְׁתַּיִם שֶׁהֵן שְׁתַּיִם כְּמַעֲשֵׂה חַטָּאת. וְלִיתֵּן שְׁתַּיִם שֶׁהֵן אַרְבַּע כְּמַעֲשֵׂה עוֹלָה, וְאַרְבַּע שֶׁהֵן אַרְבַּע כְּמַעֲשֵׂה חַטָּאת!
Et comment cela peut-il être accompli ? Cela peut être accompli en effectuant la moitié des aspersions selon la procédure d’un holocauste, et l’autre moitié selon la procédure d’un sacrifice expiatoire. On effectue une aspersion qui en vaut deux, c’est-à-dire qu’on asperge le sang sur l’angle de l’autel de sorte que le sang se répartisse entre les deux côtés, conformément à la procédure d’un holocauste ordinaire. Ensuite, il effectue deux aspersions qui en valent deux, conformément à la procédure d’un sacrifice expiatoire. Le sang d’un sacrifice expiatoire est aspergé en quatre actions distinctes, une sur chacun des quatre angles de l’autel. La Guemara demande : Et si l’objectif est que l’offrande quotidienne soit sacrifiée comme un sacrifice expiatoire, qu’il asperge le sang d’une manière qui accomplisse les deux : d’abord, deux aspersions qui en valent quatre conformément à la procédure d’un holocauste ordinaire, puis quatre aspersions qui en valent quatre conformément à la procédure d’un sacrifice expiatoire.
לֹא מָצִינוּ דָּמִים שֶׁמְּכַפְּרִין וְחוֹזְרִין וּמְכַפְּרִין. וְכִי מָצִינוּ דָּמִים שֶׁחֶצְיָין חַטָּאת וְחֶצְיָין עוֹלָה? אֶלָּא עַל כׇּרְחָן הַקִּישָׁן הַכָּתוּב. הָכָא נָמֵי: בְּעַל כׇּרְחָן הַקִּישָׁן הַכָּתוּב.
La Guemara rejette cette proposition : Nous n’avons pas trouvé un cas de sang qui expie et ensuite expie de nouveau. Une fois que le sang a été aspergé et a apporté l’expiation en suivant la procédure de l’holocauste, on ne peut pas ensuite commencer le rite d’expiation d’un sacrifice expiatoire. La Guemara demande : Et avons-nous trouvé le sang d’une offrande, dont la moitié est aspergée comme sacrifice expiatoire et dont l’autre moitié est aspergée comme holocauste ? Au contraire, nécessairement, dis que le verset les juxtapose et ordonne que le sang de l’offrande quotidienne soit offert pour moitié comme holocauste et pour moitié comme sacrifice expiatoire. Ici aussi, nécessairement, dis que le verset les juxtapose et ordonne deux aspersions distinctes : l’aspersion d’un holocauste suivie de l’aspersion d’un sacrifice expiatoire.
הָתָם פִּיסּוּק מַתָּנוֹת בְּעָלְמָא הִיא. וְנִיתֵּיב אַחַת שֶׁהִיא שְׁתַּיִם לְמַטָּה, כְּמַעֲשֵׂה עוֹלָה, שְׁתַּיִם שֶׁהֵן שְׁתַּיִם לְמַעְלָה, כְּמַעֲשֵׂה חַטָּאת!
La Guemara répond : Les deux suggestions sont différentes. Là-bas, dans la déclaration de Rabbi Shimon Ish HaMitzpa, il n’y a pas de divergence radicale par rapport à l’holocauste standard ; il s’agit simplement de répartir les aspersions. Au lieu d’asperger le sang sur le coin de sorte qu’il tombe sur deux côtés de l’autel, on asperge le sang sur chacun des deux côtés séparément. En revanche, accomplir deux actes indépendants d’aspersion constitue une divergence radicale. Et la Guemara propose une autre manière selon laquelle l’offrande quotidienne pourrait être offerte comme une offrande expiatoire. Faisons une aspersion qui vaut deux en bas de la ligne rouge peinte à mi-hauteur de l’autel, conformément à la procédure d’un holocauste standard, et faisons encore deux aspersions qui valent deux en haut de la ligne rouge sur la moitié supérieure de l’autel conformément à la procédure d’une offrande expiatoire.
לֹא מָצִינוּ דָּמִים שֶׁחֶצְיָין לְמַעְלָה וְחֶצְיָין לְמַטָּה. וְלָא? וְהָתְנַן: הִזָּה מִמֶּנּוּ אַחַת לְמַעְלָה וְשֶׁבַע לְמַטָּה.
La Guemara rejette cela : Nous n’avons pas trouvé de cas de sang, dont la moitié est aspergée au-dessus de la ligne rouge et dont l’autre moitié est aspergée au-dessous de la ligne rouge. Soit on asperge tout le sang sur la moitié inférieure de l’autel, comme dans le cas de la plupart des offrandes, soit entièrement sur la moitié supérieure de l’autel, comme dans le cas des offrandes expiatoires. La Guemara demande : Et n’y a-t-il vraiment aucun cas de ce genre ? N’avons-nous pas appris dans une michna : Le Grand Prêtre apporta le sang du taureau dans le Saint des Saints et aspergea du sang une fois vers le haut et ensuite sept fois vers le bas ? Apparemment, le sang d’une offrande peut être aspergé en partie vers le haut, en direction de la partie supérieure de l’épaisseur du couvercle de l’Arche, et en partie vers le bas, en direction de la partie inférieure de l’épaisseur du couvercle de l’Arche.
כְּמַצְלִיף. מַאי ״כְּמַצְלִיף״ — מַחְוֵי רַב יְהוּדָה, כִּמְנַגְּדָנָא.
La Guemara rejette cela : ce n’est pas un cas où la moitié du sang est aspergée vers le haut et l’autre moitié vers le bas. Au contraire, cette aspersion était comme celle d’un matzlif ; les aspersions n’étaient pas effectuées l’une au-dessus de l’autre, mais plutôt l’une au-dessous de l’autre, et toutes étaient aspergées en une rangée sur le couvercle de l’Arche. La Guemara explique : Que signifie comme un matzlif ? Rav Yehouda l’a démontré avec sa main ; cela signifie comme quelqu’un qui fouette. Celui qui fouette quelqu’un d’autre ne frappe pas au même endroit, mais dirige chaque coup en dessous de l’autre.
וְלָא? וְהָתְנַן: הִזָּה מִמֶּנּוּ עַל טׇהֳרוֹ שֶׁל מִזְבֵּחַ שֶׁבַע פְּעָמִים. מַאי לָאו, אַפַּלְגֵיהּ דְּמִזְבֵּחַ, כִּדְאָמְרִי אִינָשֵׁי: טְהַר טִיהֲרָא הוּא פַּלְגָא דְּיוֹמָא!
La Guemara demande : Et n’y a-t-il vraiment aucun cas de ce genre ? N’avons-nous pas appris dans une michna, au sujet de l’aspersion du sang sur l’autel de l’encens : Il aspergea sept fois du sang sur le tohoro de l’autel. Cela ne désigne-t-il pas le milieu du côté de l’autel, comme disent les gens : Midi clair [tihara], qui est le milieu du jour ? En d’autres termes, tohoro renvoie à la moitié de la hauteur de l’autel. Or, puisque le sang fut aspergé sur l’autel sept fois, il est inévitable qu’une partie du sang soit tombée au-dessus du point médian et qu’une autre partie soit tombée au-dessous du point médian.
אָמַר רַבָּה בַּר שֵׁילָא: לָא,
Rabba bar Sheila a dit : Non, ce n’est pas le sens de tohoro.