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וְהָא אָמַר רַב כָּהֲנָא: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא רוּבּוֹ, אֲבָל כּוּלּוֹ — חוֹצֵץ! שָׁאנֵי עוּבָּר, דְּהַיְינוּ רְבִיתֵיהּ.
Cependant, cela est difficile, car Rav Kahana n’a-t-il pas dit qu’ils ont enseigné cette halakha, selon laquelle, si l’on n’est pas pointilleux au sujet de la substance, elle n’est pas considérée comme une interposition seulement lorsque la substance couvre uniquement la majorité de son corps ; mais si elle couvre la totalité du corps, cela est considéré comme une interposition selon la loi de la Torah, même s’il n’y attache pas d’importance. La Guemara répond : Un fœtus est différent, car telle est sa manière naturelle de croître. Le ventre de sa mère ne peut pas être considéré comme une interposition, car c’est le lieu naturel de développement du fœtus, et par conséquent le fœtus lui-même est considéré comme ayant subi une immersion.
כִּי אֲתָא רָבִינָא, אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: בְּאוּמּוֹת, הַלֵּךְ אַחַר הַזָּכָר. נִתְגַּיְּירוּ, הַלֵּךְ אַחַר פָּגוּם שֶׁבִּשְׁנֵיהֶם. בָּאוּמּוֹת הַלֵּךְ אַחַר הַזָּכָר, כִּדְתַנְיָא: מִנַּיִן לְאֶחָד מִן הָאוּמּוֹת שֶׁבָּא עַל הַכְּנַעֲנִית וְהוֹלִיד בֵּן, שֶׁאַתָּה רַשַּׁאי לִקְנוֹתוֹ בְּעֶבֶד — שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְגַם מִבְּנֵי הַתּוֹשָׁבִים הַגָּרִים עִמָּכֶם מֵהֶם תִּקְנוּ״.
Lorsque Ravina vint d’Eretz Yisrael en Babylonie, il dit que Rabbi Yoḥanan a dit : En ce qui concerne la lignée, parmi les autres nations du monde, c’est-à-dire tant qu’ils sont encore gentils, suis le mâle, mais s’ils se sont mariés après s’être convertis, suis le plus défectueux quant à la lignée des deux. La Guemara explique : Parmi les nations, suis le mâle, comme cela est enseigné dans une baraita : D’où est-il déduit que si quelqu’un des autres nations a eu des relations avec une Cananéenne et a eu un fils d’elle, il t’est permis de l’acheter comme esclave, et il n’est pas considéré comme un Cananéen à qui il ne serait peut-être pas permis de demeurer en Eretz Yisrael ? Comme il est dit : « Et aussi des enfants des étrangers qui séjournent parmi vous, d’eux vous pourrez acheter, et de leurs familles qui sont avec vous, qu’ils ont engendrées dans votre pays ; et ils seront votre possession » (Lévitique 25:45).
יָכוֹל אֲפִילּוּ אֶחָד מִן הַכְּנַעֲנִים שֶׁבָּא עַל אַחַת מִן הָאוּמּוֹת וְהוֹלִיד בֵּן, שֶׁאַתָּה רַשַּׁאי לִקְנוֹתוֹ בְּעֶבֶד — תַּלְמוּד לוֹמַר: ״אֲשֶׁר הוֹלִידוּ בְּאַרְצְכֶם״ — מִן הַנּוֹלָדִים בְּאַרְצְכֶם, וְלֹא מִן הַגָּרִים בְּאַרְצְכֶם.
On aurait pu penser que, même si quelqu’un des nations cananéennes avait eu des relations avec une femme de l’une des autres nations et avait eu d’elle un fils, il vous est permis de l’acheter comme esclave. C’est pourquoi le même verset déclare : « Qu’ils ont engendrés dans votre pays », ce qui indique que les esclaves ne peuvent être achetés que parmi ceux qui ont été engendrés dans votre pays, c’est-à-dire parmi ceux dont le père n’était pas cananéen et dont la mère était cananéenne. Il est dans la nature des femmes de demeurer dans leur propre pays, et ainsi un enfant né en Eretz Yisrael est certainement né d’une mère cananéenne. Mais on ne peut pas acheter des esclaves parmi ceux qui habitent dans votre pays. Si un enfant naît d’un homme cananéen et d’une femme non cananéenne hors d’Eretz Yisrael, puis que cette descendance revient ensuite habiter en Eretz Yisrael, elle ne peut pas être acquise comme esclave, car sa lignée suit son père. Il est considéré comme cananéen, à qui l’on ne peut pas permettre de demeurer en Eretz Yisrael.
נִתְגַּיְּירוּ הַלֵּךְ אַחַר פָּגוּם שֶׁבִּשְׁנֵיהֶם. בְּמַאי? אִילֵימָא בְּמִצְרִי שֶׁנָּשָׂא עַמּוֹנִית — מַאי פָּגוּם שֶׁבִּשְׁנֵיהֶם אִית בַּהּ? ״עַמּוֹנִי״ וְלֹא עַמּוֹנִית! אֶלָּא בְּעַמּוֹנִי שֶׁנָּשָׂא מִצְרִית. אִי זָכָר הָוֵי — שִׁדְיֵיהּ בָּתַר עַמּוֹנִי, אִי נְקֵבָה הָוֵי — שִׁדְיַיהּ בָּתַר מִצְרִית.
Il a été enseigné plus haut au nom de Rabbi Yoḥanan que, s’ils se sont mariés après s’être convertis, on suit le plus entaché quant à la lignée des deux. La Guemara demande : À quelles circonstances cela fait-il référence ? Si l’on dit qu’il s’agit d’un Égyptien converti qui a épousé une Ammonite convertie, quel est le sens de : le plus entaché quant à la lignée des deux, dans ce cas ? La halakha est qu’un Ammonite homme est exclu de l’assemblée, mais non une Ammonite, et donc elle n’est nullement entachée. Au contraire, il doit s’agir d’un Ammonite converti qui a épousé une Égyptienne convertie. Si l’enfant est un garçon, rattache-le à son père ammonite, afin qu’il soit à jamais exclu de l’assemblée. Si c’est une fille, rattache-la à sa mère égyptienne, afin qu’elle soit considérée comme une convertie égyptienne de deuxième génération.
מַתְנִי׳ מַמְזֵרִין וּנְתִינִין אֲסוּרִין, וְאִיסּוּרָן אִיסּוּר עוֹלָם. אֶחָד זְכָרִים וְאֶחָד נְקֵבוֹת.
MICHNA :Mamzerim et les Gabaonites qui se sont convertis au judaïsme à l’époque de Josué ont l’interdiction d’entrer dans la congrégation et d’épouser une femme née juive. Leur interdiction est éternelle, pour toutes les générations, et elle s’applique aux hommes comme aux femmes.
גְּמָ׳ אָמַר רֵישׁ לָקִישׁ: מַמְזֶרֶת לְאַחַר עֲשָׂרָה דּוֹרוֹת מוּתֶּרֶת. יָלֵיף ״עֲשִׂירִי״ ״עֲשִׂירִי״ מֵעַמּוֹנִי וּמוֹאָבִי. מָה לְהַלָּן נְקֵבוֹת מוּתָּרוֹת — אַף כָּאן נְקֵבוֹת מוּתָּרוֹת.
GUEMARA :Reish Lakish a dit : Une mamzeret, une mamzer de sexe féminin, est permise après dix générations. Pourquoi ? Il a dérivé cette halakha au moyen d’une analogie verbale entre le mot « dixième » énoncé au sujet d’un Ammonite et d’un Moabite dans le verset : « Un Ammonite ou un Moabite n’entrera pas dans l’assemblée du Seigneur ; même jusqu’à la dixième génération, aucun d’eux n’entrera dans l’assemblée du Seigneur à jamais » (Deutéronome 23:4), et le mot « dixième » énoncé au sujet d’un mamzer dans le verset : « Un mamzer n’entrera pas dans l’assemblée du Seigneur ; même jusqu’à la dixième génération, aucun des siens n’entrera dans l’assemblée du Seigneur » (Deutéronome 23:3). Il a expliqué l’analogie ainsi : De même qu’en bas, concernant un Ammonite et un Moabite, les femmes sont permises, de même ici, concernant un mamzer, les femmes sont permises.
אִי: מָה לְהַלָּן מִיָּד, אַף כָּאן מִיָּד! כִּי אַהֲנִי גְּזֵירָה שָׁוָה, מֵעֲשִׂירִי וְאֵילָךְ.
La Guemara soulève une difficulté : Ou peut-être faut-il dire que, de même qu’en bas, concernant un Ammonite et un Moabite, leurs femmes sont permises immédiatement, de même ici, une mamzeret est permise immédiatement. La Guemara répond : L’analogie verbale est effective seulement à partir de la dixième génération et au-delà.
וְהָאֲנַן תְּנַן: מַמְזֵרִים וּנְתִינִין אֲסוּרִין, וְאִיסּוּרָן אִיסּוּר עוֹלָם, אֶחָד זְכָרִים וְאֶחָד נְקֵבוֹת! לָא קַשְׁיָא: הָא כְּמַאן דְּאָמַר דּוּן מִינַּהּ וּמִינַּהּ.
La Guemara soulève une autre difficulté : Mais n’avons-nous pas appris dans la michna que les mamzerim et les Gabaonites sont interdits, et que leur interdiction est éternelle pour toutes les générations, et qu’elle s’applique à la fois aux hommes et aux femmes ? La Guemara répond : Cela n’est pas difficile pour Reish Lakish, car il comprend qu’il y a une divergence à cet égard : Cet avis, celui de Reish Lakish, est conforme au tanna qui a dit que l’application d’une analogie verbale est étendue selon le principe : Déduis-en, et de nouveau déduis-en. En d’autres termes, après avoir déduit le cas B du cas A, toutes les caractéristiques du cas A sont appliquées au cas B. Dans le cas discuté ici, bien que l’analogie verbale vienne principalement pour rendre un mamzer interdit à perpétuité, elle est étendue et comprise comme signifiant qu’une mamzeret est permise après dix générations.
הָא כְּמַאן דְּאָמַר דּוּן מִינַּהּ וְאוֹקֵי בְּאַתְרָא.
Cette autre opinion, c’est-à-dire la michna, est conforme à l’tanna qui a dit que l’application d’une analogie verbale est limitée, selon le principe : Déduis-en, puis laisse-la à sa place. Autrement dit, après que la disposition principale du cas A est appliquée au cas B, le cas B est reconnu comme ayant son propre caractère et des règles spécifiques qui lui sont applicables. En conséquence, dans le cas discuté ici, l’analogie verbale enseigne une halakha spécifique : qu’un mamzer est interdit de façon permanente, mais rien de plus.
שָׁאֲלוּ אֶת רַבִּי אֱלִיעֶזֶר: מַמְזֶרֶת לְאַחַר עַשְׂרָה דָּרֵי מַהוּ? אָמַר לָהֶם: מִי יִתֵּן לִי דּוֹר שְׁלִישִׁי וַאֲטַהֲרֶנּוּ. אַלְמָא קָסָבַר מַמְזֵרָא לָא חָיֵי. וְכֵן אֲמַר רַב הוּנָא: מַמְזֵרָא לָא חָיֵי.
La Guemara rapporte que les élèves ont demandé à Rabbi Eliezer : En ce qui concerne une mamzeret après dix générations, quelle est la halakha ? Il leur dit : Qui me donnera un mamzer de troisième génération afin que je le déclare pur ? La Guemara commente : Apparemment, il soutient qu'un mamzer ne survit pas. Les mamzerim périssent par la main du Ciel, et par conséquent cette question n'est pas pratique. Et de même, Rav Houna a dit qu'un mamzer ne survit pas.
וְהָא אֲנַן תְּנַן: מַמְזֵרִין אֲסוּרִין, וְאִיסּוּרָן אִיסּוּר עוֹלָם! אָמַר רַבִּי זֵירָא: לְדִידִי מִפָּרְשָׁא לִי מִינֵּיהּ דְּרַב יְהוּדָה: דִּידִיעַ — חָיֵי, דְּלָא יְדִיעַ — לָא חָיֵי. דִּידִיעַ וְלָא יְדִיעַ — עַד תְּלָתָא דָּרֵי חָיֵי, טְפֵי — לָא חָיֵי.
La Guemara soulève une difficulté : N’avons-nous pas appris dans la michna que les mamzerim sont interdits d’entrer dans la congrégation, et que leur interdiction est éternelle pour toutes les générations ? Comment cela est-il possible s’ils ne vivent même pas assez longtemps pour produire trois générations ? Rabbi Zeira a dit : Cette question m’a été expliquée par Rav Yehuda lui-même : Celui dont on sait qu’il est un mamzer survivra, car il n’y a pas à craindre de mélange de sa descendance. En revanche, celui dont on ne sait pas qu’il est un mamzer ne survivra pas, car il mourra de la main du Ciel afin qu’il n’y ait pas de mélange de sa descendance. Quant à celui qui est connu et non connu, c’est-à-dire celui qui est soupçonné, mais dont on ne sait pas clairement s’il est réellement un mamzer, ses descendants survivront pendant trois générations, mais au-delà de cela ils ne survivront pas.
הָהוּא דְּהָוֵי בְּשִׁבָבוּתֵיהּ דְּרַבִּי אַמֵּי. אַכְרֵיז עֲלֵיהּ דְּמַמְזֵרָא הֲוָה. בָּכֵי וְאָזֵיל, אֲמַר לֵיהּ: חַיִּים נָתַתִּי לָךְ.
Il est rapporté qu’une certaine personne vivait dans le voisinage de Rabbi Ami, et à la suite d’une enquête Rabbi Ami le déclara mamzer. L’homme allait en pleurant jusqu’à ce que Rabbi Ami lui dise : Tu ne dois pas t’affliger, car maintenant je t’ai donné la vie. Comme expliqué ci-dessus, une fois qu’une personne est publiquement connue comme mamzer, elle et ses descendants peuvent survivre.
אָמַר רַב חָנָא בַּר אַדָּא: נְתִינִים — דָּוִד גָּזַר עֲלֵיהֶם, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וַיִּקְרָא הַמֶּלֶךְ לַגִּבְעוֹנִים וַיֹּאמֶר אֲלֵיהֶם וְהַגִּבְעוֹנִים לֹא מִבְּנֵי יִשְׂרָאֵל הֵמָּה וְגוֹ׳״.
§ Rav Ḥana bar Adda a dit : Quant aux Gabaonites, c’est le roi David qui a décrété qu’ils ne peuvent pas entrer dans la congrégation, comme il est dit : « Le roi appela les Gabaonites et leur dit. Or les Gabaonites ne sont pas des enfants d’Israël, mais du reste des Amoréens » (II Samuel 21:2). Ce verset indique que c’est David qui a statué qu’ils ne font pas partie du peuple juif et qu’ils sont exclus de la congrégation bien qu’ils se soient convertis.
מַאי טַעְמָא גְּזַר עֲלַיְיהוּ? דִּכְתִיב: ״וַיְהִי רָעָב בִּימֵי דָוִד שָׁלֹשׁ שָׁנִים שָׁנָה אַחַר שָׁנָה״. שָׁנָה רִאשׁוֹנָה אָמַר לָהֶם: שֶׁמָּא עוֹבְדֵי עֲבוֹדָה זָרָה יֵשׁ בָּכֶם, דִּכְתִיב: ״וַעֲבַדְתֶּם אֱלֹהִים אֲחֵרִים וְהִשְׁתַּחֲוִיתֶם לָהֶם. וְעָצַר אֶת הַשָּׁמַיִם וְלֹא יִהְיֶה מָטָר וְגוֹ׳״. בָּדְקוּ, וְלֹא מָצְאוּ.
La Guemara demande : Quelle est la raison pour laquelle David a décrété qu’ils ne peuvent pas entrer dans la congrégation ? Afin de répondre à cette question, la Guemara retrace tous les événements de contexte pertinents. Comme il est écrit : « Et il y eut une famine aux jours de David pendant trois ans, année après année » (II Samuel 21:1). La première année, David dit au peuple juif : Peut-être y a-t-il parmi vous des idolâtres, ce qui est un péché pouvant entraîner la sécheresse, comme il est écrit : « Prenez garde à vous, de peur que votre cœur ne soit séduit, et que vous ne vous détourniez, et ne serviez d’autres dieux, et ne vous prosterniez devant eux ; et que la colère du Seigneur ne s’enflamme contre vous, et qu’Il ferme le ciel, de sorte qu’il n’y ait pas de pluie, et que la terre ne donne pas son fruit » (Deutéronome 11:16–17). Ils examinèrent l’affaire, mais ne trouvèrent pas de pécheurs de ce genre.
שְׁנִיָּה אָמַר לָהֶם: שֶׁמָּא עוֹבְרֵי עֲבֵירָה יֵשׁ בָּכֶם, דִּכְתִיב: ״וַיִּמָּנְעוּ רְבִיבִים וּמַלְקוֹשׁ לֹא הָיָה וּמֵצַח אִשָּׁה זוֹנָה הָיָה לָךְ וְגוֹ׳״. בָּדְקוּ, וְלֹא מָצְאוּ.
Au cours de la deuxième année de la sécheresse, David leur dit : Peut-être y a-t-il parmi vous des transgresseurs en matière sexuelle parmi vous, car cela aussi peut conduire à la sécheresse, comme il est écrit : « C’est pourquoi les averses ont été retenues, et il n’y a pas eu de pluie de printemps ; pourtant, tu avais un front de prostituée, tu as refusé d’avoir honte » (Jérémie 3:3), ce qui indique qu’un comportement licencieux peut entraîner une cessation des pluies. De nouveau, ils examinèrent l’affaire, mais ne trouvèrent pas non plus de pécheurs de ce genre.
שְׁלִישִׁית אָמַר לָהֶם: שֶׁמָּא פּוֹסְקֵי צְדָקָה בָּרַבִּים יֵשׁ בָּכֶם וְאֵין נוֹתְנִין, דִּכְתִיב: ״נְשִׂיאִים וְרוּחַ וְגֶשֶׁם אָיִן אִישׁ מִתְהַלֵּל בְּמַתַּת שָׁקֶר״. בָּדְקוּ, וְלֹא מָצְאוּ.
La troisième année, il leur dit : Peut-être y a-t-il parmi vous ceux qui promettent de l’argent à la charité en public, mais ne donnent pas réellement de charité. Comme il est écrit : « Comme les vapeurs et le vent sans pluie, ainsi est celui qui se vante d’un faux don » (Proverbes 25:14), enseignant que celui qui se vante faussement de faire un don empêche la pluie de tomber. Une fois encore, ils examinèrent l’affaire, mais ne purent trouver de tels pécheurs.
אָמַר: אֵין הַדָּבָר תָּלוּי אֶלָּא בִּי, מִיָּד: ״וַיְבַקֵּשׁ דָּוִד אֶת פְּנֵי ה׳״. מַאי הִיא? אָמַר רֵישׁ לָקִישׁ: שֶׁשָּׁאַל בְּאוּרִים וְתוּמִּים.
Après avoir cherché en vain parmi le peuple juif des péchés causant la sécheresse, David dit : L’affaire ne dépend de nul autre que de moi-même. Immédiatement, il est dit : « Et David rechercha la présence du Seigneur » (II Samuel 21:1). La Guemara demande : Qu’est-ce que cela signifie ? Comment David a-t-il recherché Dieu ? Reish Lakish a dit : Il s’enquit par les Ourim VeToumim, les pierres enchâssées dans le pectoral du Grand Prêtre, qui servaient de moyen de communication avec Dieu.
מַאי מַשְׁמַע? אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: אָתְיָא ״פְּנֵי״ ״פְּנֵי״. כְּתִיב הָכָא: ״וַיְבַקֵּשׁ דָּוִד אֶת פְּנֵי ה׳״, וּכְתִיב הָתָם: ״וְשָׁאַל לוֹ בְּמִשְׁפַּט הָאוּרִים לִפְנֵי ה׳״.
La Guemara demande : D’où peut-on déduire que la recherche de David s’est faite au moyen des Ourim VeToummim ? Rabbi Elazar a dit : Cela est dérivé au moyen d’une analogie verbale entre le mot « présence » employé ici et le mot « présence » employé ailleurs. Il est écrit ici : « Et David rechercha la présence du Seigneur », et il est écrit là-bas : « Et il se tiendra devant Éléazar le prêtre, qui consultera pour lui selon le jugement de l’Ourim en présence du Seigneur » (Nombres 27:21). Par conséquent, la « présence du Seigneur » recherchée par David devait impliquer les Ourim VeToummim.
״וַיֹּאמֶר ה׳ אֶל שָׁאוּל וְאֶל בֵּית הַדָּמִים עַל אֲשֶׁר הֵמִית הַגִּבְעוֹנִים״. ״אֶל שָׁאוּל״ — שֶׁלֹּא נִסְפַּד כַּהֲלָכָה, ״וְאֶל בֵּית הַדָּמִים״ — ״עַל אֲשֶׁר הֵמִית הַגִּבְעוֹנִים״. וְכִי הֵיכָן מָצִינוּ בְּשָׁאוּל שֶׁהֵמִית הַגִּבְעוֹנִים? אֶלָּא מִתּוֹךְ שֶׁהָרַג נוֹב עִיר הַכֹּהֲנִים שֶׁהָיוּ מַסְפִּיקִין לָהֶם מַיִם וּמָזוֹן, מַעֲלֶה עָלָיו הַכָּתוּב כְּאִילּוּ הֲרָגָן.
Le verset continue : « Et le Seigneur dit : C’est à cause de Saül et de sa maison sanguinaire, parce qu’il a mis à mort les Gabaonites » (II Samuel 21:1). La Guemara explique : « À cause de Saül » signifie que le peuple juif fut puni parce qu’il ne reçut pas un éloge funèbre approprié. « Et à cause de sa maison sanguinaire », c’est « parce qu’il a mis à mort les Gabaonites ». La Guemara s’étonne de cette explication : Or, où trouvons-nous que Saül a mis à mort les Gabaonites ? La Guemara précise : Au contraire, parce qu’il a tué les habitants de Nob, la ville des prêtres, qui fournissaient aux Gabaonites de l’eau et de la nourriture en échange de leurs services, le verset le lui impute comme s’il les avait lui-même tués.
קָא תָבַע אֶל שָׁאוּל שֶׁלֹּא נִסְפַּד כַּהֲלָכָה, וְקָא תָבַע עַל אֲשֶׁר הֵמִית הַגִּבְעוֹנִים?! אִין, דְּאָמַר רֵישׁ לָקִישׁ: מַאי דִּכְתִיב: ״בַּקְּשׁוּ אֶת ה׳ כׇּל עַנְוֵי אֶרֶץ אֲשֶׁר מִשְׁפָּטוֹ פָּעָלוּ״, בַּאֲשֶׁר מִשְׁפָּטוֹ — שָׁם פׇּעֳלוֹ.
La Guemara remet en question cette compréhension : D’une part, Dieu exige une rétribution parce que Saül n’a pas été correctement pleuré dans son éloge funèbre, tandis que d’autre part, Il exige une rétribution parce que Saül lui-même a mis à mort les Gabaonites. La Guemara répond : Oui, c’est ainsi que cela doit être. Comme l’a dit Reish Lakish : Quel est le sens de ce qui est écrit : « Cherchez le Seigneur, vous tous les humbles de la terre, qui avez accompli [pa’alu] Sa justice » (Sophonie 2:3) ? Là où il est fait mention de la justice à exercer contre une personne, ses bonnes actions [pa’alo] doivent également être mentionnées .
אָמַר דָּוִד: שָׁאוּל, נְפַקוּ לְהוּ
David dit : En ce qui concerne l’éloge funèbre de Saül, il se sont déjà écoulés

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