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וְהָא — דִּכְרַכִּים, וְהָא — דִּכְפָרִים.
et cettebaraita, qui affirme qu’une synagogue ne devient pas impure, fait référence aux synagogues dans les grandes villes. Puisque ces synagogues attirent des gens de différents endroits, le bâtiment n’est pas la propriété des résidents locaux mais celle du public. Et cette autrebaraita, qui affirme qu’une synagogue devient impure, fait référence aux synagogues dans les villages, qui appartiennent exclusivement aux habitants du village, et son statut est comme celui d’une maison appartenant à des associés.
וְדִכְרַכִּים אֵין מִטַּמֵּא בִּנְגָעִים? וְהָתַנְיָא: ״אֲחוּזַּתְכֶם״, אֲחוּזַּתְכֶם מִטַּמְּאָה בִּנְגָעִים, וְאֵין יְרוּשָׁלָיִם מִטַּמְּאָה בִּנְגָעִים. אָמַר רַבִּי יְהוּדָה: אֲנִי לֹא שָׁמַעְתִּי אֶלָּא מְקוֹם מִקְדָּשׁ בִּלְבַד. הָא בָּתֵּי כְנֵסִיּוֹת וּבָתֵּי מִדְרָשׁוֹת מִטַּמְּאִין בִּנְגָעִים, וְאַף עַל גַּב דִּכְרָכִים נִינְהוּ! אֵימָא: אָמַר רַבִּי יְהוּדָה: אֲנִי לֹא שָׁמַעְתִּי אֶלָּא מְקוֹם מְקוּדָּשׁ בִּלְבַד.
La Guemara demande : Et les synagogues des grandes villes ne deviennent-elles pas rituellement impures par l’impureté de la lèpre ? N’a-t-on pas enseigné dans une baraita qu’il est écrit : « Dans une maison du pays de votre possession » (Lévitique 14:34) ; le pays de votre possession devient rituellement impur par l’impureté de la lèpre, tandis que la ville de Jérusalem ne devient pas rituellement impure par l’impureté de la lèpre, puisqu’elle appartient à tout le peuple juif et non à une tribu particulière ? Rabbi Yehouda a dit : J’ai entendu que c’est seulement l’emplacement du Temple [mikdash] à lui seul qui ne devient pas rituellement impur par l’impureté de la lèpre. On peut en déduire que, selon l’opinion de Rabbi Yehouda, même les synagogues et les maisons d’étude à Jérusalem deviennent rituellement impures par l’impureté de la lèpre, et cela est le cas même si elles sont des synagogues dans de grandes villes. La Guemara rejette cela ; plutôt, il faut corriger la baraita et dire que Rabbi Yehouda a dit : J’ai entendu que c’est seulement un lieu sacré [mekudash] à lui seul. Cette définition inclut les synagogues et les maisons d’étude.
בְּמַאי קָא מִיפַּלְגִי? תַּנָּא קַמָּא סָבַר יְרוּשָׁלַיִם לֹא נִתְחַלְּקָה לִשְׁבָטִים, וְרַבִּי יְהוּדָה סָבַר יְרוּשָׁלַיִם נִתְחַלְּקָה לִשְׁבָטִים.
§ La Guemara explique la divergence dans la baraita qui a été citée : À propos de quel principe sont en désaccord Rabbi Yehouda et les Sages ? Le premier tanna soutient : Jérusalem n’a pas été divisée entre les tribus, mais appartenait à l’ensemble du peuple juif, et à ce titre elle ne devient pas rituellement impure par l’impureté de la lèpre. Rabbi Yehouda soutient : Jérusalem a été divisée entre les tribus de Juda et Benjamin. Par conséquent, les mêmes halakhot d’impureté s’y appliquent comme elles s’appliquent dans toutes les autres villes d’Eretz Yisrael.
וּבִפְלוּגְתָּא דְּהָנֵי תַּנָּאֵי. דְּתַנְיָא: מֶה הָיָה בְּחֶלְקוֹ שֶׁל יְהוּדָה — הַר הַבַּיִת, הַלְּשָׁכוֹת וְהָעֲזָרוֹת. וּמֶה הָיָה בְּחֶלְקוֹ שֶׁל בִּנְיָמִין — אוּלָם וְהֵיכָל וּבֵית קׇדְשֵׁי הַקֳּדָשִׁים, וּרְצוּעָה הָיְתָה יוֹצְאָה מֵחֶלְקוֹ שֶׁל יְהוּדָה וְנִכְנֶסֶת לְחֶלְקוֹ שֶׁל בִּנְיָמִין, וּבָהּ הָיָה מִזְבֵּחַ בָּנוּי, וּבִנְיָמִין הַצַּדִּיק הָיָה מִצְטַעֵר עָלֶיהָ לְבׇלְעָהּ בְּכׇל יוֹם,
La Guemara déclare : Et cette dispute correspond à la dispute entre ces tannaïm, comme cela a été enseigné dans une baraita : Quelle partie du Temple était située dans la portion de la tribu de Juda ? C’était la partie qui comprenait tout le Mont du Temple, à l’exclusion des zones situées dans la portion de Benjamin, les chambres et les cours. Et quelle partie du Temple était dans la portion de la tribu de Benjamin ? C’était la partie qui comprenait le Vestibule du Sanctuaire, et le Sanctuaire, et le Saint des Saints. Et une bande de terre sort de la portion de Juda et entre dans la portion de Benjamin, sur laquelle l’autel est construit. Et Benjamin le juste souffrait du désir de l’engloutir chaque jour. La tribu de Benjamin était déçue que la bande appartenant à la tribu de Juda traverse son territoire tribal et voulait que Juda en transfère la propriété afin que la terre portant l’autel appartienne à Benjamin.
שֶׁנֶּאֱמַר: ״חוֹפֵף עָלָיו כׇּל הַיּוֹם״. לְפִיכָךְ זָכָה בִּנְיָמִין הַצַּדִּיק וְנַעֲשָׂה אוּשְׁפִּיזְכָן לִגְבוּרָה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וּבֵין כְּתֵפָיו שָׁכֵן״.
Une allusion à cela est ce qui est déclaré dans la bénédiction de Moïse à Benjamin : « Il le protège toujours » et il repose entre ses épaules » (Deutéronome 33:12), comme quelqu’un qui ne peut supporter quelque chose coincé entre ses épaules et le frotte constamment pour l’enlever. Par conséquent, Benjamin le juste eut le privilège de servir d’hôte [ushpizekhan] au Tout-Puissant, comme il est déclaré : « Et il repose entre ses épaules, » faisant allusion au fait que le Saint des Saints était situé sur le territoire de Benjamin. Selon cette baraita, Jérusalem fut divisée entre les tribus.
וְהַאי תַּנָּא סָבַר יְרוּשָׁלַיִם לֹא נִתְחַלְּקָה לִשְׁבָטִים, דְּתַנְיָא: אֵין מַשְׂכִּירִין בָּתִּים בִּירוּשָׁלַיִם לְפִי שֶׁאֵינָהּ שֶׁלָּהֶן. רַבִּי אֶלְעָזָר בַּר (צָדוֹק) אוֹמֵר: אַף לֹא מִטּוֹת. לְפִיכָךְ, עוֹרוֹת קָדָשִׁים — בַּעֲלֵי אוּשְׁפִּיזְכָנִין נוֹטְלִין אוֹתָן בִּזְרוֹעַ. אָמַר אַבָּיֵי: שְׁמַע מִינַּהּ, אוֹרַח אַרְעָא לְמִישְׁבַּק אִינִישׁ גּוּלְפָּא וּמַשְׁכָּא לְאוּשְׁפִּיזֵיהּ.
Et ce tanna soutient : Jérusalem n’a pas été divisée entre les tribus du tout, comme cela a été enseigné dans une baraita : Les propriétaires ne louaient pas leurs maisons à Jérusalem parce que les maisons n’étaient pas réellement à eux. Les habitants de Jérusalem ne possédaient pas leurs demeures, car la ville appartenait à l’ensemble du peuple juif. Rabbi Elazar bar Tzadok dit : Même les lits n’étaient pas loués. Par conséquent, en ce qui concerne les peaux des animaux consacrés des sacrifices de paix de la fête, que les pèlerins à Jérusalem donnaient en cadeau à leurs hôtes, les hôtes n’y avaient pas réellement droit. C’est pourquoi les hôtes les prenaient de force. Abaye a dit : Apprends-en qu’il est d’usage qu’un invité laisse sa jarre de vin vide et les peaux des animaux sacrificiels et les donne à son hôte.
וְדִכְפָרִים מִי מִטַּמֵּא בִּנְגָעִים? וְהָתַנְיָא: ״לַאֲחוּזָּה״, עַד שֶׁיִּכְבְּשׁוּ אוֹתָהּ. כָּבְשׁוּ אוֹתָהּ וְלֹא חִלְּקוּהָ לִשְׁבָטִים, חִלְּקוּ לִשְׁבָטִים וְלֹא חִלְּקוּ לְבֵית אָבוֹת, חִלְּקוּ לְבֵית אָבוֹת וְאֵין כׇּל אֶחָד מַכִּיר אֶת שֶׁלּוֹ, מִנַּיִין?
Après avoir discuté du statut de Jérusalem, la Guemara aborde la question des synagogues dans les villages. La Guemara demande : Et est-ce que les synagogues dans les villages deviennent impures par l’impureté de la lèpre ? N’a-t-il pas été enseigné dans une baraita ce qui suit ? Il est écrit : « Lorsque vous entrerez dans le pays de Canaan que je vous donne en possession, et que je mettrai la plaie de lèpre dans une maison du pays de votre possession » (Lévitique 14:34). L’expression : « En possession » signifie jusqu’à ce que vous la conquériez et qu’elle devienne entièrement vôtre. Cependant, dans un cas où ils l’ont conquise mais ne l’ont pas partagée entre les tribus, ou bien où ils l’ont partagée entre les tribus mais ne l’ont pas distribuée aux familles patrilinéaires ; ou bien où ils l’ont distribuée aux familles patrilinéaires, mais chacun d’eux ne reconnaît pas sa part individuelle, d’où est-il déduit qu’elle ne devient pas impure ?
תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וּבָא אֲשֶׁר לוֹ הַבַּיִת״, מִי שֶׁמְיוּחָד לוֹ, יָצָא אֵלּוּ שֶׁאֵין מְיוּחָדִין לוֹ. אֶלָּא מְחַוַּורְתָּא כִּדְשַׁנִּין מֵעִיקָּרָא.
Le verset déclare : « Et celui à qui appartient la maison viendra » (Lévitique 14:35) ; celui pour qui la maison est désignée et qui est certain de sa propriété, à l’exclusion de ces maisons qui ne lui sont pas désignées. Apparemment, le statut juridique des synagogues dans les villages est celui d’une propriété communautaire, puisque la part de chaque individu n’est pas clairement identifiable, et elles ne peuvent donc pas devenir impures. Au contraire, il n’y a à cet égard aucune distinction entre les synagogues des grandes villes et celles des villages. Et en ce qui concerne la question initiale, il est clair, comme nous l’avons répondu au départ, qu’il existe des résolutions alternatives à la contradiction entre les baraitot.
וּמַתְקִינִין לוֹ כֹּהֵן אַחֵר. פְּשִׁיטָא אֵירַע בּוֹ פְּסוּל קוֹדֶם תָּמִיד שֶׁל שַׁחַר — מְחַנְּכִין אוֹתוֹ בְּתָמִיד שֶׁל שַׁחַר. אֶלָּא אֵירַע בּוֹ פְּסוּל אַחַר תָּמִיד שֶׁל שַׁחַר, בַּמֶּה מְחַנְּכִין אוֹתוֹ?
§ Il a été enseigné dans la michna : Et ils désignaient un autre prêtre à la place du Grand Prêtre, de peur qu’une disqualification due à l’impureté n’empêche son entrée dans le Temple à Yom Kippour. La Guemara demande : Il est évident que si une disqualification est survenue au Grand Prêtre en fonction avant l’offrande du sacrifice quotidien du matin à Yom Kippour, on intronise le remplaçant en le revêtant des huit vêtements du Grand Prêtre avec le sacrifice quotidien du matin, ce qui fait de lui le Grand Prêtre en fonction. Cependant, si une disqualification est survenue au Grand Prêtre en fonction après le sacrifice quotidien du matin, comment intronise-t-on le remplaçant ? Après le sacrifice quotidien du matin, le Grand Prêtre commence le service de Yom Kippour vêtu des quatre vêtements de lin propres à ce jour, qui sont la tunique, le pantalon, le turban et la ceinture du prêtre ordinaire. Comment est-il évident qu’il est le Grand Prêtre en fonction ?
אָמַר רַב אַדָּא בַּר אַהֲבָה: בְּאַבְנֵט. הָנִיחָא לְמַאן דְּאָמַר אַבְנֵטוֹ שֶׁל כֹּהֵן גָּדוֹל, זֶה הוּא אַבְנֵטוֹ שֶׁל כֹּהֵן הֶדְיוֹט. אֶלָּא לְמַאן דְּאָמַר אַבְנֵטוֹ שֶׁל כֹּהֵן גָּדוֹל לֹא זֶהוּ אַבְנֵטוֹ שֶׁל כֹּהֵן הֶדְיוֹט, מַאי אִיכָּא לְמֵימַר?
Rav Adda bar Ahava a dit : Cela est évident au moyen de sa ceinture. La ceinture portée par le Grand Prêtre à Yom Kippour était faite de lin, contrairement à celle du prêtre ordinaire, qui était un mélange des diverses sortes de lin et de laine. La Guemara demande : Cela s’accorde bien selon celui qui a dit : Pendant le reste de l’année, la ceinture du Grand Prêtre, dont la Torah déclare clairement qu’elle est faite d’un mélange de diverses sortes, est identique à la ceinture du prêtre ordinaire, tandis qu’à Yom Kippour, la ceinture est faite de lin. Lorsque le prêtre remplaçant revêt la ceinture de lin, il est inauguré comme Grand Prêtre en fonction. Cependant, selon celui qui a dit : La ceinture du Grand Prêtre n’est pas identique à la ceinture du prêtre ordinaire, que peut-on dire ? Selon cette approche, pendant toute l’année le Grand Prêtre porte une ceinture de laine bleue et pourpre et de lin, tandis que les ceintures des prêtres ordinaires sont faites de lin blanc comme le reste de leurs vêtements. Par conséquent, à Yom Kippour, lorsque le Grand Prêtre revêt une ceinture de lin blanc, sa ceinture est identique à celle d’un prêtre ordinaire. Si tel est le cas, qu’est-ce qui inaugure le remplaçant comme Grand Prêtre en fonction ?
אָמַר אַבָּיֵי: לוֹבֵשׁ שְׁמוֹנָה, וּמְהַפֵּךְ בְּצִינּוֹרָא, וְכִדְרַב הוּנָא. דְּאָמַר רַב הוּנָא: זָר שֶׁהִפֵּךְ בְּצִינּוֹרָא — חַיָּיב מִיתָה. וְרַב פָּפָּא אָמַר:
Abaye dit : Avant que le remplaçant ne commence à officier à Yom Kippour avec les quatre vêtements de lin, il est initié et élevé à la grande prêtrise en revêtant les huit vêtements du Grand Prêtre et en retournant l’un des membres sur l’autel avec une fourchette, accélérant ainsi la combustion de l’offrande quotidienne du matin. En accomplissant une partie du service tout en portant les vêtements du Grand Prêtre, il est initié comme Grand Prêtre en fonction. Et cela est conforme à l’opinion de Rav Houna, car Rav Houna a dit : Un non-prêtre qui retourne une partie de l’offrande sur l’autel avec une fourchette est passible de la peine de mort parce qu’il a pris part à un service du Temple réservé aux prêtres. Et Rav Pappa dit :

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