מְשׁוּמָּדוּת פּוֹסֶלֶת, וְאֵין מְשׁוּמָּדוּת פּוֹסֶלֶת בְּמַעֲשֵׂר.
que l’apostasie [meshumadut] disqualifie, car le terme « étranger » dans ce contexte est compris comme désignant un Juif dont la conduite le rend étranger à Dieu, et il est disqualifié pour manger l’agneau pascal, mais l’apostasie ne disqualifie pas quelqu’un pour manger la dîme.
״כׇּל עָרֵל לֹא יֹאכַל בּוֹ״ לְמָה לִי? בּוֹ אֵינוֹ אוֹכֵל, אֲבָל אוֹכֵל הוּא בְּמַצָּה וּמָרוֹר.
La Guemara demande en outre : Si tel est le cas, concernant l’expression « de lui » dans le verset « Aucun incirconcis n’en mangera » (Exode 12:48), qui souligne de nouveau « de lui » et non d’un autre élément, pourquoi en ai-je besoin ? La Guemara répond : Cela enseigne que c’est seulement de lui, de l’agneau pascal, qu’une personne incirconcise ne peut pas manger, mais elle mange de la matza et des herbes amères. Une personne incirconcise est tenue de manger de la matza et des herbes amères à Pessa'h, comme tout autre Juif.
וְאִיצְטְרִיךְ לְמִכְתַּב ״עָרֵל״, וְאִיצְטְרִיךְ לְמִכְתַּב ״כׇּל בֶּן נֵכָר״. דְּאִי כְּתַב רַחֲמָנָא ״עָרֵל״, מִשּׁוּם דִּמְאִיס. אֲבָל בֶּן נֵכָר, דְּלָא מְאִיס — אֵימָא לָא. וְאִי כְּתַב רַחֲמָנָא ״כׇּל בֶּן נֵכָר״, מִשּׁוּם דְּאֵין לִבּוֹ לַשָּׁמַיִם, אֲבָל עָרֵל, דְּלִבּוֹ לַשָּׁמַיִם — אֵימָא לָא, צְרִיכָא.
La Guemara continue : Et il était nécessaire que la Torah écrive l’interdiction concernant un incirconcis, et il était nécessaire que la Torah écrive une interdiction distincte concernant tout étranger. Car, si le Miséricordieux avait écrit seulement au sujet de l’incirconcis, on aurait pu penser que ce n’est que pour lui qu’il est interdit de manger de l’agneau pascal parce que le prépuce est répugnant, mais concernant un étranger, qui n’est pas répugnant, dis que cela n’est pas interdit. Et si le Miséricordieux avait écrit seulement au sujet de tout étranger, on aurait pu conclure que ce n’est que pour lui qu’il est interdit de manger de l’agneau pascal parce que son cœur n’est pas tourné vers le Ciel en raison de son apostasie, mais concernant un incirconcis, dont le cœur est tourné vers le Ciel, et ce n’est qu’en raison de circonstances inévitables qu’il n’a pas subi la circoncision, dis qu’il n’y a pas d’interdiction à ce qu’il mange de l’agneau pascal. Par conséquent, il est nécessaire d’enseigner les deux cas.
״מִמֶּנּוּ״ ״מִמֶּנּוּ״. לְמָה לִי? לְכִדְרַבָּה אָמַר רַבִּי יִצְחָק.
La Guemara demande : En ce qui concerne l’expression « de cela » dans le verset « N’en mangez pas cru, ni bouilli dans l’eau, mais rôti au feu » (Exode 12:9), et l’expression « de cela » dans le verset « Vous n’en laisserez rien jusqu’au matin » (Exode 12:10), qui sont toutes deux des termes d’exclusion, pourquoi en ai-je besoin ? La Guemara répond qu’elles sont nécessaires pour ce que Rabba a dit que Rabbi Yitzḥak a dit, comme cela sera expliqué plus loin (74a).
אָמַר מָר, רַבִּי עֲקִיבָא אוֹמֵר: אֵינוֹ צָרִיךְ, הֲרֵי הוּא אוֹמֵר ״אִישׁ אִישׁ״, לְרַבּוֹת אֶת הֶעָרֵל. וְאֵימָא: לְרַבּוֹת אֶת הָאוֹנֵן? אָמַר רַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי חֲנִינָא, אָמַר קְרָא: ״וְכׇל זָר״ — זָרוּת אָמַרְתִּי לְךָ, וְלֹא אֲנִינוּת.
Le Maître a dit plus haut dans la baraita : Rabbi Akiva dit qu’il n’est pas nécessaire de déduire par analogie verbale la halakha selon laquelle un prêtre incirconcis ne peut pas manger de la teruma, car le verset dit : « Tout homme [ish ish] » de la descendance d’Aaron qui est lépreux ou un zav ne mangera pas des choses saintes » (Lévitique 22:4). La répétition du mot ish vient inclure un homme incirconcis et indiquer que lui aussi ne peut pas prendre part à une nourriture consacrée. La Guemara demande : Mais dis que le verset vient inclure un endeuillé immédiat dans l’interdiction de manger de la teruma. Rabbi Yosei, fils de Rabbi Ḥanina, a dit : Le verset déclare : « Aucun étranger ne peut manger de la chose sainte » (Lévitique 22:10), ce qui indique : C’est une disqualification provenant de la condition d’étranger que Je t’ai dite qui empêche quelqu’un de manger de la teruma, mais non une disqualification fondée sur le deuil immédiat.
אֵימָא: וְלֹא עֲרֵלוּת? הָא כְּתִיב ״אִישׁ אִישׁ״.
La Guemara demande : Dis que le verset vient enseigner qu’une disqualification provenant du statut d’étranger empêche quelqu’un de manger de la terouma, mais non une disqualification fondée sur le défaut de circoncision du prêtre, et qu’il devrait donc être permis à un prêtre incirconcis de prendre part à la terouma. La Guemara répond : N’est-il pas écrit : « Tout homme [ish ish] », où la répétition du mot ish vient inclure un prêtre incirconcis dans l’interdiction ?
וּמָה רָאִיתָ? מִסְתַּבְּרָא עֲרֵלוּת הֲוָה לֵיהּ לְרַבּוֹיֵי, שֶׁכֵּן: מַעֲשִׂים, כְּרוּתִים, בִּדְבַר, הָעֶבֶד. מְחוּסַּר מַעֲשֶׂה, וּמַעֲשֶׂה בְּגוּפוֹ, וְעָנוּשׁ כָּרֵת, וְיֶשְׁנוֹ לִפְנֵי הַדִּבּוּר, וּמִילַת זְכָרָיו וַעֲבָדָיו מְעַכֶּבֶת.
La Guemara demande : Et qu’as-tu vu qui t’a conduit à inclure un prêtre incirconcis dans l’interdiction de manger de la teruma et à exclure un endeuillé immédiat ? La Guemara répond : Il est logique que l’absence de circoncision soit incluse et qu’elle empêche un prêtre de manger de la teruma, car les halakhot régissant un homme incirconcis sont rigoureuses à plusieurs égards, comme l’indique le moyen mnémotechnique suivant composé de mots-clés : Actes ; karet ; la parole divine ; l’esclave. La Guemara explique : Un homme incirconcis est privé de l’acte de la circoncision, et cet acte est accompli sur son corps ; le fait de ne pas pratiquer la circoncision est passible de karet ; la circoncision existait avant la parole divine prononcée au mont Sinaï, puisque la mitsva de la circoncision avait déjà été donnée à Abraham ; et l’absence de circoncision des enfants mâles et des esclaves empêche une personne de manger l’agneau pascal.
אַדְּרַבָּה: אֲנִינוּת הֲוָה לֵיהּ לְרַבּוֹיֵי, שֶׁכֵּן: יֶשְׁנָהּ בְּכׇל שָׁעָה, וְנוֹהֶגֶת בַּאֲנָשִׁים וְנָשִׁים, וְאֵין בְּיָדוֹ לְתַקֵּן עַצְמוֹ!
La Guemara objecte : Au contraire, le deuil aigu doit être inclus et il doit empêcher un prêtre de manger de la terouma, car le deuil aigu est pertinent à tout moment, il s’applique aux hommes et aux femmes, et il n’est pas au pouvoir du endeuillé de se rendre apte avant que le défunt ne soit enterré.
הָנָךְ נְפִישָׁן. רָבָא אָמַר: בְּלָא הָנָךְ נְפִישָׁן נָמֵי לָא מָצֵית אָמְרַתְּ. אָמַר קְרָא ״אִישׁ אִישׁ״, אֵיזֶהוּ דָּבָר שֶׁיֶּשְׁנוֹ בָּאִישׁ וְאֵינוֹ בָּאִשָּׁה — הָוֵי אוֹמֵר זֶה עֲרֵלוּת.
La Guemara répond : Ces arguments pour inclure un prêtre incirconcis dans l’interdiction sont plus nombreux. Rava a dit : Même sans la justification selon laquelle ces arguments sont plus nombreux, tu ne peux toujours pas dire qu’un endeuillé immédiat devrait être inclus et qu’un prêtre incirconcis devrait être exclu, car le verset déclare : « Tout homme [ish ish] », en soulignant la masculinité. Or, quelle chose s’applique à un homme et non à une femme ? Tu dois dire qu’il s’agit de l’absence de circoncision, et par conséquent il ne peut pas être que l’expression vienne inclure le deuil immédiat dans l’interdiction.
וְרַבִּי עֲקִיבָא, הַאי ״תּוֹשָׁב וְשָׂכִיר״ מַאי עָבֵיד לֵיהּ? אָמַר רַב שְׁמַעְיָא: לְאֵתוֹיֵי עַרְבִי מָהוּל וְגִבְעוֹנִי מָהוּל.
La Guemara demande : Et que fait Rabbi Akiva de cette expression : « Un résident étranger et un salarié », puisqu’elle n’est pas nécessaire pour l’agneau pascal ? Rav Shemaya a dit : Elle sert à inclure un Arabe circoncis et un Gabaonite circoncis dans l’interdiction de manger de l’agneau pascal. Bien qu’ils aient été circoncis, il leur est interdit de participer à l’offrande.
וְהָנֵי מוּלִין נִינְהוּ? וְהָא תְּנַן: ״קֻוֽנָּם שֶׁאֲנִי נֶהֱנֶה לַעֲרֵלִים״ — מוּתָּר בְּעַרְלֵי יִשְׂרָאֵל, וְאָסוּר בְּמוּלֵי אוּמּוֹת הָעוֹלָם. ״קֻוֽנָּם שֶׁאֲנִי נֶהֱנֶה לְמוּלִין״ — מוּתָּר בְּמוּלֵי אוּמּוֹת הָעוֹלָם, וְאָסוּר בְּעַרְלֵי יִשְׂרָאֵל!
La Guemara pose une question : Et ceux-ci sont-ils considérés comme circoncis ? Mais n’avons-nous pas appris dans une michna (Nedarim 31b) : Si quelqu’un a fait le vœu suivant : Le bénéfice que je pourrais tirer des incirconcis est konam pour moi, c’est-à-dire interdit pour moi comme un bien consacré, alors il lui est permis de tirer bénéfice de Juifs incirconcis, et il lui est interdit de tirer bénéfice des circoncis des nations du monde, car les gentils sont considérés comme incirconcis même si leur prépuce a été retiré. Et inversement, s’il a fait le vœu suivant : Le bénéfice que je pourrais tirer des circoncis est konam pour moi, il lui est permis de tirer bénéfice des circoncis des nations du monde, car ils ne sont pas considérés comme circoncis, et il lui est interdit de tirer bénéfice de Juifs incirconcis. Cela indique que la circoncision des gentils n’est pas prise en compte.
אֶלָּא, לְאֵתוֹיֵי גֵּר שֶׁמָּל וְלֹא טָבַל, וְקָטָן שֶׁנּוֹלַד כְּשֶׁהוּא מָהוּל. וְקָסָבַר: צָרִיךְ לְהַטִּיף מִמֶּנּוּ דַּם בְּרִית.
Au contraire, l’expression « un résident étranger et un serviteur salarié » vient inclure dans l’interdiction de manger de l’agneau pascal un converti au judaïsme qui a été circoncis mais n’a pas encore immergé dans un bain rituel, ainsi qu’un enfant né circoncis, c’est-à-dire sans prépuce. Bien qu’il n’ait pas de prépuce, il est toujours considéré comme n’ayant pas accompli l’acte de la circoncision. Et lui, Rabbi Akiva, soutient qu’il est nécessaire de faire couler de lui du sang de l’alliance, à la place de la circoncision, afin de le faire entrer dans l’alliance d’Abraham, même s’il n’a pas de prépuce qui puisse être retiré.
וְרַבִּי אֱלִיעֶזֶר לְטַעְמֵיהּ, דְּאָמַר: גֵּר שֶׁמָּל וְלֹא טָבַל — גֵּר מְעַלְּיָא הוּא, וְקָסָבַר: קָטָן כְּשֶׁנּוֹלַד מָהוּל — אֵין צָרִיךְ לְהַטִּיף מִמֶּנּוּ דַּם בְּרִית.
Et Rabbi Eliezer, qui utilise les mots « un résident étranger et un salarié » pour une analogie verbale, est conforme à sa ligne habituelle de raisonnement, comme il l’a dit : Un converti qui a été circoncis mais n’a pas encore effectué l’immersion est un converti valable à tous égards. Par conséquent, le verset ne peut pas venir exclure un tel individu. Et il soutient que, dans le cas d’un enfant né circoncis, il n’est pas nécessaire de faire couler de lui du sang de l’alliance. Puisqu’il est né sans prépuce, aucune procédure supplémentaire n’est nécessaire.
וְרַבִּי אֱלִיעֶזֶר, הַאי ״אִישׁ אִישׁ״ מַאי עָבֵיד לֵיהּ? דִּבְּרָה תּוֹרָה כִּלְשׁוֹן בְּנֵי אָדָם.
La Guemara demande : Et que fait Rabbi Eliezer de cette expression inclusive « tout homme [ish ish] » ? La Guemara répond : Il soutient que la Torah parle dans le langage des hommes, c’est-à-dire qu’aucune halakha particulière n’est dérivée de cette expression, car il s’agit d’un langage biblique courant.
בָּעֵי רַב חָמָא בַּר עוּקְבָא: קָטָן עָרֵל מַהוּ לְסוּכוֹ בְּשֶׁמֶן שֶׁל תְּרוּמָה? עֲרֵלוּת שֶׁלֹּא בִּזְמַנָּהּ מְעַכְּבָא, אוֹ לָא מְעַכְּבָא?!
Rav Ḥama bar Ukva soulève un dilemme : En ce qui concerne un enfant incirconcis âgé de moins de huit jours et qui n’est pas encore apte à la circoncision, quelle est la halakha concernant le fait de l’oindre avec de l’huile de teruma ? La Guemara explique les deux côtés de la question : L’absence de circoncision en dehors de son temps fixé, c’est-à-dire avant que l’obligation de la circoncision n’entre en vigueur, empêche-t-elle le nourrisson de tirer profit de la teruma, puisqu’il a le statut d’une personne incirconcise, ou peut-être n’empêche-t-elle pas qu’il tire profit de la teruma, puisqu’il n’est pas considéré comme incirconcis jusqu’à ce que la mitsva de la circoncision lui soit applicable ?
אָמַר רַבִּי זֵירָא, תָּא שְׁמַע: אֵין לִי אֶלָּא מִילַת זְכָרָיו בִּשְׁעַת עֲשִׂיָּה, וַעֲבָדָיו בִּשְׁעַת אֲכִילָה. מִנַּיִן לִיתֵּן אֶת הָאָמוּר שֶׁל זֶה בָּזֶה, וְאֶת הָאָמוּר שֶׁל זֶה בָּזֶה — תַּלְמוּד לוֹמַר: ״אָז״ ״אָז״ לִגְזֵירָה שָׁוָה.
Rabbi Zeira a dit : Viens et écoute une preuve tirée de la baraita suivante : Je n’ai dérivé que la halakha concernant la circoncision des enfants mâles d’une personne au moment de la préparation, c’est-à-dire l’abattage de l’agneau pascal, comme il est dit : « Que tous ses mâles soient circoncis, et alors qu’il s’approche et l’accomplisse » (Exode 12:48), et la halakha concernant la circoncision de ses esclaves au moment de manger l’agneau pascal, comme il est dit : « Mais tout esclave d’un homme... quand tu l’auras circoncis, alors il en mangera » (Exode 12:44). D’où est-ce que je dérive qu’il convient d’appliquer l’interdiction qui a été dite à propos de ce cas à cet autre cas, et l’interdiction qui a été dite à propos de cet autre cas à ce cas, c’est-à-dire que la circoncision tant des enfants mâles que des esclaves est indispensable tant au moment de la préparation de l’agneau pascal qu’au moment de sa consommation ? Le tanna répond que le verset énonce le terme « alors » au sujet des enfants mâles et le terme « alors » au sujet des esclaves comme une analogie verbale.
בִּשְׁלָמָא עֲבָדָיו, מַשְׁכַּחַתְּ לַהּ דְּאִיתַנְהוּ בִּשְׁעַת אֲכִילָה וְלֵיתַנְהוּ בִּשְׁעַת עֲשִׂיָּה, כְּגוֹן דְּזַבְנִינְהוּ בֵּינֵי בֵּינֵי.
La Guemara commente : Soit, en ce qui concerne les esclaves d’une personne, on trouve un cas où ils sont présents au moment de manger mais n’étaient pas présents au moment de la préparation ; par exemple, s’il les a achetés entre-temps, c’est-à-dire qu’ils ne lui appartenaient pas lorsque l’agneau pascal a été abattu, mais il les a achetés immédiatement après, avant que n’arrive le moment de le manger.
אֶלָּא זְכָרָיו, דְּאִיתַנְהוּ בִּשְׁעַת אֲכִילָה וְלֵיתַנְהוּ בִּשְׁעַת עֲשִׂיָּה הֵיכִי מַשְׁכַּחַתְּ לַהּ — לָאו דְּאִתְיְלוּד בֵּין עֲשִׂיָּה לַאֲכִילָה? שְׁמַע מִינַּהּ: עֲרֵלוּת שֶׁלֹּא בִּזְמַנָּהּ הָוְיָא עֲרֵלוּת!
Cependant, en ce qui concerne ses enfants mâles, comment peut-on trouver un cas où ils sont présents au moment de manger, mais n’étaient pas présents au moment de la préparation ? Cela ne concerne-t-il pas une situation où ils sont nés entre le moment de la préparation de l’agneau pascal et le moment de sa consommation ? Apprends de cela que le défaut de circoncision, même pas à, c’est-à-dire avant, son temps fixé, est néanmoins considéré comme un défaut de circoncision qui empêche le père de prendre part à l’offrande.
אָמַר רָבָא: וְתִסְבְּרָא? ״הִמּוֹל לוֹ כׇל זָכָר״ אָמַר רַחֲמָנָא, ״וְאָז יִקְרַב לַעֲשׂוֹתוֹ״. וְהַאי לָאו בַּר מְהִילָא הוּא. אֶלָּא, הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן — כְּגוֹן שֶׁחֲלָצַתּוּ חַמָּה.
Rava dit : Et comment comprends-tu cela ainsi ? Comment peux-tu penser que l’absence de circoncision d’un nouveau-né empêche son père de manger de l’agneau pascal ? Le Miséricordieux ne déclare-t-il pas : « Que tous ses mâles soient circoncis », suivi de « et alors qu’il s’approche pour l’accomplir » (Exode 12:48), et, puisque cet enfant n’est pas encore apte à la circoncision, il ne peut en aucune façon empêcher le père de prendre part à l’offrande ? Plutôt, de quel cas parlons-nous ici ? Du cas, par exemple, d’un bébé qui était dispensé de la circoncision au moment de la préparation de l’agneau pascal parce qu’il était malade d’une forte fièvre, et par la suite la fièvre l’a quitté et il a guéri. Dans un tel cas, le fait de ne pas circoncire immédiatement son fils empêche le père de manger de l’agneau pascal.
וְנִיתֵּוב לֵיהּ כׇּל שִׁבְעָה. דְּאָמַר שְׁמוּאֵל: חֲלָצַתּוּ חַמָּה — נוֹתְנִין לוֹ כׇּל שִׁבְעָה! דְּיָהֲבִינַן לֵיהּ כׇּל שִׁבְעָה. וְנִימְהֲלֵיהּ מִצַּפְרָא! בָּעֵינַן
La Guemara soulève une difficulté : si le cas est celui d’un enfant qui se remet d’une maladie, donnons-lui les sept jours complets dont il a besoin pour se rétablir correctement. Comme l’a dit Shmuel : dans le cas d’un bébé qui était malade avec une forte fièvre, et qu’ensuite la fièvre l’a quitté, on lui donne sept jours complets pour guérir, et ce n’est qu’alors qu’il est circoncis, mais pas avant. La Guemara répond : le cas est en réalité celui où nous lui avons déjà donné sept jours complets pour guérir, mais ils se sont achevés la veille de Pessa'h. La Guemara demande : Mais si la période de rétablissement de sept jours s’est terminée la veille de Pessa'h, pourquoi le père a-t-il attendu le moment de manger l’agneau pascal, c’est-à-dire la première nuit de Pessa'h ? Il aurait dû le circoncire déjà le matin, avant le moment de la préparation de l’agneau pascal. La Guemara répond : Nous exigeons