בְּנֵי בָנִים הֲרֵי הֵן כְּבָנִים! כִּי תַּנְיָא הָהִיא, לְהַשְׁלִים.
Les petits-enfants sont considérés comme des enfants. Cela indique que, si les enfants d’une personne sont décédés, elle a accompli la mitsva d’être fécond et de se multiplier seulement s’ils ont eux-mêmes eu des enfants, car ceux-ci sont considérés comme ses propres enfants. La Guemara répond : Lorsque cettebaraitaest enseignée, cela concerne le fait de compléter le nombre requis d’enfants ; par exemple, s’il n’avait qu’un fils, mais que son fils a eu une fille, il a accompli la mitsva d’être fécond et de se multiplier.
מֵיתִיבִי: בְּנֵי בָנִים הֲרֵי הֵם כְּבָנִים, מֵת אֶחָד מֵהֶם אוֹ שֶׁנִּמְצָא סָרִיס — לֹא קִיֵּים פְּרִיָּה וּרְבִיָּה. תְּיוּבְתָּא דְרַב הוּנָא תְּיוּבְתָּא.
La Guemara soulève une objection à l’opinion de Rav Houna à partir d’une autre baraita : Les petits-enfants sont considérés comme des enfants. Si l’un des enfants d’un homme est mort ou s’est révélé être eunuque, le père n’a pas accompli la mitsva de croissez et multipliez. Cela contredit directement l’affirmation de Rav Houna selon laquelle on accomplit la mitsva même si ses enfants meurent. La Guemara conclut : La réfutation de l’opinion de Rav Houna est bien une réfutation concluante.
בְּנֵי בָנִים הֲרֵי הֵם כְּבָנִים. סְבַר אַבָּיֵי לְמֵימַר, בְּרָא לִבְרָא וּבְרַתָּא לִבְרַתָּא, וְכׇל שֶׁכֵּן בְּרָא לִבְרַתָּא. אֲבָל בְּרַתָּא לִבְרָא — לָא. אֲמַר לֵיהּ רָבָא: ״לָשֶׁבֶת יְצָרָהּ״ בָּעֲיָא, וְהָא אִיכָּא.
§ Il a été enseigné dans la baraita que les petits-enfants sont considérés comme des enfants. Abaye pensa dire que, si les enfants d’une personne meurent, elle accomplit la mitsva de croître et multiplier par l’intermédiaire des petits-enfants, à condition qu’un fils soit né à son fils et une fille à sa fille, et à plus forte raison si un fils est né à sa fille, car ses petits-enfants prennent la place de ses enfants dans ces cas. Cependant, si une fille est née à son fils, non, elle ne peut pas prendre la place de son père. Rava lui dit : Nous exigeons seulement l’accomplissement du verset : « Il l’a formée pour être habitée », et il y a accomplissement dans ce cas, puisque la terre est habitée par ses descendants.
דְּכוּלֵּי עָלְמָא מִיהַת תְּרֵי מֵחַד לָא. וְלָא? וְהָא אָמְרִי לֵיהּ רַבָּנַן לְרַב שֵׁשֶׁת: נְסֵיב אִיתְּתָא וְאוֹלֵיד בְּנֵי, וַאֲמַר לְהוּ: בְּנֵי בְרַתִּי — בְּנֵי נִינְהוּ!
La Guemara commente : En tout état de cause, tous conviennent que, si quelqu’un a deux petits-enfants d’un seul enfant, non, il n’a pas accompli la mitsva de fructifier et de se multiplier, même s’il a à la fois un petit-fils et une petite-fille. La Guemara demande : Et ne l’a-t-il pas accomplie ? Les Sages n’ont-ils pas dit à Rav Sheshet : Épouse une femme et aie des fils, puisque tu n’as pas encore engendré de fils, et Rav Sheshet leur a dit : Les fils de ma fille sont mes fils ? Cela indique que l’on peut accomplir la mitsva par l’intermédiaire des petits-enfants, même s’il n’a pas eu lui-même un fils et une fille.
הָתָם דַּחוֹיֵי קָמְדַחֵי לְהוּ, דְּרַב שֵׁשֶׁת אִיעֲקַר מִפִּירְקֵיהּ דְּרַב הוּנָא.
La Guemara répond : Là-bas, Rav Sheshet ne faisait que les éconduire. La véritable raison pour laquelle il ne voulait pas se remarier était parce que Rav Sheshet était devenu impuissant à cause du discours de Rav Huna. Les discours de Rav Huna étaient si longs que Rav Sheshet est devenu impuissant après avoir attendu si longtemps sans se soulager.
אֲמַר לֵיהּ רַבָּה לְרָבָא בַּר מָארִי: מְנַָא הָא מִילְּתָא דַּאֲמוּר רַבָּנַן בְּנֵי בָנִים הֲרֵי הֵן כְּבָנִים? אִילֵּימָא מִדִּכְתִיב ״הַבָּנוֹת בְּנוֹתַי וְהַבָּנִים בָּנַי״, אֶלָּא מֵעַתָּה: ״וְהַצֹּאן צֹאנִי״ הָכִי נָמֵי?! אֶלָּא דִּקְנֵית מִינַּאי, הָכָא נָמֵי — דִּקְנֵית מִינַּאי.
Rabba dit à Rava bar Mari : D’où cette idée qu’ont énoncée les Sages est-elle dérivée, à savoir que les petits-enfants sont considérés comme des enfants ? Si l’on dit qu’elle est dérivée du fait qu’il est écrit dans les paroles de Laban à Jacob : « Les filles sont mes filles et les enfants sont mes enfants » (Genèse 31:43), ce qui indique que les enfants de Jacob étaient également considérés comme les enfants de leur grand-père Laban, si c’est le cas, la suite de la déclaration de Laban : « Et les troupeaux sont mes troupeaux » (Genèse 31:43), indique-t-elle que de même, les troupeaux de Jacob étaient considérés comme appartenant à Laban ? Au contraire, Laban disait que toi, Jacob, tu les as acquis de moi. Ici aussi, au sujet des enfants, Laban disait : Tu les as acquis de moi, c’est-à-dire que ce n’est que grâce à moi que tu as des enfants.
אֶלָּא מֵהָכָא: ״וְאַחַר בָּא חֶצְרוֹן אֶל בַּת מָכִיר אֲבִי גִלְעָד וַתֵּלֶד לוֹ אֶת שְׂגוּב״, וּכְתִיב: ״מִנִּי מָכִיר יָרְדוּ מְחוֹקְקִים״, וּכְתִיב ״יְהוּדָה מְחוֹקְקִי״.
Au contraire, la preuve vient d’ici : « Et ensuite Hetsron alla vers la fille de Makir, père de Galaad… et elle lui enfanta Segoub » (I Chroniques 2:21), et il est écrit : « De Makir descendirent des gouverneurs » (Juges 5:14), et il est écrit : « Juda est mon gouverneur » (Psaumes 60:9). Par conséquent, les gouverneurs, qui étaient de la tribu de Juda, furent aussi appelés les fils de Makir, qui était de la tribu de Manassé. Cela ne peut être que parce qu’ils étaient les enfants de la fille de Makir et de Hetsron, ce qui indique que les petits-enfants sont considérés comme des enfants.
מַתְנִיתִין דְּלָאו כְּרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ, דְּתַנְיָא, רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ אוֹמֵר: נָשָׂא אָדָם אִשָּׁה בְּיַלְדוּתוֹ — יִשָּׂא אִשָּׁה בְּזִקְנוּתוֹ. הָיוּ לוֹ בָּנִים בְּיַלְדוּתוֹ — יִהְיוּ לוֹ בָּנִים בְּזִקְנוּתוֹ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״בַּבֹּקֶר זְרַע אֶת זַרְעֶךָ וְלָעֶרֶב אַל תַּנַּח יָדֶךָ כִּי אֵינְךָ יוֹדֵעַ אֵי זֶה יִכְשָׁר הֲזֶה אוֹ זֶה וְאִם שְׁנֵיהֶם כְּאֶחָד טוֹבִים״.
§ La Guemara commente : La michna n’est pas conforme à l’opinion de Rabbi Yehoshua. Comme il est enseigné dans une baraita que Rabbi Yehoshua dit : Si un homme a épousé une femme dans sa jeunesse, et qu’elle est décédée, il doit épouser une autre femme dans sa vieillesse. Si il a eu des enfants dans sa jeunesse, il doit avoir encore des enfants dans sa vieillesse, comme il est dit : « Le matin, sème ta semence, et le soir ne retiens pas ta main ; car tu ne sais pas ce qui réussira, ceci ou cela, ou si les deux seront également bons » (Ecclésiaste 11:6). Ce verset indique qu’un homme doit continuer à avoir des enfants même après avoir accompli la mitsva d’être fécond et de se multiplier.
רַבִּי עֲקִיבָא אוֹמֵר: לָמַד תּוֹרָה בְּיַלְדוּתוֹ — יִלְמוֹד תּוֹרָה בְּזִקְנוּתוֹ. הָיוּ לוֹ תַּלְמִידִים בְּיַלְדוּתוֹ — יִהְיוּ לוֹ תַּלְמִידִים בְּזִקְנוּתוֹ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״בַּבֹּקֶר זְרַע אֶת זַרְעֶךָ וְגוֹ׳״. אָמְרוּ: שְׁנֵים עָשָׂר אָלֶף זוּגִים תַּלְמִידִים הָיוּ לוֹ לְרַבִּי עֲקִיבָא מִגְּבָת עַד אַנְטִיפְרַס, וְכוּלָּן מֵתוּ בְּפֶרֶק אֶחָד, מִפְּנֵי שֶׁלֹּא נָהֲגוּ כָּבוֹד זֶה לָזֶה.
Rabbi Akiva dit que le verset doit être compris ainsi : si quelqu’un a étudié la Torah dans sa jeunesse, il doit étudier davantage de Torah dans sa vieillesse ; si il avait des élèves dans sa jeunesse, il doit avoir d’autres élèves dans sa vieillesse, comme il est dit : « Le matin, sème ta semence, etc. » Ils dirent, à titre d’exemple, que Rabbi Akiva avait douze mille paires d’élèves dans une région qui s’étendait de Gevat à Antipatris en Judée, et ils moururent tous en une seule période de temps, parce qu’ils ne se traitaient pas les uns les autres avec respect.
וְהָיָה הָעוֹלָם שָׁמֵם, עַד שֶׁבָּא רַבִּי עֲקִיבָא אֵצֶל רַבּוֹתֵינוּ שֶׁבַּדָּרוֹם וּשְׁנָאָהּ לָהֶם: רַבִּי מֵאִיר, וְרַבִּי יְהוּדָה, וְרַבִּי יוֹסֵי, וְרַבִּי שִׁמְעוֹן, וְרַבִּי אֶלְעָזָר בֶּן שַׁמּוּעַ, וְהֵם הֵם הֶעֱמִידוּ תּוֹרָה אוֹתָהּ שָׁעָה.
Et le monde était désolé de Torah jusqu’à ce que Rabbi Akiva vienne auprès de nos Rabbins du Sud et enseigne sa Torah à eux. Ce second groupe de disciples se composait de Rabbi Meir, Rabbi Yehuda, Rabbi Yosei, Rabbi Shimon et Rabbi Elazar ben Shamua. Et ce sont précisément eux qui ont maintenu l’étude de la Torah à cette époque. Bien que les premiers élèves de Rabbi Akiva n’aient pas survécu, ses disciples ultérieurs ont pu transmettre la Torah aux générations futures.
תָּנָא, כּוּלָּם מֵתוּ מִפֶּסַח וְעַד עֲצֶרֶת. אָמַר רַב חָמָא בַּר אַבָּא וְאִיתֵּימָא רַבִּי חִיָּיא בַּר אָבִין: כּוּלָּם מֵתוּ מִיתָה רָעָה. מַאי הִיא? אָמַר רַב נַחְמָן: אַסְכָּרָה.
Concernant les douze mille paires d’élèves de Rabbi Akiva, la Guemara ajoute : il a été enseigné que tous sont morts durant la période de Pessa'h jusqu’à Chavouot. Rav Ḥama bar Abba a dit, et certains disent que c’était Rabbi Ḥiyya bar Avin : Ils sont tous morts d’une mauvaise mort. La Guemara demande : Qu’est-ce que c’est qu’on appelle une mauvaise mort ? Rav Naḥman a dit : La diphtérie.
אָמַר רַב מַתְנָא: הֲלָכָה כְּרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ.
Rav Mattana a dit : La halakha est conforme à l’opinion de Rabbi Yehoshua, qui a dit qu’une personne doit essayer d’avoir plus d’enfants même si elle a déjà accompli la mitsva d’être fécond et de se multiplier.
אָמַר רַבִּי תַּנְחוּם אָמַר רַבִּי חֲנִילַאי: כׇּל אָדָם שֶׁאֵין לוֹ אִשָּׁה — שָׁרוּי בְּלֹא שִׂמְחָה, בְּלֹא בְּרָכָה, בְּלֹא טוֹבָה. בְּלֹא שִׂמְחָה, דִּכְתִיב: ״וְשָׂמַחְתָּ אַתָּה וּבֵיתֶךָ״. בְּלֹא בְּרָכָה, דִּכְתִיב: ״לְהָנִיחַ בְּרָכָה אֶל בֵּיתֶךָ״. בְּלֹא טוֹבָה, דִּכְתִיב: ״לֹא טוֹב הֱיוֹת הָאָדָם לְבַדּוֹ״.
§ À propos de la discussion concernant la mitsva d’avoir des enfants, la Guemara cite des déclarations sur le mariage en général. Rabbi Tanḥum a dit que Rabbi Ḥanilai a dit : Tout homme qui n’a pas de femme reste sans joie, sans bénédiction, sans bonté. Il poursuit en citant des versets pour appuyer chaque partie de sa déclaration. Il est sans joie, comme il est écrit : “Et tu te réjouiras, toi et ta maison” (Deutéronome 14:26), ce qui indique qu’un homme n’est dans un état de joie que lorsqu’il est avec sa maison, c’est-à-dire sa femme. Il est sans bénédiction, comme il est écrit : “Pour faire reposer une bénédiction sur ta maison” (Ézéchiel 44:30), ce qui indique que la bénédiction vient par la maison de quelqu’un, c’est-à-dire sa femme. Il est sans bonté, comme il est écrit : “Il n’est pas bon que l’homme soit seul” (Genèse 2:18), c’est-à-dire sans femme.
בְּמַעְרְבָא אָמְרִי: בְּלֹא תּוֹרָה, בְּלֹא חוֹמָה. בְּלֹא תּוֹרָה, דִּכְתִיב: ״הַאִם אֵין עֶזְרָתִי בִי וְתוּשִׁיָּה נִדְּחָה מִמֶּנִּי״. בְּלֹא חוֹמָה, דִּכְתִיב: ״נְקֵבָה תְּסוֹבֵב גָּבֶר״.
En Occident, en Eretz Yisrael, on dit : Celui qui vit sans épouse reste sans Torah, et sans mur de protection. Il est sans Torah, comme il est écrit : « N’ai-je donc aucun secours en moi, et la saine sagesse m’a-t-elle été ôtée ? » (Job 6:13), ce qui indique que celui qui n’a pas d’épouse manque de saine sagesse, c’est-à-dire de Torah. Il est sans mur, comme il est écrit : « Une femme entourera un homme » (Jérémie 31:22), semblable à un mur protecteur.
רָבָא בַּר עוּלָּא אָמַר: בְּלֹא שָׁלוֹם, דִּכְתִיב: ״וְיָדַעְתָּ כִּי שָׁלוֹם אׇהֳלֶךָ וּפָקַדְתָּ נָוְךָ וְלֹא תֶחֱטָא״.
Rava bar Ulla a dit : Celui qui n’a pas de femme reste sans paix, comme il est écrit : « Et tu sauras que ta tente est en paix ; tu visiteras ta demeure et il ne te manquera rien » (Job 5:24). Cela indique qu’un homme n’a la paix que lorsqu’il a une tente, c’est-à-dire une femme.
אָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי: כׇּל הַיּוֹדֵעַ בְּאִשְׁתּוֹ שֶׁהִיא יִרְאַת שָׁמַיִם וְאֵינוֹ פּוֹקְדָהּ — נִקְרָא חוֹטֵא, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְיָדַעְתָּ כִּי שָׁלוֹם אׇהֳלֶךָ וְגוֹ׳״. וְאָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי: חַיָּיב אָדָם לִפְקוֹד אֶת אִשְׁתּוֹ בְּשָׁעָה שֶׁהוּא יוֹצֵא לַדֶּרֶךְ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְיָדַעְתָּ כִּי שָׁלוֹם אׇהֳלֶךָ וְגוֹ׳״.
Sur ce même verset, Rabbi Yehoshua ben Levi a dit : Quiconque sait que sa femme craint le Ciel et qu’elle le désire, et ne lui rend pas visite, c’est-à-dire n’a pas de relations avec elle, est appelé pécheur, comme il est dit : Et tu sauras que ta tente est en paix ; et tu visiteras ta demeure. Et Rabbi Yehoshua ben Levi a dit : Un homme est tenu de rendre visite à sa femme dans le but d’avoir des relations lorsqu’il est sur le point de partir en voyage, comme il est dit : « Et tu sauras que ta tente est en paix, etc. »
הָא מֵהָכָא נָפְקָא? מֵהָתָם נָפְקָא: ״וְאֶל אִישֵׁךְ תְּשׁוּקָתֵךְ״, מְלַמֵּד שֶׁהָאִשָּׁה מִשְׁתּוֹקֶקֶת עַל בַּעְלָהּ בְּשָׁעָה שֶׁהוּא יוֹצֵא לְדֶרֶךְ! אָמַר רַב יוֹסֵף: לֹא נִצְרְכָה אֶלָּא סָמוּךְ לְוִוסְתָּהּ.
La Guemara demande : Cette dernière affirmation est-elle déduite d’ici ? Elle est déduite de là-bas : « Et ton désir sera tourné vers ton mari » (Genèse 3:16), ce qui enseigne qu’une femme désire son mari lorsqu’il est sur le point de partir en voyage. Rav Yosef a dit : La dérivation supplémentaire citée par Rabbi Yehoshua ben Levi n’est nécessaire qu’à l’approche du moment de son cycle habituel, c’est-à-dire lorsqu’elle s’attend à commencer des saignements menstruels. Bien que les Sages aient généralement interdit les relations à ce moment-là par crainte que le couple n’ait des rapports après le début du saignement, s’il est sur le point de partir en voyage, il doit avoir des relations avec elle.
וְכַמָּה? אָמַר רָבָא: עוֹנָה. וְהָנֵי מִילֵּי לִדְבַר הָרְשׁוּת, אֲבָל לִדְבַר מִצְוָה — מִיטְּרִידִי.
La Guemara demande : Et combien de temps avant le début attendu du saignement menstruel est considéré comme proche du moment de son cycle établi ? Rava a dit : Un intervalle de temps, c’est-à-dire la moitié d’un cycle quotidien, soit un jour soit une nuit. La Guemara commente : Et cette déclaration selon laquelle un homme doit avoir des rapports avec sa femme avant de partir en voyage s’applique seulement s’il voyage pour une affaire facultative, mais s’il voyage afin de s’occuper d’une affaire liée à une mitsva, il n’est pas tenu d’avoir des rapports avec sa femme, afin qu’il ne devienne pas préoccupé et ne néglige pas la mitsva.
תָּנוּ רַבָּנַן: הָאוֹהֵב אֶת אִשְׁתּוֹ כְּגוּפוֹ, וְהַמְכַבְּדָהּ יוֹתֵר מִגּוּפוֹ, וְהַמַּדְרִיךְ בָּנָיו וּבְנוֹתָיו בְּדֶרֶךְ יְשָׁרָה, וְהַמַּשִּׂיאָן סָמוּךְ לְפִירְקָן — עָלָיו הַכָּתוּב אוֹמֵר: ״וְיָדַעְתָּ כִּי שָׁלוֹם אׇהֳלֶךָ״. הָאוֹהֵב אֶת שְׁכֵינָיו, וְהַמְקָרֵב אֶת קְרוֹבָיו, וְהַנּוֹשֵׂא אֶת בַּת אֲחוֹתוֹ,
§ Les Sages ont enseigné : Celui qui aime sa femme comme il s’aime lui-même, et qui l’honore plus que lui-même, et qui instruit ses fils et ses filles dans une voie droite, et qui les marie près du moment où ils atteignent la maturité, à son sujet le verset déclare : Et tu sauras que ta tente est en paix. Grâce à ses actes, il y aura la paix dans sa maison, car elle sera exempte de querelle et de péché. Celui qui aime ses voisins, qui rapproche ses proches, et qui épouse la fille de sa sœur, une femme qu’il connaît et apprécie comme parente et non seulement comme épouse,