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וְחַרְזֵיהּ סִילְוָא בְּבֵיצִים, וּנְפַק מִינֵּיהּ כְּחוּט דְּמוּגְלָא, וְאוֹלֵיד! הָא שְׁלַח שְׁמוּאֵל לְקַמֵּיהּ דְּרַב וַאֲמַר לֵיהּ: צֵא וְחָזַר עַל בָּנָיו מֵאֵין הֵם.
et une épine [silva] de l’arbre l’a perforé aux testicules, et de la semence semblable à un fil de pus est sortie de lui, car l’épine avait perforé son testicule, et pourtant il eut plus tard des enfants. La Guemara répond : Shmuel n’a-t-il pas envoyé ce cas devant Rav, qui lui dit : Va et renseigne-toi au sujet de ses enfants, d’où ils viennent, car il doutait que cet homme puisse engendrer des enfants, et par conséquent sa femme devait avoir commis l’adultère.
אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: פְּצוּעַ דַּכָּא בִּידֵי שָׁמַיִם כָּשֵׁר. אָמַר רָבָא: הַיְינוּ דְּקָרֵינַן ״פְּצוּעַ״, וְלָא קָרֵינַן ״הַפָּצוּעַ״.
Rav Yehouda a dit que Shmuel a dit : Un homme blessé avec les testicules écrasés par la main du Ciel, par exemple de naissance ou à la suite d’une maladie, est apte à épouser une femme née juive. Rava a dit : C’est la raison pour laquelle nous lisons dans la Torah : « Un homme blessé avec les testicules écrasés », et nous ne lisons pas : L’homme blessé avec les testicules écrasés. Dans le texte hébreu, cette dernière expression : L’homme blessé, peut être comprise comme incluant quelqu’un dont les testicules ont toujours été écrasés, tandis que « un homme blessé » indique qu’il a été blessé, c’est-à-dire que son infirmité résulte d’une blessure.
בְּמַתְנִיתָא תָּנָא, נֶאֱמַר: ״לֹא יָבֹא פְצוּעַ״, וְנֶאֱמַר ״לֹא יָבֹא מַמְזֵר״. מָה לְהַלָּן בִּידֵי אָדָם, אַף כָּאן בִּידֵי אָדָם.
Une idée similaire a été enseignée dans une baraita. Il est dit : « Un homme blessé [petzua] ayant les testicules écrasés [dakka] ou le pénis sectionné [kerut] n’entrera pas dans l’assemblée du Seigneur » (Deutéronome 23:2), et il est dit dans le verset immédiatement suivant : « Un mamzer n’entrera pas dans l’assemblée du Seigneur » (Deutéronome 23:3). De même que là-bas, concernant un mamzer, son défaut a été causé par la main de l’homme, c’est-à-dire par ses parents qui ont péché, de même ici, concernant celui qui a les testicules écrasés, le verset doit parler de quelqu’un dont la mutilation a été faite par la main de l’homme.
אָמַר רָבָא: פָּצוּעַ — בְּכוּלָּן, דַּךְ — בְּכוּלָּן, כָּרוּת — בְּכוּלָּן. פָּצוּעַ בְּכוּלָּן — בֵּין שֶׁנִּפְצַע הַגִּיד, בֵּין שֶׁנִּפְצְעוּ בֵּיצִים, בֵּין שֶׁנִּפְצְעוּ חוּטֵי בֵּיצִים. דַּךְ בְּכוּלָּן — בֵּין שֶׁנִּידַּךְ הַגִּיד, בֵּין שֶׁנִּידַּכּוּ בֵּיצִים, בֵּין שֶׁנִּידַּכּוּ חוּטֵי בֵיצִים. כְּרוּת [בְּכוּלָּן] — בֵּין שֶׁנִּכְרַת הַגִּיד, בֵּין שֶׁנִּכְרְתוּ בֵּיצִים, בֵּין שֶׁנִּכְרְתוּ חוּטֵי בֵיצִים.
Rava a dit : Le verset traitant des organes génitaux blessés parle de trois types de blessure : blessé [petzua], écrasé [dakka] et sectionné [kerut]. Blessé s’applique à tous ; écrasé s’applique à tous ; et sectionné s’applique à tous, comme cela sera immédiatement expliqué. Blessé s’applique à tous, que le membre ait été blessé, que les testicules aient été blessés, ou que les cordons spermatiques aient été blessés. De même, écrasé s’applique à tous, que le membre ait été écrasé, que les testicules aient été écrasés, ou que les cordons spermatiques aient été écrasés. Et sectionné s’applique également à tous, que le membre ait été sectionné, que les testicules aient été sectionnés, ou que les cordons spermatiques aient été sectionnés.
אֲמַר לֵיהּ הָהוּא מֵרַבָּנַן לְרָבָא: מִמַּאי דְּהַאי פְּצוּעַ דַּכָּא בְּאוֹתוֹ מָקוֹם? אֵימָא מֵרֹאשׁוֹ? אֲמַר לֵיהּ: מִדְּלָא מְנָה בֵּיהּ דּוֹרוֹת, שְׁמַע מִינַּהּ בְּאוֹתוֹ מָקוֹם.
§ L’un des Sages dit à Rava : D’où est-il déduit que cette expression petzua dakka, signifiant littéralement blessé par écrasement, fait référence à un homme qui a subi une blessure à cet endroit, c’est-à-dire à ses organes génitaux ? Dis que peut-être cela fait référence à quelqu’un qui a été blessé à la tête. Rava lui dit : Du fait que le verset ne mentionne pas le nombre de générations de ses descendants qui ne peuvent pas entrer dans l’assemblée, comme le font les versets au sujet d’un mamzer, d’un Ammonite ou d’un Moabite, apprends de cela qu’il s’agit d’un homme qui a subi une blessure à cet endroit. Le défaut est manifestement de nature à l’empêcher d’avoir des enfants, et par conséquent il n’a pas de générations de descendants.
וְדִלְמָא הַאי דְּלָא מָנָה בּוֹ דּוֹרוֹת, דְּאִיהוּ הוּא דְּאָסוּר, בְּרֵיהּ וּבַר בְּרֵיהּ כָּשֵׁר?
La Guemara demande : Mais peut-être le fait que la Torah ne mentionne pas le nombre de générations de ses descendants qui ne peuvent pas entrer dans l’assemblée est-il dû à une raison halakhique plutôt que biologique, c’est-à-dire que seul lui est interdit d’entrer dans l’assemblée, tandis que son fils et le fils de son fils sont aptes à le faire ?
דּוּמְיָא דִּכְרוּת שׇׁפְכָה: מָה כְּרוּת שׇׁפְכָה — בְּאוֹתוֹ מָקוֹם, אַף הַאי נָמֵי בְּאוֹתוֹ מָקוֹם.
La Guemara explique que l’identité d’un petzua dakka est déduite d’une manière différente : Le cas d’un petzua dakka est semblable à celui de quelqu’un dont le pénis a été sectionné, mentionné immédiatement après : De même que quelqu’un dont le pénis a été sectionné a subi une blessure à cet endroit, de même cet homme a été blessé à cet endroit.
וּכְרוּת שׇׁפְכָה גּוּפֵיהּ מִמַּאי דִּבְאוֹתוֹ מָקוֹם הוּא? אֵימָא מִשִּׂפְתֵּיהּ! ״שׇׁפְכָה״ כְּתִיב — בְּמָקוֹם שֶׁשּׁוֹפֵךְ.
La Guemara demande : Quant à celui dont le pénis a été sectionné [kerut shofkha] lui-même, d’où est-il déduit que l’expression kerut shofkha, signifiant littéralement émission sectionnée, fait référence à un homme qui a subi une blessure à cet endroit, c’est-à-dire à ses organes génitaux ? Dis que peut-être cela fait référence à quelqu’un qui a été blessé aux lèvres, d’où la salive est expulsée. La Guemara répond : Il est écrit "shofkha", ce qui indique que la blessure était dans un endroit qui déverse [shofekh], tandis que la salive est crachée.
וְאֵימָא מֵחוֹטְמוֹ? מִי כְּתִיב ״בִּשְׁפוֹךְ״?! ״כְּרוּת שׇׁפְכָה״ כְּתִיב — מִי שֶׁעַל יְדֵי כְּרִיתָה שׁוֹפֵךְ, שֶׁלֹּא עַל יְדֵי כְּרִיתָה אֵינוֹ שׁוֹפֵךְ אֶלָּא מְקַלֵּחַ. לְאַפּוֹקֵי הַאי, דְּאִידֵּי וְאִידֵּי שׁוֹפֵךְ הוּא.
La Guemara demande en outre : Mais dis que peut-être il s’agit de quelqu’un qui a subi une blessure au nez. La Guemara répond : Est-il écrit bishpokh, ce qui indiquerait un endroit d’où il y a un écoulement même si rien n’a été sectionné ? Au contraire, il est écrit « kerut shofkha », ce qui implique quelque chose qui s’écoule comme résultat du fait qu’un organe a été sectionné. Mais en l’absence d’un organe ayant été sectionné, la semence ne s’écoule pas ; au contraire, elle est expulsée vers l’extérieur. Cela vient exclure cette possibilité du nez, car qu’il soit dans cet état ou dans cet autre état, c’est-à-dire sectionné ou non, le mucus s’écoule.
בְּמַתְנִיתָא תָּנָא, נֶאֱמַר: ״לֹא יָבֹא פְצוּעַ דַּכָּא״, וְנֶאֱמַר: ״לֹא יָבֹא מַמְזֵר״. מָה לְהַלָּן בְּאוֹתוֹ מָקוֹם, אַף כָּאן בְּאוֹתוֹ מָקוֹם.
À propos de cette question, il a été enseigné dans une baraita ce qui suit : Il est dit : « Un homme blessé avec les testicules écrasés n’entrera pas dans l’assemblée », et il est dit : « Un mamzer n’entrera pas dans l’assemblée. » De même que là-bas, le défaut d’un mamzer vient de cet endroit, par inconduite sexuelle, de même ici, un homme aux testicules écrasés est quelqu’un qui a subi une blessure à cet endroit liée à la cohabitation.
נִיקַּב לְמַטָּה מֵעֲטָרָה, שֶׁכְּנֶגְדּוֹ לְמַעְלָה מֵעֲטָרָה, סָבַר רַבִּי חִיָּיא בַּר אַבָּא לְאַכְשׁוֹרֵי. אֲמַר לֵיהּ רַבִּי אַסִּי: הָכִי אָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי: עֲטָרָה כׇּל שֶׁהִיא מְעַכֶּבֶת.
§ La Guemara examine le cas suivant : si le membre d’un homme a été perforé d’un côté au-dessous de la couronne, c’est-à-dire à la couronne elle-même, et que la perforation s’est terminée du côté opposé au-dessus de la couronne, plus près du corps, Rabbi Ḥiyya bar Abba pensa à le déclarer apte au mariage au motif que, d’un côté, la perforation était au-dessous de la couronne. Rabbi Asi lui dit : Voici ce qu’a dit Rabbi Yehoshua ben Levi : Une perforation dans la couronne, quelle qu’en soit la taille, empêche l’aptitude de l’homme, même si une extrémité de la perforation est au-dessous de la couronne, car toute perforation dans la couronne affecte sa fertilité.
וְאִם נִשְׁתַּיֵּיר מֵעֲטָרָה כּוּ׳. יָתֵיב רָבִינָא וְקָמִיבַּעְיָא לֵיהּ: מְלֹא הַחוּט שֶׁאָמְרוּ, עַל פְּנֵי כּוּלָּהּ אוֹ עַל פְּנֵי רוּבָּהּ? אֲמַר לֵיהּ רָבָא תּוֹסְפָאָה לְרָבִינָא: מְלֹא הַחוּט — עַל פְּנֵי רוּבָּהּ, וּכְלַפֵּי רֵישָׁא.
Il est enseigné dans la michna que s’il reste une partie de la couronne, même de l’épaisseur d’un cheveu, il est encore considéré comme apte. Ravina s’assit et souleva le dilemme suivant : Ce cheveu dont ils ont parlé, doit-il entourer la totalité du membre ou seulement la majeure partie de celui-ci ? Rava Tosfa’a dit à Ravina : Un cheveu de la couronne doit entourer la majeure partie du membre, et vers sa tête, c’est-à-dire dans la partie la plus proche du corps.
אָמַר רַב הוּנָא: כְּקוּלְמוֹס — כְּשֵׁרָה, כְּמַרְזֵב — פְּסוּלָה. הַאי — שָׁלֵיט בַּהּ אַוֵּירָא, וְהַאי — לָא שָׁלֵיט בַּהּ אַוֵּירָא. וְרַב חִסְדָּא אָמַר: כְּמַרְזֵב כְּשֵׁרָה, כְּקוּלְמוֹס פְּסוּלָה! הַאי — גָּרֵיד, וְהַאי — לָא גָּרֵיד.
Rav Houna a dit : Si le membre d’un homme a été coupé comme une plume [kulmus], qui est pointue de tous les côtés, il est apte ; mais s’il a été coupé comme une gouttière, qui est partiellement ouverte, il est inapte. Il explique : dans ce cas, où il a été coupé comme une gouttière, il est inapte parce que l’air pénètre et cela interfère avec l’écoulement correct de sa semence ; tandis que dans cet autre cas, où il a été coupé comme une plume, il reste apte parce que l’air ne pénètre pas et la semence n’est pas affectée. Et Rav Ḥisda a dit l’inverse : Si le membre d’un homme a été coupé comme une gouttière, il est apte ; mais s’il a été coupé comme une plume, il est inapte. Cela s’explique par le fait que dans ce cas, où il a été coupé comme une gouttière, le membre frotte contre l’organe sexuel de la femme et s’excite, tandis que dans cet autre cas, où il a été coupé comme une plume, il ne frotte pas contre lui, car il est trop fin et inconsistant.
אָמַר רָבָא: כְּווֹתֵיהּ דְּרַב הוּנָא מִסְתַּבְּרָא. הַאי לָא שָׁלֵיט בַּהּ אַוֵּירָא וְהַאי שָׁלֵיט בַּהּ אַוֵּירָא, אִי מִשּׁוּם גְּרִידוּתָא — מִידֵּי דְּהָוֵה אַבַּרְזָא דְחָבִיתָא.
Rava a dit : Il est logique, conformément à l’opinion de Rav Houna, que dans ce cas l’air pénètre, tandis que dans cet autre cas l’air ne pénètre pas. Quant au frottement, cela est comme dans le cas d’un bouchon de tonneau. Bien qu’une extrémité du bouchon s’effile jusqu’à une pointe aiguë, le bouchon ferme néanmoins l’ouverture lorsqu’il est enfoncé à l’intérieur et que son autre extrémité entre en contact avec les parois de l’ouverture. Ici aussi, un contact et une friction suffisants peuvent être créés par l’extrémité supérieure du membre de l’homme.
אֲמַר לֵיהּ רָבִינָא לְמָרִימָר, הָכִי אָמַר מָר זוּטְרָא מִשְּׁמֵיהּ דְּרַב פָּפָּא: הִלְכְתָא, בֵּין כְּקוּלְמוֹס בֵּין כְּמַרְזֵב — כְּשֵׁרָה. מִיהוּ, מִיבַּעְיָא לֵיהּ: לְמַטָּה מֵעֲטָרָה, אוֹ לְמַעְלָה? פְּשִׁיטָא דִּלְמַעְלָה מֵעֲטָרָה, דְּאִי סָלְקָא דַעְתָּךְ לְמַטָּה מֵעֲטָרָה — אֲפִילּוּ נִכְרַת הַגִּיד נָמֵי. וְרָבִינָא לְשַׁבּוֹשֵׁי לְמָרִימָר הוּא דְּבָעֵי.
Ravina dit à Mareimar que Mar Zutra a dit au nom de Rav Pappa ce qui suit : La halakha est que que le membre de l’homme ait été coupé comme une plume ou comme une gouttière, il est apte. Cependant, il souleva une question quant à savoir si cela se rapporte à une coupure au-dessous de la couronne, c’est-à-dire sur la couronne elle-même, ou au-dessus d’elle, sur la partie du pénis la plus proche du corps. La Guemara répond : Il est évident qu’il s’agit d’une coupure au-dessus de la couronne, car, si l’on envisageait qu’il s’agit d’au-dessous de la couronne, c’est-à-dire sur la couronne elle-même, cela serait difficile, parce que même si l’extrémité du membre avait été complètement sectionnée, il serait aussi apte, à condition qu’il reste de la couronne l’épaisseur d’un cheveu. La Guemara ajoute : Et Ravina n’a posé cette question que parce qu’il voulait induire Mereimar en erreur et éprouver sa compréhension de la question.
הָהוּא עוֹבָדָא דַּהֲוָה בְּמָתָא מַחְסֵיָא, שַׁפְּיֵיהּ מָר בַּר רַב אָשֵׁי כְּקוּלְמוֹס וְאַכְשְׁרֵיהּ. הָהוּא עוֹבָדָא דַּהֲוָה בְּפוּמְבְּדִיתָא, אִיסְתְּתִים גּוּבְתָּא דְּשִׁכְבַת זֶרַע, וְאַפֵּיק בִּמְקוֹם קְטַנִּים. סְבַר רַב בִּיבִי בַּר אַבָּיֵי לְאַכְשׁוֹרֵי. אָמַר רַב פַּפִּי: מִשּׁוּם דְּאַתּוּ
La Guemara rapporte : Un certain incident s’est effectivement produit à la ville de Mata Meḥasya, où le membre d’un homme fut coupé comme une gouttière. Mar bar Rav Ashi coupa la chair de tous les côtés jusqu’à ce qu’il soit comme une plume et le rendit ainsi apte à entrer dans la congrégation. Un certain incident se produisit à Poumbedita,le canal séminal d’un certain homme se boucha, et il émit du sperme par le canal urinaire. Rav Beivai bar Abaye pensa à le rendre apte, car ses organes génitaux n’étaient ni écrasés ni sectionnés. Rav Pappi dit : Parce que tu viens

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